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Société minière de Sanbrado: un cadre de concertation tenu à Boudry

26/07/2017
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Société minière de Sanbrado

Un cadre de concertation tenu à Boudry

Zorgho, (AIB) - Le maire de la commune de Boudry, Djibril Zoéringré, a présidé une rencontre ordinaire de concertation autour du projet aurifère de Sanbrado. Ce fut le jeudi 13 juillet 2017, dans la salle de réunions de la mairie de Boudry, en présence du directeur national de la société minière West African Ressources, Pierre Tapsoba.

Il s’est agi, au cours de cette rencontre, de présenter aux participants l’état d’évolution du projet aurifère de Sanbrado, de recueillir les préoccupations des uns et des autres et de renouveler l’arrêté mettant en place le cadre de concertation pour l’adapter au contexte du moment.

Le maire de la commune de Boudry a, dans son mot introductif, remercié les responsables de la mine pour la tenue régulière du cadre de concertation. Il a indiqué que c’est une joie pour sa commune d’abriter une mine aurifère et a souhaité que les travaux puissent débuter le plus vite car il est convaincu que cela apportera un changement positif dans sa commune.

Il est alors revenu à Pierre Tapsoba de présenter la situation de la mine. Il a d’abord expliqué le changement de nom de la société. En effet, la société, qui s’appelait Société Tanlouka Sarl, est devenue Société des mines de Sanbrado (SOMISA). Sanbrado, qui abrite la mine, est un ancien quartier de Tanlouka érigé maintenant en village.  

Pour Pierre Tapsoba, la SOMISA, filiale de la société australienne West African Ressources, est soucieuse de l’impact de la mine sur l’environnement physique et humain. C’est pourquoi elle a mis en place une structure appelée Cadre de concertation du projet aurifère de Sanbrado (CCPAS). L’objectif de ce cadre est d’être en contact permanent avec les populations riveraines du projet, afin qu’elles puissent suivre l’évolution du projet.

Il a indiqué que la SOMISA, après avoir déposé une requête de permis d’exploitation auprès du gouvernement, a continué ses activités d’exploration et a découvert à plus de 400 m de profondeur, une importante quantité d’or pouvant tripler les quantités initiales. « De ce fait, nous sommes obligés de procéder à des changements importants dans le planning d’activités de la société. A titre d’exemple, nous avions prévu, dans le projet initial, de démarrer avec une production annuelle d’environ 1,5 tonne d’or et cela sur 7 ans. Mais avec les nouvelles données, nous allons produire les trois premières années 4,5 tonnes d’or par an et dans les années qui suivent, nous allons produire près de 2 tonnes d’or par an. Le projet passe alors de 7 à 9 ans », a expliqué M. Tapsoba.  

A l’en croire, la modification du projet ne changera pas l’aire de la mine, donc les populations n’ont pas à s’inquiéter d’un quelconque déplacement. Il a alors présenté le plan de la mine qui prévoit une exploitation à ciel ouvert et une exploitation souterraine. Mais déjà, la société a réalisé quelques infrastructures au profit des populations. Au nombre de ces réalisations, il y a la construction des écoles de Roulghin et de Silmiougou, la réalisation de forages à Sanbrado et à Pousghin, sans oublier les reboisements.

L’arrêté de mise en place du CCPAS a été renouvelé au cours de cette rencontre, pour améliorer le premier arrêté qui était pris par la Délégation spéciale. Ce fut aussi l’occasion pour la direction de la mine de faire une remise symbolique de plants aux différents villages impactés par le projet, pour un reboisement au titre de 2017. Ce sont 4 127 plants qui seront distribués. M. Tapsoba a remercié la population et particulièrement les orpailleurs pour leur compréhension et leur accompagnement qui permettent à la mine d’avancer. A l’en croire, il faut compter au moins deux ans après l’obtention du décret modificatif du permis d’exploitation, pour sortir le premier lingot d’or, donc pas avant fin 2019.

Moïse SAMANDOULGOU