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Mise en œuvre du PAPSA: des résultats en deçà des attentes

14/12/2017
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Mise en œuvre du PAPSA

Des résultats en deçà des attentes

Manga, (AIB) - Le comité régional de coordination du Projet d’amélioration de la productivité agricole et de la sécurité alimentaire (PAPSA) du Centre-Sud a tenu sa deuxième session de l’année 2017, à Manga, le lundi 4 décembre 2017. A l’occasion, les participants ont salué les efforts des agents même si les résultats actuels des réalisations sont en deçà des prévisions.

Un semestre après sa dernière rencontre en juillet 2017, le Comité régional de coordination (CRC) du  Projet d’amélioration de la productivité agricole et de la sécurité alimentaire (PAPSA) du Centre-Sud a marqué un nouvel arrêt, le lundi 4 décembre 2017, pour apprécier les réalisations. Le bilan dressé au cours de la rencontre présidée par la secrétaire générale de la région du Centre-Sud, Clarisse Bayala/Kambiré, a concerné les trois sous-secteurs du développement rural dans lesquels intervient le PAPSA. Il s’agit de l’agriculture, des ressources animales et de l’environnement. Avec une moyenne d’ensemble de 80% comme taux d’exécution financière, les membres statutaires du CRC/Centre-Sud ont jugé les résultats actuels des travaux peu satisfaisants. En effet, dans le sous-secteur agricole, les activités d’enrochement des bas-fonds ont connu un taux d’exécution de moins de 10%, a indiqué le chargé des activités PAPSA au sein de la Direction régionale de l’agriculture et des aménagements hydrauliques (DRAAH) du Centre-Sud, Hugues Ouédraogo.

Au niveau des ressources animales, les activités d’embouche, d’ensemencement des enclos piscicoles et d’insémination artificielle des vaches n’ont pas non plus engrangé de meilleurs résultats. Il en est de même dans le sous-secteur « environnement » où, selon M. Ouédraogo, seuls la production des plants et le reboisement ont constitué les principales activités réellement assurés par la direction régionale en charge du domaine. En dépit de ces résultats peu reluisants, les agents des trois directions, commis au suivi des activités, ont été félicités. « C’est peu satisfaisant en termes de réalisations, mais en termes de suivi, nous sommes satisfaits parce que les agents ont donné le meilleur d’eux-mêmes », a fait savoir le chargé des activités PAPSA au sein de DRAAH du Centre-Sud.

De mauvais résultats, faute de moyens

Aux dires de M. Ouédraogo, en effet, le mauvais résultat est tributaire du décaissement tardif des fonds pour la réalisation des activités.  « Les contrats ont été signés en mi-novembre. Il est difficile de produire de bons résultats si l’on met à disposition des fonds en fin d’année pour réaliser des activités censées démarrer en début d’année », a-t-il déploré. Les autres difficultés qui ont mis à mal les activités du PAPSA au deuxième semestre de l’année 2017, a ajouté M. Ouédraogo, ont, entre autres, été la non-acquisition de l’engrais pour les paysans, le bas prix des animaux sur le marché, le retard de l’empoissonnement des enclos piscicoles, le manque de formation de certains acteurs dans le cadre de la pisciculture et la persistance du braconnage dans le Parc national Tambi Kaboré (PNTK). Qu’à cela ne tienne, Hugues Ouédraogo a estimé qu’avec la signature du protocole et la fin des travaux champêtres, les résultats peuvent connaître une amélioration d’ici à la fin de l’année. A cet effet d’ailleurs, les membres du CRC ont recommandé, au terme de leurs échanges, l’accélération du déblocage de la deuxième tranche de la subvention et l’accentuation des sorties de contrôle et de lutte anti-braconnage. Se projetant sur les sentiers de 2018, ils ont aussi préconisé l’anticipation de l’élaboration du protocole pour engranger des résultats plus probants dès le bilan au premier semestre de l’année.

Mamady ZANGO