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Lutte contre la pratique de l’excision: des agents de santé communautaire s’engagent

20/11/2017
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Lutte contre la pratique de l’excision

Des agents de santé communautaire s’engagent

 

Sébba, (AIB) - Le Conseil national de lutte contre la pratique de l’excision en collaboration avec ses partenaires a organisé du 7 au 10 novembre 2017 des sessions de plaidoyer auprès de 140 agents de santé à base communautaires (ASBC) dans la province du Yagha afin de susciter leur engagement pour l’abandon de l’excision et du mariage d’enfants dans leur village respectif.

 

Les plaidoyers du Conseil national de lutte contre la pratique de l’excision en collaboration avec l’UNICEF et l’UNFPA se sont déroulés dans quatre communes de la province du Yagha à savoir Solhan, Boundoré, Titabè et Sebba du le 7 au 10 novembre 2017 au profit de 140 agents de santé à base communautaire (ASBC). L’objectif visé est de contribuer au renforcement des capacités et compétences en matière de promotion de l’élimination des mutilations génitales féminines (MGF) et de mariages d’enfants. Il a été question également d’obtenir l’engagement des ASBC d’accompagner les actions de promotion de l’élimination des MGF et des mariages d’enfants dans leurs villages respectifs.

 

Il est ressorti des débats que l’excision et le mariage précoce se pratiquent au Yagha dans la clandestinité totale et hors des frontières. A l’issu de toutes les interventions, les ASBC ont pris l’engagement d’accompagner le CNLPE pour l’atteinte de ses objectifs dans toute la province. De même, les autorités communales ont pris l’engagement d’être au côté des ASBC en sensibilisent les Imams, les CVD, et les conseillers municipaux pour ensemble vaincre l’excision et le mariage des enfants dans le Yagha.      Le représentant du CNLPE Raimond Zongo a justifié le Choix des ASBC qui selon lui, sont des acteurs clés jouant un  rôle d’interface entre la communauté et les structures de santé. « Comme le domaine d’intervention du CNLPE est en direction des communautés, il profite de leur engagement et accompagnement pour pouvoir atteindre les  populations. C’est pourquoi,  le conseil a choisi de les impliquer et de les intégrer dans leur circuit de communication pour atteindre son objectif », explique M Zongo. Raimond Zongo a précisé que la pratique de l’excision a des conséquences au plan sanitaire et social. Généralement, quand on fait face à ces conséquences, toute notre vie est troublée, a-t-il conclu.

                                                                                                     Mamoudou Ali MOGOBIRI

AIB /Yagha