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Commune rurale de Loropéni : les acteurs outillés sur la gouvernance locale

07/12/2017
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Commune rurale de Loropéni

 

Les acteurs outillés sur la gouvernance locale

 

 

Le Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP) a organisé un atelier sur la gouvernance locale, le lundi 27 novembre 2017 à Loropéni. La cérémonie a été présidée par le premier adjoint au maire de la commune de Loropéni, Anatole Farma.

 

 

Le Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP) est un instrument d’auto-évaluation auquel adhèrent librement et volontairement les Etats membres de l’Union africaine. La signature de cet accord permet aux pays concernés, d’intégrer le cadre formel du forum des chefs d’Etats et de gouvernement qui participent au (MAEP). Cette instance se réunit chaque six mois, en marge des sommets de l’Union africaine. La contribution financière annuelle par pays membre est de cent mille dollars. L’atelier organisé le 27 novembre 2017 à Loropéni, a eu pour objectif de renforcer les connaissances des acteurs locaux sur le MAEP. Par ailleurs, il visait à améliorer la gouvernance locale et la citoyenneté au Burkina Faso. C’est pourquoi, la rencontre s’est tenue sous le thème : « Le processus du MAEP au Burkina Faso. Quel apport pour le renforcement de la gouvernance locale ?» Cette rencontre marque aussi le début d’une campagne de sensibilisation sur le MAEP et la gouvernance locale au bénéfice de cinq communes de la région du Sud-Ouest. Pour le représentant du secrétaire permanent du MAEP, Charles Guigma, l’objectif général de ces ateliers est de permettre aux acteurs locaux de s’approprier du processus du MAEP. Et surtout du rôle qui est le leur dans la mise en œuvre du programme d’action nationale de la gouvernance locale porteuse de développement. Les participants à la rencontre étaient composés des représentants des collectivités territoriales, de l’administration déconcentrée et de la société civile. Ils ont bénéficié de deux communications. La première, donnée par Valère Dah, a porté sur les connaissances et le processus d’implantation du MAEP dans chaque pays. M. Dah s’est fait le devoir d’expliquer la nécessité de la bonne gouvernance qui constitue l’élément essentiel dans tous les secteurs d’activités. Ainsi, il a invité à l’appropriation des conclusions des travaux de l’atelier et à la pratique de  la gouvernance participative. La deuxième communication assurée par Judith Konombo, agent en service au secrétariat permanent du MAEP, a porté sur le rôle des acteurs de la décentralisation dans la promotion de la bonne gouvernance. A travers cette communication, les participants ont compris le rôle qu’ils devront désormais jouer. Judith Konombo a invité les participants à être des acteurs relais, en donnant l’information à la base. Elle a confié attendre beaucoup des femmes. Car, selon elle, l’on ne peut pas avoir un développement harmonieux sans la participation des femmes. Cela leur permettra de connaître leur rôle, mais aussi de s’approprier du processus de développement. Plusieurs acteurs se sont prononcés sur cette thématique. Selon Charles Guigma, il faut aller vers une dynamique de renforcement de capacités des élus locaux et agents des services techniques déconcentrés. Et cela sur les rôles qu’ils doivent jouer au vue des problèmes de collaboration qui existent entre ces entités. Le préfet de Loropéni, Auguste Ouédraogo, pense que cet atelier est une occasion  de sensibilisation des différents acteurs au bénéfice des populations. Quant au secrétaire général de la mairie Aboubacar Sidiki Traoré, il a fait deux propositions. L’une sur le respect du principe de la rédevabilité et l’autre sur l’élaboration d’un budget participatif pour améliorer la bonne gouvernance. Le premier adjoint au maire de Loropéni, Anatole Farma a pris l’engagement de mettre en pratique les différentes recommandations issues de la rencontre des experts. Enfin, la coordonnatrice communale des femmes de Loropéni, Yéri Momo, a indiqué qu’elle va s’impliquer pour que la gente féminine s’engage.

 

 

Evariste Yoda