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Education nationale: les cours perturbées à Dédougou et Houndé

21/12/2017
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Education nationale

 

 Les cours perturbées à Dédougou et Houndé

 

Les élèves de Dédougou ont déserté les classes, le mardi 19 décembre 2017, pour se rendre au gouvernorat, afin d’inviter l’autorité à agir dans la résolution de la crise que traverse le secteur de l’éducation depuis le début de l’année scolaire. En l’absence du gouverneur, c’est le secrétaire général de la régionJérémie Kouka Ouédraogo qui les a reçus.

 

La crise du secteur de l’éducation a fini par pousser les élèves de Dédougou dans les rues. En effet, depuis le début de l’année scolaire 2017-2018, les enseignants, pour exiger la satisfaction de leur plate-forme revendicative, ont engagé un certain nombre d’actions dont la non-évaluation des élèves, les sit-in et les arrêts de cours par moments. Inquiets de la tournure que prend cette crise, les élèves de Dédougou ont vidé les salles de classe, le mardi 12 décembre 2017, pour se retrouver au gouvernorat, afin d’être situés sur l’action de l’administration quant à la résolution du problème. « Depuis le début de l’année, nous faisons les cours, sans être évalués. Pire, ces dernières semaines, les enseignants ont déserté les salles de classe. C’est pourquoi nous sommes là ce matin (ndlr 12 décembre 2017) pour comprendre ce qui se passe. Jusqu’à quand cette situation va-t-elle durer ? Acheminons-nous vers une année blanche ? », s’interrogeaient les élèves avant de demander à l’autorité de faire quelque chose et de façon urgente, pour mettre fin à cette crise qui met à mal leur éducation. Séance tenante, le gouverneur les a reçus, en leur faisant savoir que le problème était national et non local. Il leur a promis de transmettre leurs préoccupations à qui de droit. Une semaine après, les élèves sont revenus au gouvernorat pour s’informer de la suite à donner à ces préoccupations. C’était le mardi 19 décembre 2017. En l’absence du gouverneur, c’est le secrétaire général de la région de la Boucle du Mouhoun, Jérémie Kouka Ouédraogo qui les a reçus. « Le jour même avant que vous ne regagniez votre base, le gouverneur avait transmis votre message à la hiérarchie. Et comme il vous le soulignait, si le problème était local, il allait faire tout son possible pour le résoudre. Mais comme il est national, la solution ne peut que venir d’en haut. Sinon tout comme vous, nous sommes tous aussi préoccupés par cette situation », a indiqué Jérémie Kouka Ouédraogo aux élèves. Tout en remerciant l’autorité de sa disponibilité, les élèves ont décidé de regagner leur base, en espérant une résolution de cette crise, afin qu’à la reprise des classes en fin de congés du premier trimestre, tout soit mis en ordre pour permettre le bon déroulement de l’année scolaire.

 

La RN1 bloquée à Houndé

 

A Houndé également, les élèves des lycées et collèges ont déserté les salles de classe, et occasionné un arrêt de la circulation sur la route nationale n°1 (RN1), dans la matinée du mardi 19 décembre 2017. Les grévistes disent vouloir être évalués. Ils dénoncent aussi les effectifs pléthoriques dans les salles de classe, le manque de professeurs dans certaines classes d’examen et bien d’autres problèmes. Selon un des délégués des élèves, ils sont à leur troisième grève en vue d’interpeller l’autorité provinciale à se pencher sur la crise qui secoue le système éducatif, dans la ville, et dont les élèves sont les victimes. Selon lui, à travers ce mouvement, ils ne réclament que leur droit à l’éducation et entendent rester en grève pendant 48 heures. Les usagers de la RN1 qui se sont vu fermer la route depuis 7 heures, désapprouvent les moyens utilisés par les élèves pour se faire entendre. Un conducteur d’une compagnie de transport, habitué de la RN1 et qui a requis l’anonymat, a affirmé que cette fois-ci, c’en est trop ! « La fois passée j’étais là. A un moment donné (vers midi NDLR), ils ont libéré la voie. Mais pour aujourd’hui, ils exagèrent », s’est-il offusqué. Un passager à destination de Ouagadougou, nous a aussi confié qu’il n’est pas d’accord avec l’attitude des élèves. « Ça nous dérange », a-t-il lancé, avant de poursuivre : « On demande aux élèves de laisser passer les véhicules ». Un autre passager, après une longue négociation infructueuse avec les manifestants, pour les amener à libérer le passage, leur a conseillé plutôt d’employer d’autres méthodes, moins contraignantes, pour exprimer leur mécontentement. C’est aux environs de 13 heures que la RN1 a été recouverte à la circulation, suite à des échanges entre les autorités (dont le préfet, le 1er adjoint au maire et le directeur de la police nationale) et les manifestants.

 

Kamélé FAYAMA

Babou Eric BAZIE