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Implication des femmes dans la résolution des conflits: la formule endogène édifie la population

12/12/2017
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Implication des femmes dans la résolution des conflits  

                                     La formule endogène édifie la population

Ouahigouya, (AIB) - L’Association « Koom » pour l’autopromotion des femmes du Burkina Faso (AKAFEM/BF) a fait le bilan de son projet-pilote de promotion du leadership féminin dans la prévention, la gestion des conflits inter-communautaires dans le Yatenga, le jeudi 30 novembre 2017 à Ouahigouya.

 

Après avoir précédé au lancement des activités de son projet-pilote de promotion du leadership féminin dans la prévention, la gestion des conflits inter-communautaires dans le Yatenga, les acquis de l’Association « Koom » pour l’autopromotion des femmes du Burkina Faso (AKAFEM/BF) sont déjà très satisfaisants au vu des résultats engrangés, près d’une année après. C’est le constat qui a était fait le jeudi 30 novembre 2017 à Ouahigouya. «  Sept communes possèdent chacune un observatoire endogène Koom fonctionnel avec 35% des femmes au lieu 30% comme objectif initial. Des expériences et initiatives locales en matière de gestion des conflits sont capitalisées et diffusées, des conflits ont été résolus, des sensibilisations ont été faites. Tels sont entre autres les acquis majeurs enregistrés dans les communes de Oula, Thiou, Tangaye, Ouahigouya, Namissiguima, Zogoré et Koumbri », a confié la porte-parole des femmes des observatoires, Ramata Sana, qui  s’est réjouie  de  leur implication dans la résolution des conflits. 

 Selon elle, avec  le  procédé Koom,  qui implique toutes les couches sociales, des conflits ont  été facilement résolus, avec plein de succès. «  Nous avons pu réconcilier des frères qui ne se parlaient plus depuis des années, des femmes chassées ont pu réintégrer leur ménage, nous avons évité des conflits par une méthode de gestion non-violente » a témoigné Mme Sana. Et la coordonnatrice nationale de l’association Koom, Madeleine N. Ouédraogo, de souligner que le bien-fondé du projet dans la recherche à la paix et à la cohésion n’est plus à démontrer, au vu des résultats engrangés sur le terrain.

 Toutefois, elle a déploré que certaines difficultés liées à la faiblesse du budget de fonctionnement des observatoires, le manque de matériel, l’exécution de certains projets économiques soient sources de conflits dans les communes et le fait que l’organisation de certaines compétitions sportives non-encadrées soient sources de tensions inter-villages. Selon le gouverneur de la région, Hassane Sawadogo, il était important pour lui d’accompagner cette initiative qui va, à n’en point douter, contribuer au renforcement de la paix et de la cohésion sociale. 

L’autorité  régionale a également  indiqué que les acquis sont très satisfaisants, d’où son souhait de voir les partenaires appuyer l’ONG pour l’extension de ses activités dans les quatre provinces de la région du Nord. Par conséquent, il a sollicité l’appui continu du partenaire technique et financier  de ce projet, le Fonds commun genre.  En rappel, l’association Koom est présente dans 65 villages de la province du Yatenga et intervient depuis une quinzaine d’années dans l’alphabétisation, les activités génératrices de revenus pour les femmes, la santé communautaire, la communication pour le changement de comportement, etc.

Ibrahim  ZAMPALIGRE