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24 août 2010
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SAGEM désigné pour l'identification des Ivoiriens

Ouagadougou, 9 nov. (AIB) - L'opérateur de téléphonie français dénommé « SAGEM » a été désigné, vendredi à Ouagadougou, comme étant l'opérateur technique chargé de l'identification des populations en Côte d'Ivoire.

C'est à l'issue d'une réunion de concertation qui a réuni autour du président burkinabè Blaise Compaoré, facilitateur du dialogue direct inter ivoirien, que les parties signataires de l'Accord politique du 4 mars se sont accordés sur le choix de SAGEM comme opérateur chargé de l'identification.

Les audiences foraines, indique-t-on, se déroule présentement en Côte d'Ivoire pour identifier les Ivoiriens n'ayant pas encore de papiers.

Selon les parties signataires de l'Accord, l'opérateur aura pour tâche essentielle de délivrer de nouvelles cartes d'identité à tous les Ivoiriens, ainsi que des cartes d'électeurs.

Aucun montant n'a été fixé pour ce contrat cependant, le ministre burkinabè des Affaires étrangères et de la Coopération régionale, Djibrill Bassolé a déclaré que le président ivoirien Laurent Gbagbo signera un décret pour formaliser cet accord.

Les deux parties, ainsi que le représentant de la facilitation ont décidé de se retrouver hebdomadairement à Abidjan et que cette concertation soit suivie de point de presse pour donner une meilleure visibilité à la mise en ouvre de l'Accord.

Le ministre ivoirien de l'Intérieur, Désiré Tagro a reconnu que l'Accord politique interivoirien conclu le 4 mars entre le président Laurent Gbagbo et le leader des FN, Guillaume Soro, a enregistré des avancées positives.

Cependant, le ministre de l'Intérieur a reconnu qu'il y a des points de l'Accord qui n'ont pas été encore mis en ouvre et qu'il faille les répertoriés avec un calendrier de mie sen ouvre.

Sur la reconstitution des registres civils détruits ou perdus, les deux parties ont convenu de lancer, dans les meilleurs délais, le processus de reconstitution des fichiers d'état civil concomitamment avec les audiences foraines.

Les deux parties ont par ailleurs convenu d'accélérer le reploiement de l'administration financière et douanière sur l'ensemble du territoire, sur la base de l'unicité de caisses et de confier la sécurisation des opérations liées au processus de paix au Centre de commandement intégré (CCI). 

Il est aussi prévu de démarrer «sans délai» le service civique, sur la base des sites déjà mis en place en vue du regroupement des combattants.

Sur la sécurisation du processus de paix, les deux parties ont convenu que le CCI s'occupe du reploiement des forces de défense et de sécurité pour d'une part, assurer la sécurité générale et d'autre part, assurer la sécurité du processus de paix, notamment les audiences foraines, le recensement électoral et tout le processus électoral.

Saluant la récente décision du président Laurent Gbagbo de supprimer la carte de séjour, les parties signataires de l'Accord de Ouagadougou estiment qu'un tel acte est de nature à supprimer les tensions sociales.

Pour accélérer la mise en ouvre de cet accord, un appel a été lancé à la communauté internationale afin qu'elle apporte son appui et son expertise à la réussite de la mise en ouvre de l'Accord de Ouagadougou.


 

Exposition à Ouagadougou, sur le génocide Rwandais

Ouagadougou 8 nov. (AIB). -Le Centre d'information des Nations Unies (CINU-Burkina) organise en son siège de Ouagadougou, une exposition photos sur le génocide perpétré au Rwanda en 1994.

Avec des images, l'exposition immortalise et revient sur les causes, les signes annonciateurs, les stigmates indélébiles et surtout les voies et moyens pour prévenir et éviter à l'avenir un tel drame à l'espèce humain.

Pendant deux semaines (du 7 au 21 novembre), le public est invité à un devoir de mémoire et de souvenir de ce qui peut être considéré comme l'une des plus grosses bêtises jamais commise sur des hommes, des femmes et des enfants par d'autre hommes en Afrique.

Après le Sénégal, l'exposition photos initiée et montée au siège des Nations Unies à New York et qui a été vue par très peu de pays africains, établit son quartier général à Ouagadougou, au Burkina .

Dans l'enceinte du siège du CINU, des slogans situent le visiteur sur le contexte de l'exposition qui s'inscrit dans une démarche globale d'information et de sensibilisation et d'une interpellation collective et individuelle des consciences. Treize ans après le génocide, l'exposition pose trois questions à l'humanité toute entière :

-Comment chacun de vous peut contribuer à prévenir un autre génocide ?

-Comment contribuer à la prise en charge des veuves et orphelins du génocide ? ; et comment reconstituer ce qui a été démantelé par le génocide ?

Le génocide rwandais de 1994, est une roquette qui abat les consciences au Burundi depuis que le chef d'Etat de ce pays a péri dans un chrash d'avion avec son homologue rwandais, Juvénal Habyarimana . C'est également 1 million de Tutsis (ethnie minoritaire environ 14%) et de Hutus modérés (ethnie majoritaire), 100 à 150.000 femmes violées, et 42.000 foyers qui ont été touchés par ce génocite dans lequel on déplore aujourd'hui le sort d'environ 101.000 enfants.

Au nom des « 10 commandements du Bahutu », un symbolisme religieux a été organisé visant a exclure les Tutsis et inciter les extrémistes Hutus à les exterminer, parce que considérés comme des « sous-hommes ». L'identification en est l'autre signe déclencheur du génocide.

Que faire 13ans après ? Les organisateurs de l'exposition conseillent de « bâtir un partenariat mondial » parce que tout le monde est responsable.


L'Assemblée Générale du SSATP, annuelle 2007 souhaite la suppression des barrières non tarifaires

Ouagadougou, 8 nov. (AIB). -L'Assemblée générale annuelle du Programme de politiques des transports en Afrique Sub-Saharienne (SSATP) a clos ses travaux mercredi dernier à Ouagadougou, en souhaitant la suppression des barrières non tarifaires sur les voies routières en Afrique de l'ouest.

« La déclaration de Ouagadougou pour une levée effective des barrières non tarifaires sur les axes routiers inter Etats africains », a été paraphée par les ministres en charge des Transports du Burkina , du Ghana, du Mali, du Niger, de la Côte d'Ivoire et du Bénin ..

L'Assemblée générale est parvenue à cette conclusion sur les barrières non tarifaires parce qu'elles engendrent des pertes énormes pour les économies africaines, et ont une incidence négative en terme de délais et de coûts sur la compétitivité des échanges commerciaux. Leurs impacts est également négatif sur l'accès aux marchés, la création d'opportunités économiques et sur la réduction de la pauvreté, stipule la déclaration de Ouagadougou.

Les ministres en charge des Transports et des infrastructures ont réaffirmé leur engagement entre autres à incessamment lutter contre les entraves à la libre circulation des personnes et les biens dans un cadre d'intégration régionale. Ils s'engagent aussi à assurer l'application effective des règlementations harmonisées (le respect de la charge d'essieu et des normes sur l'état technique des véhicules), et un suivi approprié de la situation de la sécurité routière le long des corridors.

Il s'avère en outre nécessaire, selon eux, de mener des campagnes de sensibilisation, de responsabilisation, d'information et de formation à l'endroit des usagers, des professionnels du secteur des transports ainsi que de toutes les parties prenantes.

Pour la mise en ouvre de cela, les ministres attendent du programme SSATP une contribution à la consolidation et à l'extension des observatoires des pratiques anormales, au renforcement des actions de sensibilisation menées par les communautés économiques régionales (CER), au financement des études relatives à la mise en ouvre des objectifs fixés par le second plan de développement du SSATP (DP2), à tous les niveaux.

Le ministre des transports du Burkina Faso Gilbert N Ouédraogo qui a présidé la cérémonie de clôture de cette Assemblée générale pour lancer le second plan de développement 2008-2011, s'est réjoui de la déclaration de Ouagadougou en estimant que la déclaration est adaptée dans le contexte d'une économie intégrée et engagée dans la lutte contre la pauvreté en vue de « promouvoir des politiques et stratégies de transports qui assurent des transports fiables, surs, efficaces et abordables en Afrique Sub-Saharienne ».


Nicolas et Cécilia Sarkozy ont divorcé

Ouagadougou, 19 oct. (AIB) - Le président français, Nicolas Sarkozy et sa femme Cécilia ont annoncé jeudi leur divorce, une situation totalement inédite pour un chef d'Etat français, mettant ainsi fin à plusieurs mois de rumeurs et de spéculations.

C'est par un communiqué lapidaire de 15 mots que le couple présidentiel a officialisé ce qui faisait presque régulièrement la Une des médias.

"Cécilia et Nicolas Sarkozy annoncent leur séparation par consentement mutuel. Ils ne feront aucun commentaire", annonçait un communiqué de l'Elysée. Selon le porte-parole de l'Elysée David Martinon, le couple présidentiel a "divorcé par consentement mutuel".

Leur avocat commun, Me Michèle Cahen, explique dans un entretien au Parisien publié vendredi que "le divorce de Cécilia et Nicolas Sarkozy a été prononcé lundi 15 octobre devant la présidente des juges aux affaires familiales de Nanterre, Mme Choubrac".

"Ils se sont tous les deux présentés au tribunal, en ma présence, et ont réitéré devant la magistrate leur volonté de se séparer. Le divorce est donc acté", précise-t-elle.

Le Parti socialiste de son côté s'est demandé si le fait que l'Elysée ait "choisi ce jeudi, jour de forte mobilisation sociale", pour annoncer la nouvelle, était bien une "simple coïncidence".

Dans un entretien à L'Est républicain vendredi, Cécilia Sarkozy affirme avoir "tout essayé" avec son ex-mari pour relancer leur couple mais que ce n'était "plus possible".

Elle confesse aussi avoir "rencontré quelqu'un" en 2005, être " tombée amoureuse", puis être "partie" du foyer conjugal avant d'être "rentrée à la maison il y a un an" pour "essayer de reconstruire quelque chose", mais sans y parvenir.

Cette annonce par étapes du divorce du couple présidentiel est survenue alors que le président vivait sa première épreuve de force sur le terrain social, avec une grève nationale sur les régimes spéciaux de retraite.

Premier divorcé élu à l'Elysée, Nicolas Sarkozy, 52 ans, est donc également le premier chef d'Etat français à divorcer pendant son mandat. Mariés depuis 1996, le couple a un fils, Louis, âgé de 10 ans, qui résidera "de façon habituelle" chez sa mère et "gardera des contacts très étroits avec son père", a précisé Me Cahen.

Le couple offrait l'image d'une famille recomposée, avec leurs enfants Judith et Jeanne-Marie, nées d'une première union de Cécilia avec l'animateur Jacques Martin, et Pierre et Jean, issus du premier mariage de Nicolas Sarkozy. Le président et son épouse, 49 ans, s'étaient déjà séparés en 2005, avant de se retrouver un an plus tard.

Après avoir été très présente à ses côtés dans la vie politique - elle fut notamment sa chef de cabinet à l'UMP - Cécilia Sarkozy s'était mise en retrait, n'apparaissant quasiment pas en public pendant la campagne présidentielle. Mais on lui prêtait une influence importante dans l'ombre.

Le président, qui n'a jamais fait mystère de l'importance de son épouse à ses yeux et qui multipliait publiquement hommages et attentions, avait affirmé pendant la campagne et depuis son élection que son épouse "aurait un rôle", encore à définir, auprès de lui à la présidence. Le couple ne s'était toutefois pas installé à l'Elysée et Mme Sarkozy n'avait fait que très peu d'apparitions officielles.

Elle était en revanche intervenue de façon aussi spectaculaire qu'inattendue dans le dossier des infirmières bulgares détenues en Libye, faisant deux fois le voyage de Tripoli comme "émissaire personnel" de son époux et raccompagnant les infirmières à Sofia dans un avion officiel français.

Ses absences répétées alimentaient les rumeurs. Cet été, en vacances aux Etats-Unis, elle avait renoncé au dernier moment à un déjeûner chez le président George Bush, officiellement pour cause "d'angine blanche", avant d'être photographiée le lendemain faisant du shopping.

Mais Cécilia n'était plus apparue en public depuis le 20 septembre, jour des obsèques de Jacques Martin. Un proche de Nicolas Sarkozy, le député Patrick Balkany, a expliqué après ces annonces que Cécilia "ne souhaitait plus participer à la vie du président, à la vie publique". "C'était quelque chose d'inéluctable", a-t-il ajouté.

Du côté de l'opinion publique, 79% des Français considèrent ce divorce comme un événement "peu ou pas du tout important" pour la vie politique, 18% étant d'un avis contraire, selon un sondage de l'Institut CSA pour Le Parisien.


Pakistan: un attentat provoque un carnage à Karachi pour le retour de Bhutto

Ouagadougou, 19 oct. (AIB) - Au moins 130 personnes ont été tuées à Karachi dans la nuit de jeudi à vendredi dans un attentat suicide visant, mais sans l'atteindre, l'ancien Premier ministre du Pakistan Benazir Bhutto, rentrée triomphalement dans son pays après huit ans d'exil.

C'est le plus meurtrier des attentats suicide jamais perpétrés au Pakistan. La mégalopole du sud du pays avait pourtant été transformée en forteresse, quadrillée par 20.000 policiers, à la suite de menaces d'attentats islamistes.

Le président Pervez Musharraf, qui a pris le pouvoir il y a huit ans par un coup d'Etat sans violences et négocie depuis plusieurs mois un partage du pouvoir avec Mme Bhutto, "a condamné cette attaque dans les termes les plus fermes", parlant d'"un complot contre la démocratie".

C'est au cours d'un défilé, qui durait déjà depuis neuf heures dans la cité portuaire tentaculaire, que le camion blindé sur lequel Mme Bhutto était juchée a été visé par l'attentat. Une grenade et une bombe ont explosé à quelques mètres à peine du poids lourd, mais Mme Bhutto est "saine et sauve", ont aussitôt dit les autorités.

Au moins 130 personnes ont été tuées et quelque 400 blessées, selon un décompte de l'AFP à partir des bilans des cinq hôpitaux où ont été emmenés les morts et les blessés. Sur les lieux du carnage, la chaussée était couverte de sang et de morceaux de corps. "C'est comme si je marchais dans un abattoir. Certains corps étaient intacts, d'autres complètement démembrés", a raconté l'un d'eux.

"C'était un attentat suicide qui visait Benazir Bhutto", a expliqué le chef de la police de Karachi, Azhar Farooqi. "Une première grenade a été lancée dans la foule et un kamikaze a fait exploser la bombe qu'il portait sur lui", a-t-il ajouté. Tous les témoins ont entendu deux explosions. "Une opération préparée méticuleusement et menée par un expert", a souligné l'officier.

Le mari de Mme Bhutto a accusé, lui, une agence des services de renseignement du Pakistan. "Cet attentat n'a pas été perpétré par des combattants islamistes, mais par cette agence d'espionnage", a affirmé Asif Ali Zardari à la télévision ARY ONE, sans étayer ses accusations.

Mme Bhutto et les autorités disaient redouter un attentat à la suite de menaces brandies dans la presse par un commandant de combattants islamistes proches des talibans et d'al-Qaïda, qui infestent les zones tribales du nord-ouest du Pakistan. Mme Bhutto était menacée de mort après avoir promis à plusieurs reprises d'"éradiquer la menace islamiste" de son pays, en proie depuis plus de trois mois à une vague sans précédent d'attentats suicide.

Le gouvernement avait donc promis une sécurité maximale.

Les Etats-Unis, qui ont fait du président Musharraf leur allié-clé dans leur "guerre contre le terrorisme", ont condamné "l'attentat brutal". "Les extrémistes ne réussiront pas à empêcher les Pakistanais de choisir leurs représentants à travers un processus démocratique et ouvert", a dit la Maison Blanche , faisant allusion aux élections législatives de janvier 2008.

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon et les pays de l'Union européenne ont condamné un attentat "épouvantable". Mme Bhutto était rentrée jeudi au Pakistan pour conduire son parti aux législatives de janvier.

Elle avait quitté son pays en 1999 pour échapper à des poursuites pour corruption. Deux fois Premier ministre (1988-1990 et 1993-1996), elle s'est engagée à ramener la démocratie au Pakistan. A son arrivée à Karachi dans l'après-midi, Benazir Bhutto, 54 ans, s'était laissée porter par l'émotion, fondant en larmes en posant un pied sur le sol de son pays.

"C'est un moment historique et plein d'émotions. Je suis bouleversée par la foule venue m'accueillir", a-t-elle dit. Elle avait grimpé sur la plate-forme du camion, se tenant debout, à découvert, sans se soucier des boucliers blindés installés sur le véhicule. Le poids lourd menait une procession - prévue pour durer 18 heures - jusqu'au mausolée du fondateur du Pakistan, Muhammad Ali Jinnah.

Quelque 250.000 partisans, selon la police, plus d'un million selon son parti, jubilaient, chantaient, dansaient, tapaient sur des tambours dans les rues de Karachi, peuplée de 12 millions d'âmes.

Ses sympathisants vouent un véritable culte à la première femme à avoir été Premier ministre dans le monde musulman et l'unique à la tête de la République islamique du Pakistan, puissance nucléaire de 160 millions d'habitants.


Législatives 2007 au Togo

La médiation de Blaise Compaoré a bien fonctionné

Ouagadougou, 17 oct. (AIB) - Le 14 octobre dernier était le jour de tous les dangers pour le Togo. Les législatives qui devaient se tenir ce jour ne rencontraient pas dans l'organisation et le choix de la date, un consensus entre le RPT (Rassemblement du Peuple Togolais), parti au pouvoir et l'Opposition, représentée par le plus virulent des opposants, Gilchrist Olympio de l'UFC (Union des Forces pour le Changement). Pour mémoire, ce farouche opposant au régime de Lomé n'a pas participé à un scrutin (présidentiel ou législatif depuis 1990). Au nombre des opposants il faut aussi ajouter Yawovi du CAR (Comité d'Action pour la Renaissance ).

Eu égard donc à la situation qui prévalait, on courait le risque de boycott et d'une répétition d'un scrutin sanglant comme celui de la présidentielle d'Avril 2005 qui a enregistré de nombreux morts et de blessés, consécutifs à la proclamation des résultats portant président de la République , Faure Yassingbé, fils du défunt Yassingbé Eyadéma,.

Le président élu obtenait en effet 60,2% des suffrages avec 1.327.000 voix contre 38,2% à son challenger Akitani Bob de la coalition de l'Opposition, qui totalisait 841000 voix. Scrutin considéré par l'Opposition fortement entaché de fraudes et d'opacité quant à la régularité et à la transparence, l'on a assisté comme on le sait, à des émeutes sanglantes occasionnant de nombreuses pertes en vies humaines et de nombreux blessés.

Il fallait à tout prix éviter une telle répétition. Et cela, la communauté internationale n'a pas lésiné sur les moyens, en mettant les atouts du côté de la réussite. L'on appréciera la contribution combien inestimable du président du Faso facilitateur du dialogue inter-togolais qui, après moult tractations, a abouti aux bons résultats que toute la communauté internationale apprécie aujourd'hui à sa juste valeur. Le président Blaise Compaoré s'est beaucoup investi dans le règlement du différend politique entre les différents acteurs de la scène politique togolaise et cela a bien marché. L'on n'oubliera pas que les représentants du Burkina désignés par Blaise Compaoré, en l'occurrence, Moumouni Fabré, répondant direct du chef de l'Etat Burkinabé pour le Togo et Moussa Michel Tapsoba, expert en gestion des élections avec « sa CENI » ont bien joué leurs partitions, facilitant ainsi au Togo, pays frère et ami l'organisation et la tenue effective du scrutin déclaré par la CEDEAO « libre et transparent, malgré quelques défaillances ». Un avis partagé par l'Union Africaine et l'Union Européenne présentes dur le terrain.

Il est fort louable que la CEDEAO ait pu déployer plus de 150 observateurs sur les 3500, toutes origines confondues pour que les Togolais votent dans le calme, la sérénité et en toute liberté.

Les données statistiques donnent le tableau suivant pour ces législatives togolaises 2007 :

Nombre d'inscrits : 2 974 813

Nombre de candidats : 2 150

Nombre de partis en lice : 32

Nombre de bureaux de vote : 5 930

Nombre de départements pour le pays : 30

Nombre de sièges à pouvoir 81

Population totale togolaise : 6 millions d'habitants

Nombre d'observateurs nationaux comme internationaux : 3 500

Avec ce scrutin réussi, pas de violences constatées lors du scrutin, pas d'entraves majeures quant au déroulement de cette expression civique, le Togo revient sur la scène démocratique et honore de ce fait l'Afrique. Nul doute que l'Union européenne, premier les bailleurs de fonds de ce pays reviendra sur le gel de son aide en vigueur depuis 1993, du fait « du manque de normes démocratiques au cours du régime Gnassingbé père », décédé en 2005. La contribution de l'UE à hauteur de 13,6 millions d'euros pour l'organisation des législatives d'octobre 2007 et pour les prochaines municipales au Togo, ne laisse plus planer de doute sur son retour au Togo.

Mais à condition que tout se passe bien à la proclamation définitive des résultats qui ne saurait plus tarder.

Si tout se termine comme prévu, c'est le président Blaise Compaoré, et à travers lui, tout le peuple burkinabé qui en seront bien fiers et satisfaits d'avoir pu, par l'instauration du dialogue, de la tolérance, de l'acceptation de la différence et de compromis, assurer un scrutin réussi et partant, ramener la démocratie chez notre voisin le Togo. En cela, on verra que la médiation du président du Faso au Togo aura porté du fruit, un fruit qui doit mûrir dans le renforcement de la démocratie pour notre continent.

Jean Bernard Zongo


Elections législatives au Togo

Dans le calme, les Togolais ont voté dimanche sans Gilchrist Olympio

Lomé, 15 oct. (AIB) - Au total, 2. 974 813 togolais sur les 6 millions de personnes que compte le pays se sont rendus aux urnes dimanche 14 octobre 2007, pour des élections anticipées destinées à élire les 81 députés de l'Assemblée nationale. Dans la commune de Lomé, le scrutin s'est ouvert dans le calme et la sérénité. Mais le couac, c'est que l'opposant historique Gilchrist Olympio n'a pas pu voter pour cause de maladie, dit-on.

A l'école catholique de Tokoin Rail au quartier Tokoin Gbadago, dans le centre de Lomé, ce sont des centaines d'électeurs qui se sont rendus tôt à 6heures du matin pour accomplir leur devoir civique comme Mme Josiane Amouzou. «Je suis venu très tôt pour être parmi les premiers à voter parce que je dois ensuite me rendre à l'église pour le culte du dimanche», témoigne Mme Amouzou.

Le scrutin ici a débuté comme prévu à 7heures précises. Mais les rangs ne désemplissent pas. Par groupe de deux, de quatre ou de cinq, à moto ou à pieds, les togolais sortent et entrent des salles de classes des écoles où sont installées différents bureaux. Dans le bureau de vote E où est inscrite Mme Amouzou, 641 personnes doivent voter avant 17heures GMT, l'heure de clôture du scrutin.

Plus loin devant, au Lycée protestant de Lomé où sont installés treize bureaux de vote, c'est une foule massée devant les portes qui attend dans le calme d'effectuer le vote. Et pourtant, les responsables des bureaux déplorent le retard enregistré pour l'ouverture du scrutin. « Nous avons ouverts les urnes avec 1h45 minutes de retard parce qu'à notre arrivée, il n'y avait pas les listes d'émargement», déplore Kébalo Pésséo Egbanè, président du bureau de vote C dans ce lycée. Son collègue du bureau voisin, Robert Olympio déplore, quant à lui la défection de son rapporteur. « Pour le moment, le rapporteur n'est pas venu. Nous faisons avec en attendant que les responsables de la CELI (Commission électorale locale indépendante) trouvent la solution», indique-t-il.

Plusieurs personnalités politiques dont le secrétaire général de l'Union des forces du changement (UFC), Jean-Pierre Fabre ont voté dans ce lycée. En revanche, le président du parti, Gilchrist Olympio qui a battu pour la première fois campagne à Kara, dans le fief de l'ex président n'a finalement pas voté. Selon son entourage, M. Olympio souffrirait d'une crise de paludisme. «C'est un problème de santé. Cela arrive à tout le monde et nous  n'y pouvons rien» , a commenté, Jean Pierre Fabre joint au téléphone par l'AIB.

D'autres leaders politiques ont préféré aller voter dans leurs fiefs respectifs. C'est le cas par exemple du Premier ministre, Me Yawovi Agboyigbo. Le leader du parti du «bélier noir», le Comité d'action pour le renouveau (CAR) s'est rendu dans son village de Kouvé dans la préfecture du Yôtô afin d'accomplir son devoir civique. Comme lui, le frère du président de la République Kpacha Gnassingbé, candidat du Rassemblement du peuple togolais (RPT), l'ancien parti unique s'est rendu dans son village à Kara au nord du Togo où il est candidat à la députation.

Quant à Léopold Gnininvi, le leader de la Convention démocratique des peuples africains (CDPA), accompagné de certains membres de son parti, il s'est rendu à l'école Humkpati située juste derrière son domicile dans le quartier Tokoin pour son vote. Quelques heures plutôt, le chef de l'Etat togolais, Faure Essoazimna Eyadema est arrivé au camp RIT (régiment interarmées des armées) où il a voté. «J'ai voté en citoyen parce que c'est avec tout le peuple que nous avons engagé les réformes politiques. Le processus électoral a été fait dans le consensus et j e dis que j'ai foi en ce processus démocratique pour le renouveau du peuple togolais », a-t-il déclaré après le vote.

Selon le découpage électoral, 5930 bureaux de vote ont été installés dans les 30 départements du Togo qui forment en même temps des circonscriptions électorales. 415 listes de candidatures indépendantes ou de formations politiques prennent part à ce scrutin présenté comme le plus ouvert et le plus calme jamais organisé dans ce pays. 2150 candidats sont en course pour arracher les 81 sièges de député en jeu. Dans la commune de Lomé, où sont inscrits près de 500 000 électeurs, 21 listes de candidats indépendants ou de formations politiques sont en course pour les cinq députés à pourvoir. Près de 400 observateurs électoraux ont été déployés.

L'Union européenne, le principal bailleur du processus électoral, a envoyé plus de 100 observateurs. Quant à la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), outre les observateurs électoraux, elle a déployé quatorze officiers et officiers supérieurs militaires pour assurer la sécurité du scrutin. Installée à l'hôtel du 2 février, l'état major de la Force de sécurisation des élections (FOSEL) de la CEDEAO est dirigé par le colonel-major Kodjo Lougué, chef de corps du Camp Guillaume Ouédraogo.

Romaric Ollo Hien, envoyé spécial à Lomé

Les brèves électorales

Frontière terrestre fermée, Lomé est aussi sans véhicule

A l'occasion des élections législatives anticipées de dimanche, les autorités togolaises ont fermé les frontières terrestres du pays de samedi à 18heures jusqu'au lendemain dimanche soir. Par la même occasion, le ministère de l'Intérieur a décidé d'une réglementation stricte du type de voitures qui devraient circuler ce dimanche. Conséquences, les rues de Lomé sont restées désertes même si on a autorisé la circulation des taxis.

L'un des derniers fils de Eyadema dans le même bureau de vote que son grand frère de président Faure Gnassingbé

  Trente minutes avant l'arrivée du président Faure Gnassingbé au Camp RIT (Régiment interarmées togolais), un de ses demi-frère, May Gnassingbé présenté par certains togolais comme le fils chouchou du président Eyadema avant sa mort, s'est rendu dans le bureau de vote où il a effectué son vote. A 23 ans, May qui est aussi chargé de mission à la présidence est arrivé tout de noir vêtu. Il a échangé avec quelques observateurs, acceptant tout de même de donner son contact à quelques journalistes.pour les besoins de la profession.

Olympio fait son numéro

 Le président de l'Union des forces du changement (UFC), Gilchrist Olympio est un véritable numéro au Togo. En effet, M. Olympio n'a pas présenté sa candidature pour ces élections législatives anticipées. On s'attendait alors à ce qu'il se rende aux urnes ; Que nenni ! Alors que des dizaines de journalistes se pressaient pour suivre le vote du président Faure Gnassingbé avant de se déplacer au Lycée protestant pour celui de M. Olympio, grande a été leur surprise lorsqu'ils apprirent par personne interposée que celui était alité. «Ce n'est pas possible, on ira le sortir du lit» a plaisanté un confrère. Mais enfin, comme on dit toujours à l'UFC : «detia ye kpo le yi», traduisez : «Le palmier est toujours en avant !».

Le Burkina, plus que jamais présent aux côtés des Togolais

Le Burkina Faso a véritablement déployé son expertise pour aider à organiser des élections propres, gage d'un retour dans le concert des nations démocratiques. En effet, outre le président de la CENI , Moussa Michel Tapsoba présent à Lomé depuis plus de deux mois pour aider son collègue, Potopéré Tozim à organiser des élections propres, acceptables et acceptées de tous, le président du Conseil supérieur de la communication (CSC), Luc Adolphe Tiao s'est rendu au chevet de son homologue de la Haute autorité de l'audiovisuelle et de la communication Philippe Evegnon avec deux conseillers et un directeur technique pour les aspects liés à la couverture médiatique. Et ce n'est pas fini. Du côté des hommes de droit, l'ancien président du Conseil constitutionnel, Idrissa Traoré est également sur place. Last but not the list, le chef de corps du régiment central de sécurité (RCS) plus connu sous le nom de Camp Guillaume, le colonel-major Kodjo Lougué est le numéro deux de la Force de sécurité des élections (FOSEL) de la CEDEAO. Chef de corps de cette force, le colonel-major dirige les milliers de soldats togolais déployés sur toute l'étendue du territoire pour la sécurisation des opérations électorales.

Le représentant spécial de Compaoré bien apprécié par les acteurs politiques togolais

Le représentant spécial du président Blaise Compaoré, facilitateur du dialogue inter togolais, Moumouni Fabré s'est installé à Lomé en la faveur des élections législatives anticipées de dimanche dernier. Même s'il doit revenir à Ouagadougou pour recevoir certains détails et conseils sur sa mission, l'ancien ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation des gouvernements de Yonli II et III est véritablement installé au bord de l'océan atlantique où, à entendre les acteurs politiques, sa fonction est essentielle pour la réussite de l'Accord politique globale conclu le 20 août 2006.

Romaric Ollo Hien, envoyé spécial à Lomé


Elections législatives au Togo

Les militaires votent dans le calme

Lomé, 14 oct. (AIB) - Les forces armées togolaises (police-gendarmerie-militaires) ont donné ce jeudi 11 octobre 2007, le top de départ des élections législatives prévues dimanche. Dans le calme et la sérénité, les corps habillés se sont rendus aux urnes.

Il est 11heures au Régiment interarmées du Togo (RIT), le plus grand camp militaire situé en plein centre-ville dans le quartier Ranko de Lomé. Sous un soleil de plomb, par groupe de quatre, de dix ou de vingt, des soldats, pour la plupart en tenues devisent. Les échanges sont plutôt en Ewé, la langue locale la plus parlée, différente du Kabyé, celle des Gnassingbé qui, depuis près de 40 ans dirigent le Togo, petit pays d'Afrique de l'Ouest situé au bord de l'océan atlantique. Non loin des groupuscules, d'autres militaires, le plus grand nombre, sont alignés en file indienne.

L'événement qui les réunit ce jour, à savoir l'élection des 81 députés de l'Assemblée nationale est l'un des plus cruciaux du pays. Chaque soldat attend patiemment son tour, tenant à la main une carte électorale avec photo. Avant de se rendre dans les différentes préfectures pour assurer la sécurité du vote, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a décidé de faire voter les militaires trois jours avant le début du scrutin. Dans le bureau de vote E, où sont inscrits 691 électeurs militaires, les choses se passent plutôt bien, du moins si l'on en juge par le calme et la sérénité avec laquelle ceux-ci entrent et sortent de la salle. «Nous avons débuté le vote à 7h30.

Il n'y a pas de difficultés particulières chez nous», assure Alexandre, un des huit membre du bureau de la Commission électorale locale indépendante (CELI, démembrement de la CENI dans les départements et la commune de Lomé). Un à un, les soldats dans une discipline digne de leur corps, entrent dans la salle. Chaque électeur donne sa carte et attend qu'on retrouve son nom sur la liste. Cela se fait sans difficulté, puisque les listes électorales avec photos ont été affichées plusieurs jours avant le début du vote. Les choses paraissent donc faciles pour les membres du bureau de vote qui n'échinent aucune difficulté à retrouver les noms des votants.

Par contre dans le bureau de vote15, où sont également inscrits 691 votants les choses ne sont pas simples. Les esprits semblent ici surchauffés. Depuis quelque temps en effet, il manque le timbre d'authentification et la tension est vive. Les soldats dont l'attente est devenue longue s'impatientent de plus en plus. Un délégué de la CELI , visiblement le président, quitte la salle et invite les militaires encore alignés à garder le calme car, «tout va rentrer dans l'ordre tout de suite. Les timbres sont en route», assure-t-il. Cela ne décollère pas certains, qui menacent de partir si les choses n'entrent pas dans l'ordre comme prévu. Les observateurs venus suivre la régularité du scrutin, notent les quelques difficultés qui émaillent le premier jour du vote. Dimanche, ils verront en grandeur nature, la qualité de l'organisation mise en ouvre par la CENI. Le Togo lui revient de loin, car c'est la première fois, que se tient dans ce pays, des élections ouvertes.

Romaric Ollo HIEN, envoyé spécial à Lomé


Elections législatives au Togo

Ouagadougou fournit les timbres d'authentification des votes à Lomé

Lomé, 14 oct. (AIB) - Le blocage des activités de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), suite aux menaces de boycott du scrutin lancées par certains partis politiques a été totalement levé mercredi. Toutes les parties ont accepté l'apposition d'un timbre au haut du bulletin de vote, telle que proposée par le facilitateur du dialogue inter togolais, le président burkinabè Blaise Compaoré. Jeudi 11 octobre, le Burkina Faso a livré aux autorités togolaises les quelque trois millions de timbres nécessaires au vote.

Fini les tiraillements au sein de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Les Togolais iront aux urnes dimanche sans crainte de voir leurs votes falsifiés par des signes distinctifs sur leurs bulletins de vote.

Longtemps divisés, les membres de la CENI ont été mis d'accord mercredi 10 octobre 2007 par le facilitateur du dialogue direct inter togolais, le chef de l'Etat burkinabè Blaise Compaoré. En lieu et place de la signature du président du bureau de vote sur les bulletins, M. Compaoré a obtenu des parties togolaises, l'apposition d'un timbre au haut du bulletin pour authentifier le vote de chaque électeur.

Une semaine avant le début du scrutin, une profonde crise opposait certains membres de la CENI sur une décision, pourtant consensuelle qui avait été arrêtée avant même le début de la campagne électorale. Se fondant sur l'article 121 du Code électoral qui stipule que : «le bulletin de vote est d'un modèle différent du spécimen déposé.

Les bulletins portant des signes de reconnaissance sont nuls et n'entrent pas en compte dans le résultat du dépouillement» ; le Rassemblement du peuple togolais (RPT, au pouvoir) a déclaré qu'aucun bulletin de vote ne doit être entaché, sous peine de nullité du vote. Ensuite, le RPT estime que les membres des structures déconcentrées de la CENI , appelées ici Commissions électorales locales indépendantes (CELI) sont des militants de partis politiques et que de ce fait, ceux-ci pourraient signer sur le dos de l'emblème de leur parti, donnant ainsi une indication à l'électeur (surtout analphabète) sur le parti  qu'il devrait voter une fois dans l'isoloir. Par ailleurs, le RPT estime qu'un président peut apposer plusieurs signatures sur les bulletins afin d'annuler le vote des électeurs dans un bureau de vote s'il estime que celui-ci est défavorable à son parti.

Le parti du président Faure Essoazimna Gnassingbé déclare enfin, qu'un président de bureau de vote pourrait ne pas reconnaître sa signature en cas de litige. Ces arguments ont été contestés par l'Union des forces du changement (UFC) de l'opposant Gilchrist Olympio. Pour l'UFC la signature est nécessaire pour éviter un bourrage des urnes et surtout la possibilité à certains partis d'avoir des bulletins déjà prêts qu'ils remettent à leurs électeurs qui viendraient les mettre simplement dans les urnes. Devant toutes ces suspicions et récriminations, le facilitateur a proposé la solution de l'authentification par le timbre qui a été acceptée par tous.

Des timbres venus du Faso

Confectionnés au Burkina Faso grâce à un financement du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), près de trois millions de timbres ont été convoyés jeudi 11 octobre à Lomé par le représentant spécial du président Blaise Compaoré au Togo, M. Moumouni Fabré. Ils ont été remis au président de la CENI , Tozim Potopéré. «Après l'acceptation de l'authentification des votes par le timbre, le président du Faso (M. Blaise Compaoré, ndlr), m'a chargé de vous remettre ces timbres.

« Je souhaite que le 15 octobre nous puissions dire que les élections se sont passées dans un climat apaisé, appréciées par tous les acteurs politiques, notamment par la population togolaise qui a besoin de cette sérénité pour amorcer son développement», a déclaré M. Fabré lors de la remise de centaines de cartons de timbres arrivés jeudi matin à l'aéroport international Gnassingbé Eyadema de Lomé. Rappelant les vives tensions que la CENI a traversées au cours des derniers jours, M. Potopéré a salué l'action du président Compaoré qui a évité l'implosion de sa structure. «Ce matin, nous venons de recevoir en présence des bailleurs de fonds, des partis politiques et des observateurs, le lot des timbres destinés à authentifier les bulletins de vote. La CENI par ma voix voudrait dire merci au président du Faso pour la solution très efficace qui vient d'être trouvée. En effet, la CENI a souffert pendant un moment de la recherche de la solution d'authentification des bulletins de vote. Aujourd'hui nous sommes très fiers parce qu'une solution a été trouvée et nous espérons que le vote qui a commencé ce matin par les forces de sécurité, se poursuivra dans les conditions acceptables par toute la classe politique et que de ces élections sortiront des résultats qui seront aussi acceptés par tous comme nous avons commencé depuis le début de ce processus».

«La classe politique est (.) très fière de la solution trouvée par le président du Faso », a commenté M. Potopéré ajoutant que cette solution vient régler un problème sérieux à la CENI.

Romaric Ollo Hien, envoyé spécial à Lomé


Nécessairement, il faut resserrer les liens entre les deux Corées !

Ouagadougou, 18 sept. (AIB) - On a initié il y a sept ans, un sommet historique pour le rapprochement des deux Corées. En août dernier les Corées du Nord et du Sud se sont retrouvés au plus haut niveau à Pyongyang pour promouvoir la paix dans la péninsule divisée depuis six décennies. S'il y a une volonté des deux pays de négocier les voies de leur réunification, les idéologies, les politiques de rapprochement ne semblent pas suivre le chemin.

Il y a eu un accord entre le président Sud-coréen, Roh Moo-Hyun et le président de la République démocratique de la Corée du Nord, Kim Jong-Il. Ce sommet devrait constituer un grand pas en avant pour la paix et les échanges entre les deux pays pour la pacification appelée « Rayon de soleil », une appellation de l'ex-président de la Corée du Sud, Kim Dae-Jung (1997-2003).

Cette appellation qui s'adressait vertement à la Corée du Nord stalinienne, était inspirée de l'Ostpolitik allemande de Willy Brandt. C'est lui qui a signé la déclaration conjointe du 15 juin 2000 avec son homologue Kim Jong-Il, marquant le réchauffement des liens entre les deux entités de la péninsule.

Le monde souhaite la paix la paix entre les deux Corées

Les discussions pour la réunification des deux Corées se multiplient, mais ne donnent aucune chance de réussite. Le sommet au haut niveau entre les dirigeants des deux pays devrait offrir l'occasion de poser les jalons d'une ère de paix sur la péninsule coréenne, divisée depuis la guerre historique de 1950-53.

Les Etats Unis qui apparaissent comme les maîtres d'ouvrage dans cette situation d'opposition entre les deux Corées, ont quant à eux souhaité que les rencontres entre les présidents de ces pays, soit l'occasion « de promouvoir la paix et la sécurité dans la péninsule et fasse également avancer le processus de désarmement nucléaire du Nord ».

Partisan d'une ligne dure envers Pyongyang, le Japon a espéré par la voix du secrétaire général du gouvernement, Yasuhisa Shiozaki, que « ce dialogue entre le Nord et le Sud se poursuive et progresse en vue d'alléger les tensions dans la péninsule coréenne ».

La Corée du Nord promet la dénucléarisation du pays

La Corée du Nord semble progresser sur la voie de sa dénucléarisation dans le cadre d'un accord international signé le 13 février dernier à Pékin. Le régime communiste, qui a procédé à la fermeture mi-juillet de son principal site nucléaire, doit à présent déclarer l'ensemble de ses programmes et les désactiver. Il recevra en échange, une importante aide énergétique et la perspective d'une normalisation des relations diplomatiques avec Washington.


Irak

La diplomatie française pour sauver le pays

Ouagadougou, 13 sept. (AIB) - Le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner est depuis le début de la semaine au Proche-Orient en vue de plaider pour une solution Irakienne et un rôle accru pour l'ONU, espérant ainsi apporter la contribution de son pays pour mettre fin à la série noire des violences que connaît l'Irak depuis la destitution de Saddam Hussein.

La France avait prévu les violences en Irak avant la destitution de Saddam Hussein et en avait averti la communauté internationale, et particulièrement l'ONU sur les conséquences politiques et éthico religieuses d'une invasion de l'Irak. Trois communautés (Chiites, sunnites et Kurdes) et bien d'autres sont au centre des violences de l'après Saddam Hussein. Les violences qu'elles animent aujourd'hui en Irak et la peur quelles suscitent dans la région, font craindre un éventuel embrasement, surtout avec la crise du dossier du nucléaire iranien, la crise récente entre Israël et la Syrie dont l'espace aérien vient d'être violé par des avions de renseignements Israélien, la guerre au Liban et bien sûr la question palestinienne. Pour Paris, les communautés belligérantes sont condamnées à s'entendre.

Contre la violence et pour le rétablissement de la paix et de la démocratie, « il faut, selon M. Kouchner passer par les Nations Unis ». Son pays approuve ce chemin et insiste dans ce sens. La France estime que si les communautés ennemies sont capables de comprendre cela, c'est très important pour la région et le reste du monde. M. Kouchner a admis que les Etats-Unis et son pays avaient eu des approches différentes du dossier irakien, mais a-t-il déclaré, dans les pays du Proche-Orient qu'il a visités, « cette page est dernière nous », invitant par conséquent tout le monde à se tourner vers l'avenir.

Au cours de la visite de Bernard Kouchner en Irak, le président de ce pays déchiré par la guerre, Talabani a estimé que la présence de la France au Proche-Orient, particulièrement dans son pays est historique et pouvait ouvrir la voie à l'amélioration des relations entre la France et l'Irak. « Nicolas Sarkozy est un ami du peuple Irakien », a-t-il assuré, pour montrer qu'il restait à l'écoute des propositions de sortie de crise de la France.

La visite de Kouchner au proche va-t-elle porter fruit ?

Quoique l'on dise, la position de France face à la crise irakienne ne semble pas être bien partagée dans le camp occidental. Elle s'est s'opposée à la guerre, avant son déclenchement et jusqu'à sa fin. Mais sa position n'a jamais été diamétralement opposée à celle des forces coalisées en général et celle des Etats-Unis en particulier. Avec Nicolas Sarkozy, elle opère même un revirement inattendu en se montrant disposée à envoyer des soldats français sur le sol irakien pour appuyer les contingents étrangers qui y étaient présents pour faire la guerre contre le régime de Saddam Hussein. Ni la grande Bretagne, ni les USA n'ont manifesté aucune réaction de nature à montrer clairement et explicitement ce qu'ils pensaient de l'intention de la France. Alors peut-on seulement se demander, si la visite de Kouchner au Proche-Orient peut porter fruit ?

     
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