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19e anniversaire de l’assassinat de Norbert Zongo :des OSC exigent l’extradition de François Compaoré

20/12/2017
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19e anniversaire de l’assassinat de Norbert Zongo

Des OSC exigent l’extradition de François Compaoré

 

Tenkodogo, (AIB) – Plusieurs acteurs de la société civile ont organisé, à l’occasion de la commémoration du 19e anniversaire de l’assassinat de Norbert Zongo, une marche-meeting suivie de la remise d’un message au haut-commissaire de la province du Boulgou, Eugène Zongo, le mercredi 13 décembre 2017 à Tenkodogo.

Le Collectif des organisations de masse et de partis politiques (CODMPP), la Coalition nationale de lutte contre la vie chère, les Comités de défense et d’approfondissement des acquis de l’insurrection populaire et la Jeunesse patriotique et révolutionnaire, soutenus par les élèves de la ville de Tenkodogo, ont commémoré le 19e anniversaire de l’assassinat de Norbert Zongo, à travers une marche-meeting. Partis de la Place de la nation, les marcheurs ont arpenté quelques artères de la ville, soit environ 5km, en scandant des slogans tels que : « Justice pour Norbert Zongo !» ; « A bas les assassins !» ; « A bas les crimes impunis ! ». Les manifestants ont chanté en cœur le Ditanyè et observé une minute de silence en mémoire de la mère de Norbert Zongo décédée le 1er décembre dernier. Ensuite, le porte-parole des différents collectifs, Adama Sanou, a remis un message au haut-commissaire Eugène Zongo, qui avait à ses côtés le secrétaire général de la province, Adama Ouédraogo, et le préfet de Tenkodogo, Korantin Tobilo Ky. Le message indique que ce 19eanniversaire intervient dans un contexte national marqué entre autres par l’insécurité et le terrorisme qui menacent l’intégrité du territoire national dans sa partie nord, des velléités de remise en cause des acquis de l’insurrection à travers une répression qui s’abat sur les différentes couches de la population en lutte, un déni flagrant de justice orchestré par le pouvoir en place sous l’irrésistible pression intérieure et extérieure. Parlant des pressions extérieures, les manifestants ont évoqué entre autres l’arrestation momentanée en France de François Compaoré dans le cadre du dossier Norbert Zongo, les manœuvres de la France à travers le discours du président Macron à Ouagadougou et la création de son Conseil présidentiel pour l’Afrique (CPA) qui lève le voile sur la volonté de la France de renforcer sa mainmise sur le Burkina Faso. «Fort de ces constats, les populations du Boulgou, et particulièrement sa jeunesse patriotique et révolutionnaire, exigent, à travers les différents collectifs et organisations, l’extradition de François Compaoré et de Blaise Compaoré afin qu’ils répondent de leurs actes devant la justice burkinabè ; vérité et justice pour Norbert Zongo et ses compagnons, Thomas Sankara, le juge Nébié Salifou, l’élève Flavien Nébié, Dabo Boukary, les martyrs de l’insurrection populaire et du coup d’Etat de l’ex-RSP, toutes les victimes de l’impunité ; le jugement de tous les dossiers de crimes économiques…», ont-ils mentionné dans leur message. « Nous avons foi en notre lutte parce que nous sommes déterminés à poursuivre la lutte jusqu’à ce que vérité et justice soient faites sur cette affaire ainsi que sur tous les autres crimes de sang et crimes économiques, car nous avons bon espoir que tôt ou tard, ce dossier va connaître une issue heureuse. Si on prend en compte les déclarations de Macron à Ouagadougou, lors de son discours à l’université, des signes laissent penser qu’il est possible que François Compaoré soit extradé au Burkina Faso », a aussi soutenu le responsable du CODMPP, Adama Sanou. Le haut-commissaire, Eugène Zongo, a déclaré que le message sera transmis à qui de droit. Il a en outre salué la forte mobilisation de la coalition et a dit comprendre que le peuple burkinabè continue toujours d’avoir soif de justice.

Bougnan NAON