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Lutte contre l’excision et les mariages d’enfants :525 agents de santé à base communautaire formés

13/11/2017
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Lutte contre l’excision et les mariages d’enfants

525 agents de santé à base communautaire formés

Zorgho, (AIB)- Le Secrétariat permanent du Conseil national de lutte contre la pratique de l’excision (SP/CNLPE), en collaboration avec la Direction provinciale de la femme, de la solidarité nationale et de la famille du Ganzourgou, a organisé une formation au profit des Agents de santé à base communautaire (ASBC) des différentes communes de la province du Ganzourgou, du 23 au 28 octobre 2017. Renforcer les capacités et les compétences des ASBC en matière de promotion de l’élimination des MGF et des mariages d’enfants, tel est l’objectif visé par cette formation.

La pratique de l’excision et les mariages d’enfants sont encore une réalité dans notre pays, malgré l’existence de textes les punissant et en dépit des actions menées par le gouvernement et ses partenaires. Face à cette situation, le SP/CNLPE n’entend pas baisser les bras. Pour contribuer à l’élimination des Mutilations génitales féminines (MGF), des mariages d’enfants et faire la promotion du genre et de la prise en charge des séquelles de l’excision, il a alors décidé d’impliquer les Agents de santé à base communautaire (ASBC), en initiant un projet de renforcement de leurs capacités. Cette option se justifie par le fait que les ASBC ont été recrutés pour agir comme intermédiaires entre la communauté dont ils sont issus et les services de santé. A ce titre, ils peuvent constituer de puissants vecteurs de changement de comportements. A cet effet, les 64 ASBC venus des différents villages de la commune de Zorgho ont, une journée durant, avec l’aide de Boukaré Zabsonré, directeur provincial en charge de l’Action sociale du Ganzourgou, et de Yérou Sawadogo, médecin-chef du district sanitaire de Zorgho, échangé sur l’excision, ses causes, ses conséquences, le cadre juridique de la lutte contre cette pratique et la problématique des mariages d’enfants. Parlant des conséquences de l’excision, les participants ont été choqués en suivant un film qui montre l’atrocité des violences que subissent les filles victimes de cette pratique. Mais ils ont été réconfortés de savoir qu’il existe des moyens de réparation des séquelles de l’excision dans les formations sanitaires.  Quant au mariage d’enfants, le directeur de l’action sociale a indiqué qu’il a des conséquences sur la société en général et le bien-être des enfants en particulier. C’est pourquoi les ASBC ont été invités à sensibiliser autour d’eux pour l’élimination de la pratique de l’excision et des mariage d’enfants. Ces derniers se sont engagés à le faire effectivement et à guider les victimes vers les centres de santé pour une prise en charge des séquelles. Ils se sont engagés à être des modèles dans la lutte contre ces pratiques qui sont dégradantes. Régina Compaoré du SP/CNLPE a remercié les participants pour leur assiduité et les a invités à être des relais dans leurs communautés pour l’abandon de la pratique de l’excision et des mariages d’enfants. Cette formation a été tenue dans toutes les chefs-lieux des communes du Ganzourgou et ils sont au total 525 ASBC à avoir bénéficié de ce renforcement de capacités.

Moïse SAMANDOULGOU