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Journées consulaires des Hauts-Bassins : un rendez-vous de redevabilité et de formation

23/11/2017
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Journées consulaires des Hauts-Bassins

 

Un rendez-vous de redevabilité et de formation

 

La Chambre de commerce et d’industrie des Hauts-Bassins a organisé du 20 au 22 novembre 2017, les journées consulaires à Bobo-Dioulasso. Un rendez-vous de redevabilité pour le bureau dirigeant, mais également de sensibilisation et de formation des acteurs économiques.

 

La délégation régionale consulaire des Hauts-Bassins s’est prêtée à un exercice de redevabilité, à l’occasion des journées consulaires tenues du 20 au 22 novembre 2017 à Bobo-Dioulasso. Le président Laciné Diawara et son équipe ont fait le bilan d’une année de gestion, aux opérateurs économiques, le mardi 21 novembre 2017. Il a en effet indiqué que 75% du budget gestion 2017, à la date du 31 octobre, sont consommés. Cela est traduit par la réalisation de diverses activités. Suivant le président Laciné Diawara, la direction régionale a formé 1009 acteurs économiques, la délégation consulaire, 841 et plus de 1300 autres sont inscrits dans des centres de formation. M. Diawara a fait savoir que le bureau consulaire a entrepris l’extension du port sec. De 19 hectares, la superficie de ce port sec va être portée à 40 hectares. Déjà, le financement de cette réalisation estimée à 16 milliards de FCFA est bouclé, a dit Laciné Diawara, et les travaux vont débuter en 2018. Il a ajouté que la délégation consulaire a acquis un autre terrain de 25 hectares sur l’axe Bobo-Dioulasso-Orodara, pour réaliser un parking pour les camions transportant les hydrocarbures d’une part, et d’autre part pour les revendeurs de véhicules d’occasion communément appelés « France au revoir ». Autre projet en étude, c’est la construction de la Zone d’activités diverses (ZAD). Ce projet, d’après Laciné Diawara, va être mis en œuvre après l’extension du port sec.

 

Une économie résiliente

 

Devant un parterre de journalistes ce mercredi 22 novembre, le président de la délégation consulaire des Hauts-Bassins s’est réjoui du bilan. Outre les actions déjà menées en 2017, M. Diawara a rassuré les journalistes que l’économie dans la région des Hauts-Bassins, a fait preuve de résilience. Ce qui est une prouesse, suivant l’homme d’affaires, au regard du contexte sécuritaire du Burkina Faso. Les opérateurs économiques de la région des Hauts-Bassins ont bénéficié de sensibilisation sur l’accès aux financements par les entreprises et sur la fiscalité pendant ces journées consulaires. Selon le représentant de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers, Ibrahima Ouattara, un des panelistes, les petites et moyennes entreprises ont des difficultés d’accès aux financements. Cela s’explique par trois types de contraintes, a-t-il dit. Il y a d’abord l’asymétrie des informations, ce qui veut dire que les banques n’ont pas toujours les informations qu’elles veulent sur les PME/PMI. Ensuite, il faut une gouvernance au sein des entreprises, selon la norme admise. Et du côté des banques, il y a l’inadaptation des financements des besoins de PME/PMI. Mais M. Ouattara a fait comprendre qu’il y a de bonnes perspectives. Selon lui, au Burkina Faso, des dispositions ont été prises afin de permettre aux PME/PMI d’accéder aux financements. Il a cité la mise en place d’un comité national pour le suivi de ces PME/PMI, la loi d’orientation au Burkina Faso pour le financement de PME/PMI, et la charte des PME/PMI adoptée en 2017. A cela s’ajoute, a-t-il fait savoir, des dispositions prises par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), pour encourager les banques à aller au financement des petites entreprises. Ce qui constitue une invite aux banques à adapter leurs financements aux besoins des PME/PMI. Le directeur général des impôts, Adama Badolo a échangé avec les acteurs économiques sur la fiscalité. Il leur a fait comprendre l’importance de la formalisation des entreprises. M. Badolo a également évoqué la modernisation en cours à la direction générale des impôts. Il a cité la télé-déclaration et le paiement des impôts, via la téléphonie mobile.

Rabalyan Paul OUEDRAOGO