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Education préscolaire :les membres des COGES et les cantinières formés

14/12/2017
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Education préscolaire

Les membres des COGES et les cantinières formés

Zorgho, (AIB) - L’ONG BØRNEfonden a formé les membres des COGES et les cantinières des Bisongo du Ganzourgou, les 20, 22 et 23 novembre 2017 à Zorgho. Outiller les uns et les autres sur leurs rôles en vue de la dynamisation des Bisongo, tel était l’objectif de cette formation.

Au Burkina Faso, l’éducation préscolaire a longtemps été considérée comme un luxe pour les populations. Les quelques écoles appelées maternelles ou garderies ne se rencontrent qu’en ville et semblent réservées aux plus nantis. Comment alors atteindre l’objectif de l’éducation pour tous si une bonne frange des enfants reste à la maison ? C’est pour contribuer à résoudre cette difficulté que l’ONG BØRNEfonden, en partenariat avec l’UNICEF, a décidé de redynamiser les Bisongo, ces structures communautaires d’éducation préscolaire qui accueillent les enfants âgés de 3 à 6 ans dans les villages, à travers un projet de Développement intégré de la petite enfance (DIPE). Au Ganzourgou, dans le cadre de ce projet, 17 Bisongo ont été répertoriés et des Comités de gestion (COGES) y ont été mis en place. Cependant, selon Kassoum Nombré, point focal de BØRNEfonden au Ganzourgou, ces COGES ne fonctionnent pas correctement, d’où l’importance de ces deux vagues de formations au profit des membres des bureaux des COGES et des cantinières. La première vague a concerné les membres des bureaux des COGES. Après un bref rappel des fondements des Bisongo, le formateur, Clément Regtoumda, a fait trois exposés aux participants. «Rôles et responsabilités des différents acteurs communautaires dans le fonctionnement et la gestion des Bisongo pour leur bonne gouvernance », «Stratégies de mobilisation sociale en faveur des Bisongo», «Mobilisation des ressources et gestion des Bisongo», tels sont les points abordés avec les membres des COGES. Les débats qui ont suivi chaque présentation ont été enrichissants. «Je repars chez moi avec beaucoup d’arguments pour convaincre ma communauté à participer à la vie de notre Bisongo», a lancé Daniel Compaoré, président du COGES de Kagtenga, à la fin de la formation. Et Adama Tiendrébéogo de renchérir : « En tant que petite maman, nous avons des difficultés pour amener les populations à participer à la vie des Bisongo. Mais avec cette formation, je pourrai les convaincre désormais ». La deuxième vague a concerné les cantinières des Bisongo. Elles étaient au nombre de 30, venues de 15 Bisongo, à se réunir les 22 et 23 novembre. Elles ont abordé, avec le formateur Clément Regtoumda, les besoins alimentaires d’un enfant, l’importance et le rôle des aliments dans l’organisme de l’enfant, les règles d’hygiène liées à la cantinière, à son cadre de travail et aux aliments préparés, les techniques de conservation et de gestion des stocks alimentaires et les maladies liées au manque d’hygiène.  Pour joindre l’utile à l’agréable, elles sont passées à la pratique au second jour en préparant un met pour les enfants. Elles se sont réjouies de cette formation qui leur a permis de revisiter les règles de base de la cuisine. Pour le formateur, « avec nos vivres locaux, on peut nourrir convenablement les enfants. Il suffit de savoir déterminer et doser les aliments protecteurs, les aliments constructeurs, les aliments énergétiques et les vitamines et sels minéraux ». Il a invité les cantinières au respect strict des règles d’hygiène pour éviter des maladies aux enfants. Le point focal de BØRNEfonden à Zorgho s’est réjoui du déroulement de la formation. Il a salué l’assiduité des uns et des autres et a loué la qualité des échanges. Il les a invités à mettre en application les acquis de cette formation pour le bon fonctionnement des Bisongo dans la province. Au terme de ces deux formations, le coordonnateur du projet, Claude Congo, a  encouragé les participants et les a invités à s’investir davantage pour la cause de la petite enfance dans leurs villages respectifs.  Il leur a rappelé que les connaissances acquises devront se perpétuer même après le projet ; c’est pourquoi il a demandé l’accompagnement des différents services impliqués.

Moïse SAMANDOULGOU