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Grève des élèves à Gayéri

07/12/2017
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Grève des élèves à Gayéri

Gayéri, (AIB) - Les élèves de Gayéri étaient en grève, le jeudi 23 novembre 2017. Devant le haut-commissaire, ils ont exposé les difficultés auxquelles le monde éducatif est confronté dans la province.

Le jeudi 23 novembre 2017, pendant que les enseignants étaient en sit-in devant les locaux de la Direction provinciale de l’éducation préscolaire, primaire et non-formelle de la Komondjari, les élèves des lycées et collèges, eux, étaient en face du haut-commissaire Maurice Konaté, pour exprimer leur mécontentement en ces termes : «Monsieur le haut-commissaire, depuis la rentrée scolaire 2017-2018, nous, élèves de la ville de Gayéri, sommes confrontés à de nombreuses difficultés.

 Ces difficultés sont liées d’une part à la crise que traverse le système éducatif burkinabè dans son ensemble et d’autre part aux problèmes particuliers que nous vivons dans nos établissements. En réalité, cela fait pratiquement un mois que nous sommes privés d’évaluation dans de nombreuses matières. Cette absence d’évaluation est conjuguée aux grèves et aux sit-in à répétition de nos enseignants. Cette situation est la conséquence de l’entrée en lutte de nos braves enseignants pour l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail.

 Comme toujours, l’Etat burkinabè, dans son obstination, refuse de répondre aux préoccupations légitimes de ces vaillants travailleurs. C’est alors en toute logique que ces derniers refusent de nous évaluer, afin de se faire entendre. En plus, nous rencontrons d’autres problèmes spécifiques à Gayéri. Il s’agit surtout du manque d’électricité dans la plupart de nos établissements, l’absence de bibliothèques et de laboratoires… Notons également qu’ici à Gayéri, la gratuité de l’école au premier cycle n’est pas une réalité. Tandis que d’autres élèves payent moins de 5 000 francs CFA, nous, on nous exige une cotisation APE (NDLR : Association des parents d’élèves) de 10 000 francs. Nous jugeons cette somme très élevée et demandons par conséquent sa réduction.

 Voilà en quelques lignes, monsieur le haut-commissaire, les difficultés auxquelles nous sommes confrontés. C’est pourquoi nous venons, par la présente, exprimer notre mécontentement surtout face au silence du gouvernement sur cette situation qui dégrade notre système éducatif, compromettant ainsi dangereusement notre avenir. Tout en souhaitant une bonne réception et une transmission diligente aux autorités compétentes de cette plateforme, soyez rassuré, monsieur le haut-commissaire, de notre ferme détermination à toujours plaider pour un enseignement de qualité, gage d’un développement véritable de notre pays. La Patrie ou la mort, nous vaincrons ».

Après avoir réceptionné la plateforme revendicative des élèves, Maurice Konaté les a rassurés qu’il la transmettra à qui de droit dans les meilleurs délais. Il n’a pas manqué de leur témoigner sa satisfaction pour la discipline dont ils ont fait preuve ce jour. Il les a donc exhortés à toujours avoir des comportements citoyens qui les honorent et honorent également leurs parents.

 

Kanlieyama Aboubakar COMBARY