Info Régions  
Accueil  L'Agence Photos  Météo Annonces Services  
29 Juillet 2010
Politique
Coopération
Intégration
lSociété
Transport
Agriculture
Economie
Energie
Infrastructures
Environnement
Education
Santé
Culture
Communication
Sport
International
Revue de presse
Dossiers
Discours du PM et réactions
Tout sur le Fespaco
Archives
Agenda
Monnaies / Devises
Hôtels / Restaurants
Agences de voyage
Contacts
International  

Burkina-Côte d'Ivoire-Politique
L'Assemblée nationale burkinabè souhaite la paix et la relance économique pour la Côte d'Ivoire en 2009

Ouagadougou, 28 déc. (AIB) - L'Assemblée nationale du Burkina Faso par la voix de son président monsieur Roch Marc Christian Kaboré, a souhaité que «  la Côte d'Ivoire retrouve la paix et le dynamisme économique au cours de nouvelle année 2009 en gestation », a appris l'AIB dimanche.

Roch Marc Christian Kaboré a souhaité « singulièrement au peuple frère de Côte d'Ivoire, une année de paix, de réconciliation et de réussite pour le processus électoral et la relance économique ».

Outre sa proximité géographique et historique avec le Pays d'Houphouët Boigny, le Burkina Faso compte sa plus forte communauté expatriée en Côte d'Ivoire. Il reste économiquement lié à ce pays qui lui sert de voie principale d'accès à la mer.

En outre, le président du Faso, Blaise Compaoré suit de très près l'évolution de la crise ivoirienne, en sa qualité de facilitateur.

De façon générale, le président de l'Assemblée nationale burkinabè a formulé les mêmes voux à l'endroit des pays voisins.

Il a fait un bilan optimiste de la paix en Afrique de l'Ouest, en dépit des incertitudes politiques en Guinée, après le coût d'Etat consécutif à la mort du président Lansana Conté.

« En cette fin d'année 2008, je voudrais faire observer que malgré tout, la paix a fait des progrès, en Afrique de l'Ouest comme dans certaines parties du monde », a soutenu M. Kaboré.

Il n'a pas non plus oublié ses compatriotes à qui, il souhaite également la paix et « plus de réussite et de satisfaction » en terme de progrès et d'avancées démocratiques.

AMK/JPT

Politique-Afrique

Décès du président Zambien en France

Ouagadougou, 19 Août (AIB) - Le président zambien Levy Mwanawasa est décédé mardi matin à Paris, en France, a appris l'AIB auprès de l'agence britannique Associated Press (AP).

M. Mwanawasa était hospitalisé dans la capitale française depuis début juillet 2008.

Le vice-président zambien Rupiah Banda a précisé à la radio-télévision d'Etat que le président s'était éteint à 10h30 à l'hôpital militaire de Percy, près de Paris. Il a annoncé un deuil national de sept jours.

La disparition du président Mwanawasa "est une grande perte pour le peuple zambien dont il s'était attaché le respect et l'affection", écrit le président français dans un communiqué.
Le chef de l'Etat zambien avait été évacué début juillet vers un hôpital parisien après une attaque cérébrale lors du sommet de l'Union africaine à Charm el-Cheikh en Egypte.  

 « 
C'est une grande perte pour le continent africain, qui appréciait son courage politique », a souligné le président français dans son communiqué. "C'est une grande perte pour la démocratie, dont il fut un ardent défenseur tout au long de sa vie. La France salue sa mémoire, vibrante de courage et de liberté".

Agé de 59 ans, le président zambien était arrivé au pouvoir en 2001. S'il a été félicité pour son combat contre la corruption, M. Mwanawasa n'était pas parvenu à réduire la pauvreté dans son pays. Depuis son attaque, le pays était géré par le vice-président Rupiah Banda.

AP/MS

Lire les archives


Afrique/Politique

Coup d'Etat militaire en Mauritanie

L'armée a repris le pouvoir ce mercredi en Mauritanie, moins d'un an et demi après l'élection d'un civil à la tête de l'Etat. Le président et le Premier ministre ont été arrêtés et un « Conseil d'Etat » dirigée par un général institué.

Tout a commencé par un décret présidentiel, publié vers 8h (Temps universel) qui annonçait le limogeage de tous les dirigeants militaires importants du pays. Le chef d'Etat major de l'armée, le chef d'Etat major particulier du président, le chef d'Etat major de la gendarmerie et le chef d'Etat major de la garde nationale. Quelques minutes après la publication de ce décret, le président, Sidi Mohamed ould Cheikh Abdallahi a été arrêté à son domicile, dans l'enceinte du palais présidentiel. Selon sa fille, Amal, qui a très tôt alerté les médias, c'est son agent de sécurité le plus proche qui est venu, lui demandant de coopérer pour ne pas avoir à l'emmener de force.

« Nous sommes barricadés dans notre maison, avec des sentinelles dans la cuisine et dans les salles de bain, expliquait-elle tôt ce matin à RFI. Nous sommes séquestrés et des portables ont été confisqués. C'est un coup d'Etat en bonne et due forme  » . Plusieurs sources font également rapidement état de l'arrestation du Premier ministre et du ministre de l'Intérieur, par des membres de la garde présidentielle, sans que l'entourage de ses deux ministres ne soit en mesure de confirmer. «  Ils sont tous les trois chez le directeur du BASEP, le Bataillon chargé de la sécurité présidentielle  », affirmait de son côté un journaliste.

A 11h30 (TU), un premier communiqué émanant des militaires est lu à la télévision par deux ministres du gouvernement, le ministre du Tourisme et le ministre de la Culture. Ils ont indiqué la création d'un «  Conseil d'Etat  » présidé par le général Ould Abdelaziz, chef du BASEP. «  Le Conseil a décidé de rendre nul et non avenu le décret de limogeage pris tôt ce matin par l'ex-président Sidi Mohamed ould Cheikh Abdallahi  », indique encore le communiqué. La situation apparaît donc plus claire, il s'agit bien d'un coup d'Etat militaire.

Une crise larvée depuis plusieurs mois

Pour beaucoup de Mauritaniens, ce dénouement était attendu. « Le président avait accumulé une série de mauvais choix politiques tout au long de l'année, estime un politologue qui requiert l'anonymat. Ce matin, il a joué son va-tout en limogeant les militaires et il a perdu le bras de fer ».

Mauvaise appréhension de la menace islamiste, faiblesse de la réponse sécuritaire après les attentats d'Aleg et de Nouakchott, plusieurs éléments sont avancés par les détracteurs du président pour expliquer sa chute. «  Il a aussi fait revenir les caciques de l'ancien système au pouvoir et bloqué le fonctionnement légal des institutions, avance un sénateur. Les militaires ne pouvaient rester indifférents à tout cela  ».

En crise ouverte depuis deux mois avec sa majorité présidentielle, le chef de l'Etat avait perdu lundi dernier la plupart de ses soutiens politiques au Parlement. Plus de 50 parlementaires, Sénat et Assemblée nationale confondus, ayant en effet ouvertement quitté son parti, (Pacte National pour la démocratie et le développement, PNDD-ADIL). En cause, officiellement, son refus de convoquer une cession parlementaire. Il faut savoir que les députés avaient inscrit à l'ordre du jour la constitution d'une commission d'enquête, visant à faire la lumière sur la gestion de la fondation caritative de Khattou mint Boukary, l'épouse du président.

Pour un député, cette issue est heureuse car «  elle laisse supposer la formation d'un nouveau gouvernement, composé de personnalités du changement  ». Pour cet élu, le Parlement ne devrait pas être menacé par le nouveau régime militaire, qui pourrait être désireux de maintenir les apparences républicaines.

Résistances au coup d'Etat

Autre son de cloche du côté des hommes politiques loyalistes, tout comme de l'opposition. Boydiel ould Houmeid, ministre secrétaire général de la présidence et vice-président du parti ADIL, s'insurge : «  Les militaires sont venus ce midi nous déloger du siège du parti présidentiel à coup de matraques  ». Pour lui, on assiste aujourd'hui à un coup d'Etat anticonstitutionnel puisque Sidi Mohamed ould Cheikh Abdallahi a été élu légalement par le peuple mauritanien l'an passé.

Les partisans du président renversé, qui ont tenté de lui manifester son soutien à la mi-journée dans les rues du centre ville, ont reçu en échange des jets de grenades lacrymogènes de la part des forces de l'ordre. « Moi, je ne souhaite pas une guerre civile, car notre pays est trop faible pour supporter cela ! Mais malheureusement, il faut reconnaître que c'est ce genre d'événement qui engendre généralement des manifestations de violences » , ajoute encore Boydiel ould Houmeid.

Leader du parti islamiste modéré Tawassoul, Jemil Mansour, rejette lui aussi le principe d'un coup d'Etat militaire dirigé contre un président élu. «  Nous demandons aux militaires de respecter l'unité et la stabilité de la Mauritanie et d'essayer de faire revenir les institutions démocratiquement élues au premier rang desquels le président de la République   ».  Même tendance à l'UFP, l'Union des Forces de Progrès. «  Nous condamnons cette fuite en avant des militaires , affirme le président de ce parti qui bien que longtemps dans l'opposition a toujours affirmé soutient à l'institution présidentielle. Nous pensons que ce coup de force ne sera pas accepté par les Mauritaniens, ni par la communauté internationale  ».
Source RFI


Burkina-Darfour-Paix
Djibril Bassolé quitte le gouvernement pour le Darfour

Ouagadougou, 1er août (AIB) - Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération régionale, Djibril Bassolé quitte le gouvernement burkinabé pour le Darfour où il est désormais médiateur en chef conjoint Union africaine/Nations unies.

Après avoir fait un an à la tête de la diplomatie burkinabé, Djibril Bassolé est allé dire au revoir au Premier ministre, Tertius Zongo le 31 juillet 2008.

A sa sortie d'audience, le ministre des Affaires étrangères et de Coopération régionale a expliqué qu'il était venu rendre compte au Premier ministre qu'à partir du 1 er août, il prend fonction en tant que médiateur en chef conjoint Union africaine/Nations unies.

Il a fait un tour d'horizon avec le Premier ministre de la mission qui l'attend et demander son soutien et celui de son gouvernement. Il a affirmé qu'il est difficile de faire un bilan de ses activités gouvernementales mais se réjouit du fait que la voix du Burkina Faso compte de nos jours.

« Nous sommes membre non permanent du Conseil de sécurité et le Burkina Faso a eu à prendre des décisions courageuses dans le sens de renforcer la paix et la sécurité internationale », a-t-il relevé. De même, le Burkina Faso a aussi mené, dans la sous-région, certaines médiations qui ont amené des processus de paix à se mettre sur les rails.

Le médiateur reconnaît que la question du Darfour en elle-même est déjà suffisamment compliquée et la procédure que M. Ocampo (la présidente de la Cour pénale internationale) a entamé contre le président Omar El Bechir ne facilite pas les choses. Mais il ne s'agit que d'une requête pour l'instant. Cependant, M. Djibril Bassolé craint que ses marges de manouvres se rétrécissent si un mandat d'arrêt international venait à être délivré contre le président Omar El Bechir.

Le nouveau médiateur en chef envisage comme méthode de travail, connaître les hommes et le terrain pour la première étape et la seconde, essayer d'évaluer les chances d'arriver à un compromis qui puisse renforcer la paix et la stabilité.

AIB- 01 Août 2008
PKA/SVY

Burkina-ONU-Soudan-Darfour-UA
Le nouveau médiateur de l'ONU au Darfour prend fonction le 1er août

Ouagadougou, 28 juil 2008 (AIB) - Le nouveau médiateur de l'ONU au Darfour, le Burkinabé Djibrill Bassolé a indiqué lundi qu'il prendra fonction le 1er août à El Facher, la capitale de la province Ouest du Soudan.

"Je prends fonction le 1er août. Je dois m'installer à El Facher", capitale du Darfour, a indiqué à l'AIB M. Bassolé.

Il a participé aux travaux de la coopération mixte entre le Burkina Faso et la Côte d'Ivoire qui se sont ouverts lundi à Ouagadougou.

Nommé le 30 juin dernier, médiateur conjoint de l'Union africaine et de l'ONU par le secrétaire général des Nations unies, Ban-Ki Moon, le chef de la diplomatie burkinabé a confié à l'AIB qu'il souhaitait trouver le "juste milieu" pour résoudre la crise au Darfour, qui a fait, selon l'ONU plus de 200.000 morts.

Il a également indiqué qu'il prendrait d'abord contact avec les différents protagonistes de la crise dès son installation "pour mieux connaître les hommes et le terrain" et "identifier les difficultés".

Il a par ailleurs expliqué qu'il entendait achever sa mission "dès qu'on aura réussi à conclure un accord global de paix".

AIB - 28 juillet 2008
RH/SVY


Burkina-France-Commémoration
Les Français de Bobo Dioulasso commémorent la Révolution de 1789

Les Français de la ville de Bobo-Dioulasso et des localités environnantes ont célébré la fête nationale de l'Hexagone le 14 juillet 2008 au club Amical. La cérémonie a été organisée par le consul honoraire de France à Bobo-Dioulasso, Bernard Chaix et présidée par le consul de France au Burkina, Gérard Ménard, venu de Ouagadougou par la circonstance.

Pour la célébration du 14 juillet 2008, les Français avaient à leurs côtés les autorités régionales, provinciales, communales, les leaders religieux et coutumiers de la ville de Sya et d'autres Burkinabé venus communier avec eux.

L'occasion a été saisie par le consul de France au Burkina, Gérard Ménard pour rappeler qu' en 1789, le peuple de Paris, après des années de disette, s'est soulevé et a pris la prison de la Bastille , marquant ainsi le début d'une révolution qui allait bouleverser toute l'Europe pendant de très longues années. Selon lui, les idéaux qui ont conduit à cette révolution sont toujours d'actualité, 219 ans plus tard. Le consul de France a par ailleurs rappelé les priorités des 6 mois de la présidence française de l'Union européenne débutée le 1er juillet dernier.

Il s'agit d'un accord sur le paquet-énergie climat et la politique énergétique européenne, du « pacte européen sur l'immigration », de la politique agricole commune, de la sécurité et la défense européennes. Aux Français vivant dans la partie ouest du Burkina (500 environ), le diplomate a affirmé que la sécurité des communautés françaises constitue la priorité numéro 1 du ministère des Affaires étrangères. La France compte environ 2 millions d'expatriés dont 3250 au Burkina. 500 d'entre eux vivent dans la partie ouest du Burkina dont 1/3 a la double nationalité.

AIB - 16 juillet 2008
UK/SVY


Burkina -USA-Afrique - Commerce
Washington accueille le 7ème forum de coopération commerciale et économique afro-américain

Ouagadougou, 16 juillet (AIB)- Le 7ème forum de la loi sur la croissance et les opportunités économiques en Afrique (AGOA) se tient du 14 au 16 juillet 2008 à Washington sous le thème « Mobilisation des investissements privés pour le commerce et la croissance ».

Plusieurs hauts fonctionnaires de l'administration américaine et des ministres de l'Afrique au sud du Sahara ainsi que des membres du secteur privé et des sociétés civiles américaine et africaine prennent part à ce forum, indique un communiqué de l'ambassade des Etats-Unis au Burkina parvenu à l'AIB.

Les discussions seront centrées sur les liens entre l'investissement privé et la croissance économique en Afrique et mettront en relief les manières dont les pays africains peuvent mieux tirer profit des opportunités commerciales offertes par l'AGOA.

Le Burkina sera représenté par son ministre du Commerce, de la Promotion de l'entreprise et de l'artisanat, Mamadou Sanou, ainsi que par des opérateurs économiques, précis le texte.

L'AGOA accorde des préférences commerciales aux pays qui accomplissent des progrès dans les réformes économiques et politiques. 41 pays africains sud- sahariens ont été élus à l'AGOA, après les récentes admissions du Togo et des Comores.

AIB - 16 juillet 2008
SG/SVY


Burkina-Côte d'Ivoire-Politique-Financement
Budget électoral: la communauté internationale invitée à apporter des contributions "complémentaires et urgentes"

Ouagadougou, 11 juil 2008 (AIB) - La communauté internationale a été invitée, jeudi 10 juillet à Ouagadougou a apporté des contributions "complémentaires et urgentes" à la Côte d'Ivoire afin de financer le premier tour de l'élection présidentielle fixée au 30 novembre et l'ensemble du programme de sortie de crise.

Réuni jeudi à Ouagadougou à l'occasion de la cinquième session du Comité d'évaluation et d'accompagnement (CEA) de l'Accord politique signé le 4 mars 2007 entre le président Laurent Gbagbo et le leader de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN), Guillaume Soro, les participants se sont dits "sérieusement préoccupés par la question du financement du processus de paix en Côte d'Ivoire".
"Le CEA a insisté sur la nécessité d'apporter des contributions complémentaires et urgentes pour le financement des programmes les plus urgents, à savoir le DDR (Démobilisation-désarmement-réinsertion), le service civique et certaines opérations d'urgence", indique un communiqué lu à l'issue de la rencontre par le chef de la diplomatie burkinabè, Djibrill Bassolé.
La rencontre a également demandé au président Blaise Compaoré, facilitateur dans la crise ivoirienne et au représentant des Nations unies en Côte d'Ivoire d'intercéder auprès de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI), afin que ce pays puisse bénéficier de leur soutien dans cette période "décisive".
"Il y a une très grande disponibilité des partenaires et je pense que les financements attendus seront reçus", s'est félicité M. Compaoré à l'issue de la rencontre.
"Nous avons pu faire le point avec les partenaires et il ressort que le financement des élections est bouclé. Il reste les autres aspects du processus pour lesquels nous avons demandé qu'il y ait surtout un calendrier plus précis par rapport aux engagements et aux décaissements pour nous permettre d'avoir une plus nette visibilité sur l'avenir du processus de paix", a-t-il poursuivi.
Les bailleurs de fonds et le gouvernement ivoirien ont décidé de la tenue d'une réunion mensuelle afin de juguler les tensions de trésorerie et d'accélérer les décaissements nécessaires à la réalisation des opérations liées au processus électoral, précise le communiqué.
Le gouvernement ivoirien a, quant à lui, été "salué" pour ses efforts en matière de bonne gouvernance économique et de mobilisation de ressources budgétaires en faveur du financement du programme de sortie de crise.
Outre les bailleurs de fonds, le Premier ministre ivoirien, Guillaume Soro et les représentants de la présidence ivoirienne et des FN ont pris part à cette rencontre dont l'ordre du jour a été essentiellement consacré au financement du processus électoral et du programme de sortie de crise.
Le président Blaise Compaoré, également président en exercice de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest) et parrain de l'Accord politique de Ouagadougou (APO) a demandé à ce que des "contraintes", "notamment d'ordre financier", ne "compromettent" pas les "acquis enregistrés" depuis la signature des accords politiques.
Selon le communiqué, la réunion a salué la "bonne tenue" du calendrier électoral en vue du respect de la date du 30 novembre.
Le secrétaire d'Etat français à la Coopération et à la Francophonie , Alain Joyandet, qui a assisté à l'ouverture des travaux a encouragé les "différentes parties à faire tout ce qui est en leur pouvoir en vue de respecter cette échéance". " La France est disposée à accompagner le processus ainsi engagé, si les Ivoiriens le souhaitent et dans la mesure de ses moyens", a-t-il déclaré.
La prochaine réunion du CEA a été fixée dans le courant du mois de septembre 2008.
AIB - 11 juillet 2008
RH/SVY


Zimbabwe-Politique-Elections
Le président Mugabé mettra en place un gouvernement d'union nationale, selon son le chef de la diplomatie zimbabwéenne

Ouagadougou, 09 juil 2008 (AIB) - Le président zimbabwéen, Robert Mugabé mettra en place un gouvernement d'union nationale après sa réélection fortement contestée, a indiqué mardi à Ouagadougou son ministre des Affaires étrangères, Mumpengegui Simbarashe Simbanentuku.

"La prochaine étape (après les élections) revient au président (Robert) Mugabé de conduire le processus en mettant en place un gouvernement d'union nationale qui inclut tous les partis politiques", a déclaré M. Simbanentuku à la presse.

Reçu pendant près de deux heures par le chef de l'Etat burkinabè, Blaise Compaoré, le chef de la diplomatie zimbabwéenne a ajouté que des "négociations" seront ouvertes avec "toutes les parties" afin d'aboutir à une solution.

"Evidemment, on ne peut pas faire des anticipations sur le processus de discussions et de négociations. Toutes les parties vont se mettre ensemble et il y aura un dialogue, des discussions", a-t-il ajouté.

"Je suis sûr qu'on va aboutir à des modalités", sur la désignation d'un Premier ministre, a indiqué le diplomate zimbabwéen, répondant à une question sur l'acceptation ou non de l'homme fort d'Harare de nommer son principal opposant, Morgan Tsvangirai au poste de Premier ministre.

Le diplomate a précisé être un "envoyé spécial" du président Mugabé auprès de son "frère et collègue", le président Compaoré, également président en exercice de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO).

M. Compaoré, dont le pays est membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, avait estimé à son retour du sommet de l'Union africaine tenue les 30 juin et 1er juillet derniers en Egypte qu'il appartenait à la SADEC (Communauté économique des Etats d'Afrique australe) de trouver une "solution consensuelle" entre l'opposition et le pouvoir zimbabwéen.

"Comme vous le savez, l'UA a terminé son sommet à Shar-El-Sheikh en Egypte, les chefs d'Etat ont adopté une résolution de façon unanime qui appelle et encourage tous les partis politiques au Zimbabwe à dialoguer, à s'asseoir ensemble pour discuter, à entreprendre des consultations en vue de former un gouvernement inclusif, un gouvernement d'union nationale. Et l'UA s'est également engagée à soutenir tous les efforts de la SADEC , à faciliter, à servir de médiateur entre les différentes parties pour s'assurer de la formation de ce gouvernement d'unité nationale", a poursuivi le ministre zimbabwéen qui s'exprimait en anglais.

Réagissant aux condamnations des Etats-Unis et de l'Union européenne (UE) appelant au départ de M. Mugabé du pouvoir, M. Simbanentuku a déclaré : "Le Zimbabwe est un pays indépendant et souverain. Il y a eu des élections libres et plus de 2 millions de personnes sont sorties pour voter le président Mugabé. Donc, c'est la voix du peuple zimbabwéen qui compte".

"Nous ne pouvons pas recevoir des instructions de nos anciens maîtres coloniaux, nous sommes un pays indépendant, et nous n'allons jamais, jamais redevenir une colonie encore. Jamais", a-t-il estimé.

Il a quitté Ouagadougou pour Hararé après l'entretien avec M. Compaoré.

AIB - 09 juillet 2008
RH/SVY


Burkina Faso - Maintien de la paix
Le bataillon burkinabé « Laafi », au Darfour avant fin 2008

Ouagadougou 19 juin 2008 (-AIB) - le ministre burkinabé de la Défense , Yéro Boly a annoncé le jeudi 19 juin à Ouagadougou, au cours d'un point de presse, le départ d'un bataillon burkinabé au Darfour (Soudan) avant la fin de l'année de 2008.

Le bataillon, fort de 800 hommes, va participer aux opérations de maintien de paix au Darfour. Selon le ministre de la Défense , la formation a été possible grâce au soutien des Etats-Unis d'Amérique à travers le programme ACOTA.

D'autres pays comme la France vont apporter une contribution dans la formation des bataillons, a ajouté le ministre, qui a fait remarquer que l'Etat burkinabé a également consenti des efforts pour la préparation du bataillon « Laafi ».

Le bataillon « Laafi », qui « sera probablement au Darfour en octobre 2008 », fait partie d'un contingent de 2400 hommes, a indiqué M. Yéro Boly. Le ministre a noté que le départ du bataillon ne dépendait pas du Burkina Faso.

Il faut un quitus des Nations unies qui statuent sur la conformité du bataillon avec les missions de maintien de paix.

Pour ce faire, une mission de l'ONU a déjà inspecté le bataillon et selon le ministre de la Défense ,  « Laafi » est bien positionné pour être au Darfour avant la fin de l'année.

Le Burkina Faso est engagé dans plusieurs missions de maintien de paix dans le monde.

Des agents de sécurité burkinabé sont en Haïti et au Burundi.

60 officiers burkinabé servent comme observateurs dans les opérations de maintien de paix.

AIB juin 2008
MY/SVY


Burkina-Liberia-Coopération
Le Burkina et le Liberia signent un accord Cadre de coopération

Ouagadougou, 18 avr (AIB) - La ministre burkinabè déléguée à la coopération Minata Samaté et le ministre d'Eta libérien pour les Affaires présidentielles Edward Mc Clain ont procédé à la signature d'un accord cadre de coopération vendredi soir à Ouagadougou.

A l'issue de ce qui est considérée comme la première session de la Commission mixte de coopération entre les deux pays, les deux parties ont également signé un protocole d'accord de coopération entre les ministères des Affaires étrangères respectives.

« Aujourd'hui c'est un grand jour. Ces accords ont une dimension politique. Ce sont les chefs d'Etat Johnson Sirleaf et Blaise Compaoré qui nous ont demandé de tenir cette commission mixte dans les plus brefs délais », a affirmé Mme Samaté.

Ces accords constituent un préalable qui sera suivi de missions exploratoires en vue de la signature d'accords spécifiques. Mais déjà, la base de ces accords prévoit une coopération étendue aux domaines de l'agriculture, de l'élevage, des infrastructures, des mines et énergie, de la santé, de la gouvernance de la promotion des droits humains.

La partie libérienne s'est dite particulièrement intéressée par les pratiques culturales et les pratiques d'irrigation, de même que par le renforcement des capacités.

« Il y aura des missions d'information de part et d'autres pour cerner le terrain. Des gens ayant pris des d'informations sur nous et nos techniciens sur le Burkina, on va passer à des accords spécifiques dans le domaine de l'agriculture de la santé, de l'énergie », a expliqué le ministre libérien Mc Clain.

Il a déploré les effets dévastateurs de la guerre qu'a connue son pays. « Ceux qui sont-là, les cheveux grisonnants, vont partir d'ici-là. J'ai vu beaucoup de techniciens ici et c'est ce qu'il nous faut pour pérenniser ce que les vieux avaient commencé », a-t-il souligné pour exprimer la nécessité du renforcement des capacités humaines de son pays.

Le Burkina Faso compte en tirer un premier avantage d'ordre moral, « en partageant son expérience avec un pays frère » en situation de post-conflit, selon la ministre Samaté.

Elle a révélé que le président du Faso Blaise Compaoré a donné des « directives claires » pour assurer le suivi des actions de coopération qui ont été arrêtées.

Elle promet à la délégation libérienne une participation massive des burkinabè au colloque international sur le genre, qui se tiendra l'an prochain à Monrovia, la capitale libérienne.

AIB - 18 avril 2008
AMK


Burkina-Liberia-Coopération
Le Burkina et le Liberia, sur de nouvelles bases de coopération

Ouagadougou, 18 avr (AIB) - Le Burkina Faso et le Liberia sont entrain de fonder de nouvelles bases de coopération, après les relations quelques ténébreuses durant la guerre civile qui a déchiré le Liberia.

Les deux pays achèvent ce soir la toute première rencontre de la Commission mixte de coopération débutée la veille. Ils entendent développer un partenariat dans les domaines socio-économiques. La rencontre permettra de mettre en place la base formelle de cette coopération mixte et de signer des accords de coopération économique, scientifique, technique et culturel.

La délégation libérienne, conduite par leur ministre des Affaires étrangères, Edward B. Mc Glain s'est dite déjà intéressée par l'expérience Burkinabè en matière de maîtrise de l'eau et d'utilisation des nouvelles techniques culturales.

«Nous avons la deuxième pluviométrie la plus importante au monde, mais n'arrivons pas à capitaliser cet avantage», a avoué le ministre Glain.

La ministre burkinabè déléguée à la coopération régionale Minata Samaté indique qu'à l'étape actuelle, la coopération va permettre d'examiner en priorité les questions du développement qui sont à même d'impulser une nouvelle dynamique à la collaboration entre le deux pays.

Pour elle «...Les infrastructures, la santé, les droits humains, l'agriculture, l'eau, le commerce et l'intégration régionale ont été retenus de commun accord»

Le Burkina a été entre temps accusé d'avoir participé à l'instabilité du Liberia débutée par une guerre civile en 1989 avec des répliques dix ans plus tard.

Le pays dirigé aujourd'hui par une femme, Hellen Johnson Sirleaf traverse une stabilité relative construite avec la participation du président du Faso Blaise Compaoré.

«Vous avez su promouvoir les vertus du dialogue et de la concertation plaçant ainsi votre pays sur la voie de la coexistence pacifique et du développement», a reconnu Minata Samaté.

AIB - 18 avril 2008
AMK


Mort d'Aimé Césaire : Les Burkinabè jugent l'homme

Ouagadougou, 17 avr (AIB) La disparition d'Aimé Césaire va susciter une réflexion par rapport à sa stature littéraire et sa tendance politique à la fierté d'être noir a indiqué jeudi à Ouagadougou M. Poussi Sawadogo chargé de la coopération scientifique et inter-universitaire.

« La mort du père fondateur de la négritude va amener les gens à s'interroger sur le mouvement de la négritude dont il a été le père fondateur avec Léopold Sédar Senghor ; et va rappeler à la communauté littéraire la nécessité de placer un débat sur le personnalité africaine » a indiqué M. Poussi Sawadogo, chargé de la coopération scientifique et inter - universitaire.

Aimé Césaire, a laissé une ouvre monumentale historique, politique, scientifique qui nous apporte et nous apprend beaucoup » selon M. Issaka Salia, enseignant de rhétorique et de poétique à l'université de Ouagadougou. Selon M. Salia, l'homme politique et poète a enseigné à l'Afrique et à l'humanité entière sur la nécessité d'avoir un destin déterminé et déterminant. La poésie d'Aimé Césaire est une grande qui dérange les consciences, qui a dérangé la conscience du colonisateur », a insisté M. Salia.

C'est en sens que sa poésie est indissociable de sa politique qui se résume à la défense de la couleur noire. «  la poésie d'Aimé Césaire est exactement le reflet de sa politique. C'est une poésie de reconstruction de soi, de retour à son identité primaire ». Pour M. Franck Arnaud Traoré, étudiant en lettres moderne IV et ex secrétaire à l'organisation du Club littéraire et artistique Nazi Boni de l'université de Ouagadougou (CLAN BUO) « le combat qu'a mené Aimé Césaire pour la libération de l'homme noire est vraiment impressionnant. Et sa poésie est une poésie de révolte ». La lutte est déjà engagée et il revient aux générations de s'imprégner de l'exemple d'Aimé Césaire pour continuer le combat, selon lui.

AIB - 17 avril 2008
BL/JPT


Burkina-Relations internationales
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki Moon annoncé au Burkina pour le 22 avril prochain

Ouagadougou, 17 av. (AIB) Le secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies (ONU), Ban Ki-Moon et son épouse Ban Soon-Taek seront en visite à Ouagadougou du mardi 22 au mercredi 23 avril prochain.

Après son arrivée prévue pour 15h 46 mn, le diplomate onusien aura une audience avec le président du Faso Blaise Compaoré au palais présidentiel avant de recevoir la presse. Au fil des audiences, Ban Ki-Moon s'entretiendra avec le Premier ministre burkinabè et le président de l'Assemblée nationale.

Blaise Compaoré et son épouse offriront un dîner à leurs hôtes à la résidence officielle Ouaga 2000. Dans la matinée du 23 avril, le secrétaire général de l'ONU rencontre l'équipe pays des nations Unies au Burkina Faso et le personnel des Nations Unies. La délégation onusienne effectuera par la suite une visite de l'école Manegda au secteur 28 de Ouagadougou.

Mme Ban Soon-Taek aura une audience avec Mme Chantal Compaoré épouse du président du Faso pendant que son époux s'entretient avec Blaise Compaoré. Elle effectuera une visite par la suite au Centre artisanal féminin de Gounghin (quartier de Ouagadougou) avant de rejoindre Ban Ki-Moon pour le reste du programme d'activités. La délégation new-yorkaise s'envolera pour la Côte d'Ivoire en de matinée.

AIB - 17 avril 2008  
AS


Afrique-Inde-Diplomatie
Les ministres des affaires étrangères ont déblayé le terrain du sommet Afrique-Inde

New Delhi, 7 avril (AIB) - Le sommet Inde-Afrique qui s`ouvre ce 8 Avril 2008 à New Delhi en Inde a été précédé de la rencontre des ministres des Affaires étrangères des pays invités à ce grand sommet d`échanges et de partages d`intérêts mutuels.

Organisé par le sous-continent indien, la rencontre Inde-Afrique se veut une tribune pour asseoir les bases d'un partenariat économique entre les deux continents. Et en prélude aux travaux des chefs d'Etat et de gouvernement à Delhi, les ministres des affaires étrangères se sont penchés le 07 Avril, sur le programme du sommet afin de planifier le chemin pour nos décideurs politiques.

La déclaration finale issue de cette rencontre préparatoire a été livrée à la presse ce même jour à 16 h30, heure locale. L'on peut retenir de cette conclusion des travaux des ministres, la satisfaction de l'Inde pour la présence massive des différentes délégations africaines et du sérieux mis pour examiner les points inscrits à l'ordre du jour.

La Déclaration de Delhi se veut être un document politique dans le domaine bilatéral et international pour les deux continents. Les points sur lesquels un consensus de coopération s'est dégagé concernent essentiellement les secteurs de la santé, des sciences et de la technologie, de l'agriculture, des ressources humaines, de la sécurité alimentaire. A ces domaines il faut ajouter le développement industriel, les infrastructures, les nouvelles technologies de l'information et de la communication, la défense.

Pour le Ministre d'Etat indien en charge des affaires extérieures, M. Anand Sharma, qui a reçu la presse nationale et internationale à la fin des travaux, l'Afrique et l'Inde partagent la même histoire en ce qui concerne l'exploitation coloniale. L'Inde qui a jadis partagé ses expériences sur plan du développement avec l'Afrique entend poursuivre ce processus dans la mesure de ses capacités.

Car le modèle indien de développement tient compte des besoins réels de l'Afrique qui sont entre autres, les besoins en formations, la mise en place d'infrastructures adéquates, l'appropriation des NTIC. La conclusion de travaux des ministres fait également ressortir la volonté de l'Inde d'allouer une ligne de crédits de 2,1milliards de dollars US au profit des pays africains qui en seraient intéressés pour « booster » leur économie. La déclaration de Delhi souligne aussi l'avancée significative de l'Inde dans l'établissement de partenariat avec certaines organisations internationales telles que la CEDEAO , l'Union Africaine, la communauté de Développement de l'Afrique Orientale et Australe (COMESA), la Communauté de Développement de l'Afrique Australe (SADC).

S'agissant du domaine du commerce entre l'Inde et l'Afrique, les ministres s'accordent à dire que l'Inde a fait de gros investissements en Afrique en termes de milliards de dollars US dans les secteurs de l'agriculture et de l'horticulture notamment et des engagements de coopération dans le secteur du commerce ont déjà été signés entre une trentaine de pays africains.

Le rapport invite les deux continents à se coaliser contre les changements climatiques causés essentiellement par les pays industrialisés. « Nous devons resserrer les coudes pour combattre ce phénomène néfaste » a soulign é le Ministre d'Etat indien aux affaires extérieures.

Invité à répondre aux questions de la presse sur les vrais mobiles qui ont présidé à l'organisation de ce Sommet Inde-Afrique, M. Sharma a tenu à rassurer que la volonté de l'Inde de mieux se positionner en Afrique répond au souci de son pays de venir en aide à l'Afrique pour qu'elle se développe de façon harmonieuse et conséquente dans les secteurs vitaux pour le continent africain.

Loin donc de l'esprit indien d'aller contrecarrer la Chine qui est en train d'occuper le terrain sur le continent africain ces dernières années. Pour le représentant indien aux affaires extérieures, la Chine fait du « vedettariat » en construisant par exemple des stades et en s'invitant dans le secteur agricole sans chercher à former les Africains pour qu'ils puissent plus tard se prendre eux-mêmes en charge et assurer leurs propres développements. Or, l'Inde entend mettre l'accent sur la formation, l'assistance technique, l'éducation et sur le secteur de la santé, tout en n'oubliant pas l'apport combien salutaire des NTIC, sans lesquelles, tout développement harmonieux serait une chimère.

Il appartiendra alors aux chefs d'Etat et de Gouvernement d'amender et de valider ces conclusions issues des travaux des ministres et veiller à ce que chaque partie prenante ait sa part de gâteau.

Ont pris part à ces travaux, les ministres ou représentants des pays suivants : Algérie, Burkina Faso, RDC, Egypte, Etiopie, Ghana, Kenya, Libye, Nigeria, Sénégal, Afrique du Sud, Tanzanie, Ouganda, Zambie.

JBZ/AMK/JPT
AIB - 07-04-08


Castro se retire définitivement du pouvoir à Cuba

LA HAVANE (Reuters) - Après 49 années au pouvoir, le dirigeant cubain Fidel Castro, qui a érigé aux portes des Etats-Unis un Etat communiste né dans les maquis de la Sierra Maestra et tenu tête à dix locataires de la Maison blanche, a annoncé mardi qu'il ne briguerait pas de nouveau mandat présidentiel.

Héros pour certains, dictateur selon d'autres, Castro, charismatique et fougueux, reconnaissable à sa barbe et à son uniforme vert olive, n'a plus été vu en public depuis 19 mois et n'exerce plus la réalité du pouvoir depuis qu'il a confié les rênes à son frère Raul le 31 juillet 2006. Provisoirement.

Opéré aux intestins pour une maladie jamais explicitée, Fidel Castro s'est lentement remis de l'intervention. Dans un message publié mardi par le quotidien communiste Granma, il annonce mardi que sa condition physique ne lui permet pas de poursuivre sa charge de président du Conseil d'Etat et de chef des armées.

Le provisoire devient définitif.

"A mes chers compatriotes, qui m'ont fait l'immense honneur ces derniers jours de m'élire au parlement, je vous informe que je n'aspirerai ni n'accepterai, je répète, que je n'aspirerai ni n'accepterai la charge de président du Conseil d'Etat et de commandant en chef", écrit le "Comandante en jefe" dans un message publié sur le site internet du quotidien communiste.

DE LA MONCADA À LA SIERRA MAESTRA

Arrivé au pouvoir à Cuba en 1959, Fidel Castro a mené tambour battant une révolution qui a inspiré des mouvements gauchistes dans le monde entier. Près d'un demi-siècle plus tard, le Lider Maximo, qui a multiplié ces derniers mois les articles sur la marche du monde, se pose encore en défenseur d'une orthodoxie communiste menacée d'extinction.

"Le socialisme ou la mort": voilà ce que Castro oppose, à la fin des années 80 et au début des années 90, à la chute du communisme dans les pays d' Europe de l'Est.

Face à la dégradation de la situation économique et à une douloureuse baisse du niveau de vie des Cubains, cet orateur hors pair a toutefois dû introduire des réformes nécessaires au salut de son île, menacée de banqueroute. C'est le début de la "période spéciale".

PUISSANCE NON ALIGNÉE

Officiellement né dans le village de Biran, près de Mayari, dans l'est de Cuba, le 13 août 1926 - certains biographes situent sa naissance un an plus tôt - Castro est le fils d'un immigré espagnol ayant fait fortune dans la culture de la canne à sucre.

Après une scolarité catholique chez les jésuites, il étudie le droit à La Havane , où il prend part à une vie politique parfois violente. Il s'engage rapidement dans des activités clandestines visant au renversement de la dictature de droite de Fulgencio Batista.

En 1953, l 'attaque de La Moncada , une caserne militaire, lui vaut d'être condamné à 30 ans de prison. Bénéficiant d'une amnistie, il est libéré dès 1955 et gagne le Mexique, où il prépare l'invasion de l'île avec d'autres exilés cubains.

En décembre 1956, Castro et 81 compagnons d'armes regagnent l'île à bord du Granma. Le débarquement tourne à la catastrophe. Seuls douze "barbudos", dont Castro, son frère et Ernesto Che Guevara, survivent. Lorsqu'ils arrivent dans les maquis de la Sierra Maestra , ils n'ont en tout et pour tout que sept fusils. Mais ils parviennent à mobiliser.

En 1958, les rebelles repassent à l'offensive - cette fois avec succès. Le 1er janvier 1959, Batista quitte précipitamment Cuba, et un gouvernement provisoire est formé, où Castro, à l'âge de 32 ans, devient chef des forces armées, puis Premier ministre.

Une fois arrivé au pouvoir, Castro entreprend de faire de Cuba une puissance non-alignée. Son projet: une révolution politique, économique et sociale.

Par ses choix radicaux, le Lider Maximo s'aliène Washington, qui suspend en 1961 ses relations diplomatiques avec La Havane. Naturellement , Castro se tourne alors vers Moscou.

Il autorise en octobre 1962 l 'installation sur son sol de missiles soviétiques. La confrontation qui s'ensuit avec les Etats-Unis, alors dirigés par John F. Kennedy, conduit le monde au bord d'un conflit mondial.

COQUILLAGE TRUFFÉ D'EXPLOSIFS

Dès le début, l'aversion des Américains pour ce régime si diamétralement opposé à leurs conceptions politiques, conduit Washington à comploter contre Castro, avec l'aide de la CIA.

En 1961, plus d'un millier d'exilés cubains entraînés par la CIA débarquent dans la Baie des Cochons. L'opération est un échec cuisant, mais les services secrets continuent de réfléchir à des moyens - plus ou moins sérieux - de l'éliminer.

Un rapport spécial du Sénat des Etats-Unis, en 1975, révèle que les services secrets américains ont envisagé, un temps, de verser dans ses chaussures un produit chimique qui déclencherait la chute de sa barbe, ce qui aurait grandement entamé son charisme.

Parmi les autres subterfuges envisagés: lui faire livrer des cigares empoisonnés, ou placer un coquillage bourré d'explosifs sur son lieu de plongée habituel.

Castro affirme avoir survécu à 600 projets d'assassinats ourdis par la CIA ou les exilés cubains.

"Je suis vraiment heureux d'atteindre 80 ans. Je ne m'y attendais pas, pas plus que d'avoir un voisin - la plus grande puissance mondiale - qui essaie chaque jour de me tuer", a-t-il déclaré le 21 juillet 2006 lors d'un sommet des présidents d'Amérique latine.

"L'HISTOIRE M'ABSOUDRA"

Alors que, un an et demi plus tard, il s'efface du premier rang, Castro bénéficie d'un soutien international renouvelé et entretient d'excellentes relations avec de nombreux dirigeants d'Amérique du Sud, notamment le président du Venezuela Hugo Chavez, comme lui très hostile à George Bush.

En envoyant près de 20.000 médecins cubains soigner les plus pauvres, d'abord au Venezuela, et jusqu'au Pakistan, en Indonésie et au Timor-Oriental, le dirigeant cubain a encore élargi le cercle de ses amis et supporters.

Pour la jeunesse altermondialiste, Castro et "le Che" sont devenus des icônes de la révolution.

Mais dans son propre pays, Castro est accusé par ses opposants d'avoir soumis les onze millions de Cubains à la pauvreté collective dans un Etat policier.

Chaque jour, des candidats à l'exil remplissent les files d'attente devant les ambassades étrangères.

Arrivé au crépuscule de sa vie, Castro a tenté de répondre aux insuffisances les plus criantes du régime qu'il a fondé - des logements délabrés, des transports publics insuffisants, les pannes d'électricité, la corruption - tout en refusant de laisser s'exprimer ses détracteurs. L'argent et le pétrole à bas coût fournis par son ami Chavez ainsi que les prêts chinois ont permis au régime cubain de garder la tête hors de l'eau.

Une intervention chirurgicale à l'intestin a contraint le Lider Maximo à déléguer le pouvoir à son frère Raul, de cinq ans son cadet, le 31 juillet 2006, pour la première fois depuis son accession au pouvoir. Son état de santé ne cesse depuis d'alimenter les spéculations. Selon des responsables américains, il serait atteint d'un cancer en phase terminale.

Certains anciens parmi les fidèles, tel Mario Bruqueta, qui a combattu à ses côtés dans la Sierra Maestra , s'inquiète de l'avenir, quand l'"irremplaçable" chef aura disparu. Selon lui, "le peuple cubain est plus fidéliste que communiste."

"L'Histoire m'absoudra", lançait Castro lors de son procès pour l'attaque de La Moncada.


Une mission européenne du Conseil de sécurité contre le racisme et l'intolérance

On constate ces derniers temps que le ton monte dans les débats politiques et publics aux Pays-Bas sur la question de l'intégration et d'autres questions intéressant les minorités ethniques, détériorant le climat entre les pays européens depuis 2000.

Les communautés musulmanes et particulièrement les communautés marocaine et turque ont été touchées par l'évolution qui a entraîné une augmentation substantielle de l'islamo phobie sur la scène politique et dans d'autres contextes.

La mission européenne contre le racisme et l'intégration (ECRI), souligne que c'est depuis décembre 2000 que tout a pris de l'ampleur, nous faisant savoir que les attentats du 11 septembre aux USA explique en partie cette montée de ton dans les débats aux Pays-Bas.

Tandis que les Pays-Bas accueillent environ un million de musulmans, soit environ 6% de la population néerlandaise, ces musulmans sont l'objet de stéréotypes, de stigmatisations, parfois de discours politiques ouvertement racistes et d'un traitement peu objectifs dans les média.

La communauté musulmane est également visée de manière inhumaine et disproportionnée par les politiques de sécurité et est toujours victime au Pays-Bas, de violences racistes et d'autres infractions à caractère raciste et de discrimination.

L'ECRI note également dans un document que « depuis 2000, les expressions et injures antisémites tendraient à faire partie de la vie quotidienne », ce qui va de pair avec une tendance à nier l'Holocauste, notamment dans les jeunes générations. En effet, le mot « Juif » est utilisé ces derniers temps aux Pays-Bas de façon symptomatique comme une injure et divers aspects de l'Holocauste sont remis en question dans des situations de la vie quotidienne.

Les autorités néerlandaises répondent à la communauté internationale

Pour répondre à ces critiques, le gouvernement néerlandais fait savoir qu'il a fait adopter par son parlement une législation plus sévère à l'égard du racisme, et qu'il a ouvert à travers le pays des bureaux contre la discrimination sur le marché du travail.

L'ECRI, est une institution composée de membres indépendants qui analysent pays par pays les questions de racisme et d'intolérance dans les 47 Etats membres du conseil de l'Europe et formulent des propositions et recommandations

Au regard du rapport de l'ECRI sur les violences racistes et la discrimination, on se demande alors comment des pays qui se montrent meilleurs défenseurs des droits humains peuvent donner un tel exemple.


LLa France adopte une position plus claire au Tchad

Ouagadougou, 6 Février (AIB) - La France a fini par rendre plus claire sa position sur la crise tchadienne. Elle a apporté mardi dernier son soutien au présidant Idriss Deby Itno, alors que beaucoup d'observateurs de la scène politique tchadienne croyaient que Paris supportait certains rebelles, soutenus par d'autres rebelles soudanais du Darfour ou de Karthoum.

La position française pourrait se justifier par la pression des ONG des droits de l'homme et de certaines institutions internationales sur Paris pour véritablement avoir un regard sur le sort des habitants de la capitale surtout. Les combats du week-end dernier à n'Djamena auraient fait 1.000 blessés et provoqué l'exode de 15.000 à 30.000 personnes vers le Cameroun et près de 3.000 au Nigéria.

La France avait indiqué, que la solution militaire pour résoudre la crise tchadienne n'était pas la meilleure au début de la crise. Mardi le président Nicolas Sarkozy a précipitamment changé la position de son pays en affirmant que « si la France doit faire son devoir au Tchad, elle le fera ».

Cette déclaration est consécutive à l'adoption par le conseil de sécurité de l'ONU, lundi, d'une autre déclaration noncontraignante, dans laquelle il appelait les Etats membres à apporter leur soutien au gouvernement du Tchad.

Paris apporte son soutien à Idriss Déby Itno dont la chute paraissait imminent samedi dernier. Mais la capitale tchadienne s'est réveillée le mardi calme pour la deuxième journée consécutive. « La ville est sous notre contrôle entièrement » , a déclaré à l'AFP le général Mahamat Ali Abdallah, commandant des opérations de l'Armée nationale tchadienne (ANT).

Mardi sous la pression diplomatique, la rébellion a accepté le principe d'un cessez-le feu, qu'elle avait rejeté de manière cinglante tout comme les autorités, ce qui a conduit à la situation actuelle.

La situation humanitaire était aussi préoccupante et a monopolisé beaucoup d'attention, puisque les affrontements ont au un millier de blessé selon la Croix-rouge internationale. A N'Djamena, les services de santé tente sans moyen, ni électricité de soigner ces blessés civils et militaires. Si l'Union européenne, les USA et la Rusie craignent aujourd'hui une catastrophe humanitaire au Tchad, c'est tout simplement parce qu'ils n'ont pas réagi à temps.


Des opérateurs économiques et des journalistes à l'école de l'OHADA

Conakry, 05 fév. (AIB) - La Cour commune de justice et d'arbitrage de l'Organisation pour l'harmonisation en Afrique du droit des Affaires (CCJA/OHADA) organise du 05 au 07 février à Conakry (Guinée), un atelier de sensibilisation à l'intention des opérateurs économiques et des hommes de média de la zone OHADA, a constaté sur place un journaliste de l'AIB.

De l'avis de la responsable financière et comptable de la CCJA , Mme Elise Andréa-Marie Agbo, la rencontre permettra aux opérateurs économiques, aux journalistes, ainsi qu'aux populations vivant dans l'espace OHADA, de mieux connaître le fonctionnement de cette haute juridiction communautaire, donc de faire sa promotion.

Pour le ministre guinéen de la Justice et des Droits de l'homme, Mme Paulette Kourouma, elle vise également à partager les tendances jurisprudentielles de la Cour de justice et d'arbitrage de l'OHADA, mais aussi d'évaluer l'impact de ses décisions dans l'espace OHADA.

Place sous le thème « Le droit OHADA à l'épreuve de la pratique », l'atelier a été préside par le Premier ministre guinéen, Lansana Kouyaté.

Au cours des trois jours de travaux, plusieurs sujets portant entre autres sur <le Droit des sociétés>, « le recouvrement des créances », « le droit commercial général », « l'arbitrage de la CCJA /OHADA), seront développés à la centaine de participants venus des seize pays membres de l'OHADA.

L'OHADA a été créée par le traité relatif à l'harmonisation du droit des affaires en Afrique, signé le 17 octobre 1993 à Port-Louis (Ile Maurice), en vue de remédier à l'insécurité juridique et judiciaire dans les Etats parties, de faciliter les échanges et de restaurer la confiance des investisseurs.

Son secrétariat permanent est installé à Yaoundé (Cameroun), tandis que le siège de la Cour commune de justice et d'arbitrage (une des quatre institutions de l'OHADA), se trouve lui à Abidjan, en Côte d'Ivoire.

L'OHADA a pour missions de mettre à la disposition de chaque Etat, des règles communes simples, modernes et adaptées à la situation économique et promouvoir l'arbitrage comme instrument rapide et discret des litiges commerciaux.

Par ailleurs, l'OHADA a aussi pour objectifs, de former les magistrats et de préparer l'intégration économique régionale.


     
CopyRight © : AIB 2007