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Burkina-Mali-Intégration
ATT prend les reines de l'UEMOA pour un an

Ouagadougou 17 mars (AIB)-La 13è session de la conférence des chefs de l'Etat et de gouvernement de l'Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) a désigné le mardi 17 mars 2009 à Ouagadougou le président malien Amadou Toumani Touré dit ATT, comme président en exercice de l'union pour un mandat d'un an.

Pour le nouveau président en exercice de l'UEMOA, les solutions à la crise au sein de l'union « ne peuvent être que communautaire », et cela « grâce à nos institutions sous régionales » a-t-il poursuivi.

La sécurité au niveau de la bande sahélo-sahélienne a fait l'objet de discussions pendant cette 13è session de l'UEMOA. Sur ce problème, le président Amadou Toumani Touré a reconnu que l'étendue de la bande rend difficile le contrôle. En plus cette zone regorge des trafiquants de drogue et des groupes salafistes, a indiqué le président malien.

Pour juguler la question sécuritaire au niveau de cette zone le président malien propose un sommet qui va regrouper les chefs des Etats riverains à cette zone pour discuter. Cette idée est déjà bien avancée a-t-il déclaré.

Le président Amadou Toumani Touré succède au président Blaise Compaoré qui a fait deux mandats à la tête de l'UEMOA. La 14è session de la conférence des chefs d'Etat et de gouvernement aura lieu à Bamako au Mali.

MY/AMK


Burina - Afrique-Intégration
Les ministres chargés du commerce de l'UEMOA en conclave à Ouagadougou

Ouagadougou, 13 novembre (AIB) - Le ministre ivoirien du Commerce a présidé le jeudi 13 novembre 2008 les travaux de la réunion de concertation des ministres en charge du commerce dans les huit Etats membres de l'Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA).

Situant l'importance de la réunion de ce jour, le président de la Commission de l'UEMOA, M. Soumaïla Cissé a rappelé qu'au nombre des points inscrits à l'ordre du jour, le Conseil des ministres va examiner le rapport relatif à l'accord sur le développement des relations de commerce et d'investissement (TIFA) et les mesures envisagées en vue de dynamiser cet accord cadre entre les Etats membres de l'UEMOA et les Etats-Unis d'Amérique. « Cet accord cadre a été signé depuis le 24 avril 2008 », a-t-il indiqué.

Le TIFA, a-t-il poursuivi, a pour objectif de développer les échanges commerciaux en facilitant l'accès des projets des huit Etats membres au marché américain, tout en créant les conditions d'intensification des investissements américains dans l'espace UEMOA. « Cet accort se présente également comme un cadre idéal offert aux Etats membres de l'UEMOA pour mieux exploiter les facilités et les opportunités offertes par l'Africain growth and opportimity act (AGOA) », a précisé M. Cissé.

Les ministres en charge du commerce vont statuer sur d'autres sujets comme l'évolution des négociations commerciales multilatérales à l'OMC, le programme d'aide pour le commerce de l'UEMOA, le dossier de l'initiative sectorielle en faveur du coton, l'accord de partenariat économique (APE) Afrique de l'Ouest, Union européenne ainsi que l'évolution des négociations de l'accord commercial et d'investissement avec le Royaume du Maroc.

Les ministres vont examiner également le projet relatif à la mise en place du comité consultatif régional pour les négociations commerciales et la levée des entraves au développement des échanges intra-communautaires.

Les conclusions des travaux sont attendues en fin d'après-midi, selon le président du conseil des ministres en charge du commerce, l'Ivoirien Youssouf Soumahoro, qui a saisi l'occasion pour saluer les efforts inestimables du Burkina pour un meilleur climat des affaires dans la sous région.

AIB - 13 novembre 2008
ABT/SVY


Burkina - Intégration
Mieux faire le commerce dans les Etats de l'UEMOA

Ouagadougou, 15 sept. (AIB) - Le comité des experts statutaires de l'UEMOA est réuni ce lundi 15 septembre 2008 au siège de la commission de l'UEMOA à Ouagadougou. Une cinquantaine d'experts délégués des Etats membres vont examiner les dossiers inscrits dans le cadre de l'édification du marché commun.

Ils vont discuter en outre le dossier relatif à l'harmonisation des taux de l'impôt assis sur les bénéfices des personnes morales dans les Etats membres de l'UEMOA. « L'adoption de la directive proposée devra permettre de donner une plus grande lisibilité des conditions de taxation des revenus générées par les investissements effectués dans l'Union, de sorte à favoriser leur accroissement et leur mobilité », a indiqué le commissaire chargé du département du marché régional, du commerce, de la concurrence et de la coopération, M. Christophe Joseph Marie Dabiré.

Dans le même sens, il est prévu, à travers l'adoption d'un projet de règlement, l'élimination de la double imposition des revenus dans l'espace communautaire et l'assistance administrative en matière fiscale entre les Etats. « L'adoption de ce texte réglementaire permettra aux acteurs économiques et aux citoyens résidant de l'Union de ne plus subir plusieurs taxations pour une même catégorie de revenus dans un ou plusieurs pays », a précisé M. Dabiré.

De même, le commissaire Dabiré estime que ce texte va permettre aux Etats de l'Union d'échanger des renseignements nécessaires à une bonne administration de l'impôt au plan interne. La crise alimentaire nécessite une solution radicale et le Conseil des ministres de l'UEMOA a invité les Etats membres à consacrer au moins 15% des ressources budgétaires au secteur agricole. Le comité des experts va encore élaborer des projets de règlements susceptibles d'assurer le fonctionnement optimal de l'Union douanière réalisée formellement depuis le 1 er janvier 2000.

AIB - 15 septembre 2008
ABT/SVY


Afrique-Intégration
Un visa pour l'espace UEMOA

Ouagadougou le 26 Août (AIB) - Des experts de l'UEMOA entament du 26 au 29 Août au siège de la commission, une réunion en vue de jeter les bases d'une approche commune des règles de circulation et de séjour des ressortissants d'Etats tiers.

Les experts vont procéder à l'état des lieux des visas nationaux des Etats membres de l'UEMOA, examiner le projet d'acte additionnel portant d'une politique commune dans le domaine de la circulation et du séjour des personnes non ressortissants de l'Union.

Ils vont par ailleurs se pencher sur l'examen du projet de règlement portant reconnaissance mutuelle des visas et enfin l'examen de l'agenda visa.

Cette première réunion marque le début d'un processus d'échanges et d'actions qui devra nous permettre de réaliser ce chantier d'ici fin 2010.

Elle devra également permettre aux experts d'apporter des contributions judicieuses à même d'enrichir la stratégie de mise en ouvre de cette politique commune naissante, a indiqué le commissaire chargé du département des services administratifs et financiers Ruiduaté Barros représentant le président de la commission de l'Union.

L'adoption d'une politique commune dans le domaine de la circulation et du séjour des personnes non ressortissantes de l'UEMOA a pour objectif global de parvenir à l'ouverture de la région vers les Etats tiers sur la base de règles et procédures harmonisées tout en favorisant aussi bien le développement du secteur touristique que l'investissement de capitaux étrangers.

A l'ouverture des travaux, Ruiduaté Barros a relevé la volonté des chefs d'Etats et de gouvernements de faire de la sous région un espace unifié, solidaire et ouvert.

AIB - 26 août 2008
MS / PKA


Burkina-Education-intégration

Célébration des 48 heures de l'étudiant tchadien au Burkina Faso

Ouagadougou, 11 août 2008 (AIB) - En prélude à la fête d'indépendance de la République tchadienne qui aura lieu le 11 août prochain, l'Association des étudiants stagiaires et élèves tchadiens au Burkina (AESET/BF) a organisé le dimanche 10 août à Ouagadougou une journée dénommée « les 48 heures de l'étudiant tchadien ».

Le coordonnateur de l'AESET/BF, Beleya Bolongar, étudiant en 4 ème année de sociologie à l'Université de Ouagadougou a souligné que les 48 heures de l'étudiant tchadien est une activité récréative et éducative que l'association a coutume d'organiser pendant la période des cours.

Cependant, compte tenu du non respect du calendrier de ses activités et le retard dû à l'élection du nouveau bureau, cette date a été reportée jusqu'à la veille du 11 août, date de la fête nationale du Tchad.

C'est dans le même sens que Mahamat Adoum Oumar, secrétaire général de l'association et étudiant en 3 ème de mathématiques à L'Université de Ouagadougou, a déclaré que c'est « une occasion pour que l'étudiant tchadien du Burkina puisse réfléchir sur les maux qui gangrènent le Tchad ».

Le 48 ème anniversaire de l'indépendance du Tchad a aussi été l'occasion de déguster de nombreux mets et diverses boissons tchadiennes présentés aux invités burkinabé et amis du Tchad, qui se sont déplacés pour la circonstance.

A l'agenda, il est prévu une conférence devant être animée par le Dr Abdoulaye Senghor sur le thème « Jeunesse tchadienne : quel défi pour la paix et le développement durable ?».

Le choix de ce thème a été motivé par le fait que le Tchad est l'un des pays d'Afrique centrale qui est perturbé par des crises socio économiques et politiques récurrentes.

Certains étudiants ont déclaré que « bien qu'ils soient loin de leur terre patrie, ils sont avec elle de cour, d'âme et d'esprit ».

L'Association des étudiants stagiaires et élèves tchadiens a été créée depuis les années 1960 mais sa reconnaissance officielle par l'Etat burkinabé date de 2000. Son objectif est de créer un cadre pour permettre aux étudiants tchadiens de s'intégrer dans la société burkinabé et d'aider les membres de l'association à réussir dans leur carrière universitaire.

AN/PKA/ ABT/ SVY


Burkina-Côte-d'Ivoire

Des enseignants burkinabé, porteurs d'un message de paix en Côte d'Ivoire

Bobo Dioulasso, 30 juil. (AIB) - Le Comité national des enseignants du primaire pour l'intégration et la paix dans la sous région (CNEP-IP/SR) organise, du 28 juillet au 3 août 2008, la première édition de la caravane internationale pour l'intégration et la paix « Côte d'Ivoire 2008 » .

Le départ de cette caravane a eu lieu lundi 28 juillet à l'Hôtel de ville de Bobo-Dioulasso. Il a été donné par le maire de la commune, Salia Sanou, l'un des parrains de cette initiative.

C'est sous le thème « Construction de l'intégration sous-régionale par l'éducation, la culture et la paix dans l'esprit des enfants » que se tient la première édition de la caravane internationale pour l'intégration et la paix. Elle « est porteuse d'un message de paix pour les enseignants, et les écoliers de Côte d'Ivoire » , a affirmé son président, Mahamadi Sinka.

Cette caravane qui a pour destination Abidjan marquera des arrêts à Ouangolodougou, Ferkéssédougou, Bouaké, Yamoussoukro et Toumodi. A toutes ces étapes, elle se donne pour mission « d'inculquer aux élèves des villes et localités ivoiriennes traversées, les fondements de l'intégration sous-régionale, les valeurs de paix, de tolérance et de solidarité », a soutenu Mahamadi Sinka.

La délégation visitera, entre autres, le consulat général du Burkina à Bouaké, la basilique Notre Dame de la paix de Yamoussoukro, la Fondation Félix Houphouët Boigny, la Radio télévision ivoirienne (RTI), le port autonome d'Abidjan, les écoles primaires. Elle échangera avec les autorités ivoiriennes et burkinabé de même qu'avec la communauté burkinabé vivant à Abidjan. Elle tiendra enfin une conférence sur le thème de cette première édition.

Avant leur départ, la directrice régionale de l'Enseignement de base et de l'Alphabétisation des Hauts-Bassins, Awa Traoré et le maire de la commune, Salia Sanou ont loué cette initiative qui participe de l'intégration des peuples par l'éducation citoyenne.

Le maire a positivement apprécié le fait que la caravane ait choisi pour point de départ Bobo-Dioulasso, « une ville qui a beaucoup souffert de la crise ivoirienne survenue depuis le 19 septembre 2002 ». Le CNEP-IP/SR s'est réjoui des retombées positives que l'Accord politique de Ouagadougou a eues et du retour définitif de la paix en Côte d'Ivoire. « Nous, enseignants du primaire du Burkina Faso, conscients de notre rôle dans l'éducation morale et civique des futurs dirigeants de l'Afrique que sont les écoliers, ne voulons pas être en reste dans la marche glorieuse de la Côte d'Ivoire vers une paix durable » , a conclu le président du CNEP-IP/SR, Mahamadi Sinka.

La caravane a pris son départ pour la Côte d'Ivoire pendant que le président ivoirien, Koudou Laurent Gbagbo effectuait une visite d'Etat de 72 heures au Burkina. Cette visite s'est achevée le 29 juillet 2008 par la signature d'un accord de coopération entre le Burkina et la Côte d'Ivoire.

AIB - 30 juillet 2008
UK/SVY


Remaniement ministériel au Sénégal

Ouagadougou, 06 déc. (AIB) - Le président du Sénégal, Abdoulaye Wade, a procédé lundi soir à un réaménagement du gouvernement dirigé par le Premier ministre Cheikh Hadjibou Soumaré, marqué notamment par le passage de 38 membres à 28.

On note l'arrivée au sein du gouvernement d'une nouvelle personnalité, Diamé Signaté, au poste de ministre de l'Enseignement technique et de
la Formation professionnelle, tandis qu'il y a, au total, 11 départs dont huit femmes.

Le nombre de femmes au gouvernement passe ainsi de 11 à 4.

Voici la composition de la nouvelle équipe gouvernementale :

-Cheikh Hadjibou Soumaré, Premier ministre

-Cheikh Tidiane Gadio, ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères

-Abdoulaye Diop, ministre d'Etat, ministre de l'Economie et des Finances

-Cheikh Tidiane Sy, ministre d'Etat, ministre de la Justice , Garde Sceaux

-Ousmane Ngom, ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur

-Djibo Kâ, ministre d'Etat, ministre de l'Environnement, de la Protection de la nature, des Bassins de rétention et des Lacs artificiels

-Habib Sy, ministre d'Etat, ministre des Infrastructures, des Transports, des Télécommunications et des TIC

-Souleymane Ndéné Ndiaye, ministre d'Etat, ministre de l'Economie maritime, de la Pêche et de la Pisciculture

-Bécaye Diop, ministre d'Etat, ministre des Forces armées

-Oumar Sarr, ministre d'Etat, ministre de l'Urbanisme, de l'Habitat, de l'Hydraulique urbaine, de l'Hygiène publique et de l'Assainissement

-Ousmane Masseck Ndiaye, ministre d'Etat, ministre de la Décentralisation et des Collectivités locales

-Moustapha Sourang, ministre de l'Education

- Abdourahim Agne, ministre de l'Aménagement du territoire et de la Coopération décentralisée

-Mme Awa Ndiaye, ministre de la Femme , de l'Entreprenariat féminin et de la Micro finance

-Madické Niang, ministre des Mines et de l'Industrie

-Adama Sall, ministre de l'Hydraulique rurale et du Réseau hydrographique national

-Mame Birame Diouf, ministre de la Culture , du Patrimoine historique classé, des Langues nationales et de la Francophonie

-Mme Safiatou Thiam, ministre de la Santé et de la Prévention

-Hamath Sall, ministre de l'Agriculture et de l'Elevage

-Christian Sina Diatta, ministre des Biocarburants, des Energies renouvelables et de la Recherche scientifique

-Farba Senghor, ministre de l'Artisanat et du Commerce

-Bacar Dia, ministre de l'Information et des Relations avec les Institutions

-Issa Mbaye Samb, ministre des Sports et des Loisirs

-Mamadou Lamine Keïta, ministre de la Jeunesse et de l'Emploi des jeunes

-Samuel Sarr, ministre de l'Energie

-Mme Innocence Ntap, ministre de la Fonction publique, de l'Emploi et du Travail et des Organisations professionnelles

-Mme Aminata Lô, ministre des Sénégalais de l'extérieur et du Tourisme, porte-parole du gouvernement

-Diamé Signaté, ministre de l'Enseignement technique et de la Formation professionnelle

-Ibrahima Sarr, ministre délégué auprès du ministre de l'Economie et des Finances, chargé du Budget


Le VIH/sida menace aussi l'élevage en Afrique subsaharienne

Rome, 03 déc. (AIB) - Non seulement le sida se traduit par un bilan dramatique en pertes humaines mais il menace aussi l'élevage, une des principales sources de revenus en Afrique subsaharienne.

Avec plus de 60 pour cent des personnes entre 15 et 49 ans vivant avec le VIH en Afrique subsaharienne et 11,4 millions d'orphelins du sida, l'impact sur l'ensemble de l'important secteur de l'élevage est devenu un sérieux sujet de préoccupation.

L'élevage apporte une contribution substantielle en termes de revenus et de nourriture à plus de 70 pour cent des ménages ruraux dans les pays en développement. Dans l'est et le sud de l'Afrique, par exemple, il contribue à plus de 13 pour cent du PIB, mais proportionnellement beaucoup plus quant à la sécurité alimentaire des ménages.

L'élevage fournit un revenu et de la nourriture sous forme de viande, lait et oeufs. Il remplit aussi d'autres rôles importants dans les exploitations agricoles y compris la traction animale, la fumure comme fertilisant et comme source de combustible.

Cependant, avec une population en âge de travailler de plus en plus affectée par le VIH/sida, moins de personnes sont disponibles pour s'occuper du bétail.

Des études sur les ménages en Afrique subsaharienne indiquent qu'une fois que l'épargne des ménages est épuisée, les animaux sont le principal capital vendu pour couvrir les dépenses médicales ou les frais funéraires.

La vente ou l'abattage des animaux réduit la taille des troupeaux, ce qui entraîne une baisse des produits de l'élevage tels que le lait, les oeufs, la viande, etc. Lorsque la taille des troupeaux rapetit, cela entraîne une réduction des stocks d'animaux disponibles avec pour conséquence un impact négatif sur les ressources zoogénétiques d'une communauté ou d'une région.

"En Zambie, une étude de la FAO a montré que dans le passé, il était rare que les ménages affectées par le VIH/sida vendent une génisse ou une vache laitière, alors que cela est courant maintenant. D'où des effets à court et long terme qui peuvent être dévastateurs sur les revenus et la sécurité alimentaire des familles", affirme Simon Mack, expert de la FAO en développement zootechnique.

"Dans le même temps, dans les zones à forte prévalence du VIH, les services vétérinaires ne fonctionnent plus correctement à cause de l'impact de la maladie sur le personnel et la baisse du niveau de compétence qui en résulte", ajoute l'expert de la FAO.

Les femmes et les enfants sont les plus touchés

En Afrique subsaharienne, les hommes sont traditionnellement responsables du labour des terres au moyen de la traction animale. Ils sont aussi généralement responsables de la gestion des exploitations agricoles. Cependant, quand ils tombent malades ou décèdent à cause du sida, les femmes et les enfants sont en difficulté car ils n'ont pas toujours les connaissances, l'expérience, le temps ou les ressources nécessaires pour tenir les mêmes rôles. Les enfants risquent aussi d'être retirés de l'école pour aider à la ferme et à la maison.

Parfois, la situation est plus grave: suite au décès du père de famille, les lois sur la succession ou les coutumes locales entraînent souvent pour sa veuve et les enfants la perte du bétail ou d'autres animaux d'élevage qui passent à une autre famille.

Il convient d'approfondir les études sur l'impact de la pandémie du sida sur le secteur de l'élevage et ses conséquences sur les communautés affectées afin de développer des stratégies visant à minimiser les conséquences négatives non seulement sur les ménages vulnérables et les populations mais aussi sur le secteur de l'élevage.

Atténuation de l'impact de la pandémie

Selon la FAO , l'élevage peut jouer un rôle important pour atténuer l'impact du VIH/sida sur les communautés rurales. Les volailles, les moutons et les chèvres peuvent fournir aux ménages affectés un capital renouvelable et un revenu tout en améliorant leur régime alimentaire. Ces espèces sont faciles à élever, peu coûteuses, prolifiques et dotées d'un cycle de reproduction court. De plus, la plupart des femmes dans les zones rurales bénéficient déjà d'une expérience notable dans l'élevage de ces espèces.

De surcroît, la petite taille de ces élevages ne nécessite pas un dur labeur de la part des familles formées d'orphelins du sida et de leurs grands-parents âgés.

Des projets de développement simples et de faible coût visant à l'amélioration des conditions des animaux, notamment les soins vétérinaires, permettent d'accroître la productivité des petits ruminants. Faut-il encore que la communauté du développement apprécie pleinement la contribution que l'élevage peut apporter.


Ouverture de l'atelier sur l'éducation pour les populations rurales en Afrique à Rome

Rome, 03 déc. (AIB) - Un atelier sur l'éducation pour les populations rurales (EPR) en Afrique a débuté aujourd'hui au siège de la FAO , à Rome. Il a été ouvert par M. Renzo Rosso, ministre plénipotentiaire, Direction générale de la coopération pour le développement de l'Italie du ministère des Affaires étrangères au cours d'une séance d'ouverture officielle présidée par la vice-ministre de l'Education et de la Culture du Mozambique, Mme Antónia Xavier Dias.

L'atelier est organisé par l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et l'Association pour le développement de l'éducation en Afrique (ADEA), avec le soutien de la Coopération italienne pour le développement et en collaboration avec les ministères français de l'Agriculture et des Affaires étrangères, l'UNESCO, l'Institut international de planification de l'éducation (IIPE) et l'Institut de la Banque mondiale, France.

Des hauts responsables des ministères de l'éducation et de l'agriculture de onze pays africains (Afrique du Sud, Burkina Faso, Ethiopie, Guinée, Kenya, Madagascar, Mozambique, Niger, Ouganda, Sénégal et Tanzanie) participent à l'atelier.

Sont également présents des représentants de l'ADEA et de la FAO et d'autres organismes : organisations internationales (UNESCO, Banque mondiale, Programme mondial pour l'alimentation), Union africaine, coopération italienne, ministères français de l'Agriculture et de la Pêche et des Affaires étrangères, universités et réseaux de recherche (Università Degli Studi Roma Tre, Biodiversity International, Ohio State University, Réseau international formation agricole et rurale (FAR), Centre international pour la recherche et l'agroforesterie (ICRAF)).

Dans son allocution, M. Müller, Sous-Directeur Général de la FAO du Département pour la gestion des ressources naturelles et de l'environnement a rappelé aux participants que « l'aide aux pauvres, à ceux qui ont faim et à ceux qui sont analphabètes, ne peut attendre ». Mettant en exergue les défis aigus posés par la pauvreté, l'insécurité alimentaire et la dégradation de l'environnement naturel dans les zones rurales d'Afrique, il a également insisté sur la corrélation étroite qui existe entre l'absence de sécurité alimentaire et le manque d'éducation et, par conséquent, sur l'éducation comme facteur clé pour promouvoir la sécurité alimentaire au niveau des pays.

Aujourd'hui, 820 millions de personnes dans les pays en développement souffrent de malnutrition, soit 17% de la population mondiale. En Afrique, où près d'une personne sur trois souffre de malnutrition, la faim sévit plus qu'ailleurs et presque autant qu'il y a une trentaine d'années, contrairement aux autres régions du monde où des progrès significatifs ont été réalisés.

« Trois enseignements peuvent être tirés de l'observation des pays même très pauvres, qui ont réussi à surmonter le fléau de la faim , a déclaré M. Müller.  «  Premièrement, l'agriculture, source principale des revenus et des emplois dans les zones rurales où vivent plus de 70% de la population africaine, ne peut attendre » . « Deuxièmement », a-t-il ajouté, « les investissements dans l'éducation et la formation, la recherche agricole, les infrastructures rurales, la gestion de l'eau et les capacités de stockage sont essentiels pour stimuler la production et la productivité agricoles mais également pour assurer des moyens d'existence durables, la paix et la démocratie. » A cet égard, il a évoqué la contribution des nouvelles technologies pour accroître la production agricole et augmenter les revenus.

L'augmentation de la production agricole des quarante dernières années vient d'une augmentation de la productivité par hectare et non pas d'une augmentation de la surface cultivée. Cependant, dans de nombreuses régions, le manque d'éducation et de formation est un obstacle majeur à l'accès aux technologies des agriculteurs dans les pays en développement.

Enfin, il a ajouté qu'un défi majeur était la préservation des ressources naturelles, mises en danger par l'expansion des populations, la croissance économique et la globalisation. La relation entre la pauvreté, la faim et la dégradation de l'écosystème est de plus en plus évidente et la préservation de l'environnement dont dépendent les pauvres est cruciale pour les sortir de la pauvreté.

Dans son allocution, le Secrétaire exécutif de l'ADEA, M. Mamadou Ndoye a soulevé le problème de l'inéquité entre urbains et ruraux en rappelant que l'espérance de vie scolaire était de 8,5 années chez les hommes dans les villes et de 5,5 années chez les hommes dans les campagnes (soit un écart de 3 ans) ; et qu'il était de 7,6 années chez les femmes dans les villes et de 4.3 années chez les femmes dans les campagnes, soit un écart de plus de 3 ans. «  Non seulement la plupart des exclus de l'éducation résident en milieu rural mais c'est aussi dans ce même milieu que la qualité de l'éducation est la plus faible » a-t-il ajouté. «  En fait, le plus grand défi posé aujourd'hui à l'EPT, c'est d'inclure les populations rurales pauvres, isolées, nomades, forestières, handicapées qui actuellement ne peuvent pas ou ne veulent pas avoir accès à l'école. » Ce déficit grave d'éducation de base handicape également les possibilités de formation des populations rurales.

Pour souligner l'importance de l'éducation pour les populations rurales, le Secrétaire exécutif de l'ADEA a évoqué le rapport sur le développement dans le monde en 2008 : « Si la terre et l'eau sont des actifs essentiels dans les espaces ruraux, l'éducation est souvent l'actif qui a le plus de valeur pour les populations rurales car elle leur permet de s'ouvrir des opportunités dans la nouvelle agriculture, d'obtenir un emploi qualifié, de lancer une entreprise dans le cadre de l'économie rurale non-agricole ou de migrer dans de bonnes conditions. »

Après avoir évoqué douze défis et leçons relatifs à l'éducation pour les populations rurales, David Acker, professeur à l'université de Iowa, Etats Unis, a déclaré que l'EPR était un investissement rentable pour la réalisation de quatre objectifs du millénaire - éradication de la pauvreté et de la faim ; réalisation de l'enseignement primaire universel ; promotion de l'équité entre femmes et hommes ; promotion de la durabilité de l'environnement - et surtout «  une absolue nécessité pour la dignité humaine. »

L'atelier sur l'EPR en Afrique abordera pendant deux jours divers sujets : bilan de l'EPR dans les pays ; l'EPR à la base du développement agricole et rural ;  développement de la résilience des plus pauvres à gérer les chocs et changements climatiques ; l'éducation et la formation pour assurer la sécurité alimentaire ; la gestion durable des ressources ; l'utilisation de la boite à outils développée par le programme phare EPR ; les défis de l'équité, des curricula, de la formation des enseignants, de la gestion des écoles et des classes ; l'enseignement technique et la formation professionnelle ; la contribution de l'enseignement supérieur et de la recherche à l'EPR; les partenariats en appui à l'EPR.


Le VIH/sida menace aussi l'élevage en Afrique subsaharienne

Rome, 03 déc. (AIB) - Non seulement le sida se traduit par un bilan dramatique en pertes humaines mais il menace aussi l'élevage, une des principales sources de revenus en Afrique subsaharienne.

Avec plus de 60 pour cent des personnes entre 15 et 49 ans vivant avec le VIH en Afrique subsaharienne et 11,4 millions d'orphelins du sida, l'impact sur l'ensemble de l'important secteur de l'élevage est devenu un sérieux sujet de préoccupation.

L'élevage apporte une contribution substantielle en termes de revenus et de nourriture à plus de 70 pour cent des ménages ruraux dans les pays en développement. Dans l'est et le sud de l'Afrique, par exemple, il contribue à plus de 13 pour cent du PIB, mais proportionnellement beaucoup plus quant à la sécurité alimentaire des ménages.

L'élevage fournit un revenu et de la nourriture sous forme de viande, lait et oeufs. Il remplit aussi d'autres rôles importants dans les exploitations agricoles y compris la traction animale, la fumure comme fertilisant et comme source de combustible.

Cependant, avec une population en âge de travailler de plus en plus affectée par le VIH/sida, moins de personnes sont disponibles pour s'occuper du bétail.

Des études sur les ménages en Afrique subsaharienne indiquent qu'une fois que l'épargne des ménages est épuisée, les animaux sont le principal capital vendu pour couvrir les dépenses médicales ou les frais funéraires.

La vente ou l'abattage des animaux réduit la taille des troupeaux, ce qui entraîne une baisse des produits de l'élevage tels que le lait, les oeufs, la viande, etc. Lorsque la taille des troupeaux rapetit, cela entraîne une réduction des stocks d'animaux disponibles avec pour conséquence un impact négatif sur les ressources zoogénétiques d'une communauté ou d'une région.

"En Zambie, une étude de la FAO a montré que dans le passé, il était rare que les ménages affectées par le VIH/sida vendent une génisse ou une vache laitière, alors que cela est courant maintenant. D'où des effets à court et long terme qui peuvent être dévastateurs sur les revenus et la sécurité alimentaire des familles", affirme Simon Mack, expert de la FAO en développement zootechnique.

"Dans le même temps, dans les zones à forte prévalence du VIH, les services vétérinaires ne fonctionnent plus correctement à cause de l'impact de la maladie sur le personnel et la baisse du niveau de compétence qui en résulte", ajoute l'expert de la FAO.

Les femmes et les enfants sont les plus touchés

En Afrique subsaharienne, les hommes sont traditionnellement responsables du labour des terres au moyen de la traction animale. Ils sont aussi généralement responsables de la gestion des exploitations agricoles. Cependant, quand ils tombent malades ou décèdent à cause du sida, les femmes et les enfants sont en difficulté car ils n'ont pas toujours les connaissances, l'expérience, le temps ou les ressources nécessaires pour tenir les mêmes rôles. Les enfants risquent aussi d'être retirés de l'école pour aider à la ferme et à la maison.

Parfois, la situation est plus grave: suite au décès du père de famille, les lois sur la succession ou les coutumes locales entraînent souvent pour sa veuve et les enfants la perte du bétail ou d'autres animaux d'élevage qui passent à une autre famille.

Il convient d'approfondir les études sur l'impact de la pandémie du sida sur le secteur de l'élevage et ses conséquences sur les communautés affectées afin de développer des stratégies visant à minimiser les conséquences négatives non seulement sur les ménages vulnérables et les populations mais aussi sur le secteur de l'élevage.

Atténuation de l'impact de la pandémie

Selon la FAO , l'élevage peut jouer un rôle important pour atténuer l'impact du VIH/sida sur les communautés rurales. Les volailles, les moutons et les chèvres peuvent fournir aux ménages affectés un capital renouvelable et un revenu tout en améliorant leur régime alimentaire. Ces espèces sont faciles à élever, peu coûteuses, prolifiques et dotées d'un cycle de reproduction court. De plus, la plupart des femmes dans les zones rurales bénéficient déjà d'une expérience notable dans l'élevage de ces espèces.

De surcroît, la petite taille de ces élevages ne nécessite pas un dur labeur de la part des familles formées d'orphelins du sida et de leurs grands-parents âgés.

Des projets de développement simples et de faible coût visant à l'amélioration des conditions des animaux, notamment les soins vétérinaires, permettent d'accroître la productivité des petits ruminants. Faut-il encore que la communauté du développement apprécie pleinement la contribution que l'élevage peut apporter


Ouverture de l'atelier sur l'éducation pour les populations rurales en Afrique à Rome

Rome, 03 déc. (AIB) - Un atelier sur l'éducation pour les populations rurales (EPR) en Afrique a débuté aujourd'hui au siège de la FAO , à Rome. Il a été ouvert par M. Renzo Rosso, ministre plénipotentiaire, Direction générale de la coopération pour le développement de l'Italie du ministère des Affaires étrangères au cours d'une séance d'ouverture officielle présidée par la vice-ministre de l'Education et de la Culture du Mozambique, Mme Antónia Xavier Dias.

L'atelier est organisé par l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et l'Association pour le développement de l'éducation en Afrique (ADEA), avec le soutien de la Coopération italienne pour le développement et en collaboration avec les ministères français de l'Agriculture et des Affaires étrangères, l'UNESCO, l'Institut international de planification de l'éducation (IIPE) et l'Institut de la Banque mondiale, France.

Des hauts responsables des ministères de l'éducation et de l'agriculture de onze pays africains (Afrique du Sud, Burkina Faso, Ethiopie, Guinée, Kenya, Madagascar, Mozambique, Niger, Ouganda, Sénégal et Tanzanie) participent à l'atelier.

Sont également présents des représentants de l'ADEA et de la FAO et d'autres organismes : organisations internationales (UNESCO, Banque mondiale, Programme mondial pour l'alimentation), Union africaine, coopération italienne, ministères français de l'Agriculture et de la Pêche et des Affaires étrangères, universités et réseaux de recherche (Università Degli Studi Roma Tre, Biodiversity International, Ohio State University, Réseau international formation agricole et rurale (FAR), Centre international pour la recherche et l'agroforesterie (ICRAF)).

Dans son allocution, M. Müller, Sous-Directeur Général de la FAO du Département pour la gestion des ressources naturelles et de l'environnement a rappelé aux participants que « l'aide aux pauvres, à ceux qui ont faim et à ceux qui sont analphabètes, ne peut attendre ». Mettant en exergue les défis aigus posés par la pauvreté, l'insécurité alimentaire et la dégradation de l'environnement naturel dans les zones rurales d'Afrique, il a également insisté sur la corrélation étroite qui existe entre l'absence de sécurité alimentaire et le manque d'éducation et, par conséquent, sur l'éducation comme facteur clé pour promouvoir la sécurité alimentaire au niveau des pays.

Aujourd'hui, 820 millions de personnes dans les pays en développement souffrent de malnutrition, soit 17% de la population mondiale. En Afrique, où près d'une personne sur trois souffre de malnutrition, la faim sévit plus qu'ailleurs et presque autant qu'il y a une trentaine d'années, contrairement aux autres régions du monde où des progrès significatifs ont été réalisés.

« Trois enseignements peuvent être tirés de l'observation des pays même très pauvres, qui ont réussi à surmonter le fléau de la faim , a déclaré M. Müller.  «  Premièrement, l'agriculture, source principale des revenus et des emplois dans les zones rurales où vivent plus de 70% de la population africaine, ne peut attendre » . « Deuxièmement », a-t-il ajouté, « les investissements dans l'éducation et la formation, la recherche agricole, les infrastructures rurales, la gestion de l'eau et les capacités de stockage sont essentiels pour stimuler la production et la productivité agricoles mais également pour assurer des moyens d'existence durables, la paix et la démocratie. » A cet égard, il a évoqué la contribution des nouvelles technologies pour accroître la production agricole et augmenter les revenus.

L'augmentation de la production agricole des quarante dernières années vient d'une augmentation de la productivité par hectare et non pas d'une augmentation de la surface cultivée. Cependant, dans de nombreuses régions, le manque d'éducation et de formation est un obstacle majeur à l'accès aux technologies des agriculteurs dans les pays en développement.

Enfin, il a ajouté qu'un défi majeur était la préservation des ressources naturelles, mises en danger par l'expansion des populations, la croissance économique et la globalisation. La relation entre la pauvreté, la faim et la dégradation de l'écosystème est de plus en plus évidente et la préservation de l'environnement dont dépendent les pauvres est cruciale pour les sortir de la pauvreté.

Dans son allocution, le Secrétaire exécutif de l'ADEA, M. Mamadou Ndoye a soulevé le problème de l'inéquité entre urbains et ruraux en rappelant que l'espérance de vie scolaire était de 8,5 années chez les hommes dans les villes et de 5,5 années chez les hommes dans les campagnes (soit un écart de 3 ans) ; et qu'il était de 7,6 années chez les femmes dans les villes et de 4.3 années chez les femmes dans les campagnes, soit un écart de plus de 3 ans. «  Non seulement la plupart des exclus de l'éducation résident en milieu rural mais c'est aussi dans ce même milieu que la qualité de l'éducation est la plus faible » a-t-il ajouté. «  En fait, le plus grand défi posé aujourd'hui à l'EPT, c'est d'inclure les populations rurales pauvres, isolées, nomades, forestières, handicapées qui actuellement ne peuvent pas ou ne veulent pas avoir accès à l'école. » Ce déficit grave d'éducation de base handicape également les possibilités de formation des populations rurales.

Pour souligner l'importance de l'éducation pour les populations rurales, le Secrétaire exécutif de l'ADEA a évoqué le rapport sur le développement dans le monde en 2008 : « Si la terre et l'eau sont des actifs essentiels dans les espaces ruraux, l'éducation est souvent l'actif qui a le plus de valeur pour les populations rurales car elle leur permet de s'ouvrir des opportunités dans la nouvelle agriculture, d'obtenir un emploi qualifié, de lancer une entreprise dans le cadre de l'économie rurale non-agricole ou de migrer dans de bonnes conditions. »

Après avoir évoqué douze défis et leçons relatifs à l'éducation pour les populations rurales, David Acker, professeur à l'université de Iowa, Etats Unis, a déclaré que l'EPR était un investissement rentable pour la réalisation de quatre objectifs du millénaire - éradication de la pauvreté et de la faim ; réalisation de l'enseignement primaire universel ; promotion de l'équité entre femmes et hommes ; promotion de la durabilité de l'environnement - et surtout «  une absolue nécessité pour la dignité humaine. »

L'atelier sur l'EPR en Afrique abordera pendant deux jours divers sujets : bilan de l'EPR dans les pays ; l'EPR à la base du développement agricole et rural ;  développement de la résilience des plus pauvres à gérer les chocs et changements climatiques ; l'éducation et la formation pour assurer la sécurité alimentaire ; la gestion durable des ressources ; l'utilisation de la boite à outils développée par le programme phare EPR ; les défis de l'équité, des curricula, de la formation des enseignants, de la gestion des écoles et des classes ; l'enseignement technique et la formation professionnelle ; la contribution de l'enseignement supérieur et de la recherche à l'EPR; les partenariats en appui à l'EPR.


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