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Maladies tropicales négligées dans les Cascades: campagne de chirurgie de l’hydrocèle

06/12/2017
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Maladies tropicales négligées dans les Cascades

 

Campagne de chirurgie de l’hydrocèle

 

Le ministère de la Santé, en collaboration avec l’Organisation Ouest africaine de la santé et la Banque mondiale, a organisé, du 27 novembre au 3 décembre 2017, une campagne de cure d’hydrocèle au Centre hospitalier régional de Banfora. Cette campagne qui est intervenu dans le cadre du Projet paludisme et maladies tropicales négligées (P/MTN), a touché plus d’une centaine de malades. La cérémonie de lancement de cette opération est intervenue, le 30 novembre dernier à Banfora.

 

Le ministère de la Santé reste engagé dans l’éradication des maladies tropicales négligées. C’est dans cette optique qu’il a organisé en collaboration avec l’Organisation Ouest africaine de la santé et la Banque mondiale, du 27 novembre au 3 décembre 2017, une campagne de cure d’hydrocèle au Centre hospitalier régional de Banfora. L’objectif de cette opération était, entre autres, de contribuer à l’élimination de la filariose lymphatique au Burkina Faso. La tenue de cette campagne de cure d’hydrocèle s’inscrivait dans le cadre de la mise en œuvre du Projet régional de lutte contre les maladies tropicales négligées (P/MTN) et le paludisme saisonnier au Sahel, regroupant le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Il a été planifié dans le cadre du Programme national de lutte contre les maladies tropicales négligées, et ce, conformément aux recommandations de l’Organisation Ouest africaine de la santé (OOAS). C’est le Centre hospitalier régional de Banfora, qui a été retenu pour la réalisation de 120 cures au profit des patients de la région des Cascades. Ces cures d’hydrocèle sont réalisées, selon la technique recommandée par le Programme mondial pour l’élimination de la filariose lymphatique et l’OMS. Il s’est agi au cours de la campagne, de traiter gratuitement en sept jours au moins, 120 patients souffrant d’hydrocèle qui sont présentement enregistrés. En plus du traitement de masse, le P/MTN a prévu la prise en charge de certaines complications réversibles de la filariose lymphatique telles que le lymphoedème, l’éléphantiasis.

 

Une campagne à caractère sous-régional

 

Selon le directeur du département de la recherche et de l’information sanitaire, Salou Zoum qui a représenté le DG de l’OOAS à la cérémonie officielle de lancement de la campagne le 30 novembre dernier, il existe davantage de patients souffrant d’hydrocèle dans les Cascades. C’est pourquoi, a-t-il déclaré, «l’OOAS entend à travers le Projet paludisme et Maladies tropicales négligées, poursuivre ses efforts d’accompagnement des pays, afin de rendre accessible les prestations de soins à ces patients». Faut-il le rappeler, les présents camps de chirurgie des hydrocèles ont un caractère sous-régional en ce sens qu’ils viennent en complément aux activités que mène déjà le pays. C’est pour cela qu’ils font appel à des experts sous-régionaux tels que des chirurgiens des autres pays bénéficiaires du Projet, à savoir le Mali et le Niger. Ceux-ci viennent soutenir le camp et profiter pour partager leurs expériences mais aussi apprendre de leurs confrères du Burkina Faso. Selon la gouverneure des Cascades Joséphine Kouara Apiou/Kaboré, les efforts du gouvernement burkinabé et de ses partenaires ont permis d’obtenir l’interruption de la transmission de la filariose lymphatique dans 60 districts sanitaires sur les 70 que compte le Burkina Faso. En 2018, a-t-elle poursuivi, le traitement de masse concernera 10 districts sanitaires. Au cours de cette année, dans le cadre du P/MTN et le paludisme saisonnier au Sahel, financé par la Banque Mondiale, plus de 750 agents de santé des blocs opératoires seront formés et plus de 2 000 cures d’hydrocèle seront réalisées et 4 000 patients porteurs d’éléphantiasis bénéficieront de kits de prise en charge. C’est pourquoi Joséphine Kouara Apiou/Kaboré a traduit sa reconnaissance à la Banque mondiale pour son accompagnement dans la mise en œuvre de ce projet sous-régional et à l’OOAS pour son appui technique aux pays.

                                                                                                        Mamadou YERE

 (AIB/Comoé)