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Hygiène et assainissement au Burkina Faso : des journalistes sensibilisés à Bobo-Dioulasso

15/12/2017
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Hygiène et assainissement au Burkina Faso

 

Des journalistes sensibilisés à Bobo-Dioulasso

 

L’Organisation non gouvernementale (ONG) WaterAid a outillé, les 6 et 7 décembre 2017 à Bobo-Dioulasso, une dizaine de journalistes venus de la région de l’Ouest, sur la problématique de l’eau et de l’assainissement au Burkina Faso.

 

L’Etat burkinabè s’est engagé, à travers les Objectifs du développement durable, à faire de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement pour tous, une réalité à l’horizon 2030. Pour l’atteinte de cet objectif spécifique, l’organisation non gouvernementale (ONG) WaterAid reste convaincue que les journalistes constituent levier important. Et cela, à travers  leur mission d’interpellation et de conscientisation. D’où la tenue, les 6 et 7 décembre 2017 à Bobo-Dioulasso, d’un atelier de formation au profit d’une dizaine de journalistes venus de différentes rédactions de l’Ouest du pays. Plusieurs communications ont été à l’ordre du jour. Il s’est agi, entre autres, des exposés sur la situation de l’eau et de l’assainissement au Burkina Faso, et les engagements nationaux et internationaux pris par le pays des Hommes intègres, et surtout le traitement de la thématique dans la presse. Après une étude menée dans quelques médias burkinabè, que sont les quotidiens Sidwaya, Le pays,  L’Observateur, et le média en ligne Le Faso.net, l’ONG dit avoir  constaté que les résultats sont moins satisfaisants. Il est ressorti que le taux d’articles consacrés à ce secteur est très infime.  « Seul 6 à 7% des productions dans ces médias sont consacrées au secteur de l’eau et l’assainissement », a révélé l’étude en question. « Non seulement les productions ne sont pas assez fréquentes, mais elles sont dominées par les articles facturés, donc commandés », a indiqué le principal communicateur de cet atelier, Roch Wendploumdé Ouédraogo. « Quand une ONG ou une institution a une activité en lien avec le secteur de l’eau et de l’assainissement, les médias viennent couvrir pour en faire juste un compte rendu de l’activité »,a-t-il poursuivi. Cet atelier vise donc, selon le communicateur, à stimuler les productions journalistiques dans le secteur de l’eau et de l’assainissement. Parlant toujours du secteur, le Burkina Faso a pris des engagements, qui  exigent que le pays consacre 0,5 % de son PIB aux questions d’eau et d’assainissement. Mais malheureusement, on constate ces dernières années une diminution du budget alloué au dit secteur. Le statut de quatrième pouvoir, devrait permettre à la presse, à entendre M. Ouédraogo, d’interpeller l’autorité politique pour voir si les engagements pris sont honorés. D’où l’espoir nourri par Roch Wendploumdé Ouédraogo, de voir accroitre les prochains jours, la production consacrées au domaine de l’eau et de l’assainissement. « Nous espérons que les journalistes ont été assez outillés afin d’interpeler l’opinion publique et de faire un travail d’éveil de conscience, d’information publique, sur les questions d’eau et d’assainissement », a-t-il confié. Les participants, à l’image de Bouraima Gnanou de « la RTB2-radio/Hauts-Bassins », ont salué l’initiative de WaterAid. M. Gnanou a même estimé que plusieurs sujets peuvent déjà se dégager à la sortie de cet atelier.

 

Alpha Sékou BARRY