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Bobo-Dioulasso : l’ONASER sensibilise 150 conducteurs de tricycles

27/12/2017
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Bobo-Dioulasso

 

L’ONASER sensibilise 150 conducteurs de tricycles

 

L’Office national de la sécurité routière (ONASER) a initié, le vendredi 22 décembre 2017 à Bobo-Dioulasso, une formation au profit de 150 conducteurs de tricycles. Cette formation vient renforcer la sensibilisation des acteurs de ce nouveau mode de transport qui cause beaucoup d’accidents dans les centres urbains.

 

Le transport au moyen du tricycle, communément appelé taxi-moto, gagne de plus en plus de terrain dans les principales villes du Burkina Faso. Malheureusement, cette nouvelle forme de transport est à l’origine de nombreux accidents de la circulation dans les centres urbains. Conscient que cette situation est due en grande partie au manque de formation des conducteurs de tricycles, l’Office national de la sécurité routière (ONASER) a organisé successivement à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso, une formation au profit des membres de l’Union nationale des motos-bagagistes du Burkina Faso (UNAMOB). Après Ouagadougou où elle a eu lieu le mardi 19 décembre 2017, cette formation s’est déroulée le vendredi 22 décembre 2017 à Bobo-Dioulasso. Dans chacune de ces deux villes, 150 moto-bagagistes ont été formés. La période choisie pour la formation, selon le directeur général (DG) de l’ONASER, Mamadou Ouattara, n’est pas aléatoire. « Une formation en fin d’année est une nécessité pour l’ONASER, parce que c’est en fin d’année qu’il y a beaucoup de mouvements », a-t-il  indiqué.Selon lui, cet atelier s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du décret N°2012-559, relatif à l’exploitation des vélomoteurs, des motocyclettes, et des tricycles et quadricycles à moteurs. « Vu l’importance du parc des tricycles dans nos villes, l’Etat a pris un décret en 2012, pour règlementer la circulation de ce nouveau type d’engin », a laissé entendre Mamadou Ouattara. Pour l’utilisation de ces moyens de transport, le DG de l’ONASER a signifié que les textes sont suffisamment clairs : « Il faut normalement avoir 18 ans et posséder le permis A  pour les conduire. Et seul le conducteur muni de son casque, et un accompagnant sont autorisés à être à bord».

 

Sensibiliser avant de réprimer

 

Le premier responsable de l’ONASER reconnait que les textes sont foulés aux pieds, car les tricycles ne sont pas autorisés à faire du transport mixte. « Malheureusement, ces engins sont en passe de prendre la place des taxis classiques dans les grands centres urbains du Burkina Faso », a regretté M. Ouattara. Aussi, a-t-il laissé entendre, la répression n’est pas à exclure. Mais en attendant, l’ONASER privilégie la sensibilisation. En témoigne, à ses dires, la Semaine nationale de la sécurité routière, tenue il y a quelques mois de cela  à Bobo-Dioulasso. « Nous sommes en train de renforcer la sensibilisation avant une éventuelle étape de la répression », a lancé Mamadou Ouattara. Le directeur régional des transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité urbaine, Ludovic Ouédraogo s’est réjoui de l’initiative de l’ONASER qui, espère-t-il, permettra de canaliser l’utilisation des taxis-motos. Quant au secrétaire général de la section de l’UNAMOB à Bobo-Dioulasso, Issaka Konkobo, il trouve que dans l’état actuel des choses, la responsabilité incombe aussi bien aux conducteurs, aux propriétaires de taxis-motos, qu’aux autorités. Il reproche notamment aux dirigeants, de n’avoir pas su encadrer jusque-là, l’acquisition de ces engins. « Ils n’ont pas dit aux gens qu’il faut avoir un permis de conduire avant d’acquérir ces motos », a déclaré Issaka Konkobo. Il a souhaité que les acteurs soient accompagnés à travers des formations de ce genre. Il a conclu en soulignant que le transport par tricycle est aussi un secteur porteur, source d’emplois pour les jeunes.

Alpha Sékou BARRY