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Grève des syndicats de l’Education :une forte participation au Zondoma

14/12/2017
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Grève des syndicats de l’Education

Une forte participation au Zondoma

Gourcy, (AIB) - Les agents du ministère de l’Education nationale et de l’Alphabétisation ont observé un arrêt de travail de 96 heures, du 27 au 30 novembre 2017, sur toute l’étendue du territoire national, pour exiger la satisfaction de leur plateforme minimale. Au Zondoma, des communications et un dépôt symbolique des outils de travail ont marqué les quatre jours de grève.

Dans la matinée du lundi 27 novembre 2017, aux environs de 8h, nous avons fait un tour des établissements et des services de l’administration scolaire de la ville de Gourcy. Le constat était alarmant : l’unique centre de veille et d’éducation préscolaire que compte la ville était tout simplement fermé. Il en était de même pour les écoles primaires publiques où seules les écoles d’application, au nombre de trois, étaient ouvertes mais animées par des stagiaires. Même constat dans les établissements post-primaires et  secondaires publics. Pendant ce temps, c’était le service minimum au niveau des écoles privées. Dans les inspections et la Direction provinciale en charge de l’éducation, ce n’était pas non plus l’affluence. Les travailleurs de ce secteur ont répondu massivement au mot d’ordre de leurs syndicats en déposant la craie et les stylos. Le point de ralliement était le  piquet de grève situé en face de la gendarmerie de Gourcy. Cette mobilisation a été une opportunité pour la coordination provinciale des syndicats de l’Education, composée de six structures syndicales à savoir le F/SYNTER, le SYNAPEP, le SYNAPAGER, le SYNATEB, le SNEP et le SNESS, de sensibiliser et de donner un minimum de formation aux militants à travers des communications. L’historique des grèves, les obligations et le régime disciplinaire des agents de la Fonction publique et les outils de gestion des syndicats ont fait l’objet d’échanges durant les trois premiers jours de grève.  Le vendredi 30 novembre 2017, les agents en grève sont allés déposer, dans la matinée, des stylos rouges et des craies au haut-commissariat de Gourcy, sous le regard du secrétaire général de la province, Juste Tarwendé Ouédraogo. « Nous avons voulu, par ce geste, signifier à l’autorité l’arrêt des évaluations et, ce, jusqu’à nouvel ordre », a indiqué Ouindpanga Ouédraogo, président du mois de la coordination. Avant de lever le piquet dans la soirée du 30 novembre, les responsables syndicaux ont dressé un bilan satisfaisant avec un taux de participation estimé à 99,10%. Toutefois, étant donné qu’aucune suite favorable n’est venue du gouvernement, ils ont décidé de maintenir la suspension des évaluations et de la transmission des rapports à l’administration. Toutefois, les sit-in auront lieu désormais de 7h à 12h les jeudis. En rappel, cette grève, qui vient après celle des 26 et 27 octobre 2017, vise à réclamer, entre autres, l’adoption d’un statut valorisant les personnels de l’Education et de la Recherche, l’amélioration de l’accès à l’éducation, la revalorisation de la fonction enseignante et l’amélioration des conditions de travail.

                                                                                                           Aziz KIEMDE

 (Collaborateur)