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Au coin du Palais

21/12/2017
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Au coin du Palais

 

*Un voleur transfrontalier de motos à la barre

IS et KR ont été appelés à la barre, dans la matinée du vendredi 8 décembre 2017, au Tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso, pour répondre respectivement des faits de vols multiples et de recel d’engins à deux roues. Le premier est un orpailleur, tandis que le second est un commerçant de noix d’anacarde et de céréales, tous domiciliés à Bobo-Dioulasso. Il est exactement reproché à IS d’avoir, courant 2017, soustrait frauduleusement trois motos de différentes marques. Interrogé, il a nié aussitôt les faits qui lui sont reprochés, arguant avoir acquis dignement les motos en question. Cependant, l’étrange coïncidence entre ces engins, qui n’a pas échappé au procureur, c’est que tous ont été ramenés de Côte d’Ivoire et ne possèdent aucun papier. Pour sa défense, IS affirme que certaines motos ont été prises chez ses débiteurs en guise de garantie, tandis que d’autres ont purement été achetées sur les sites d’orpaillage en Côte d’Ivoire. De son côté, KR lui aussi a rejeté catégoriquement devant les juges, le recel de dix motos, dont deux provenant de IS. Or, selon le ministère public, quatre motos sans papiers ont été retrouvées à son domicile. Le paradoxe dans l’instruction de ce dossier, à écouter le procureur, est que devant les agents de police judiciaire, IS et KR ont tous reconnu les faits. Des allégations que les deux prévenus justifient par l’intensité des sévices qui leur ont été infligées dès leur arrestation. Après avoir longuement écouté les deux prévenus, le procureur a déclaré leurs arguments « invraisemblables »et « irrecevables ». Il a donc proposé au jury de les reconnaitre tous coupables des faits qui leurs sont reprochés, et de condamner par conséquent IS à 60 mois, et KR à 48 mois de prison ferme, chacun. L’avocat de KR, se basant sur le Code pénal, a signalé « l’incompétence de la justice burkinabè à juger des crimes commis hors du territoire national ». Puis, il a reproché au ministère public, de travailler à « l’inversion des charges de la preuve ». Le seul fait de trouver des motos sans papiers chez son client, dit­-il, ne justifie en rien sa culpabilité de recel. Après avoir entendu les deux parties, le jury a décidé de mettre le dossier en délibéré.

 

* Des vendeuses de fruits au Tribunal

AS, vendeuse de fruits à Bobo-Dioulasso a comparu, vendredi 8 décembre 2017, au Tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso. Elle est prévenue de faits de coups et blessures volontaires sur OS, une autre vendeuse de fruits. L’affaire remonte au 18 septembre 2017, jour où AS aurait frappé d’un coup de couteau, OS au ventre, lui causant ainsi à l’époque, dix jours d’incapacité totale de travail. Appelée à la barre, AS a dit avoir eu une altercation avec OS, mais n’a pas reconnu pas les faits à elle reprochés. « Elle m’a donné deux coups de louche à la tête et je suis tombée »,  a raconté la prévenue. Selon elle, c’est quand elle a réussi à se relever qu’elle a constaté que « son adversaire du jour » était restée à terre. « Tenais-tu un couteau au moment des faits ? »  lui demande alors le procureur. Une question qui n’aura pas de réponse, car la prévenue affirme ne plus trop se rappeler du scénario de l’empoignade. OS pour sa part, reproche à AS de l’avoir intentionnellement poignardée avec son « couteau de fruits ». Se constituant partie civile, elle a réclamé 51 250 F CFA de dédommagement. Le procureur propose de reconnaître AS, coupable de coups et blessures volontaires, et  par conséquent, de la condamner à 6 mois de prison ferme.  Au verdict, AS est condamnée à 12 mois de prison avec sursis, et à payer 51 250 FCFA à la victime.

 

*Il fait disparaître une vingtaine de bœufs

Le berger HD, âgé de 20 ans, et travaillant pour le compte de DC, était, ce vendredi 8 décembre 2017, devant les juges du Tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso. Il est prévenu d’abus de confiance et de vols multiples, pour avoir dissipé 21 bœufs appartenant à DC. Ce dernier a raconté avoir remis au départ, 42 bœufs pour gardiennage à HD qui, sans dire mot, a disparu dans la nature avec les bêtes, jusqu’en août 2017, où il a été pris la main dans le sac, à l’abattoir de Bobo-Dioulasso.  DC a déclaré que seuls 22 bœufs ont été retrouvés et qu’il en manque 20.  Il affirme que HD était rémunéré avec un salaire mensuel de 12 000 F CFA, qui lui a toujours été versé. Appelé à la barre, HD reconnait avoir vendu des bœufs, mais en complicité avec le propriétaire du troupeau, c’est-à-dire DC. Comment a-t-il utilisé l’argent des bœufs vendus ? Tout ce qu’il en sait, c’est qu’il a acheté une moto à 575 000 F CFA, et soigné sa tante qui était souffrante. 300 000 F CFA, s’est-il remémoré, lui ont aussi été escroqués dans une histoire d’acquisition de parcelle. Pour le moment, HD confie ne pas voir de solutions poindre à l’horizon. Les faits sont suffisamment caractérisés, selon le procureur. Par conséquent, il propose 48 mois de prison ferme pour HD. Quant au plaignant DC, il s’est constitué partie civile et a réclamé 4,4 millions de F CFA. Après délibération, HD a été reconnu coupable par les juges. Il a écopé d’une peine de 24 mois de prison ferme et le paiement à DC, de la somme de 4,4 millions de F CFA de dommages et intérêts. 

Rassemblés par Alpha Sékou BARRY