Burkina : le Balai citoyen appelle le président du Faso à "redresser la barque avant qu'il ne soit trop tard" / le Collectif syndical ne reconnait pas les membres qui siègent au Haut conseil pour le dialogue social en son nom 
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Echos de l’Ouest

22/12/2017
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Echos de l’Ouest

 

* Bobo-Dioulasso : Pied-à-terre du président ou des présidents ?

Le pied-à-terre du président à Bobo-Dioulasso, situé en face du musée communal Sogossira Sanou n’est plus la résidence du seul président du Faso dans la ville, depuis l’arrivée des nouveaux dirigeants à la tête du pays. Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré y a séjourné lors de son dernier séjour à Bobo-Dioulasso. L’ex-président de l’Assemblée nationale, le défunt Salifou Diallo y avait également logé. Tout récemment, c’est le nouveau président de l’Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé qui y a déposé ses valises. Ce pied-à-terre ne serait donc plus réservé au seul président du Faso, mais ouvert à certaines personnalités du pays. A une époque très récente, seul le chef de l’Etat ou son épouse y avaient accès. On se rappelle en effet que c’est l’ancien  président de la Confédération africaine de football, Issa Hayatou qui a eu le privilège de séjourner dans cette maison, pendant la CAN que le Burkina Faso a abritée en 1998. Si c’est un souci d’économie qui a guidé le choix de rendre accessible le pied-à-terre du président, il convient maintenant d’orienter les grands commis de l’Etat vers les bâtiments administratifs de la ville. Dans ce cas, il serait nécessaire de réhabiliter les villas présidentielles, construites au secteur 20 (Lafiabougou) de Bobo-Dioulasso en 2010, à la faveur du cinquantenaire du Burkina Faso, et abandonnées depuis belle lurette aux hautes herbes qui les ont envahies.

 

*Une caravane de presse empêchée de visite à Samendeni

Les populations mécontentes contre le Programme de développement intégré de Samendeni (PDIS) dans le processus de mise en œuvre des mesures de dédommagement et d’indemnisation des personnes affectées par la construction du barrage de Samendeni ne désarment pas dans leur lutte pour l’aboutissement de leurs revendications. Le 18 décembre 2017, une caravane de presse, initiée par le PDIS, n’a pu visiter les réalisations du Programme dans les zones touchées par la construction du barrage. Les caravaniers sont partis de Bobo-Dioulasso pour entamer leur tournée à partir de Samorogouan, dans la province du Kénédougou. Mais de Samorogouan, les caravaniers ont dû faire demi-tour, sur recommandation des forces de sécurité qui leur ont fait savoir que des populations se sont mobilisées dans les villages, afin d’empêcher toute visite des sites. Depuis quelque temps, certains habitants affectés par  la construction du barrage de Samendeni et la coordination du PDIS ne parlent pas le même langage quant à la mise en œuvre du plan de gestion environnementale et sociale et le protocole d’accord signé entre eux. Les populations estiment que ces différents mécanismes censés rétablir les populations dans leurs droits ne sont pas suffisamment appliqués, accusations que le PDIS réfute. Toujours concernant cette crise, la coordination du cadre de concertation des populations affectées par la construction du barrage est allée chez le chef suprême des Bobos-Mandarè, jeudi 21 décembre 2017. En plus, elle a rencontré la presse pour donner sa version des faits dans ce bras de fer. Pour la coordination toutes les populations qui étaient dans la cuvette du barrage ont été bel et bien dédommagées. Les plaignants, selon le président du cadre, Aboubacar Abdramane Ouattara, sont issus des villages qui ne sont pas touchés par la construction du barrage.

 

 

* La Maison des jeunes de Niangoloko rénovée

L’Association pour le réveil culturel et citoyen de Niangoloko (ARC/Niangoloko) est entrain de conquérir le cœur des Niangolénais par ses réalisations. En plus de son activité phare, à savoir le festival Niangoloko en fête (NEF), cette association présidée par Kassoum Koné, s’est dotée désormais une radio fonctionnelle depuis le 17 juillet  2017. Aussi elle a entrepris de rénover la Maison des jeunes, en la transformant en une salle de plus de trois mille places exploitable même en temps de pluie. Ces deux réalisations sont le fruit d’un partenariat  avec la commune. La salle permettra à l’ARC, de disposer d’un cadre plus approprié pour son festival et à la commune, d’engranger des dividendes et d’avoir plus de visibilité. Les populations, qui n’attendaient qu’un tel joyau, ont exprimé leur joie, le samedi  9 décembre 2017 lors du spectacle marquant la réouverture de la salle de spectacles de la Maison des jeunes. Ce  spectacle est un avant goût  du NEF 2018 prévu du 30 mars au 1er avril.