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Approvisionnement en eau potable dans les Hauts-Bassins : huit communes mutualisent leurs efforts

13/12/2017
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Approvisionnement en eau potable dans les Hauts-Bassins

 

Huit communes mutualisent leurs efforts

 

Huit communes de la région des Hauts-Bassins ont mutualisé leurs efforts pour signer, le mercredi 6 décembre 2017 à Karangasso-Vigué, des contrats d'affermage de douze systèmes d’Adduction d’eau potable simplifiée (AEPS) avec le fermier « Vergnet Burkina ».

 

Le Conseil régional des Hauts-Bassins, à travers l’appui financier de l’Agence régional de développement de ladite région a assisté huit communes (Bama, Karangasso-Vigué, Kangala, Djigouèra, N’Dorola, Orodara, Samogohiri et Founza) dans le recrutement d’un fermier pour la mise en affermage de douze systèmes d’Adduction d’eau potable simplifiée (AEPS). La direction régionale de l’eau et de l’assainissement des Hauts-Bassins a assisté également techniquement ce projet. La cérémonie d'approbation des contrats d'affermage s'est déroulée, le mercredi 6 décembre 2017 à Karangasso-Vigué, commune rurale située à 55 km de Bobo-Dioulasso. A travers ces contrats, les communes confient la gestion de service public de l’eau potable à un opérateur privé appelé fermier. Le choix s’est porté sur le fermier « Vergnet Burkina ». Le président du Conseil régional des Hauts-Bassins, Boyo Jean Célestin Koussoubé s’est dit très heureux de pouvoir remettre ces ouvrages hydrauliques aux huit communes. Car, à l’en croire, les problèmes d’eau font partie des problèmes récurrents de développement au Burkina Faso. C’est pourquoi, M. Koussoubé a remercié les communes d’avoir conjugué leurs efforts pour trouver un fermier, afin de gérer leur eau. « Beaucoup de forages sont hors d’usage au Burkina Faso, parce qu’ils ont été mal gérés », a-t-il fait savoir. Confier ces AEPS à un fermier est la meilleure solution, a-t-il ajouté.  « L’eau, c’est la vie ; la disponibilité de l’eau potable dans nos villages et nos régions est la priorité au niveau du Conseil régional, pour le bien-être de nos populations »,a-t-il dit. Le maire de Kangala, par ailleurs représentant des bénéficiaires, Guédjima Traoré, a remercié les partenaires qui les ont accompagnés tout au long du processus. «Le système de gestion communautaire des ouvrages a révélé ses limites et insuffisances comme les pannes persistantes des infrastructures hydrauliques et d’alimentation en eau potable, le manque de personnel qualifié pour la gestion, l’insuffisance de ressources financières pour la continuité du service», a-t-il indiqué. Selon lui, la délégation de gestion de service public d’eau potable à un fermier va leur permettre de bien jouer leurs rôles et aux populations, de bénéficier d’un fonctionnement permanent de ces ouvrages et la pérennisation du service d’eau potable. Pour le directeur régional de l’eau et de l’assainissement, cet acte est la matérialisation des réformes entreprises par l’Etat depuis des années, dans le but d’améliorer le service public de l’eau en milieu rural. Car, a-t-il conclu, la gestion communautaire a montré ses limites. Le directeur général de « Vergnet Burkina », Jean Christophe Ki, s’est engagé à garantir en quantité, en qualité et en pérennité, l’approvisionnement en eau potable dans les huit communes.

 

Boudayinga J-M THIENON