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Lutte contre l’excision et les mariages d’enfants: les capacités de 60 agents de santé communautaire renforcées

03/11/2017
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Lutte contre l’excision et les mariages d’enfants

Les capacités de 60 agents de santé communautaire renforcées

      Djibo, (AIB) -  Le Secrétariat permanent du Conseil national de lutte contre la pratique de l’excision (SP/CNLPE) a organisé, le mardi 24 octobre 2017 à Djibo dans la province du Soum, un atelier de plaidoyer auprès des agents de santé à base communautaire de la commune de Djibo. Cet atelier avait pour objectif de susciter l’engagement de ces agents dans la lutte pour l’abandon de l’excision et des mariages d’enfants.

Malgré plus de deux décennies de lutte marquées par des sensibilisations et la répression, l’excision et les mariages d’enfants persistent. Pour endiguer ces pratiques, le Secrétariat permanent du Conseil national de lutte contre la pratique de l’excision (SP/CNLPE) tente une nouvelle stratégie avec les Agents de santé à base communautaire (ASBC) qui sont proches des populations, a indiqué le directeur provincial de la femme, de la solidarité nationale et de la famille, Désiré Toé. C’est dans ce cadre qu’il a été initié une vaste campagne de plaidoyer dans les régions du Plateau central et du Sahel, a-t-il ajouté. Dans la région du Sahel et précisément dans le Soum, ce sont plus de 200 ASBC qui seront concernés et la première étape est celle de Djibo où une soixantaine d’ASBC seront formés afin de renforcer leurs capacités dans la lutte pour l’abandon de l’excision et des mariages d’enfants dans leurs villages. La projection d’un film qui relate un cas d’excision a été servie aux participants. Certains furent choqués et ont avoué que cette pratique est très néfaste. Pendant les séances de plaidoyer qui ont suivi, les différentes formes d’excisions qui existent, leurs fondements et la législation en vigueur ont été développés. Au regard des conséquences désastreuses de la pratique de l’excision sur les filles, Estelle Silga du Centre médical urbain de Djibo a demandé aux populations d’abandonner cette pratique.  Elle a aussi cité des cas récents d’excisions dans la commune qui se sont mal passés pour prouver la recrudescence du phénomène. Les participants, dans les échanges, ont exprimé leur réelle volonté de s’impliquer dans la lutte. Concernant les mariages d’enfants, Estelle Silga a souligné que chaque enfant doit être mature avant de se marier et chaque fille doit pouvoir choisir elle-même son conjoint. Elle a rappelé donc aux ASBC qu’ils ont un rôle à jouer dans la lutte contre ces pratiques car ils sont proches des populations et sont aux cotés des agents de santé publique. A l’issue de la formation, les ASBC de la commune de Djibo ont tous pris la résolution et l’engagement de faire de l’élimination de la pratique de l’excision, des mariages d’enfants et des grossesses précoces leur cheval de bataille. La délégation du SP/CNLPE venue de Ouagadougou, par la voix de Raymond Zongo, n’a pas manqué de saluer l’engagement des ASBC.

Moumouny B. TAMBOURA
/ AIB Djibo