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Mini laiterie de Tambolo dans la Commune de Pô: les femmes du groupement Zemstaaba prêtent à poursuivent la production malgré la fin du projet.

02/01/2018
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Mini laiterie de Tambolo dans la Commune de Pô,

Les femmes du groupement Zemstaaba prêtent à poursuivent la production malgré la fin du projet.

Pô, (AIB) – La Plateforme d’Action à la Sécurisation des Ménages–Pastoraux (PASMEP) a organisé un atelier de clôture du projet de renforcement de l’émancipation socioéconomique des femmes (PREFERE). La cérémonie a connu la présence des responsables du projet, des partenaires techniques et des bénéficiaires.

Lancé officiellement en novembre 2016, les initiateurs du PREFERE, les partenaires techniques et les bénéficiaires se sont retrouvés le 22 décembre 2017 pour partager les résultats du projet et réfléchir à la pérennisation des activités. Le projet a été initié par la Plateforme d’Action à la Sécurisation des Ménages–Pastoraux (PASMEP) et financé par le Fonds Commun Genre pour une durée de 15 mois. Au terme du projet, les activités prévues dans les trois axes du projet ont toutes été réalisées. Le premier axe  qui concerne  l’amélioration génétique des races locales en matière de production laitière, une  race goudalis plus productive en lait, a été introduite dans les troupeaux des ménages pastoraux. Vingt-six (26) veaux métisses sont nés de ce métissage et trente-huit (38) vaches sont en gestations. Les premières vaches métisses ont mis bas cette année, avec un potentiel de production de lait qui varie entre six (06) à dix (10) litres de lait par jour. Le deuxième axe qui est le  renforcement des capacités des femmes et des hommes a permis de cultiver plus de fourrage, de faucher l’herbe naturel, de disponibilité quarante (40) tonnes de sous-produits agro-industriels, de suivre tous les mois, la santé des troupeaux par les services des ressources animales et halieutiques. Ce qui a permis d’augmenter les rendements des vaches. Du coup, les quantités de lait transformées à la laiterie sont passées de 15 litres en moyenne à 45 litres avec des pic de 70 à 80 litres en saison sèche. Pour le troisième axe  qui est  l’accroissement de la rentabilité de la laiterie, beaucoup d’efforts ont été fait grâce au projet dans l’amélioration du conditionnement et la vente. Désormais les produits de la mini-laiterie sont disponibles dans les villes de Pô, Dakola, Guiaro, Tiébélé et même à Paga et Navrongo au Ghana. De  nouveaux emplois ont été créés. Ainsi 12 femmes se relaient pour la transformation au sein de la laiterie et  quatre femmes dans la gestion et  la commercialisation.

Pour le coordonnateur du Projet M. René Millogo, la mini laiterie a permis aux femmes d’améliorer leur condition de vie d’une part et d’autre part  de vaincre les pesanteurs socio-culturelles. Elle a permis également aux femmes d’être compétitives sur le marché local. Et surtout d’améliorer leur revenu grâce à l’augmentation de la productivité des vaches et de la capacité de transformation et d’écoulement de la mini-laiterie. Comme autre point positif de ce projet, les hommes de Tambolo se sont engagés à accompagner les femmes afin de pérenniser les acquis du projet a-t-il conclu. Car disent-ils, grâce à la mini-laiterie, les disputes ont diminués dans les ménages. Avant, les femmes réclamaient à tout moment de l’argent pour les besoins des ménages. Maintenant, elles ne demandent presque plus rien. Pour Oumar OUEDRAOGO, le représentant du président du conseil d’administration de PASMEP, les objectifs ont été largement atteints vu les résultats auxquels les femmes sont parvenues. Des résultats à mettre à mettre à l’actif de tous les acteurs intervenants dans ledit projet. Il les a invités à soutenir la mini laiterie de Tambolo car c’est un outil de lutter contre la pauvreté. Les bénéficiaires par la voie de la présidente Madame DIALLO Mariam s’est dite prête avec les autres membres du groupement à faire rayonner la mini laiterie de Tambolo au-delà des frontières de la Province du Nahouri après la fin du projet. Elle a ajouté que la production laitière a permis aux femmes du groupement d’augmenter considérablement leurs revenues  et partant lutter contre la pauvreté. 

Hamidou K. OUENA
collaborateur