Info Régions  
Accueil  L'Agence Photos  Météo Annonces Services  
29 Juillet 2010
Politique
Coopération
Intégration
lSociété
Transport
Agriculture
Economie
Energie
Infrastructures
Environnement
Education
Santé
Culture
Communication
Sport
International
Revue de presse
Dossiers
Discours du PM et réactions
Tout sur le Fespaco
Archives
Agenda
Monnaies / Devises
Hôtels / Restaurants
Agences de voyage
Contacts
Environnement  

Burkina-Environnement

Célébration de la deuxième « journée sans émission de dioxyde de carbone (CO2)

Ouagadougou, 7 juil  (AIB) – Le Burkina célébrera le mercredi 8 juillet 2009, la deuxième édition de la « journée sans émission de carbone (JSEC) créée en 2008.

Il s’agira, à travers cette journée, d’éveiller la conscience des populations à des comportements qui contribuent à la réduction des émissions de carbone, responsables des changements climatiques.

Selon les initiateurs de cette journée, la réduction des polluants atmosphériques pourrait se faire le 8 juillet 2009, à travers l’utilisation de mode de déplacement économes : « vélo, marche à pieds, transport en commun, covoiturage, taxi ».
                                                                              
Chaque citoyen est appelé au cours de cette journée, d’une manière ou d’une autre, à dire non à sa dépendance vis-à-vis des émissions de carbone, qui sont en grande partie la cause du réchauffement climatique dans le monde.

AB/MK/SVY


Burkina-Environnement-développement
Le 7è forum mondial du développement durable prévu en octobre 2009 à Ouagadougou

Ouagadougou, 05 fév. (AIB) - Le gouvernement du Burkina a accepté d'accueillir le 7e Forum mondial du développement durable (FMDD) qui aura lieu du 19 au 22 octobre 2009, à Ouagadougou, appris l'AIB jeudi de sources officielles à Ouagadougou.

Le forum qui se tient pour la deuxième fois consécutive en Afrique au lieu sous le thème « changements climatiques, mobilité et perspectives durables du développement »

« Cette rencontre regroupera environ deux mille (2000) participants venus du monde entier qui se pencheront dans le contexte des changements climatiques et du développement durable », a précisé le ministre Filippe Savadogo, porte-parole du gouvernement.

Les questions liées à la mobilité et aux migrations humaines sont également prévues au cours de la rencontre.

Le FMDD est un lieu de rencontre entre chercheurs, politiques, entrepreneurs, représentants d'institutions internationales et d'association sensibles à cette question.

AMK/


Burkina-Environnement-Climat
Burkina : Hausse de la température attendue dans 72 heures

Ouagadougou, 23 janv. (AIB) - Le froid qui sévit actuellement au Burkina devrait progressivement disparaître d'ici 72 heures, selon les prévisions météorologiques.

On observe une vague de froid depuis le 18 janvier dernier. A la direction de la météorologie, on se veut plus rassurant. « Il n' y a pas à s'alarme r », affirme le chef de Centre météorologie principal, Enok Kaboré.

Selon M.Kaboré, la prévision dans les prochaines 72 heures sera caractérisée par deux types de temps.D'une part, au cours des 24 heures, le régime d'harmattan sera modéré avec cependant une poussière généralisée réduisant les visibilités à moins de 1000 mètres par endroit avec un maintien des températures minimales.

D'autre part, de 48hueres à 72 heures, il y aura un affaiblissement de l'harmattan, suivi d'une amélioration des visibilités et de la hausse des températures a indiqué M.Kaboré.

Le froid observé résulte du passage d'une perturbation extratropicale, a indiqué le chef de centre météorologique à Ouagadougou.

La vague de froid que connaît le Burkina depuis 18 janvier 2009 est causée par un couloir aérien « le Jet subtropical » qui modifie les champs de température, de vent et de pression a expliqué le chef de centre météorologique principal, Enok Kaboré.

La migration de ce couloir vers le sud rend le temps difficile aux populations.

Elle occasionne un froid accompagné de vent et de nuages de poussières qui sont peu étranges aux populations. A Ouagadougou particulièrement, la circulation est de plus en plus pénible du fait de la visibilité réduite et des conséquences collatérales de ces intempéries.

OO/MY


Première session du Conseil des ministres de l'Autorité du bassin de la Volta

Ouagadougou, 19 nov. (AIB) - La première session du Conseil des ministres de l'Autorité du bassin de la Volta s'est ouverte, vendredi dans la soirée à Ouagadougou, en vue d'adopter ces textes organiques.

La première session du Conseil des ministres de l'Autorité du Bassin de la Volta (ABV) qui regroupe les ministres en charge de l'eau du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d'Ivoire, du Ghana, du Mali et du Togo examinera le rapport du Comité des experts, le budget 2008 et d'approuver les textes organiques de l'institution.

Le bassin de la Volta représente, indique-t-on, un enjeu pour le développement des six Etats riverains, car il regroupe environ 20 millions de personnes avec un important réseau hydrographique qui fait de lui, le 9 e bassin d'Afrique.

Vu les potentialités dont dispose ce bassin, les 6 pays riverains ont décidé, rappelle-t-on, le 19 janvier dernier à Ouagadougou, de mettre en place une Autorité qui va se charger de gérer les aspects économiques, politiques et environnementaux.

A l'occasion de cette première session, la France a mis à disposition une enveloppe financière d'environ 780 millions de F CFA au profit de l'AVB pour la création d'un observatoire des ressources en eau et la réalisation d'études sur la situation environnementale du bassin.

Pour l'ambassadeur de France au Burkina, François Goldbalt, cet observatoire de l'environnement constitue un outil fédérateur de l'Autorité et aura un impact majeur sur l'environnement et le développement économique des populations concernées.

Le bassin de l'Autorité de la Volta regroupe six pays à savoir le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, le Ghana, le Mali et le Togo et s'étend sur une superficie de 400.000 km2.


Abattage d'arbres à Marcoussis (Kilwin)

Ouagadougou, 14 nov. (AIB) - Marcoussis, zone située au Nord Ouest de Ouagadougou sur la route de Ouahigouya est en proie à une coupe abusive et croissante de bois. Depuis que les populations s'y sont installées en 2006 après le lotissement, les arbres du bas-fond, juste après Kilwin n'ont plus aucune protection.

Des arbres de très bonne posture sont chaque jour abattus sur ce site par les femmes des habitants pour en faire du bois de chauffe. La situation prend davantage de l'ampleur et commence à inquiéter plus d'un.

Ces arbres sont pour la plupart attaqués par les racines pour obliger l'arbre à mourir. Ainsi par la suite, elles pourront le tailler de partout et s'en servir à la cuisine.

Certaines femmes pour qui, le creusage est difficile, coupent l'écorce autour de l'arbre qui ainsi ne peut plus résister. Mais là, il mettra plus de temps avant de sécher que s'il était coupé aux racines.

On se demande alors à quoi ont servi les multiples sensibilisations sur l'éco citoyenneté et la protection de l'environnement pour ces femmes. Cette éco citoyenneté qui est d'actualité à tous les niveaux n'a pu amener ces personnes à en prendre conscience et préserver la vie de ces arbres qui subsistent aux aléas climatiques.

Tous les arbres de ce bas-fond sont en danger permanent au détriment de « Ouaga, la verte », un projet de la commune qui vise à rendre verte la capitale à travers des plantations d'arbres et bien entendu leur protection.

Cette situation vient donc mal à point et se détériore au point de susciter des différends entre les habitants les plus soucieux du quartier et ces femmes-là. Ils ne comprennent pas l'attitude des autorités municipales d'abord et provinciales ensuite qui jusqu'à présent sont restées muettes face au problème. Aucune mesure en la matière n'est encore prise afin de préserver ces arbres dont l'existence est très bénéfique pour le quartier et pour la ville.

Cet abattage anarchique d'arbres risque de compromettre le projet « Ouaga, la verte » et du coup détourné l'esprit des gens de la réalisation d'une véritable culture éco citoyenne à Ouagadougou. Il est alors grand temps que les services provinciaux de l'environnement du Kadiogo et les autorités municipales de Ouagadougou y prennent garde afin que cesse ce genre de comportement hostile à la nature.


Conclave des experts du CILSS à Ouagadougou

Ouagadougou, 08 oct. (AIB) - Des experts du Comité inter Etats de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS) sont en conclave les 8 et 9 octobre à Ouagadougou en vue de restituer et partager les résultats du Programme « Initiative régionale- Environnement mondial-lutte contre la désertification ».

Les experts venus des pays membres réfléchiront et analyseront les actions menées, tireront les leçons et proposeront des orientations stratégiques à donner au Programme qui est à son terme.

Il s'agira également pour ces experts d'envisager la suite à donner à l'Initiative dont le CILSS a jugé nécessaire de partager « la belle » expérience du projet pilote.

Le Programme « Initiative régionale-Environnement mondial, lutte contre la désertification » a été lancé avec pour objectifs de rendre accessible le financement du Fonds français pour l'environnement mondial.

En six années d'exécution, le Programme a permis le financement de 33 projets d'un montant total de 1,528 milliard de F CFA et le développement des capacités techniques de gestion des ressources naturelles et financières.

Le Programme a aussi permis la mise en ouvre des actions d'aménagement des terres agricoles et pastorales et d'amélioration de la fertilité des sols.

Soulignant que la lutte contre la désertification se gagne au niveau local, le secrétaire exécutif du CILSS, le Pr Al Ousséni Bretaudeau a dit que c'est la raison pour laquelle le Programme a développé des micro projets sur le terrain.

Le projet, note-t-on, est conduit en collaboration avec le Fonds français pour l'environnement mondial et le ministère français de la coopération technique.

L'approche du projet, indique-t-on, consiste à impliquer les acteurs principaux de la lutte contre les effets de la sécheresse et de la désertification.

Ces acteurs sont impliqués à travers la société civile qui, elle-même est un autre acteur de la gestion de l'environnement au niveau de la base.

« C'est ce qui fait l'originalité de ce Programme car, nous avons des actions concrètes à la base et ces actions sont exécutées par les populations à travers leurs partenaires de la société civile », s'est réjoui le secrétaire exécutif du CILSS.

Le Pr. Bretaudeau a précisé que l'apport du CILSS dans ce Programme est un apport technique, d'encadrement et d'accompagnement pour atteindre les résultats escomptés à savoir la restauration de toutes les terres dégradées et de l'environnement dans le but d'augmenter la production et la productivité agricoles.


L'épineuse question de l'environnement vue par le REPA

Ouagadougou, 24 sept. (AIB) - Le « réseau Eco plus Afrique (REPA), dans le cadre de la protection de l'environnement, a organisé un point de presse le lundi 24 septembre dans la salle de conférence du ministre du travail et de la sécurité sociale à Ouagadougou.

Le REPA qui regroupe une quinzaine d'associations nationales se veut un réseau de lutte pour la protection de la nature vu les nombreux problèmes que vit notre environnement (changements climatiques, dégradation de la biodiversité, dégradation de la couche d'ozone, effet de serre, désertification.) M. Richard Kafando, coordonnateur du REPA dans sa déclaration liminaire, trouve dans ces problèmes ci -dessus cités « la dégradation des conditions de vie des populations, la pluviométrie aléatoire, les maladies, l'insécurité alimentaire, la dégradation accélérée des ressources ». Fort convaincu de cette situation désastreuse, le réseau a mis en place des stratégies qui ont pour objectifs la promotion de l'éco citoyenneté et la protection de l'environnement.

Les moyens d'action sont le plaidoyer, le renforcement des compétences des structures membres, la formation, les publications. Le REPA intervient un peu partout dans le monde, mais vu la gravité du phénomène, le continent africain a été le continent cible du réseau. Cette fédération d'associations a déjà mis sept commissions spécialisées en place qui tiennent compte de la gestion durable des ressources naturelles, de la restauration du couvert végétal, de l'amélioration de la condition de vie des populations urbaines et semi urbaines, de la résolution de la question de la pauvreté.


Fin de formation sur l'évaluation et la gestion des risques sur les OGM

Ouagadougou, 17 sept. (AIB) - L'atelier de formation sur l'évaluation et la gestion des risques des organismes génétiquement modifiés (OGM) en conditions de diffusion au Burkina Faso a pris fin le vendredi 14 septembre à Ouagadougou.

Débuté le 10 septembre dernier, l'atelier qui a regroupé une vingtaine de participants s'est penché sur les mécanismes se rattachant à la reproduction de l'espèce, à la caractérisation génétique de la plante mère et la modification au niveau de l'ADN de son noyau.

Les participants ont examiné l'expression du gène introduit et le comportement de la plante modifiée vis-à-vis de son environnement et des autres cultures et les conséquences environnementales et le devenir des protéines exprimées, les effets secondaires, les coûts et avantages liés à cette technologie.

Toutes ces étapes ont chacune fait l'objet d'une évaluation quant aux risques potentiels et avérés qui pourraient survenir avec des conséquences tant sur la santé humaine, animale que sur l'environnement. Ces expériences, pour servir le développement du Burkina Faso, tout en minimisant autant que possible leurs risques potentiels sur la santé et l'environnement.

Cette session de formation a été rendue possible grâce au soutien de l'ambassade des Etats Unis à travers l'USAID, la société « Agbios » qui entretient avec l'agence nationale de biosécurité un partenariat fructueux et profitable pour le ministère de l'Environnement et du Cadre de Vie.

Des certificats de fin de formation ont été remis aux participants à la clôture des travaux.


Commémoration de la 22e Journée du CILSS à Ouagadougou

Ouagadougou, 12 sept. (AIB) - La 22e Journée du Comité permanent inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS) a été commémorée, mercredi à Ouagadougou sous le thème «Investir dans la lutte contre la désertification dans les zones arides ».

Présidant la commémoration du 22e anniversaire du CILSS, le ministre burkinabé délégué à l'Agriculture, Issaka Maïga, a lu le message du président en exercice du CILSS, Sidi Mohamed Ould Cheick Abdallahi, président de la république islamique de Mauritanie.

Soulignant que la dégradation des terres touche particulièrement l'Afrique où environ 40 millions de personnes sont menacées par le phénomène, le ministre Maïga prévient que ce chiffre doublera dans 25 ans si la population continue à croître à ce rythme et si aucune action vigoureuse n'est entreprise pour freiner le processus.

« Cette tendance devrait être accentuée sous l'effet conjugué des migrations, des fluctuations des prix agricoles et surtout des changements climatiques », a-t-il averti.

Selon une étude, au Sahel, dans le milieu rural, 95 pour cent de la population exploitent des terres vulnérables à la désertification, et parmi eux, 62 pour cent, soit plus de 27 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté.

M. Maïga a déploré que la désertification des terres a un coût économique de près de 42 milliards de dollars par an et par pays, c'est-à-dire, de l'ordre de 1 à 9% du PIB agricole.

Le ministre Maïga a souligné que la gestion durable des ressources naturelles et de l'environnement s'impose comme la seule voie possible pour les pays du Sahel, tant les atteintes à l'environnement aggravent la pauvreté et l'insécurité alimentaire, précipitent les conflits d'accès et d'usage des ressources et alimentent l'instabilité sociale, politique et économique.

Convaincu de la lutte engagée, le ministre Maïga s'est réjoui que malgré les plus sombres prévisions faites au moment des sécheresses des années 70 et 80 au Sahel, il n'y a pas eu l'effondrement écologique prédit, même si les écosystèmes en Afrique de l'Ouest et, en particulier au Sahel demeurent fragiles. 

Face à cette crise, M. Maïga s'est félicité que les pays du Sahel et leurs partenaires techniques et financiers ont initié d'importants programmes et projets de réhabilitation des terres dégradées.

Saluant les efforts consentis par les gouvernements des pays membres du CILSS, il ressort que les partenaires au développement et les populations engagées dans la récupération des terres dégradées au cours des trois dernières décennies sont à l'origine de changements positifs tant du point de vue de la sauvegarde de l'environnement que des conditions socio-économiques des populations.

Fort des résultats engrangés, le ministre Hamidou Maïga a estimé qu'il est aujourd'hui écologiquement, économiquement et socialement rentable d'investir dans les terres arides, ce qui conforte l'idée selon laquelle, il est possible de vaincre la désertification.

Pour le ministre burkinabé délégué à l'Agriculture, il est temps aujourd'hui de changer le discours pessimiste qui occulte les importants acquis dans la lutte contre la désertification au Sahel.

« Ces expériences réussies dans la lutte contre la désertification doivent être vulgarisées et portées à la connaissance des décideurs, des bailleurs de fonds et des populations pour les exhorter à poursuivre les efforts d'investissements », a-t-il conclu.

Cette 22e Journée a vu la participation de l'ensemble des pays membres et des partenaires au développement.


Mieux s'outiller pour maîtriser les OGM

Ouagadougou, 10 sept. (AIB) - L'agence nationale de biotechnologie a initié un atelier de formation à l'hôtel Palm Beach de Ouagadougou sur l'évaluation et la gestion des risques liés aux organismes génétiquement modifiés (OGM), en expérimentation au Burkina Faso.

Cinq jours durant (du 10 au 14 septembre) les 20 participants présents à cet atelier vont se pencher sur les procédures de régulation pour la pré-vulgarisation des cultures transgéniques au Burkina Faso, l'évaluation des risques environnementaux, les normes internationales pour l'évaluation des risques environnementaux des cultures transgéniques, l'études de cas sur le coton MON 15985

Selon la directrice de l'Agence nationale de biotechnologie (ANB), Mme Zourata Lompo, « la mise en place d'un comité chargé d'évaluer les risques des OGM au Burkina a pour objectif d'outiller les capacités des membres de ce comité scientifique ». Cela s'inscrit conformément au protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologique, adoptée à Montréal par le Burkina Faso le 23 avril 2003.

L'objectif de ce protocole est de contribuer à assurer un degré adéquat de protection pour le transfère, la manipulation et l'utilisation sans danger des organismes vivants modifiés résultas de la biotechnologie moderne, qui peuvent avoir des effets défavorables sur la conservation de l'utilisation durable de la diversité biologique, compte tenu également des risques sur la santé humaine, en mettant plus précisément l'accent sur les mouvement s transfrontière. L'atelier est financé par l'ambassade des Etats Unis au Burkina Faso.


Lancement d'un projet pour lutter contre les végétaux nuisibles

Ouagadougou, 06 sept. (AIB) - Un atelier sur le lancement de la composante régionale du projet de gestion intégrée des végétaux aquatiques et envahissants en Afrique de l'Ouest se tient du 5 au 6 septembre à Ouagadougou.

Initié par la Banque africaine de développement (BAD) et la communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), le projet a pour objectif, de contribuer à la gestion durable des ressources naturelles, pour maximiser leur contribution au développement social, économique et environnemental.

« Il permettra aussi de contribuer à la lutte contre la prolifération des plantes aquatiques dans quatre réseaux fluviaux communs à plusieurs Etats en Afrique de l'Ouest et à la réduction des effets résiduels de cette prolifération végétale », indique-t-on.

Les résultats attendus du projet sont entre autres, la sensibilisation et la mobilisation de 150 à 300 000 personnes en faveur des activités de gestion de l'eau, l'organisation de plus de 400 comités villageois (50 par pays), le renforcement des capacités de suivi de l'évolution des végétaux aquatiques, la formation de 2400 agriculteurs à l'utilisation du compostage, la formation de 40 techniques, la construction de dix abris destinés à la lutte biologique et la création de trente étangs d'élevage d'insectes dans les huit pays concernés.

La représentante résidente de la BAD , Mme Antoinette Dinga-Dzondo a exhorté les participants à établir un programme de travail consensuel qui soit cohérent à ceux en cours d'exécution par les différentes coordinations.

Elle a insisté sur la nécessité d'établir un plan de passation de marchés clairs, car il s'avère selon les expériences, que le manque de cet important instrument constitue un des facteurs de lenteur dans l'exécution des projets.

Les végétaux aquatiques les plus nuisibles au monde sont la jacinthe d'eau et la fougère d'eau, apparues à l'origine en Amérique du Sud ainsi que la « salade d'eau » qui est endogène à la région Ouest africaine. Cet envahissement végétal constitue un obstacle grave aux fonctions souvent multiples que remplissent les canaux, les rivières, les lacs et lagunes affecte gravement la vie quotidienne des populations locales. Huit pays prennent part à cet atelier, il s'agit du bénin, du Ghana, du Nigeria, du Niger, du Mali, de la Gambie , de la Mauritanie et du Sénégal.


Burkina-Environnement
NETSSAF pour l'atteinte des objectifs du millénaire en matière d'eau et d'assainissement

Ouagadougou, 24 sept. (AIB) - Le représentant du ministre burkinabé de l'Agriculture, de l'Hydraulique et des Ressources halieutiques, M. Francis Bougaïré, directeur général des ressources en eau a procédé mercredi à Ouagadougou, à l'ouverture des travaux de la conférence internationale du réseau pour le développement des approches durables de mise en ouvre à grande échelle de l'assainissement en Afrique (NETSSAF).

En sa qualité de président de la conférence, M. Francis Bougaïré s'est adressé aux chercheurs, représentants d'ONG, de gouvernement et élus locaux en les exhortant de se doter de moyens pour affronter le défi que représente l'accès équitable et durable des populations, particulièrement les plus pauvres à des systèmes d'assainissement adéquats et à coûts raisonnés.

Il se pose toujours, dans la plupart des cas, a-t-il dit, les questions de savoir, « quel assainissement pour quel type d'habitat et avec qui les mettre en ouvre », s'est-il interrogé.

Le représentant du ministre, M. Francis Bougaïré, a saisi l'occasion pour louer les efforts consentis par le consortium multinational du projet NETSSAF qui a, au cours des 28 derniers mois, tenté de répondre à ces questions cruciales.

« Nous fondons grand espoir quant aux résultats du projet NETSSAF, car une fois maîtrisés, permettront de booster la mise en ouvre à grande échelle de l'assainissement en Afrique », a-t-il espéré.

Toute fois, il a fait remarquer que les statistiques sur l'état de l'assainissement en Afrique sont alarmantes et les objectifs du millénaire pour le développement fixés par les Nations unies en la matière constituent un véritable challenger lancé à la communauté internationale.

« Un challenge oui, car les moyens pour atteindre les objectifs du millénaire ne sont pas tous à la portée de nos seuls Etats », a-t-il soutenu.

Au préalable, le directeur général du Centre régional pour l'eau potable et l'assainissement à faible coût (CREPA), M. Cheick Tidiane Tandia a réaffirmé l'engagement du CREPA dans la bataille pour un cadre de vie plus sain.

Le coordinateur général de NETSSAF de l'université allemande, M. Mirko Hanel et le coordinateur scientifique, le Pr Ralf Otterpohl ont mis l'accent sur le partage d'expériences et d'information.

Les travaux prévus pour 72 heures vont prendre fin le 26 septembre 2008. Une visite de terrain pour évaluer les réalisations concrètes à Sabtenga (situé à une trentaine de kilométres de Ouagadougou) agrémentera le séjour des participants.

ABT / SVY


Burkina-Société
Le CREPA plaide pour un assainissement durable en Afrique

Ouagadougou, 23 sept. (AIB) - Une conférence internationale sur l'assainissement durable se déroule du 24 au 27 septembre 2008 à Ouagadougou, dans le cadre des activités du Réseau pour le développement d'approches durables pour une mise en ouvre à grande échelle des systèmes d'assainissement en Afrique (NETSSAF).

« Sans des efforts et actions concertés, la communauté internationale est susceptible de manquer non seulement les objectifs du millénaire pour le développement concernant l'eau et l'assainissement, mais aussi tous les huit objectifs établis en 2000 », a déclaré le président du comité international d'organisation (CIO), M. Siméon Kenfack.

C'est la crainte des organisateurs de la conférence internationale sur l'assainissement durable qui se tient à Ouagadougou cette semaine. « S'il est établi que l'eau et l'assainissement sont fondamentaux au progrès des nations, l'on constate toujours que près d'une personne sur deux dans les pays en voie de développement n'ont pas accès à l'assainissement, qui est même un secteur négligé », a-t-il ajouté.

Un tel déséquilibre, estime M. Siméon Kenfack, doit être réparé car le manque d'investissement dans l'assainissement mine les efforts en faveur de la croissance économique et de la réduction de la pauvreté, alors qu'un cadre de vie sain et propre, avec des équipements adaptés, est un droit, une question de dignité pour chaque individu et en particulier, pour les populations les plus vulnérables comme les enfants, les filles et les femmes.

En vue de trouver des solutions réalistes à ces préoccupations et de favoriser ainsi l'atteinte des objectifs du millénaire pour le développement sanitaire en Afrique, et en accord avec les objectifs de la stratégie de coopération de la Communauté européenne, il a été mis en place, depuis juin 2006, un projet de coordination d'actions de recherche dénommé NETSSAF.

Il faut rappeler que NETSSAF est financé par l'Union européenne et ses activités couvrent 16 pays d'Afrique de l'Ouest. Le réseau encourage la coopération internationale entre les organismes de recherche, les universités, les associations, les ONG et les parties prenantes au niveau national (ministères, municipalités, services étatiques d'eau et d'assainissement) dans le contexte euro-africain.

La conférence de Ouagadougou est conjointement organisée par le Centre régional pour l'eau potable et l'assainissement à faible coût (CREPA) et 18 autres partenaires du projet NETSSAF.

200 participants en provenance de 32 pays sont attendus à cette conférence.

AIB - 23 septembre 2008
ABT / SVY


Burkina-environnement
Implantation d'un bosquet de l'amitié et de la solidarité à Koubri

Ouagadougou, 14 Août (AIB) - En prélude à la célébration de l'édition 2008 de la Journée des communautés, le Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Régionale a organisé le samedi 09 août dernier en collaboration avec la Coordination des communautés vivant au Burkina et la commune rurale de Koubri, la plantation d'un bosquet de l'amitié et de la solidarité.

La création de ce bosquet, diront les différents intervenants, constitue un message d'intégration et d'amitié entre les peuples. Une intégration qui les soumet à un destin commun, à une lutte commune. C'est pourquoi, pour contrer ou atténuer les conséquences découlant de la raréfaction des ressources naturelles, telles que les inondations, la pollution et les maladies, ils ont appelé les uns et les autres à soutenir la politique du gouvernement en matière de restauration et de protection de l'environnement.

Selon Jamano LOMPO, Secrétaire Permanent sortant de la Commission nationale de l'intégration, les arbres qui sont mis en terre, s'ils sont bien entretenus, procureront aux populations de Koubri des ressources financières et le bien-être, car il s'agit d'espèces utilitaires : jatropha, néré, baobab, etc.

Le Chef Coutumier de Koubri, le Naaba Zanga, a salué le choix de son village pour le reboisement, car dira-t-il « l'arbre renferme des vertus thérapeutiques et contribue à assainir notre environnement quotidien » . Aussi, il a appelé sa communauté à entretenir les plants mis en terre.

Tout en qualifiant le bosquet de Koubri de «  symbole de l'unité africaine  » et surtout de « lien d'amitié et de fraternité » entre les populations de Koubri et les communautés étrangères vivant au Burkina Faso, le représentant de la Coordination des communautés étrangères Monsieur Magloire Olympio, a félicité les autorités du Burkina Faso pour les initiatives entreprises en leur faveur et, souhaité que les arbres plantés portent des fruits pour le bonheur des populations.

Le ministre délégué à la Coopération Régionale , Minata Samaté a signifié que l'acte qu'ils venaient de poser,  constitue « une contribution aux objectifs de développement que le gouvernement s'est fixé ». C'est pourquoi elle a rappelé que chacun doit s'impliquer dans les opérations de reboisement afin de contribuer à la résolution des problèmes liés à la sécheresse et aux inondations.
A la fin de la cérémonie, du matériel a été offert à la commune de Koubri pour lui permettre d'assurer l'entretien et la protection des plants mis en terre.

DCPM MAECR


Burkina-Environnement-Formation

204 nouveaux agents sortis de l'Ecole nationale des Eaux et Fôrêts

Bobo Dioulasso, 04 août (AIB) - Le samedi 2 août 2008, s'est déroulée la cérémonie de sortie de la 48 e promotion des élèves de l'Ecole nationale des eaux et forêts (ENEF) à Dindéresso, localité située à une dizaine de kilomètres à l'ouest de Bobo-Dioulasso.

A cette occasion, 204 élèves sortants ont pris comme nom de baptême « Développement durable » . La cérémonie a connu la présence de nombreuses personnalités administratives, militaires, para militaires et coutumières.

L'Ecole nationale des eaux et forêts (ENEF) de Dindéresso met à la disposition de l'administration publique, du secteur privé, des institutions et ONG, 12 inspecteurs, 22 contrôleurs, 9 techniciens supérieurs de l'environnement, 56 assistants, 30 agents techniques de l'environnement et 75 préposés.

Le directeur de l'institution, Kimsé Ouédraogo, n'a pas manqué de féliciter les encadreurs et tous les partenaires techniques dont les efforts conjugués ont permis d'obtenir ces résultats. Il a exhorté les élèves sortants à plus d'abnégation au travail dans leur poste respectif. La première promotion des techniciens supérieurs, d'agents techniques de l'environnement recrutés par la Fonction publique pour le ministère de l'Environnement et du Cadre de vie a donné à la cérémonie toute sa singularité.

« Toute chose qui permet de renforcer les acquis dans la gestion des problèmes environnementaux », selon le délégué de la promotion, Andéma Kabré. Tour à tour, les personnalités qui se sont succédées à la tribune ont reconnu le rôle capital de l'institution dans l'édification d'un Burkina « verdoyant ».

C'est pourquoi, le ministre de l'Environnement et du Cadre de vie, Salifou Sawadogo, dans son mot a affirmé que « les principales ressources naturelles du Burkina Faso sont les ressources en terre, en eau, les ressources de la flore et de la faune, les ressources halieutiques, pastorales et minières. Elles constituent la base fondamentale du développement économique et social de notre pays ».

Cependant, le ministre a dressé un inventaire de quelques maux qui minent l'épanouissement de l'environnement, maux au centre desquels se trouve l'Homme.

Il a ainsi demandé aux élèves sortants et à toute la population burkinabé de relever le défi commun, celui de faire du Burkina un vrai jardin de verdure, c'est-à-dire un pays où l'homme et la nature arrivent à cohabiter de façon équilibrée.

Au cours de la cérémonie, dix tonnes de riz, une motopompe et un forage ont été promis à l'ENEF par le ministre en charge de l'Agriculture, de l'Hydraulique et des Ressources halieutiques et parrain de la cérémonie, Laurent Sedgo.

Il faut souligner que l'ENEF a vu le jour le 2 janvier 1963 sous l'appellation « Ecole des gardes forestiers ». Ses missions ont évolué avec les multiples défis que le Burkina rencontre et qu'il continue de relever.

Dans cette dynamique, l'école, en phase avec les réalités du moment marquées par de multiples contraintes environnementales  se charge  de dispenser une formation professionnelle en matière de foresterie et d'environnement, d'organiser des stages de recyclage, d'offrir des prestations de service dans ses domaines de compétences, à savoir, entre autres, l'aménagement forestier, la gestion de la faune, la pêche et enfin, de développer un partenariat tant à l'échelle nationale que sous régionale avec les écoles sours, les organismes, les programmes et projets de développement. Depuis 2004, les effectifs de l'ENEF varient entre 363 et 308 élèves forestiers parmi lesquels une vingtaine d'étrangers venant des pays frontaliers et même du Gabon.

AIB - 04 août 2008
MT/BO/SVY


Burkina - Environnement-Assainissement
La Brigade verte lauréate du prix de son Altesse Shaikh Khalifa Bin Salman Al Khalifha.

Ouagadougou, 21 juil. (AIB) - Le maire de la ville de Ouagadougou, Simon Compaoré a annoncé, le samedi 19 juillet au cours d'une conférence de presse, que la brigade verte a été classée première du concours « Habitat des meilleurs pratiques ».

Le prix, d'une valeur de 100.000 dollars US, environ 45.000.000 de FCFA, sera remis en novembre prochain à Nankin en Chine lors du Forum urbain mondial organisé par l'ONU-Habitat,a indiqué le maire Simon Compaoré.

Le prix, qui porte le nom du Premier ministre du Royaume de Barhein récompense des initiatives innovantes qui, tout en contribuant à la protection de l'environnement et du cadre de vie, permettent de lutter contre la pauvreté.

La Brigade verte, lauréate du prix, est une association qui regroupe plus d'un millier de femmes. Cette association se spécialise dans le balayage des voies bitumées de la capitale. Créée en 1985, la Brigade verte a déjà reçu plusieurs distinctions nationales, africaines et « ces distinctions internationales apportent un cinglant démenti aux allégations d'exploitation de pauvres dames par la ville diffusées par certains individus ».

« Chaque travail exécuté par les femmes de la Brigade verte est rémunéré », a martelé le bourgmestre de Ouagadougou.

Au delà des 45.000.000 de francs CFA auxquels donne droit ce prix, notre satisfaction et notre fierté tiennent au fait que cette expérience bien de chez nous ait autant d'audience », a souligné Simon Compaoré.

Les 45.000.000 de francs CFA vont, une partie, servir à l'achat de matériel pour améliorer les conditions de travail de la Brigade verte, a indiqué le maire.

Selon ce dernier, le nombre de femmes va augmenter. « Plus il y'aura de voies bitumées, plus il y'aura de femmes », a indiqué Simon Compaoré qui qualifie de « très mauvaise démarche et antipatriotique » tout ce qui concoure à déstabilisation de la Brigade verte.

Pour plus de respect de la Brigade verte, la mairie entend renforcer les activités de sensibilisation à l'endroit des Ouagavillois.

AIB - 21 juillet 2008
MY/SVY


Burkina-Environnement-Catastrophes
Le Burkina renoue avec les dégâts pluviométriques 

Ouagadougou (Burkina Faso) - Une brève pluie accompagnée de vent s'est abattue au Burkina, causant à Ouagadougou la capitale, des chutes d'arbres et d'antennes hier après mardi.

La pluie d'une quantité moins impressionnante, a débuté aux environs de 14 heures à Ouagadougou, entraînant au passage la chute d'antennes d'émetteurs radiophoniques.

De même, des chutes d'arbres et de branches d'arbres ont été constatées au ministère des Enseignements de base et de l'alphabétisation (MEBA), brisant ou renversant des véhicules. Des toits ont été défoncés et les agents déplorent la perte de documents mouillés par l'eau.

La pluie qui a causé de fortes inondations au Burkina Faso l'année passée, est de retour dans ce moins de juillet. Des inondations ont été enregistrées au Nord du pays, avec des piques de plus de 100 mm d'eau, dans cette région généralement peu arrosée.

Le ministère des Infrastructures s'est vu obligé de renforcer la digue du barrage de Bagré, au Centre sud du pays, le deuxième plus grand barrage du pays.

AIB - 16 juillet 2008
AMK/SVY

Burkina - Environnement
Simon veut reverdir Ouagadougou

Ouagadougou, 16 juil. (AIB) - Le maire Simon Compaoré a procédé, le mardi 15 juillet à Ouagadougou, au lancement de la campagne « Ouaga la verte ». Initiée depuis 1996, la campagne de reboisement «  Ouaga la verte », selon le Bourgmestre de la capitale du Burkina Faso, consiste en une plantation « massive d'arbres ». Chaque année, la campagne 2008 de « Ouaga la verte » va consister à mettre en terre 13.000 plants.

Pour les plants exposés à la divagation, il est prévu 500 quelles de protection, a indiqué Simon Compaoré. L'approche participative est la méthode préconisé par la mairie. « Ce sont les populations qui déterminent l'espace à reboiser, le nombre d'arbres qu'il faut et la mairie leur vient en appui », a indiqué Simon Compaoré qui, par ailleurs, souligne que l'entretien des plants incombe aux populations.

Selon Simon Compaoré, l'opération « Ouaga la verte » participe à la lutte contre l'avancée du désert et l'absorption du gaz carbonique dégagé par les engins. Le maire a en outre rappelé que 44% des espaces verts de la ville de Ouagadougou sont inégalement occupés et 45% sont entièrement nus.

Pour changer la situation, le maire a réaffirmé son engagement à lutter contre l'occupation anarchique des espaces verts et à promouvoir les actions de sensibilisation à l'endroit de la population. La mairie de Ouagadougou s'engage également à reboiser des espaces verts chaque année.

Pour cette campagne 2008, la mairie a mobilisé 4 millions de FCFA. Le maire a profité de cette occasion pour inviter tous les maires d'arrondissement à initier des plantations d'arbres.

L'édition 2007 de « Ouaga la verte » a permis la plantation de 8.000 arbres avec un taux de réussite de 68%, souligne-t-on.

AIB - 16 juillet 2008
MY/SVY


Burkina-Environnement
Lutte contre les émissions de gaz à effet de serre : Le gouvernement donne l'exemple

Ouagadougou, 04 juillet (AIB)- Les membres du gouvernement, pour manifester leur soutien à la lutte pour la protection de la couche d'ozone, ont observé le jeudi 3 juillet 2008 une journée sans émission de CO2 (JSEC) en se rendant à l'hebdomadaire conseil des ministres à vélo.

Les ministres du gouvernement Tertius Zongo ont marqué ainsi leur adhésion à lutte contre les pollutions atmosphérique, le changement climatiques et le réchauffement de la planète. En enfourchant un vélo ou en covoiturant, les membres du gouvernement ont voulu manifesté une prise de conscience élevée pour la protection de la couche d'ozone.

Cette initiative, pilotée par le ministère de l'environnement et du Cadre de vie se veut une interpellation et une sensibilisation des Burkinabè sur les dangers du phénomène des gaz à effet de serre (GES) sur le fonctionnement global de la planète et de la vie humaine..

S'accordant tous sur l'urgence et l'utilité de la JSEC , les membres du gouvernement veulent donc contribuer à la sensibilisation pour une prise de conscience des problèmes environnementaux. « L'émission de Co2 crée des problèmes de santé et il est tout à fait normal que nous puissions donner l'exemple », a souligné le ministre des Infrastructures et du Désenclavement, Hyppolite Lingani, venu à pied aux côtés de deux autres ministres, Yéro Boly de la Défense et Joachim Tankoano des Postes et des Technologies de l'information et de la communication. D'autres sont venus à vélo comme Soungalo Ouattara, ministre délégué aux Collectivités territoriales, Vincent Dabilgou de l'Habitat et de l'Urbanisme, Filippe Savadogo de la Culture , du Tourisme et de la Communication.

Premier du genre, la JSEC , par son originalité, vise à donner du tonus à la politique environnementale du Burkina.

AIB - 04 juillet 2008
ABT/SVY


Burkina-Environnement
Campagne de reforestation 2008 : Le gouvernement appelle à l'implication des collectivités locales

Ouagadougou, 20 juin (AIB) -Le ministre de l'Environnement et du Cadre de vie, Salifou Sawadogo a appelé à une plus grande responsabilisation des collectivités locale dans les campagnes de reboisement qu'il vient de lancer pour la saison en cours, le vendredi 20 juin 2008 à Ouagadougou.

Pour la présente campagne, le ministère entend poursuivre l'opération 65/15, les journées de reboisement organisées par des institutions. Il est prévu également la production d'au moins 9 000 000 de plants, la réhabilitation des aires classées, la stabilisation des berges des cours d'eau et la promotion des plantations individuelles et familiales, a déclaré le ministre Salifou Sawadogo.

Cette année, la cérémonie de lancement de la campagne de reforestation coïncide avec les journées mondiales de l'environnement et de la lutte contre la désertification. Placées sous les thèmes respectifs « Non à la dépendance ! Pour une économie à faible émission de carbone » et « lutter contre la dégradation des terres pour une agriculture durable », ces journées, selon le ministre, « interpellent notre responsabilité sur l'inadaptation des méthodes de production, de consommation (.), de notre mode de développement qui est à l'origine des émissions des gaz à effet de serre, de la dégradation des capacités écologiques, de séquestration du carbone et des changements climatiques ».

Le gaz à effet de serre, la désertification sont des menaces graves pour l'espèce humaine, a indiqué le gouverneur de la région du Centre, Boureima Bougouma. « L'écocitoyenneté est un passage obligé pour la préservation de l'environnement », a-t-il poursuivi.Les organisations de la société civile intervenant dans les questions environnementales, par la voix du M. Lazare Doulkoum, appelle au renforcement de la participation de la société dans la lutte pour la préservation de l'environnement. Dores et déjà, la société, selon M. Doulkoum, s'engage à poursuivre les opérations de reboisement, la promotion de l'écocitoyenneté et le ramassage des ordures ménagères.

La désertification a déjà affecté 34% des terres agricoles du Burkina Faso et cette journée, selon le ministre de l'Environnement et du Cadre de vie, est une tribune pour évaluer les efforts déjà déployés et attirer l'attention des uns et des autres sur la nécessité d'accentuer le combat contre la désertification.

Venu marquer l'engagement du gouvernement pour la préservation de l'environnement, le Premier ministre, Tertius Zongo a déclaré que la terre se doit être protégée car c'est d'elle que nous retirons la nourriture. Cet engagement de l'Etat burkinabè est salué par les partenaires techniques et financiers qui note la mise en place du programme de gestion durable des terres en milieu rural, le programme national d'adaptation aux changements et à la variabilité climatique et le programme national de gestion durable des terres.

Selon la représentante du représentant résident du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), la célébration commune de la journée de l'environnement et celle de la lutte contre la désertification donne encore une chance de réussite aux actions entreprises dans ce sens, vu la complémentarité qu'il y a entre environnement et désertification. Pour plus d'efficacité dans la lutte, le ministre appelle à l'intégration de la dimension des changements climatiques et la lutte contre la désertification dans la politique du développement économique et sociale. Car aucune politique de développement économique durable ne peut se faire au Burkina en n'ignorant le défis climatique et celui de la désertification, a poursuivi Salifou Sawadogo.

La journée a été mise à profit pour récompenser les lauréats du « concours meilleure réalisation forestière ». M. Honoré Boniface Diakouma de la région des Hauts Bassins s'en tire avec le premier prix. Une plantation d'arbres et une visite des stands des produits de l'environnement ont clos la cérémonie officielle.

AIB 20 juin 2008
MY/SVY


Burkina-Eau-Energie solaire
100 nouveaux systèmes de pompage photovoltaïques en cours dans 17 provinces

Bobo Dioulasso, 24 avr (AIB) - La 2è phase du Programme régional solaire (PRS) en cours d'exécution, permettra d'installer 100 nouveaux systèmes de pompage photovoltaïques dans 17 provinces à travers le Burkina, a révélé le Comité national de suivi (CNS) Programme mercredi 23 avril 2008 à Bobo-Dioulasso.

D'un coup estimatif de plus de 73 millions d'euros, ce programme permettra l'approvisionnement en eau potable des populations bénéficiaires.

Une vingtaine de membres du Comité a visité le site d'approvisionnement en eau potable de Satiri, à 45 kilomètres à l'Ouest de Bobo. Le site d'Approvisionnement en eau potable simplifié (AEPS) de Satiri est composé d'équipement solaire de pompage, d'un château d'eau, de 5 bornes fontaines, d'une valeur totale de 49 600 000 F CFA. C'est l'une des réalisations de la phase II du PRS.

Le PRS vise à vulgariser l'utilisation de l'énergie solaire par l'installation de systèmes d'adduction d'eau potable, d'éclairage et de réfrigération. Il a pu être financer à travers une convention signée en 2001 entre le Burkina et ses partenaires du Comité inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans e Sahel (CILSS) et de la Commission européenne à travers le 8 e Fonds européen de développement (FED).

Sa première phase terminée en 2001, a permis d'installer 80 systèmes d'AEPS et 287 systèmes communautaires d'éclairage et de réfrigération.

L'objectif à terme, est l'amélioration des conditions de vie et de santé des populations des centres ruraux, semi urbains et urbains de sa zone d'intervention, par un approvisionnement en eau potable durable.

Le coordonnateur national du PRS II Karim Traoré, s'est satisfait du bilan 2007 du projet. Il a relevé la mise en place de 100 comités de gestion des systèmes solaires, la réalisation de 90 forages positifs, et note 70% de taux d'exécution financière. Durant cette année, le programme a permis la constitution d'une base de données sur les équipements solaires et la formation de policiers pour assurer la surveillance des plaques solaires.

Les intervenants ont exprimé des inquiétudes sur le retard accusé dans la fourniture et l'installation des équipements solaires. Le Comité d suivi, organe d'appui technique de mise en ouvre du programme, a recommandé l'achèvement de l'installation des équipements solaires au plus tard le 31 décembre 2008.

L'idée du programme est née en 1990 de la collaboration entre le CILSS et la Commission européenne, afin d'exploiter l'abondant gisement solaire des pays sahéliens dans un contexte de raréfaction des autres sources d'énergie au profit du bien-être des populations.

AIB - 24 avril 2008
MT/AMK


Burkina-Environnement-Assainissement
NETSSAF, un nouveau projet qui épaule la commune de Bobo-Dioulasso dans l'assainissement

Bobo Dioulasso, 03 avril (AIB) - Le projet « Réseau pour le développement d'approches durables pour une mise en ouvre à grande échelle de systèmes d'assainissement en Afrique » (NETSSAF), nouvellement installé à Bobo Dioulasso et engagé à soutenir la ville dans le domaine de l'assainissement, a été présenté aux populations lors d'un atelier ouvert les 1er et 2 avril derniers.

NETSSAF est une structure de recherche sur les problèmes de l'assainissement en Afrique au Sud du Sahara, en conformité avec les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD). Il travaille avec plusieurs institutions d'Europe et d'Afrique dont la commune de Bobo-Dioulasso.

Ce projet financé par l'Union européenne, a pour objectif de préparer un environnement favorable à une mise en ouvre à grande échelle des technologies à faible coût, en vue d'un assainissement durable en Afrique de l'Ouest. Il est piloté à Bobo-Dioulasso par Evariste Yaméogo, chef de service voirie et assainissement de la commune.

NETSSAF s'est spécialisé dans l'évaluation et le traitement des déchets solides et liquides, recyclage des eaux usées, de l'évacuation et du traitement des excrétas et enfin, du drainage des eaux pluviales.

Il cherche également à identifier une gamme d'approche innovante, « adaptable et répliquable » d'assainissement durable en Afrique. Les activités du projet, les résultats attendus et sa composition ont été présentés aux participants de l'atelier sur l'assainissement.

Les résultats des recherches menés par ce réseau, sont divulgués à travers un programme spécialement conçu pour atteindre les communautés locales et renforcer les capacités des décideurs et des bénéficiaires finaux, a expliqué Siméon Kenfack, coordonnateur régional de l'Afrique de l'Ouest au compte du Réseau.

Les communications de la rencontre sur «les systèmes d'assainissement des déchets solides urbains », « les approches participatives pour la promotion de l'assainissement durable » et «  l'approche d'assainissement durable- Ecosan dans la gestion des déchets ».

les habitants de Dogona, riverains du centre de traitement des eaux usées en construction dans ce secteur, les associations oeuvrant dans le secteur de l'assainissement ainsi que les autorités administratives de la ville de Bobo-Dioulasso ont pris part à cet atelier

AD/AMK/JPT
03-04-08


Burkina-Environnement
Le gouvernement s'engage dans la création d'emplois verts

Ouagadougou, 28 mars-(AIB)-Le Premier ministre Tertius Zongo dans son discours sur la situation nationale face aux élus de l'assemblée nationale le jeudi 27 mars 2008, a réaffirmé sa foi en la juste lutte du peuple burkinabè et son credo pour l'environnement.

« Nous nous retrouvons aujourd'hui à un moment où les préoccupations des burkinabè sont focalisées sur les conséquences de la difficile campagne agricole 2007 à la hausse brutale des prix de produits de grande consommation, les conséquences économique du renchérissement continue des cours mondiaux du pétrole sur les ménages et les entreprises, et la menace de la méningite sur la santé de nos populations » a-t-il déclaré.

Pour le Premier ministre Tertius Zongo, malgré les douloureux événements auxquels les burkinabè sont confrontés, malgré les écueils, leur engagement est à l'image de l'esprit volontariste et de l'acharnement au travail de ce « grand peuple », c'est-à-dire solide, inébranlable dans la tempête.

Au-delà de la simple profession de foi, le Premier ministre Tertius Zongo estime que l'exercice auquel il s'est soumis n'est pas non plus un refus de regarder la réalité en face.  « Au contraire, elle est fondée sur l'observation empirique minutieuse de nos potentialités, et ancrée sur la longue te riche histoire du Burkina dont nous sommes tous fiers » a-t-il soutenu.

Sans tomber dans un phénomène de mode, le Premier ministre Tertius Zongo a abordé les problèmes de réchauffement climatique et de l'épuisement des énergies fossiles. « De nombreux pays sahéliens comme le nôtre ont à leurs dépens l'importance du respect de l'Environnement » a-t-il déclaré.

Tertius Zongo s'est réjoui de constater que l'écocitoyenneté, les évaluations systématiques de l'impact environnemental et la mise en place de cellules environnementales opérationnelles au sein des principales entités de production et de consommation deviennent progressivement réalité.

« Notre ambition est de produire dans un futur proche, le biocarburant, s'est traduite par la mise en terre de 427.700 plants de Jatropha curcas. Dans cette même logique de promotion des filières porteuses, 1800 producteurs ont reçu un appui à l'élaboration de plans de développement d'Entreprises de valorisation des produits forestiers non ligneux pour un chiffre d'affaires total de 819 millions de francs CFA » a-t-il conclu

ABT/
28-03-08


17 pays d'Afrique se réunissent à Bamako pour la protection éléphants

Ouagadougou 7 fév . Les délégués de 17 Etats africains situés sur l'aire de répartition des éléphants se réunissent du 6 au 7 février à Bamako, Mali. Ils vont travailler à la protection des éléphants et à une réflexion sur des initiatives commerciales "anti-ivoire". A l'issue de cette rencontre naîtra une coalition d'états travaillant pour le renforcement de la conservation des éléphants.

Les délégués du Mali, du Niger, du Sénégal, du Burkina Faso, de la Sierra Léone, de la Guinée Bissau, du Cameroun, de la Côte d'Ivoire, du Togo, du Nigeria, du Ghana, du Libéria, de la République Centrafricaine, du Rwanda, du Sud-Soudan, de l'Ethiopie et du Kenya seront présents.

"IFAW se réjouit de se tenir aux côtés des écologistes d'Afrique et d'Asie", a fait remarquer Kevin Shields, directeur du programme Faune sauvage et Habitat d'IFAW ( International Fund for Animal Welfare) .

" Depuis que la CITES a pris, en 1997, la décision d'autoriser certains Etats d'Afrique australe, à vendre certains stocks d'ivoire, le commerce illicite de l'ivoire et l'abattage illégal des éléphants se poursuit sans relâche dans de nombreux pays où vivent ces pachydermes", a poursuivi M. Shields. "Il est maintenant temps de nous unir officiellement dans la lutte pour la conservation des éléphants, afin d'arrêter cette tuerie" .

Lors de la 14 e Conférence des parties (CDP) de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore menacées d'extinction (CITES), en juin 2007, un grand nombre de ces pays s'est rassemblé afin de soutenir la proposition de moratoire de 20 ans sur le commerce de l'ivoire émise par le Kenya et le Mali. IFAW a joué un rôle significatif en assurant le soutien de cette proposition, et continue d'apporter son appui à la coalition.

Les décisions prises par la CITES en juin dernier joueront un rôle majeur lors de ces deux jours de conférence. La proposition de moratoire de 20 ans a été rejetée et une "période de repos" de neuf ans a été approuvée, à condition que la vente des énormes réserves existantes soit autorisée en Afrique du Sud, au Botswana et en Namibie . "Ce volume d'ivoire va très certainement stimuler la demande sur le marché et encourager les braconniers à tuer les éléphants" , a déclaré Michael Wamithi, responsable du programme global des éléphants pour IFAW.

La candidature du Japon a déjà été approuvée comme partenaire commercial et la Chine vient de poser la sienne. C'est un sujet controversé, qui devra être débattu lors de cette réunion.

Le débat sur le commerce de l'ivoire est toujours l'un des principaux points de désaccord sur la protection des éléphants entre les Etats situés dans l'aire de répartition des éléphants. L'Afrique a un passé douloureux en ce qui concerne les éléphants, comptant près de 1,3 million d'individus au début des années 1970, ses populations ont chuté approximativement à 450.000. L'Asie n'a pas non plus été épargnée, sa population d'éléphants étant aujourd'hui estimée entre 35.000 et 45.000.

Fondé en 1969, IFAW ( Fonds international pour la protection des animaux) est une organisation internationale de conservation et protection des animaux qui ouvre à protéger les animaux sauvages et domestiques et à négocier des solutions qui bénéficient à la fois aux hommes et aux animaux. IFAW possède des bureaux dans 16 pays différents et se consacre à la protection des éléphants, baleines, grands fauves, chiens et chats, phoques et bien d'autres espèces animales.


Près de 2 milliards de F CFA pour appuyer le projet de biosécurité

Ouagadougou 04 fév (AIB) - Le ministre de l'Economie et des Finances, M Jean Baptiste Compaoré et le représentant résidant par intérim de la Banque mondiale, M Célestin Bado, ont procédé, lundi à Ouagadougou, à la signature d'un accord de financement d'un montant total de 1 ?950 milliard de F CFA pour le projet régional de biosécurité.

Ce financement accordé par la Banque mondiale au Burkina Faso est un crédit qui permettra de démarrer le projet de biosécurité, un projet d'envergure régionale.

Ce projet se fixe pour objectifs d'élaborer et mettre en ouvre un cadre juridique communautaire de biosécurité en vue de permettre aux Etats membres de l'Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) de faire face à leurs obligations vis-à-vis du protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques relative à la convention sur la diversité biologique, ainsi que la mise en place des sauvegardes sociales et environnementales requises.

Le Burkina Faso, pour sa part, a déjà voté une réglementation en matière de biosécurité et un programme a même été arrêté. Selon le ministre de l'Environnement et du Cadre de vie, Laurent Sédégo, ce financement va permettre d'aborder le programme national de biosécurité.

Dans la mise en ouvre du programme, le ministère de l'Environnement et du Cadre de vie compte construire un laboratoire de biosécurité à vocation régionale afin d'accueillir les chercheurs de la région.

L'assistance de la Banque mondiale dans la conduite du projet ne s'arrêtera pas au financement et l'institution mondiale assure le Burkina Faso de son soutien au cours de la mise en ouvre du programme à travers des missions régulières de suivi.

En rappel, le programme régional de biosécurité a fait l'objet d'un accord conclu le 1 er février dernier à Ouagadougou entre le Fonds fiduciaire de l'environnement mondial (FEM) et l'UEMOA sous forme de don d'un montant de 2,7 milliards de FCFA.


Une norme internationale pour réduire l'impact environnemental des appareils électroménagers

La Commission électrotechnique internationale (CEI) entreprend d'apporter une aide aux concepteurs d'ordinateurs portables, de téléphones mobiles et de téléviseurs pour réduire leur impact sur l'environnemental et améliorer le rendement énergétique.

La nouvelle norme internationale établie par la CEI vise à aider les concepteurs de matériels audio vidéo et de technologie de l'information à prendre les meilleures décisions en matière de rendement énergétique et de réduction de l'impact environnemental dès le début du processus de conception et de développement.

Dans l'optique d'un accroissement du rendement énergétique, la norme présente les différents modes de fonctionnement ainsi que leurs avantages et inconvénients. Elle offre des conseils sur les nouvelles réglementations environnementales en vigueur et fournit des liens vers une multitude d'organismes gouvernementaux de protection de l'environnement dans le monde.

La norme CEI 62075 incite les concepteurs à prendre en compte la totalité du cycle de vie d'un produit, des matériaux et de l'énergie utilisés pour sa fabrication à son élimination finale en toute sécurité, en passant par son rendement sous tension ou en mode de veille.
Ceux-ci sont donc appelés à prendre en considération le rendement énergétique du produit, les matériaux qui entrent dans sa composition (plastiques divers par exemple) ainsi que l'emballage utilisé.

Interrogé sur cette nouvelle norme, le secrétaire général de la CEI, Ronnie Amit a déclaré : «La norme de la CEI permet aux concepteurs de
prendre en compte tous les aspects de la durée de vie d'un produit, de sa conception à son élimination. Si nous parvenons à inciter les concepteurs à adopter une approche globale dès le début du cycle de vie du produit, tout le monde sera gagnant : les consommateurs, les pouvoirs publics et les professionnels du secteur ».

La CEI est une organisation non gouvernementale à but non lucratif regroupant 145 pays, qui met en place des normes internationales pour toutes les technologies électriques, électroniques et connexes. Les normes de la CEI couvrent un large éventail de technologies, dont la production d'énergieélectrique, les appareils ménagers et l'équipement de bureau, les énergies solaire et maritime ainsi que les nanotechnologies.


La pollution, cause de 200 cancers et 13.000 décès chaque année à Ouagadougou

Ouagadougou, 19 nov. (AIB) - Une étude menée à Ouagadougou sur financement de la Banque mondiale dans le cadre de « l'Initiative Air propre dans les villes », a livré ce week-end ses conclusions selon lesquelles la pollution est la cause du développement des maladies respiratoires et cancérigènes avec des milliers de décès.

Cette étude qui a été menée douze mois durant confirme que la ville de Ouagadougou enregistre une forte pollution avec la présence des oxydes de souffre et d'azote dans l'air à des seuils acceptables.

Par contre, l'expert chargé de l'étude, Bruno Fontaine a expliqué que le vrai problème de la pollution à Ouagadougou, c'est la nuisance des organiques volatiles et les particules qui viennent soit directement d'un brûlé de moteur, soit de la poussière des routes non revêtues, attaquant ainsi la santé des populations.

Ces émissions de gaz à effet de serre et la poussière, a souligné M. Fontaine, ont des répercutions graves sur la santé des populations avec des morts précoces suite à la pollution de l'atmosphère.

Les projections et les constats de l'étude montrent qu'il y a 200 cancers qui se développent par an à Ouagadougou à cause des composantes organiques volatiles et il y a, à peu près 13.000 décès prématurés dus à la pollution de l'air par la poussière plus les coûts induits sur les consultations médicales.

M. Bruno Fontaine a prévenu que si rien n'est fait dans les 10 prochaines années, ces chiffres vont plus que doubler.

Pour ce faire, l'étude recommande que les rues de Ouagadougou soient revêtues « correctement » pour éviter la suspension poussiéreuse, et diminuer l'utilisation du bois de chauffe dans les foyers qui représente une part importante de la pollution.

Il ressort de l'étude que l'urbanisation du Burkina qui est estimée à 20,2 pour cent alors qu'elle était à 10 pour cent en 1985, est en passe de devenir un facteur qui abrège la vie des citoyens.

Les longues distances à parcourir qui augmentent la poussière auxquelles il faut ajouter l'absence de revêtement des voies sont sources de maladies cancérigènes et respiratoires.

« Faut-il alors organiser des journées sans mobylettes et voitures par an pour pallier le phénomène ? » se demandent les experts qui insistent de trouver une formule à même d'assainir le cadre de vie.

Même si le Burkina s'est doté d'une stratégie nationale pour l'assainissement en mars 2007, il faut reconnaître que le problème de l'assainissement se pose avec acuité au Pays des hommes intègres.

Il concerne les eaux usées, le drainage des eaux pluviales, la collecte, l'évacuation et le traitement des déchets solides, la gestion des déchets gazeux.

La plupart des eaux usées sont rejetées dans l'environnement sans aucun traitement adéquat et le problème est particulièrement aigu dans les villes industrielles ou semi industrielles comme Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Kaya, Koudougou, Ouahigouya et Banfora où se trouvent des usines de tannerie, les abattoirs, les brasseries, les savonneries, les sucreries, etc.

L'insuffisance, voire l'absence de la collecte, de l'évacuation et de l'élimination des déchets est également source de nombreuses maladies en milieu urbain.


Burkina-Environnement
Les excréta humains peuvent être utiles

Ouagadougou, 17 juin (AIB) - Un projet d’assainissement écologique (ECOSAN) installé à Ouagadougou peut transformer désormais des urines des fèces hygiénisés et transformés en engrais naturels, a-t-on appris de source proche du projet.

Le système permet à de nombreux ménages pauvres d’accéder à un ouvrage d’assainissement au coût subventionné de 43 000 F CFA. Sains, écologiques, les sous-produits des latrines ECOSAN sont utilisés par les maraîchers pour doper la production maraîchère.
L’ONG allemande GTZ et le Centre régional pour l’eau potable et l’assainissement à faible coût (CREPA) ont à cet effet financé un projet d’assainissement dans certains quartiers périphériques de Ouagadougou pour 1,5 million d’euros.

Des tests comparés montrent que les parcelles traitées aux fertilisants naturels donnent des rendements deux fois meilleurs que celles à l’engrais chimique. Le ministre en charge de l’environnement, Laurent Sédégo, qui a déjà rencontré les responsables du projet ECOSAN, s’est dit satisfait, avouant que « les résultats obtenus sont édifiants ».

Selon le ministre Sédégo, « il est démontré qu’une personne produit en moyenne 500 litres d’urines et 50 litres de fèces par an, équivalant à 7,5 kg de NPK suffisant pour produire 230 kg de céréales ».

En terme économique, la valeur fertilisante d’excréta produite par une personne dans l’année, indiquent les responsables de ECOSAN, est d’environ 3 500 F CFA et reviendrait à 49 milliards de F CFA de gagnés en intrants agricoles par an si tous les Burkinabé adoptait l’approche ECOSAN.

AB/MK

 

     
CopyRight © : AIB 2007