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Lutte contre les mariages forcés et précoces à Diapaga :vers l’engagement des leaders communautaires et des parents d’élèves

27/11/2017
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Lutte contre les mariages forcés et précoces

Vers l’engagement des leaders communautaires et des parents d’élèves

Diapaga, (AIB) – L’Eglise évangélique de la Société internationale de missions (EE/SIM), en partenariat avec Christian Children’s Fund’s Of Canada (CCFC), a organisé une conférence sur la lutte contre la pratique des mariages précoces ou forcés, le samedi 18 novembre 2017 au Lycée Untaani de Diapaga. Il s’est agi de sensibiliser des acteurs en vue de susciter leur engagement dans la lutte.

Prévenir les mariages précoces ou forcés, c’est l’ambition chère à EE/SIM et son partenaire CCFC. C’est aussi l’essence de la conférence organisée à l’intention des élèves, parents d’élèves et leaders religieux et coutumiers de la province.  A l’occasion, plus de 200 participants ont été conviés à Diapaga pour discuter de ce fléau qui a la peau dure dans la Tapoa. La région de l’Est est en effet classée au second rang après le Sahel, s’agissant des mariages forcés ou précoces. Le coordonnateur de EE/SIM Tapoa, Limaba Tankoano, a donné le programme de la conférence, au cours de la cérémonie d’ouverture placée sous la présidence du 1er adjoint au maire de Diapaga, Mano Diamangou, et sous l’œil vigilant de Thierry Zongo, représentant le partenaire CCFC. Il a également présenté le conférencier Lassané Ouédraogo, directeur provincial de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille de la Tapoa. Le choix des parents et des leaders d’opinion se justifie, selon le coordonnateur, par le fait qu’ils sont la voix de leurs populations. L’objectif de la conférence étant de mener des échanges sur la récurrence de la pratique, ses causes et ses conséquences, informer et sensibiliser les participants sur les dispositions légales interdisant ces pratiques, le conférencier a axé sa communication sur la clarification des concepts, la problématique des mariages forcés ou précoces et l’ampleur du phénomène dans la province. Il a également abordé les causes et les conséquences de cette pratique, les statistiques dans les écoles primaires, les collèges et lycées de la Tapoa et les moyens de lutte (sensibilisation et répression). En guise de conclusion, il a indiqué que la lutte contre les mariages forcés et précoces est un élan vers la disparition de certaines pratiques néfastes entretenues malheureusement par les parents d’élèves qui croient que l’éducation de leurs enfants incombe aux seuls enseignants. M. Zongo s’est réjoui de participer à cette conférence qui a été une occasion pour les participants de bénéficier des expériences des uns et des autres. De son avis, chaque initiative de ce genre a le mérite de laisser bien de choses dans l’esprit des gens en faveur de l’élimination des mariages forcés et précoces ainsi que des grossesses non-désirées qui sont des violations graves des droits de l’enfant. Il faut noter que ce partenariat entre EE/SIM et CCFC, porté sur les fonts baptismaux en 1991, a permis de parrainer 1231 enfants à travers leur prise en charge en matière de santé, d’éducation et le soutien des parents par des activités génératrices de revenus.

K. Boureima LIDO

                                                                                                                  A.I.B /Tapoa