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Lutte contre les violences faites aux femmes et à la jeune fille :l’engagement des agents de santé à base communautaire sollicité

02/11/2017
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Lutte contre les violences faites aux femmes et à la jeune fille

L’engagement des agents de santé à base communautaire sollicité

Boussé, (AIB) - La Direction provinciale de la femme, de la solidarité nationale et de la famille du Kourwéogo et le SP/CNLPE ont tenu, du 24 au 28 octobre 2017, des sessions de formation dans les cinq communes de la province. Ces rencontres ont servi de plaidoyers pour susciter l’adhésion des agents de santé à base communautaire dans le combat pour l’élimination de l’excision et des mariages d’enfants dans la province.

Pour les autorités du ministère en charge de la Femme, l’excision et les autres formes de violences faites à la gente féminine, telles que les mariages d’enfants, constituent encore, au Burkina Faso, un problème majeur. Elles ont pour conséquence le recul de la santé sexuelle et reproductive de la femme et compromettent l’épanouissement social de la jeune fille. Le succès de la lutte contre ces phénomènes nécessite, disent-elles, l’implication de tous les leviers de la société. Le directeur provincial, Germain Guissou, a souligné que l’intervention des animateurs de santé communautaire peut s’avérer déterminent pour la sensibilisation des populations au quotidien. L’Agent de santé à base communautaire (ASBC), de par les tâches qui lui sont dévolues, agit comme un intermédiaire entre la collectivité dont il est issu et les services de santé. Sa proximité avec les familles fait de lui un puissant vecteur de changement de comportements et de normes sociales. Ces session de renforcement de capacité des ASBC est initiée dans le but d’insuffler une nouvelle dynamique dans la lutte pour l’élimination des mutilations génitales féminines, des mariages d’enfants, la promotion du genre et la prise en charge médicale des séquelles de l’excision. L’objectif étant d’obtenir l’engagement de ces auxiliaires de santé pour accompagner les actions de promotion des droits de la femme, a-t-il expliqué. Ces rencontres de plaidoyer doivent toucher 1 159 personnes dans la région du Plateau central. Ils sont 168 à avoir pris part aux causeries-débats à Boussé, Laye, Niou, Toéghin, et Sourgoubila. Les ASBC ont ainsi eu l’occasion d’échanger avec Anne Ouédraogo/Coté et Jean Noël Zaba, animateurs de l’atelier. Il s’agissait pour eux d’outiller l’assistance sur les différents types d’excisions, le mariage précoce des filles, les limites des faux arguments véhiculés pour justifier ces pratiques et leurs conséquences dommageables tant pour les victimes que pour la communauté dans son ensemble. Ils ont en outre été exhortés à soutenir, encourager et orienter les personnes souffrant de séquelles dues à l’excision vers les structures sanitaires pour leur prise en charge. Les participants, après avoir suivi le film, les autres supports visuels et les commentaires, se sont dit suffisamment édifiés sur la réalité des dégâts que peuvent entraîner les mutilations génitales féminines et les grossesses précoces. Pour eux, aucune coutume ne doit permettre cette atrocité dont les avantages restent encore à prouver.  Aussi ont-ils décidé de faire de leur mieux pour contribuer à l’abandon de ces violences dans leurs localités.

Daouda BARRO