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Santé de la mère et de l’enfant : Installation d’une « école des maris » à Gorgho

20/12/2017
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Santé de la mère et de l’enfant

Installation d’une « école des maris » à Gorgho

Koupèla, (AIB) - Une « école des maris » a été installée dans la commune de Ligdmalguem, plus précisément dans le village de Gorgho, dans la province du Kourittenga. Cette cérémonie a été organisée par Plan International bureau de Koupéla et l’Association pour le développement communautaire (ADCOM), dans le cadre du projet Prévention de la transmission mère-enfant du VIH.

Dans le cadre de la mise en œuvre des activités du projet Prévention de la transmission mère-enfant du VIH (PTME/VIH), une stratégie dénommée « Ecole des maris » est prévue dans le but de susciter l’adhésion des hommes au projet. Deux écoles ont été mises en place au cours de l’année 2016 et une troisième a été installée le 25 septembre dernier à Gounghin Natenga. Le village de Gorgho est donc la quatrième localité à accueillir cette approche d’école des maris. L’objectif de cette approche est d’impliquer davantage les hommes dans la gestion de la santé de la mère et de l’enfant au Burkina Faso. « Une école des maris est un regroupement d’hommes qui se donnent la mission d’accompagner leurs femmes dans la gestion de leur santé, surtout au moment de la grossesse, en les accompagnant au niveau des formations sanitaires et en acceptant de se faire dépister comme le font les femmes », a expliqué Moussa Kouraogo, coordonnateur du projet PTME à l’ADCOM.  A l’issue de la cérémonie d’installation, ce sont des participants satisfaits qui sont repartis chez eux avec la ferme conviction qu’avec l’installation de cette école, demain sera meilleur. Il faut noter que pour faire partie du bureau de l’école des maris, il faut remplir deux critères : être un homme marié et avoir au moins 25 ans. Pour Ignace Yaméogo, un des participants, par ailleurs Agent de santé à base communautaire  (ASBC), « c’est avec un cœur plein de joie que nous avons accueilli cette démarche. Nous nous engageons à nous donner corps et âme pour que ce projet porte des fruits ». Pour  terminer, Moussa Kouraogo a lancé cet appel : « J’invite les membres du bureau de l’école des maris à bien travailler, à être  très compréhensifs, à  travailler en étroite collaboration avec les leaders d’opinion et à accompagner les femmes au niveau des formations sanitaires ».  En quittant cette rencontre, les représentants des deux structures à savoir Plan International et l’ADCOM ont promis aux douze membres du bureau qu’ils auront une formation de 72 heures, du mercredi 27 au vendredi 29 septembre 2017, afin de renforcer leurs capacités ; toute chose  qui leur permettra de mener à bien leur  mission de sensibilisation.

                                                        Amédée W. SILGA