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Au coin du palais : l’intendant et le multiplicateur de billets de banque

23/11/2017
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<p class="MsoNormal" align="center" style="text-align:center;line-height:150%"><span style="font-size: 20pt; line-height: 150%; font-family: Helvetica, sans-serif; font-weight: bold;">Au coin du palais <o:p></o:p></span></p> <p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"><span style="font-size: 14pt; line-height: 150%; font-family: Helvetica, sans-serif; font-weight: bold;">&nbsp;</span></p> <p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"><span style="font-size: 14pt; line-height: 150%; font-family: Helvetica, sans-serif; font-weight: bold;">*L’intendant et le multiplicateur de billets de banque</span><span style="font-size:14.0pt;mso-bidi-font-size:11.0pt;line-height:150%;font-family: " helvetica","sans-serif";mso-bidi-font-family:"times="" new="" roman""=""> <o:p></o:p></span></p> <p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"><span style="font-size:14.0pt;mso-bidi-font-size:11.0pt;line-height:150%;font-family: " helvetica","sans-serif";mso-bidi-font-family:"times="" new="" roman""="">Enseignant de français et charg&eacute; de l’intendance du lyc&eacute;e priv&eacute; Espoir de D&eacute;dougou, G.Y. a comparu le lundi 20 novembre 2017 devant les juges du Tribunal de grande instance de D&eacute;dougou. Il est pr&eacute;venu des faits de d&eacute;tournement de fonds portant sur la somme de plus de 9 millions de FCFA (9&nbsp;134&nbsp;806 plus pr&eacute;cis&eacute;ment). Sans passer par quatre chemins, G.Y. reconnaît les faits, mais dit avoir &eacute;t&eacute; victime d’une arnaque par un inconnu. Selon lui, cet inconnu aurait promis de faire de lui un homme riche, en multipliant par deux, l’argent qu’il lui apporterait. S&eacute;duit par cette proposition, l’intendant s’est mis à puiser dans les caisses du lyc&eacute;e pour servir son multiplicateur de billets, jusqu’à la somme de 9&nbsp;134&nbsp;806 FCFA. Malheureusement, il n’a pas eu gain de cause, car l’inconnu s’est volatilis&eacute; par la suite. Un argument qui n’a pas convaincu la Cour. En effet, pendant l’instruction, le pr&eacute;venu, selon le procureur du Faso, a indiqu&eacute; ne pas savoir comment il a pu en arriver là. En plus, dès les premiers instants de son interpellation, il a affirm&eacute; être frapp&eacute; par la mal&eacute;diction des parents d’&eacute;lèves, a expliqu&eacute; à la barre le repr&eacute;sentant du lyc&eacute;e. Trois versions diff&eacute;rentes, qui mettent à mal la d&eacute;fense du quadrag&eacute;naire qui, selon le repr&eacute;sentant de l’&eacute;tablissement, n’est pas à son premier forfait. Selon lui, il y a eu des pr&eacute;c&eacute;dents portant sur des sommes dont des solutions ont &eacute;t&eacute; trouv&eacute;es à l’interne. D’ailleurs, cette affaire ne se serait pas port&eacute;e devant les tribunaux, si le fautif s’&eacute;tait montr&eacute; coop&eacute;ratif, en acceptant le règlement à l’amiable, a poursuivi le r&eacute;pondant de l’&eacute;tablissement. Interrog&eacute; pour savoir si le lyc&eacute;e se constituait partie civile à l’audience, le repr&eacute;sentant de l’&eacute;tablissement a r&eacute;clam&eacute; les fonds d&eacute;tourn&eacute;s et des dommages et int&eacute;rêts. Le procureur du Faso a demand&eacute; que le pr&eacute;venu soit reconnu coupable des faits à lui reproch&eacute;s et condamn&eacute; à une peine d’emprisonnement ferme de 36 mois. La Cour a condamn&eacute; G.Y à une peine d’emprisonnement de 24 mois ferme et à payer en plus des fonds d&eacute;tourn&eacute;s, les frais de dommages et int&eacute;rêts. <o:p></o:p></span></p> <p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"><span style="font-size:14.0pt;mso-bidi-font-size:11.0pt;line-height:150%;font-family: " helvetica","sans-serif";mso-bidi-font-family:"times="" new="" roman""="">&nbsp;</span></p> <p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"><span style="font-size: 14pt; line-height: 150%; font-family: Helvetica, sans-serif; font-weight: bold;">* Un b&eacute;lier tu&eacute;, une amende de 100&nbsp;000 FCFA <o:p></o:p></span></p> <p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"><span style="font-size:14.0pt;mso-bidi-font-size:11.0pt;line-height:150%;font-family: " helvetica","sans-serif";mso-bidi-font-family:"times="" new="" roman""="">Père de six enfants et cultivateur âg&eacute; de 37 ans à D&eacute;dougou, C.G. est cit&eacute; à comparaitre au Tribunal de grande instance de D&eacute;dougou, le lundi 20 novembre 2017. Il est pr&eacute;venu de vol d’un b&eacute;lier courant août 2017. A la barre, il reconnait les faits, mais soutient que le b&eacute;lier est entr&eacute; dans la cour de sa mère où il a commis des d&eacute;gâts. Et que c’est sous l’injonction de sa mère que l’animal a &eacute;t&eacute; abattu. Le ministère public a rappel&eacute; au pr&eacute;venu que le fait de s’approprier la chose d’autrui sans son consentement est consid&eacute;r&eacute; comme un vol. Il a requis une peine d’emprisonnement de six mois assortis de sursis à l’encontre de C.G. Le Tribunal a d&eacute;clar&eacute; C.G coupable des faits de vol et l’a condamn&eacute; à une peine d’amende ferme de 100&nbsp;000 FCFA. <o:p></o:p></span></p> <p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"><span style="font-size:14.0pt;mso-bidi-font-size:11.0pt;line-height:150%;font-family: " helvetica","sans-serif";mso-bidi-font-family:"times="" new="" roman""="">&nbsp;</span></p> <p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"><span style="font-size: 14pt; line-height: 150%; font-family: Helvetica, sans-serif; font-weight: bold;">*Elle pr&eacute;fère le mariage à l’&eacute;cole <o:p></o:p></span></p> <p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"><span style="font-size:14.0pt;mso-bidi-font-size:11.0pt;line-height:150%;font-family: " helvetica","sans-serif";mso-bidi-font-family:"times="" new="" roman""="">G.S., un jeune garçon et sa tante G.F., se sont expliqu&eacute;s à l’audience du Tribunal de grande instance de D&eacute;dougou, ce lundi 20 novembre 2017 sur des faits de rapt et complicit&eacute; de rapt sur une jeune fille du nom de I.A. Elève en classe de 5<sup>e</sup>, cette dernière &eacute;tait âg&eacute;e de 16 ans au moment des faits. Poursuivi pour enlèvement et s&eacute;questration sur la jeune fille, G.S a expliqu&eacute; que c’est avec le consentement de celle-ci que leur projet de mariage a &eacute;t&eacute; mûri. Et c’est dans cette logique que la jeune fille aurait quitt&eacute; Torouba son village natal, pour rejoindre son futur mari à Boromo, sans en informer ses parents, ni obtenir leur accord. Le jeune homme a fait comprendre qu’à la rentr&eacute;e scolaire, il a, à deux reprises, demand&eacute; à I.A. de rejoindre ses parents, et poursuivre ses &eacute;tudes. La jeune fille a confirm&eacute; les propos de son copain. La tante du garçon, G.F., pr&eacute;venue de complicit&eacute; de rapt, a fait savoir à la barre que son neveu lui avait confi&eacute; la jeune fille, comme &eacute;tant sa femme. Tout comme G.S, G.F. a soutenu qu’ils n’imaginaient pas que la jeune fille &eacute;tait une mineure, au regard de son physique. I.K., le père de la fille, a d&eacute;clar&eacute; que ce sont les &eacute;tudes de cette dernière qui passent avant toute autre chose. Au cours de l’audience, la fille, revenue à de meilleurs sentiments et après avoir reconnu son tort, a promis de poursuivre ses &eacute;tudes. Elle a demand&eacute; pardon pour avoir d&eacute;sob&eacute;i. Elle a par ailleurs fait comprendre qu’elle aime G.S. Le procureur du Faso a conseill&eacute; à la jeune fille de se concentrer d’abord sur ses &eacute;tudes, avant de songer à former un foyer. <span style="font-style: italic;">«&nbsp;Le premier mari d’une femme est son travail&nbsp;»,</span> lui a-t-il dit. Le procureur du Faso a demand&eacute; à la Cour de reconnaître les pr&eacute;venus coupables des faits qui leur sont reproch&eacute;s et de les condamner à une peine de six mois de prison et à une amende de 200&nbsp;000 FCFA, le tout assorti de sursis. En attendant le 27 novembre 2017 pour le d&eacute;lib&eacute;r&eacute;, G.S. et sa tante G.F. retourneront en d&eacute;tention. <o:p></o:p></span></p><span style="font-size: 14pt; line-height: 107%; font-family: Helvetica, sans-serif; font-weight: bold;">Rassembl&eacute;s par Kam&eacute;l&eacute; FAYAMA</span>