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Lutte contre le paludisme au Burkina Faso: 20 « guerriers » en ordre de bataille

04/12/2017
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Lutte contre le paludisme au Burkina Faso

 

20« guerriers » en ordre de bataille

 

Le Programme national de lutte contre le paludisme a organisé une session de cours avancé sur le paludisme, au profit de 20 agents de santé. Après 45 jours de formation, ils ont reçu leur parchemin, le samedi 25 novembre 2017 à Bobo-Dioulasso.

 

Ce sont 20 agents de santé, composés entre autres, de médecins, de biologistes, d’attachés de santé, qui ont suivi la 3e session de cours avancé sur le paludisme à l’Institut supérieur des sciences de la Santé (INSSA), à Bobo-Dioulasso. Durant 45 jours, le Pr. Macaire Ouédraogo et son équipe, ont dispensé des modules permettant à ces hommes et femmes venus des 13 régions, de maîtriser les notions de base sur la lutte anti-vectorielle. Ainsi, avant de retourner dans leurs centres de santé, ils ont reçu leurs attestations, le samedi 25 novembre 2017 à Bobo-Dioulasso. Selon le directeur de l’INSSA, le Pr. Macaire Ouédraogo, les récipiendaires sont aptes à suivre et à soigner une personne atteinte du paludisme. Il a, ce faisant, invité ces agents de santé à former leurs pairs, afin de susciter une mobilisation sociale dans la lutte contre la maladie. Le représentant des lauréats, Dr Saïd Yacine Ouédraogo, a témoigné leur engagement à lutter contre le paludisme dans leurs zones respectives. Il a fait comprendre que lui et ses camarades vont développer des actions novatrices pour lutter contre la maladie. La secrétaire générale du ministère de la Santé, Dr Alphonsine Ouédraogo, a félicité les lauréats, avant de décliner les attentes. « Nous voulons leur faire comprendre que la tâche est immense et que le vrai maçon se reconnait au pied du mur. Nous allons veiller à ce qu’ils mettent en œuvre ce qu’ils ont appris », a-t-elle dit.

 

Le taux de létalité en baisse

 

La session de cours avancé sur le paludisme est organisée par le Programme national de lutte contre le paludisme. Selon son coordonnateur, Dr Yacouba Savadogo, le programme s’inscrit dans une dynamique de renforcement des compétences des agents du ministère de la Santé, singulièrement dans le cadre de la lutte contre le paludisme. L’objectif étant de leur donner des capacités pour répondre au défi de la lutte contre le paludisme, première cause de consultation au Burkina Faso. Selon Yacouba Savadogo, dans le cadre de la lutte contre cette maladie, il y a beaucoup de progrès. « La létalité, c’est-à-dire le nombre de malades qui décèdent parmi les cas graves a baissé, de 1,6% en 2011 à 0,9% en 2016 », a fait comprendre le Dr Savadogo. Il a ajouté que la prévalence parasitemique (proportion des enfants porteurs du parasite) est passée de 66% en 2011 à 46% en 2014. Des avancées qui selon lui, sont la preuve que les interventions dans la lutte contre le paludisme sont de plus en plus efficaces. Initié en 2015, le cours avancé sur le paludisme est soutenu par la Banque mondiale. En 2017, elle a apporté 32 millions et demi de F CFA, selon la secrétaire générale du ministère de la Santé, Dr Alphonsine Ouédraogo, dans le cadre de la 3e session. Le Pr. Macaire Ouédraogo, au regard de l’enjeu de la lutte contre le paludisme a souhaité que le cours se pérennise. La secrétaire générale, Alphonsine Ouédraogo, en réponse, a fait comprendre que le renforcement des capacités des acteurs du système de santé est une volonté politique. « Quel que soit la forme que cela va prendre, l’Etat s’engage à renforcer les capacités des acteurs », a-t-elle conclu.

Rabalyan Paul OUEDRAOGO