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Réseau d’accès aux médicaments essentiels: des membres d’OSC formés à Koudougou

04/12/2017
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Réseau d’accès aux médicaments essentiels

Des membres d’OSC formés à Koudougou

Koudougou, (AIB) - Le Réseau d’accès aux médicaments essentiels (RAME) a organisé, du 27 au 30 novembre à Koudougou, un atelier de formation sur le renforcement du capital humain en faveur des groupes spécifiques en matière de santé. Au total, 90 participants, tous membres d’Organisations de la société civile (OSC), ont pris part à cette formation. Une formation qui se tient avec le soutien financier de la GIZ. C’est le gouverneur de la région du Centre-Ouest, Irène Coulibaly, qui a présidé l’ouverture de la rencontre.

C’est dans la salle de conférence du gouvernorat du Centre-Ouest qu’a eu lieu le lancement officielle de la formation des 90 membres d’Organisations de la société civile (OSC). L’ouverture des travaux a été marquée par deux allocutions dont celle du directeur des opérations du RAME, Georges Rouamba, qui, au passage a salué l’estime des autorités régionales à cette activité du RAME. Selon M. Rouamba, les droits à la santé des groupes spécifiques ne sont pas toujours bien connus, alors que les OSC sont les premières actrices de l’offre de santé au niveau communautaire, d’où la nécessité de renforcer leurs capacités sur les droits des groupes spécifiques en matière de santé. 

C’est ce qui justifie parfaitement la tenue de la formation de Koudougou à leur intention. Pour sa part, madame le gouverneur a félicité le RAME pour la tenue de cette formation combien capitale pour les bénéficiaires.  Selon elle, la tenue de cette formation vient à point nommé car elle permettra aux participants d’avoir des rudiments nécessaires pour défendre les droits des groupes vulnérables tout en favorisant la prise en compte de leurs besoins. 

Avant de déclarer ouverte la session de Koudougou, elle les a invités à une pleine participation aux travaux et à tirer le maximum d’informations avec les experts afin de mieux défendre les droits des groupes vulnérables et des populations clés en matière de santé. Venus des 13 régions du pays, les participants  devront être capables, à la fin des quatre jours de formation, de définir les concepts de populations clés et vulnérables, de groupes spécifiques en matière de santé, de droits et de droits humains. Ils devront en outre être en mesure de mieux connaitre les droits liés à la santé, les dispositions spécifiques pour les populations clés et vulnérables, les différentes formes de violation des droits en matière de santé et surtout connaitre les voies de recours possibles en cas de violation des droits à la santé. 

C’est du moins le souhait du directeur des opérations du RAME, Georges Rouamba, qui indique  que le RAME attend, à  l’issue de cette formation, que les participants  puissent mettre en place des cellules de concertation, au sein des formations sanitaires, pour faire des sensibilisations sur les droits et les devoirs des malades.  Des séances plénières, des travaux en groupes, des études de cas ont entre autres constitué l’agenda de la session de 4 jours. En rappel, le RAME, créé en 2001, est un réseau de droit burkinabè avec des personnes physiques et morales réparties sur toute l’étendue du territoire national. Il a pour mission d’influencer les politiques pour un accès équitable des populations aux services de santé. 

Le RAME est engagé dans la mobilisation communautaire en faveur du droit à la santé des populations, surtout les plus vulnérables. Cela passe par des actions de formation de son public cible à ses droits et devoirs dans le domaine de la santé, ainsi que des actions de renforcement des connaissances en matière de politiques de santé, d’où la tenue de la présente session de formation.

François KABORE