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Protection des droits des personnes détenues : des flics mis au parfum des nouveaux instruments

19/12/2017
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Protection des droits des personnes détenues

 

Des flics mis au parfum des nouveaux instruments

 

La direction de la protection contre les violations des droits humains a organisé, les 4 et 5 décembre 2017 à Dédougou, une session de formation sur les nouveaux instruments de protection des droits des personnes détenues. La formation a concerné une trentaine de participants composés d’agents de police judiciaire, d’officiers de police judiciaire, et de gardes de sécurité pénitentiaire de la Boucle du Mouhoun.

 

Une trentaine d’agents de police judiciaire (APJ), d’officiers de police judiciaire (OPJ) et de gardes de sécurité pénitentiaire (GSP) de la Boucle du Mouhoun ont pris connaissance, les 4 et 5 décembre 2017 à Dédougou, des nouveaux instruments de protection des droits des personnes détenues. Cette formation, selon le directeur de la protection contre les violations des droits humains, Paul Kabré, fait suite à la révolution en matière de protection des droits des personnes privées de liberté, tant au plan national qu’international, en 2015. « L’Assemblée générale des Nations unies en 2015, a adopté des nouvelles règles minima de protection des personnes privées de liberté. Pour prendre en compte ces instruments, l’Assemblée nationale du Burkina Faso a relu le quitus 103 de 1988 par l’adoption de la loi n°10 portant régime pénitentiaire. Et ces règles ne pourront être effectives que si les personnes chargées de les appliquer se les approprient de façon plus concrète, d’où cette session de formation », a justifié Paul Kabré. Le représentant du gouverneur de la Boucle du Mouhoun, Moussa Zabré, par ailleurs haut-commissaire de la province du Mouhoun a indiqué à l’ouverture des travaux, que tout citoyen, même détenu, jouit des droits fondamentaux reconnus à l’être humain, sauf celui d’aller et de venir. Et malgré la multitude de textes qui encadrent la protection des droits de ces personnes détenues, des inquiétudes, selon le représentant du gouverneur, demeurent face à leur application, en raison notamment de la persistance des actes de torture et autres traitements cruels inhumains, dus au manque de formation des acteurs judiciaires et d’infrastructures adéquates, au manque de ressources humaines et financières. C’est pour mettre fin à cette situation, que le ministère de la Justice, des Droits humains et de la Promotion civique, a initié des sessions de formation au profit de 120 APJ, OPJ et GSP de quatre régions du pays, dont la Boucle du Mouhoun. Pendant deux jours, les spécialistes des droits humains ont enseigné essentiellement les deux grandes innovations tant au niveau international que national, aux acteurs des lieux de détention de la région de la Boucle du Mouhoun à Dédougou. Il y a eu des modules sur la torture, le cadre juridique général de la protection des droits humains, le rôle et la responsabilité des OPJ, des APJ et des GSP, en ce qui concerne la protection des droits des personnes privées de liberté, et les règles spécifiques dans le domaine de la protection des personnes vulnérables que sont les mineurs et les femmes détenus, y compris les enfants internés avec leurs mères en détention. Cette formation a été saluée par les participants. En effet, selon le commissaire de police stagiaire au commissariat central de Dédougou, Bagnomou Bado, « cette formation était la bienvenue, dans la mesure où elle va apporter beaucoup de changement dans le respect de la dignité humaine et de la torture ». Et Ramatou Kiénou/Sanou, garde sécurité pénitentiaire de renchérir : « Désormais, nous pourrons mieux nous occuper de nos détenus, notamment les femmes, en prenant bien soin de leur santé, de leur alimentation…». Satisfaits de la pertinence et du déroulement de cette session de formation sur les nouveaux instruments de protection des droits des personnes privées de liberté, les participants dans leurs recommandations, ont souhaité qu’elle soit répétitive afin de toucher le plus grand nombre d’acteurs des lieux de détention. Dans son mot de clôture, le directeur régional des droits humains et de la promotion civique, Oumarou Tiémounou a souhaité que les participants soient des relais auprès de leurs pairs. Il les exhortés à la prudence dans la mise en œuvre de ces nouveaux instruments de protection des droits des personnes en détention.

Kamélé FAYAMA