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Pires formes de travail des enfants dans la Boucle du Mouhoun : les orpailleurs de Barayakanso invités à faire face au problème

23/10/2017
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Pires formes de travail des enfants dans la Boucle du Mouhoun

 

Les orpailleurs de Barayakanso invités à faire face au problème

 

La direction régionale des droits humains et de la promotion civique de la Boucle du Mouhoun, a animé une causerie éducative, le jeudi 12 octobre 2017 à Barayakanso, dans la commune rurale de Safané sur les pires formes de travail des enfants dans les sites d’orpaillage et des carrières artisanales. L’étape de Barayakanso est la première de trois séries de causerie éducative dans la région.

 

« Nous sommes venus ce matin porter à votre connaissance la règlementation relative au travail des enfants, afin qu’ensemble nous puissions faire face aux pires formes de travail des enfants dans les sites d’orpaillage et les carrières artisanales ». C’est en ces termes que le directeur régional des droits humains et de la promotion civique de la Boucle du Mouhoun, Oumarou Tiémounou a introduit, le 12 octobre 2017, la causerie éducative sur les pires formes de travail des enfants dans les sites d’orpaillage et des carrières artisanales, avec les orpailleurs de Barayakanso dans la commune rurale de Safané. En présence du préfet du département de Safané, Kassoum Gouba, le directeur régional Oumarou Tiémounou a passé en revue les textes régissant le travail des enfants au Burkina Faso. La Constitution, le Code pénal et le Code de travail, a-t-il indiqué, interdisent aux enfants âgés de moins de 18 ans, d’être soumis à un certain nombre de travaux. Par contre, a poursuivi M. Tiémounou, il est permis aux parents de soumettre leurs progénitures mineures à certains travaux en fonction de leur capacité physique en vue de les former dans leur vie future, comme par exemple, prendre part à certains travaux ménagers, accompagner les parents au champ. Mais les travaux dans les mines ou les sites d’orpaillage sont formellement interdits pour les enfants n’ayant pas l’âge légal de prendre part à la vie active. C’est pourquoi, a-t-il souhaité, les orpailleurs du site artisanal de Barayakanso doivent être plus regardants sur cet aspect, afin d’éviter d’être un jour en conflit avec la loi. Insistant sur l’interdiction du travail des enfants, le préfet de Safané, Kassoum Gouba a rappelé les statistiques de l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD) et du Bureau international du travail (BIT), qui font cas de plus de 27 000 enfants employés sur les sites d’orpaillage et des carrières artisanales au Burkina Faso. Les populations de Barayakanso, touchées par cette séance de sensibilisation qui leur a permis de se familiariser avec les textes juridiques, se sont engagées par la voix de leur chef de village, à s’impliquer dans la lutte contre les pires formes des enfants. Avant les échanges, la mission conduite par le directeur régional des droits humains et de la promotion civique de la Boucle du Mouhoun, avait fait un tour sur ledit site d’orpaillage. Sur les lieux, Oumarou Tiémounou et sa délégation n’ont pu voir des enfants. A la question de savoir pourquoi cela, un orpailleur sous le couvert de l’anonymat a laissé entendre : « Les enfants ne viennent que la nuit, vers 23 heures, pour travailler jusqu’à l’aube. La journée, ils sont sollicités pour les récoltes dans les champs ».

Kamélé FAYAMA