Burkina :  le cinéaste Idrissa Ouédraogo est décédé ce dimanche à Ouagadougou / les échanges entre le Burkina et le Maroc ont connu une hausse de plus de 22 millions de dollars / le Programme d'urgence pour le Sahel financé à hauteur de 81 milliards de FCFA depuis son lancement en août 2017 / gouvernement prévoit 95 000 tonnes de vivres pour soulager les populations démunies / 
Flash info : 



Rechercher

Suivez-nous

Inscription à la newsletter

Newsletter

Evènements en images

Tour du Faso > voir la galerie

Gestion et comptabilité de l’eau : le système AQUASTAT, expliqué dans le Sourou

08/01/2018
204

 

Gestion et comptabilité de l’eau

 

 Le système AQUASTAT, expliqué dans le Sourou 

 

L’Organisation mondiale pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a tenu un atelier de formation sur «  La gestion de l’eau dans le bassin du Sourou et la comptabilité de l’eau », du 27 au 29 décembre 2017 à Dédougou. Sous la conduite de l’Institut d’ingénierie de l’eau et de l’environnement (2ie), les participants ont été formés sur le système mondial d’information sur les ressources en eau, AQUASTAT.

 

En vue de lutter efficacement contre la faim et la malnutrition dans le monde, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a mis en route un système d’information mondial sur les ressources en eauappelé « AQUASTAT ». Ce système d’information harmonisée sur l’eau, selon l’enseignant-chercheur de 2ie, Hamadou Kéïta, consiste à fournir des méthodologies et des définitions pour une meilleure information sur les ressources en eau, les usages de l’eau et le secteur de l’irrigation. C’est pour permettre aux acteurs de la chaine de l’eau, de s’approprier ce système mondial d’information sur les ressources en eau, qu’a eu lieu, du 27 au 29 décembre 2017, la session de formation sur le renforcement des capacités sur la comptabilité de l’eau à Dédougou, dans la Boucle du Mouhoun. Sur le thème « La gestion de l’eau dans le bassin du Sourou et comptabilité de l’eau », cette formation, à en croire l’expert de l’Institut international d’ingénierie de l’eau et de l’environnement, Hamadou Kéïta, vise à initier les participants à l’identification des matériels utilisés pour mesurer les données sur le terrain, et aussi à leur montrer en quoi ces données vont servir et quel usage on peut en faire directement en se connectant soi-même sur l’Internet. « Cela va permettre de motiver davantage les participants, parce qu’une chose est de collecter les données, mais si l’on ne sait pas quel usage on en fait, ce n’est pas très motivant. Quand on voit tout ce qu’on peut en tirer comme bénéfice non seulement au niveau local, mais aussi on niveau régional, on peut être galvanisé dans le travail. On peut prendre par exemple les ressources au niveau souterrain au Burkina Faso, comparées à celles des pays voisins, pour voir quels sont les échanges d’eau transfrontaliers afin de planifier d’une manière concertée, l’usage de l’eau avec les autres pays », a expliqué  M. Kéïta. C’est dans le cadre d’un des projets de la FAO dénomméGCP/INT/231/SWI portant le titre « Renforcement de l’efficience et de la productivité de l’eau à usage agricole en Afrique et dans le monde », que s’est tenue cette session de formation de Dédougou. Et le Sourou, de l’avis de M. Keïta, a été choisi comme bassin-pilote de ce projet au Burkina Faso. En 72 heures, les acteurs de l’eau, sous la conduite des enseignants-chercheurs de l’Institut d’ingénierie de l’eau et de l’environnement, ont reçu les rudiments nécessaires à la collecte et au formatage des données, pour alimenter le système d’information  « AQUASTAT » qui, en retour, peut permettre aux pays de faire des planifications de projets tout en tenant compte des pays voisins, les aspects transfrontaliers étant pris en compte. Pour ce faire, le système « AQUASTAT », tout comme les instruments à manipuler dans la comptabilité de l’eau tels que les différentes méthodes mises en place pour évaluer les quantités d’eau prises au niveau des barrages, des forages, des cours d’eau, et les quantités d’eau utilisées par les plantes et pour d’autres usages, a été développé avec les participants. Aussi, l’utilisation de l’outil « géo net work » a fait l’objet de communication au cours de cette session de renforcement de capacités. « D’autres modules plus pratiques viendront renforcer les connaissances des participants sur les procédures de quantification d’eau utilisées, tout comme certaines méthodes d’extrapolation à base de système d’informations géographiques, ou même de modélisations hydrauliques pour combler le trou des données manquant, sans perdre en précision »,  a poursuivi M. Kéïta. Des séances pratiques ont également permis aux participants de se connecter directement par internet sur le portail « AQUASTAT » pour essayer de voir quels sont les types d’informations disponibles qui leur seront demandées. En prenant le cas des barrages, les acteurs de l’eau ont pu percevoir les paramètres à suivre, en particulier la hauteur d’eau. Ainsi, les quantités d’eau consommées, s’il y a une prise pour l’irrigation, sont suivies au niveau d’une échelle et doivent être consignées. « En faisant des sessions pratiques, ils verront pratiquement comment ces données seront placées au niveau du portail mondial AQUASTAT », a conclu Hamadou Kéïta.

Kamélé FAYAMA