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Lutte contre le VIH/Sida et les IST:les journalistes et les communicateurs traditionnels appelés en renfort

12/12/2017
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Lutte contre le VIH/Sida et les IST

Les journalistes et les communicateurs traditionnels appelés en renfort

 

Koudougou, (AIB) - Le Secrétariat permanent du Conseil national de lutte contre le Sida (SP/CNLS) a organisé, du 27 au 30 novembre à Koudougou, un atelier de formation à l’intention des professionnels des mass media et des communicateurs traditionnels du centre de formation de Koudougou. La formation a porté sur le genre, les IST et le VIH/Sida. Le centre de Koudougou regroupe les régions du Centre-Ouest, du Centre-Sud, du Centre et du Nord. Au total, 104 participants ont pris part à la formation conduite par 12 formateurs régionaux et quatre superviseurs que sont les chefs d’antennes régionales des quatre régions formant le centre de Koudougou.

 

L’atelier de Koudougou s’est déroulé simultanément avec ceux des centres de Bobo-Dioulasso, Kaya et Tenkodogo au profit des acteurs du même profil, c’est-à-dire les professionnels des mass media et les communicateurs traditionnels que sont les griots, les cantatrices, les artistes traditionnels, les crieurs publics, etc. En effet, la prise en compte du genre dans la mise en œuvre des activités de lutte contre le VIH, le Sida et les IST constitue une des priorités majeures du CSN-Sida 2016-2020 au Burkina Faso. C’est ainsi que dans le cadre de la mise en œuvre du Projet santé de la reproduction volet VIH, financé par la Banque mondiale (Panier commun Sida), le SP/CNLS-IST a élaboré un plan d’actions genre, pour l’intensification de la prise en compte du genre, assorti d’une feuille de route en février 2017 qui a prévu entre autres activités, la formation des acteurs de la communication dans toutes ses composantes, d’où la tenue de cette formation au profit des acteurs de toutes les 45 provinces. En organisant cet atelier, le SP/CNLS-IST s’est donné pour objectif général de fournir des rudiments aux acteurs quant aux déterminants et aux dynamiques de l’épidémie, les questions de violences basées sur le genre ainsi que les besoins spécifiques des PV/VIH et des OEV.  

Aussi, pour une meilleure assimilation des thèmes qui ont été développés tout au long de l’atelier, les participants ont été répartis en deux groupes constitués, pour le premier, des professionnels des mass media et des acteurs et actrices de théâtre. Le deuxième groupe était constitué des communicateurs traditionnels (chansonniers et griots). Les travaux de l’atelier se sont  déroulés sous forme de présentation en plénière suivie de débats. 

Les communications ont porté sur plusieurs thèmes. Les échanges qui ont été menés autour des présentations ont permis à l’ensemble des participants de mieux comprendre leur rôle dans la lutte contre le VIH/Sida et les IST. Selon le Dr Zénabou Bara, médecin généraliste au district sanitaire de Manga et formatrice régionale, la formation de Koudougou a permis à l’ensemble des participants d’avoir une même compréhension des concepts liées au VIH/Sida. Pour Dr Bara, c’est une  formation qui vient à point nommé dans la lutte contre le VIH/Sida et les IST. Pour sa part, Abdoul Salam Ouarma, AIB/Loroum, participant  à l’atelier, a estimé que c’est une belle initiative dans la lutte quand on sait que la question du VIH/Sida est une question d’actualité et d’importance.

« Le Burkina a fait certes des progrès en matière de lutte contre la maladie, mais il y a toujours des risques de rebondissement de la pandémie si on n’y prend garde », a reconnu ce participant venu de la région du Nord. « Pour ce qui est des communicateurs traditionnels, je pense que le SP/CNLS a vu très juste parce que ce sont des gens qui savent porter de la voix et qui sont bien écoutés dans leurs localités respectives », a ajouté M. Ouarma. Selon Pengdwendé Nabaloum, chef d’antenne régionale du SP/CNLS du Centre-Ouest, « la formation traduit la volonté du SP/CNLS d’intensifier la lutte dans l’optique de venir à bout de la pandémie d’ici à 2030. Que ce soit au  niveau national ou international, le Burkina Faso a pris l’engagement de mettre fin au Sida en 2030. C’est pourquoi le SP/CNLS  a jugé bon de collaborer avec ceux qui peuvent aider à mettre fin au Sida, et en cela, les hommes de media et les communicateurs traditionnels sont incontournables », a justifié M. Nabaloum. 

 Au terme de leurs travaux, les participants ont formulé des suggestions et recommandations parmi lesquelles on peut retenir : l’implication effective des parents dans le contrôle des programmes des médias ; l’application effective de la loi 030 portant protection des PV/VIH ; l’encadrement des troupes théâtrales qui interviennent sur le terrain afin d’harmoniser les messages ; la mise en place d’un plan de communication pour intensifier les actions sur l’IEC/CCC ; l’accompagnement des acteurs formés sur le terrain pour la mise en œuvre des activités ; l’implication des artistes musiciens traditionnels lors des grands évènements/cérémonies ; l’implication des leaders religieux dans les sessions de formation à venir ; la recommandation par le SP/CNLS-IST d’un certain nombre de troupes théâtrales dans les régions pour la réalisation des activités.

 

François KABORE