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Au coin du palais

25/01/2018
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Au coin du palais

 

* 5 ans de prison ferme pour vol de manuels scolaires

Cultivateur domicilié à Boron dans la commune de Dédougou, C.M. 25 ans et déjà condamné en janvier 2017 à 1 an de prison assorti de sursis, a comparu le lundi 22 janvier 2018 au Tribunal de grande instance de Dédougou. Il est prévenu de vol de manuels scolaires appartenant à l’école « Borakuy A » de Dédougou. A la barre, C.M. n’a pas reconnu les faits. Pour sa défense, il a fait balader le Tribunal avec une histoire de cinq poulets et d’une pintade, une commission de son père, qu’il était censé remettre à un marabout. Mais le témoignage de la directrice de l’école victime du vol de manuels est venu balayer cet argument. De plus, le ministère public a fait savoir que pendant les enquêtes préliminaires, les poulets, la pintade et les manuels scolaires, deux téléphones portables appartenant à des personnes non identifiées, avaient été trouvés sur le prévenu. Le procureur a révélé que c’est la troisième fois que C.M. comparait devant le Tribunal de grande instance de Dédougou pour des faits similaires. La première fois, il avait été relaxé au bénéfice du doute. La seconde fois, il était condamné à 1 an de prison avec sursis, et cette fois-ci encore, il comparait pour vol. A la suite des débats qui ont permis d’établir la culpabilité du prévenu, le procureur a demandé de le déclarer coupable des faits de vol, et en répression, de le condamner à une peine d’emprisonnement ferme de 60 mois. En révoquant le sursis de 12 mois qui pesait sur le prévenu, le Tribunal l’a déclaré coupable des faits de vol de manuels scolaires, de deux téléphones portables, de cinq poulets et d’une pintade. Pour ces nouveaux faits, la Cour a condamné C.M. à 48 mois de prison ferme. En somme, C.M. doit séjourner à la Maison d’arrêt et de correction de Dédougou pour une durée de 60 mois.

 

* Condamné pour avoir fracassé la jambe d’un berger

Père de six enfants et âgé de 36 ans, D.D. était devant les juges du Tribunal de grande instance de Dédougou, le lundi 22 janvier 2018. Il lui est reproché des faits de coups et blessures volontaires sur S.A., un garçonnet d’une dizaine d’années. Sans détours, le prévenu a reconnu les faits. Selon lui, l’enfant, un berger, a conduit ses animaux à trois reprises dans son champ de mil. « Les deux premières fois, j’ai interpellé son tuteur qui n’a pas réagi. La troisième fois, j’ai décidé de punir le garçonnet, en lui administrant deux coups de daba, l’un sur ses fesses et l’autre sur sa jambe droite », a-t-il expliqué aux juges. « En lui administrant ces coups, savais-tu que tu pouvais lui faire mal ? », a questionné le parquet. « Oui. D’ailleurs quand j’ai donné un coup sur sa jambe, il a crié et s’est laissé tomber. Je me suis rendu compte qu’il a été blessé. En ce moment, je l’ai abandonné et couru au village pour prévenir son tuteur »,a laissé entendre D.D. Ses propos ont été confirmés en partie par le tuteur du garçonnet et le témoin de la scène, un handicapé moteur qui a assisté avec impuissance à la commission des faits. Le procureur a rappelé que l’article 328 punit les faits de coups et blessures volontaires de 2 à 5 ans de prison ferme, et d’une amende de 600 000 F CFA à 1 500 000 F CFA. Dans sa réquisition, il a demandé à la Cour, de retenir D.D. dans les liens de la prison pendant 24 mois ferme. Suivant le parquet dans sa réquisition, le Tribunal a déclaré D.D. coupable et l’a condamné à une peine de 24 mois de prison ferme.

 

* Cinquième rendez-vous avec les juges

S.P. est père de deux enfants. A 30 ans, cet homme a eu cinq rendez-vous avec les juges de la Chambre correctionnelle de Dédougou. Sa première comparution date de 2005, alors qu’il n’avait que 18 ans, pour des faits de vol. En 2007, 2009 et 2013, il a aussi fait face aux juges du Tribunal de grande instance de Dédougou pour les mêmes faits. Ce lundi 22 janvier 2018, le voici encore à la barre du TGI de la cité de Bankuy, pour répondre des faits de vol de poulets et de sacs de mil appartenant à Mme Dembélé et à des personnes non identifiées. Sans hésitation, l’habitué de la Cour a avoué les faits. Son cas a suscité une question de la part des magistrats, sur l’éducation qu’il donne à ses deux enfants qui vivent avec leur grand-mère, leur maman les ayant abandonnés. Le prévenu a expliqué qu’il leur demande de ne pas être comme lui, parce que le vol n’est pas une bonne chose. « Pourquoi toi tu voles, sachant que ce n’est pas bien ? As-tu un problème qui te pousse à voler ? », a demandé un juge. D’un air rassurant, S.P. a indiqué qu’il n’a aucun problème. Dans les réquisitions, le parquet a souligné que le prévenu a bénéficié d’une remise de peine de 6 mois, en novembre 2017, pendant qu’il purgeait une répression de 5 ans de privation de liberté. Parti à la gendarmerie sur une plainte pour coups et blessures, S.P. a été démasqué par ses bourreaux qui ne sont autres que ses anciens camarades de prison, a révélé le parquet. En effet, ils ont fait des révélations qui ont permis de retrouver en sa possession les objets volés. D’où sa comparution ce lundi 22 janvier 2018. Le parquet a demandé à la Cour de le déclarer coupable des faits, et a requis une peine de 5 ans de prison ferme à son encontre. Le juge a condamné S.P. à 60 mois de prison ferme.

Rassemblés par Kamélé FAYAMA