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An 19 de l’assassinat de Norbert Zongo : une marche à Bobo-Dioulasso et Dédougou

14/12/2017
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An 19 de l’assassinat de Norbert Zongo

 

Une marche à Bobo-Dioulasso et  Dédougou

 

Des mouvements syndicaux et des organisations de la société civile (OSC) ont battu le pavé, ce mercredi 13 décembre 2017 à Bobo-Dioulasso, pour réclamer la lumière sur l’assassinat de Norbert Zongo et de ses compagnons d’infortune, ainsi que sur tous les dossiers de crime en souffrance au Burkina Faso.

 

Mouvements syndicaux, organisations de la société civile étaient à l’unisson dans la matinée du mercredi 13 décembre 2017 à Bobo-Dioulasso. C’était à l’occasion du 19eanniversaire de l’assassinat du journaliste Norbert Zongo et de ses trois compagnons d’infortune. Ces mouvements étaient réunis autour des composantes régionales du collectif des organisations démocratiques de masse et de partis politiques (CODMPP) et de la Coalition nationale de lutte contre la vie chère, la corruption, la fraude, l’impunité et pour les libertés (CCVC). Cette année, la commémoration du drame de Sapouy s’est ponctuée dans la cité de Sya, par une marche, suivie de la remise d’un message au gouverneur des Hauts-Bassins, et d’un message conjoint du CODMPP et de la CCVC, livré par le coordonnateur régional de la CCVC des Hauts-Bassins, Bakary Millogo. M. Millogo, dans son allocution, a ressorti toute l’indignation des structures de lutte face à la lenteur dans le traitement des dossiers de crimes au Burkina Faso. « Nous restons mobilisés pour que toute la lumière soit faite sur l’assassinat crapuleux de Norbert Zongo et de ses trois compagnons, ainsi que sur les autres crimes restés impunis », a martelé Bakary Millogo. Avant de déplorer le fait que la mère du célèbre disparu, Augustine Zongo s’en est allée avant que la justice burkinabè ne puisse lui dire qui a commandité la mort de son fils. Bakary Millogo s’est, en outre réjoui de l’interpellation de François Compaoré, le frère cadet de l’ancien président Blaise Compaoré, le 29 octobre 2017. Une raison pour le responsable régional de la CCVC, après ce long temps d’attente. « Il s’agit d’une victoire de notre peuple, qui doit se convaincre qu’on n’obtient que ce qu’on impose », a souligné Bakary Millogo.

 

Désillusion du peuple

 

A la place de l’ancien marché des fruits de Dédougou, connue sous l’appellation « Melon gare », des membres et sympathisants des organisations syndicales des travailleurs, des étudiants et élèves, par petits groupes, se rassemblent pour répondre à l’appel de la coalition nationale de lutte contre la vie chère, la corruption, la fraude, l’impunité et pour les libertés (CCVC), section de la province du Mouhoun. Sous l’ordre du président de la CCVC, section Boucle du Mouhoun, Harouna Kindo, les défenseurs de la liberté et de la justice entament une marche qui les conduira au Haut-commissariat du Mouhoun. Après environ une heure de marche, les assoiffés de justice pour le journaliste Norbert Zongo et ses compagnons sont au haut-commissariat. D’une seule voix, en chœur, ils entonnent le refrain du titre de la chanson « Norbert Zongo » de l’artiste chanteur Alpha Blondy, pour montrer à l‘autorité leur détermination pour la lumière et la justice sur le dossier d’assassinat de Norbert Zongo. Avant de remettre les doléances de la coalition, Harouna Kindo a décrit dans un message, le contexte sociopolitique de ce 19e anniversaire. Pour lui, cet anniversaire est marqué par la désillusion du peuple assoiffé de justice. « Après avoir chassé Blaise Compaoré du pouvoir en 2014, le peuple estimait que  les choses allaient changer pour qu’il y ait enfin justice pour Norbert Zongo et ses compagnons. Malheureusement, rien n’a changé ».

Alpha Sékou BARRY

Kamélé FAYAMA