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L’Etat, principal responsable de la faillite du système éducatif burkinabé (Syndicat)

07/12/2017
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Burkina-Education-Syndicat

 

L’Etat, principal responsable de la faillite du système éducatif  burkinabé(Syndicat)

Ouagadougou, 7 déc. 2017 (AIB)- Le premier responsable de la Coordination nationale des syndicats de l’éducation (CNSE), Windyam Zongo, a indiqué jeudi que l’Etat est le principal responsable de la faillite du système éducatif  burkinabé au regard du faible budget consacré à l’enseignement.

«La part du budget consacré à l’éducation (249,942 milliards de FCF en 2017) doit être relevée de façon substantielle pour résoudre les difficultés qui minent le secteur», a affirmé le coordonnateur  du CNSE, Windyam  Zongo.

M. Zongo, s’exprimait jeudi à Ouagadougou lors d’une conférence de presse, en réaction à un rapport parlementaire sur le système éducatif burkinabè .

Pour lui, le rapport de l’Assemblée nationale du 24 novembre 2017sur l’éducation, présente des insuffisances qui sont, entre autres, la mal-gouvernance, la non prise en compte de l’enseignement privé, les motivations des enseignants.

Saisissant cette opportunité, la Coordination s’est dédouanée de la situation et a signalé que le gouvernement est le principal responsable de la faillite du système éducatif  au Burkina Faso.

Il a expliqué que les problèmes de l’éducation sont dus aux choix politiques qui se sont traduits par l’application des Programmes d’ajustements structurels (PAS) depuis un quart de siècle.

Selon la CNSE, les décideurs politiques doivent œuvrer à asseoir un système éducatif de qualité au Burkina.

Windyam Zongo s’est également indigné des propos du président de l’Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé, sur la situation de l’éducation.

«C’est vrai que les conditions ne sont pas réunies, mais vous ne devez pas subir vous les enfants des pauvres et vous démarquer des luttes syndicales. De toute façon, nous, nos enfants sont dans les meilleures écoles et universités», avait laissé entendre le président de l’hémicycle burkinabé.

De l’avis du coordonnateur, de tels propos ne donnent pas des solutions idoines aux difficultés que traverse le secteur éducatif.

«En tant que deuxième personnalité de l’Etat, c’est lui qui devait donner un espoir aux enseignants», a-t-il ajouté.

Depuis deux mois, la CNSE est en lutte pour la satisfaction  de sa plateforme revendicative et jusqu’à présent, à entendre les animateurs de la conférence de presse, aucun dialogue n’a été engagé avec les autorités. Par conséquent, la Coordination s’est dite déterminée à poursuivre le mouvement.

Agence d’information du Burkina

at/no/ak