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Violences basées sur le genre en milieu scolaire :les différents acteurs veulent y mettre fin

07/12/2017
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Violences basées sur le genre en milieu scolaire

Les différents acteurs veulent y mettre fin

Boulsa, (AIB) -  Le coordonnateur du projet pilote intitulé Promotion de la qualité et de la sécurité dans les écoles au Burkina Faso (PEASS-BF), Sami Albert Kansié, est allé respectivement au collège de Dabosomnooré et au lycée départemental de Tougouri, les 2 et 3 octobre 2017, pour échanger avec les acteurs de mise en œuvre dudit projet qui vise à promouvoir la qualité de l’éducation à travers la lutte contre toute forme de Violences basées sur le genre en milieu scolaire (VBGMS), la promotion de la Gestion hygiénique des menstrues (GHM ) pour les jeunes filles et l’octroi de bourses aux filles vulnérables dans la province du Namentenga.

Mamounata Kolga, professeur d’Histoire-Géographie : « N’eût été la fermeté et la vigilance de mes frères, je serais mariée à ma classe de 4e à un maître coranique ». Madame Kinda : « J’ai beaucoup souffert après le décès de mon père. C’est ma mère, avec ses maigres moyens, qui subvenait durement à mes besoins primaires ». Une élève du CEG de Dabosmnoré : « Notre établissement est loin de chez moi. Je rentre tard à la maison. Sur ma route, les garçons nous taquinent et nous dérangent et puis à la maison, ma maman me charge de beaucoup de travaux ménagers ». Saidou Compaoré : « Ma petite sœur, mise enceinte par un de ses promotionnaires de la classe de 4e, est décédée après une tentative d’avortement ». Ce sont entre autres ces témoignages qui justifient la création du projet de Promotion de la qualité et de la sécurité dans les écoles au Burkina Faso (PEASS-BF), a indiqué le coordonnateur, Sami Albert Kansié. Ainsi, ajoute-t-il, « la prévention et la gestion des violences sexistes à l’école, la gestion de l’hygiène menstruelle à l’école et l’amélioration de l’accès et du maintien des filles les plus vulnérables à travers des bourses scolaires constituent les composantes du projet ». Pendant les échanges, élèves, parents d’élèves, présidents de comités villageois développement, professeurs, personnel de l’administration, volontaires communautaires en communication, autorités communales ont évoqué les conditions d’obtention des bourses, les grossesses inattendues, l’influence des téléphones portables. Pour le succès de cette phase pilote du projet et sa mise en œuvre au plan national, les rôles dévolus aux acteurs et les mécanismes de dénonciation des cas de violences ont été définis. Saisissant l’opportunité, Hassami Ouédraogo, chargé de suivi-évaluation, a présenté l’ONG Plan International. Satisfait des résultats obtenus, le coordonnateur a remercié les participants pour leurs contributions et a rafraîchi leur mémoire sur la stratégie mondiale 2017 à 2022 qui est : « Ensemble, agissons pour que 100 millions de filles dans le monde dont 6 millions au Burkina Faso puissent apprendre, diriger, décider et s’épanouir ». Basile Fyan, préfet du département de Tougouri, a remercié Plan International Burkina Faso pour le choix porté sur son département pour la phase pilote et invité les acteurs à respecter l’engagement pris.,

Jean-Baptiste DAMIBA