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An III de l’insurrection populaire :A Ouahigouya, les familles des victimes n’ont pas été approchées

08/11/2017
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An III de l’insurrection populaire

A Ouahigouya, les familles des victimes n’ont pas été approchées

Ouahigouya, (AIB) - La coordination nationale du mouvement Brassard noir a tenu une conférence de presse, le dimanche 29 octobre 2017 à Ouahigouya, afin de donner son appréciation de la situation politique nationale, trois ans après l’insurrection populaire.

La coordination nationale du mouvement Brassard noir a convié la presse, le dimanche 29 octobre 2017 à Ouahigouya. Pour le président national du mouvement, Boukari Conombo, il était nécessaire pour eux, trois ans après l’insurrection populaire, de venir à Ouahigouya pour savoir ce qui a été fait au profit des familles des victimes. A en croire les membres de la coordination, après avoir approché les familles des trois victimes de l’insurrection populaire à Ouahigouya, ils ont été surpris d’apprendre qu’aucune des familles n’a été approchée, ni par les autorités administratives, ni par la justice. « Nous constatons avec regret et colère que les familles des victimes n’ont pas été approchées. Il n’y a eu aucune approche, ni judiciaire, ni politique. Et cela est très regrettable », s’est offusqué M. Conombo. A son avis, cette situation est déplorable, car tous ceux qui sont tombés pendant l’insurrection sur le territoire national sont des martyrs, pas seulement ceux de Ouagadougou. « La preuve en est que nous sommes à Ouahigouya, où il y a eu trois martyrs et il n’y a eu aucune approche. Alors que certaines   familles de martyrs à Ouagadougou ont reçu quelque chose de la part des autorités », a-t-il ajouté. Pour remédier à cette discrimination, le président national du Brassard noir, Boukari Conombo, a confié que des démarches seront entreprises auprès des autorités. « Nous allons les approcher pour leur dire d’éviter la discrimination », a-t-il annoncé. Concernant la situation nationale actuelle, Jonathan Tapsoba, ancien député du CNT, membre du Brassard noir, a relevé la persistance de l’impunité des crimes économiques et de sang, la non-élucidation des dossiers Thomas Sankara, Norbert Zongo, Boukari Dabo, du juge Salifou Nébié, la cherté de la vie, la montée de l’incivisme et de la grogne sociale, l’insécurité et les attaques terroristes. Toutefois, le Brassard propose comme solutions l’harmonisation des salaires, l’appropriation du PNDES par l’ensemble des Burkinabè pour sa mise en œuvre effective. En ce qui concerne la justice, le Brassard noir propose l’installation de tribunaux spéciaux afin de régler définitivement la question des dossiers pendants. Toutefois, Boukari Conombo a fustigé le débrayage des policiers sur l’étendue du territoire national ; un mouvement d’humeur qui, selon lui, met la nation en insécurité. Aussi, il a salué le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, qui les a rencontrés pour que les choses rentrent dans l’ordre. « Nous pensons que quelles que soient les actions que nous posons, seul le dialogue doit être privilégié. C’est autour d’une table que cela doit se régler », a souhaité M. Conombo.

Ibrahim ZAMPALIGRE