Le président du Faso a décidé de la tenue du Conseil supérieur de la défense  désormais chaque deux semaines (Premier ministre) // Levée (très bientôt) des mesures de suspension des regroupements de chauffeurs routiers et des transporteurs suspendus en fin août dernier// Plus de 400 présumés terroristes ont été arrêtés (Ministre de la Sécurité) // Le MPP tient du 15 au 27 septembre 2018, sa rentrée politique // Le gouvernement a adopté ce mercredi 12 septembre en conseil des ministres, la liste des produits soumis à autorisation spéciale d'importation et d'exportation // Le gouvernement burkinabè menace de retirer, d'ici à fin septembre 2018, les parcelles non encore mises en valeur dans la Zone d'activés commerciales et administratives (ZACA) de Ouagadougou // 

      




Rechercher

Suivez-nous

Inscription à la newsletter

Newsletter

Evènements en images

Tour du Faso > voir la galerie

Au coin du Palais

17/01/2018
772

Au coin  du Palais

 

*Il menace de « descendre » son petit frère avec un revolver

D.S. a comparu, le vendredi 5 janvier 2018, devant les juges du Tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso. Il lui est reproché les faits de « détention illégale d’arme à feu » et de « menace de mort » sur son petit frère, S.S. A la barre, D.S. a reconnu avec regret, avoir détenu sans aucune autorisation, le pistolet de fabrication locale qui appartient à un défunt frère. Et d’en avoir fait usage pour menacer son petit frère. Tout aurait commencé, selon lui, le 15 décembre 2017, par un malentendu entre les deux frangins. Suite à cet incident, D.S. a affirmé avoir été agressé par deux de ses petits frères, dont S.S. N’ayant pas pu supporter ce manque de respect de la part de ses frères, et sous le poids de la colère, il a dégainé le pistolet. Le procureur a trouvé les faits caractérisés et suffisamment graves car, a-t-il dit, le prévenu tenait coûte que coûte à buter son frère. Et ce, après plusieurs tentatives de médiation effectuées par des personnalités du village, dont le chef et un conseiller. Il a alors requis une peine de 6 mois de prison ferme pour le prévenu. Après délibération, le jury a effectivement reconnu D.S. coupable, et l’a condamné par conséquent à 6 mois de prison ferme et à une amende ferme de 300 000 F CFA.

 

*Il vole son téléphone portable et le poignarde

 D.D. dans sa balade nocturne dans la nuit du 4 au 5 décembre 2017, aperçoit la porte entre-ouverte de C.E. Il a alors l’idée de s’introduire dans l’intention de lui soustraire son téléphone portable en charge pendant que C.E. dort. Malheureusement, lorsqu’il débranche l’appareil, le bruit tire le propriétaire de son sommeil et qui le somme de le lui rendre. Faisant semblant d’enlever le téléphone de sa poche arrière, selon la victime, D.D sort un couteau pour le poignarder. Appelé à la barre du Tribunal de grande instance de Dédougou, le lundi 15 janvier pour répondre des faits de coups et blessures volontaires, et de vol, le présumé coupable va tenter par tous les moyens de divertir la Cour en niant les faits, avant de céder suite aux nombreuses interrogations des juges. « En me pourchassant, à un moment donné j’ai dégainé le couteau et (…) poignardé », avoue-t-il à la Cour après de longues tractations. Le parquet demande alors à la Cour de le reconnaître coupable des faits à lui reprochés, et requiert une peine d’emprisonnement ferme de 12 mois « afin d’ôter la graine de délinquance qui sommeille en lui ». En suivant la Cour dans sa réquisition, le Tribunal statuant publiquement, contradictoirement en matière correctionnelle, et en premier ressort, a condamné D.D. à la peine de 12 mois de prison ferme. Pour la partie civile qui réclamait une somme de 300 000 F CFA à titre de dommages et intérêts, la Cour en jugeant la constitution de la partie civile fondée, a condamné le prévenu à payer 50 000 F CFA à titre de réparation du préjudice causé dû à l’incapacité de travail pendant 6 jours, et en compensation des frais médicaux de plus de 27 000 FCFA représentant la valeur des ordonnances versées au dossier.

 

*Le portefeuille qui ouvre les portes de la prison

Condamné en 2015 pour vol, A.D. âgé de 26 ans, est de retour à la barre du Tribunal de grande instance de Dédougou, ce lundi 15 janvier 2018, pour répondre encore des faits d’appropriation frauduleuse d’un portefeuille contenant la somme de 50 000 F CFA, d’un téléphone portable et des documents de Mme A.K. Sans tergiverser, le prévenu reconnait les faits. En effet, Mme A.K a perdu son portefeuille pendant qu’elle était en visite chez sa couturière. C’était le 28 novembre 2017. A.D l’ayant ramassé, a pris le soin de le camoufler avant de revenir sur ses pas pour aider à le rechercher selon les déclarations de la victime à la barre. Les recherches seront vaines. Rentrée chez elle, la victime a l’idée d’appeler sur son portable dans l’espoir de tomber sur une bonne volonté qui l’aurait ramassé. Mais malheureusement, personne ne répond à son coup de fil malgré son insistance et les SMS envoyés pour espérer retrouver ses biens. Cependant, dans la nuit du même jour, elle reçoit un appel de son propre téléphone pour un rendez-vous afin de lui restituer ses objets égarés. A l’heure du rendez-vous, personne ne vient. Mais A.K. ne se décourage pas. Elle persiste dans l’envoi de messages, suppliant en vain l’intéressé de lui remettre ses documents et son portable. Les choses se sont passées ainsi jusqu’à ce que la gendarmerie mette la main sur A.D. grâce aux appels téléphoniques qu’il a passés avec le portable de A.K. « Pourquoi ne voulais-tu pas remettre le portable et les documents malgré les supplications de la dame » ? a interrogé le président de la Cour. « J’avais peur d’avoir affaire encore à la justice, vu que j’avais commencé à dépenser l’argent », a rétorqué A.D. Dans sa réquisition, le parquet a demandé à la Cour de requalifier les faits en faits de vol, et de déclarer le prévenu coupable. En répression, le parquet a requis une peine d’emprisonnement ferme de 24 mois. Statuant publiquement, contradictoirement en matière correctionnelle et en premier ressort, la Cour a suivi le parquet dans sa réquisition en renvoyant A.D à la Maison d’arrêt et de correction de Dédougou pour 2 ans. Recevant A.K dans sa partie civile, le Tribunal a aussi condamné A.D à payer 50 000  F CFA correspondant à la somme que contenait le portefeuille.

 

* Une mère et son fils à la barre

H.D. élève et sa mère S.D. ont comparu ; le lundi 15 janvier 2018 devant le Tribunal correctionnel de Bobo-Dioulasso, pour des faits de coups et blessures volontaires sur A.O. Les familles D. et O. sont voisines dans un quartier de Bobo-Dioulasso. Leurs enfants ont l’habitude de s’amuser ensemble. Le 2 juillet 2016, une dispute s’est déclenchée entre les deux enfants et qui a dégénéré en bagarre généralisée à laquelle ont pris part leurs mères. A.O. affirme devant les juges avoir reçu des coups qui l’ont maintenu dans l’incapacité de mener ses activités. H.D a reconnu sans ambages avoir porté des coups sur dame O. « Je n’ai fait que défendre ma mère qui était lynchée par l’autre camp. Je ne pouvais pas rester à ne rien faire », a-t-il clamé. Sa mère a plaidé non coupable. « Je n’ai jamais frappé cette dame. Je ne faisais que séparer les enfants », a-t-elle déclaré à la barre, faisant savoir ne pas comprendre cette plainte. Mais la plaignante a soutenu le contraire. « S.D. et son fils m’ont sérieusement tabassée ce jour-là », a-t-elle affirmé. Les juges dans leur délibéré, ont déclaré H.D. coupable et l’ont condamné à un an de prison assorti de sursis. Sa mère, au bénéfice du doute, a été simplement relaxée. 

 

 

* Il se fait enrôler dans l’armée avec une fausse identité 

Z.T. et I.T. ont comparu devant la Chambre correctionnelle de Bobo-Dioulasso le lundi 15 janvier 2018, pour respectivement des faits de faux et usage de faux en écriture publique, et complicité de faux en écriture publique. Z.T. soldat de 2e classe était à la barre. Les faits remontent à courant 2012 à Bobo-Dioulasso. Z.T. en compagnie de I.T. sont allés voir S.T. la victime, un élève de la classe de première, pour récupérer son extrait d’acte de naissance afin d’intégrer un centre de football. Mais l’extrait d’acte de naissance a été utilisé à d’autre fin. En effet, sur la base de cet extrait, Z.T. s’est fait enrôler dans l’armée nationale en 2012. Courant 2018, la victime voulant se faire établir sa carte nationale d’identité burkinabè (CNIB) s’est rendu compte que sa pièce civile avait été déjà utilisée à l’Office national d’identification (ONI). S.T. s’est rappelé alors avoir remis son extrait d’acte de naissance à Z.T. « Je fais la classe de première. Je n’arrive plus à établir une CNIB », raconte ce dernier. Son co-accusé, I.T. prévenu de complicité de faux en écriture publique reconnait avoir participé à ce forfait. « Je savais que l’acte de naissance était destiné à d’autre fin », avoue-t-il. Devant la Cour,  I.T. indique ne plus savoir où se trouve son compagnon. Pour le ministère public, les faits sont assez graves et intolérables, d’autant qu’il officie dans l’armée. Une personne détenant une fausse identité sert dans l’armée, renchérit-il. Dans sa réquisition, le procureur a recommandé de reconnaitre Z.T et I.T. coupables et de les condamner respectivement à un an ferme et à un an assorti de sursis. En définitive, les juges ont déclaré les prévenus coupables des faits à eux reprochés. Z.T. a écopé d’une peine d’emprisonnement de 12 mois ferme. Un mandat d’arrêt a également été lancé contre lui. Quant à son co-accusé I.T., il a été condamné à 12 mois  de prison avec sursis.

 

 

Rassemblés par

Alpha Sékou BARRY &

Kamélé FAYAMA &

                                                                                           Boudayinga J-M THIENON