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Burkina- Éducation-CIEFFA
Outiller les points focaux pour la collecte des données statistiques.
Ouagadougou, 30 mars (AIB) - Le centre International pour l’Education des filles et des femmes en Afrique(UA/CIEFFA) a organisé un atelier de formation de ses points focaux des pays francophones en systèmes d’Information sur la gestion de l’éducation féminine le lundi 29 mars 2010 à Ouagadougou .La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre des Enseignements secondaires, supérieur et de la recherche scientifique Joseph Paré.
Conscient de l’importance de l’éducation en général, de celle des filles et des femmes en particulier, le Centre International pour l’éducation des filles et des femmes(UA/CIEFFA) déploie énormément des efforts pour le développement du continent africain.Il a initié un nouveau programme d’éducation dont fait partie les systèmes d’information sur la gestion de l’éducation(SIGE).Ce programme permet d’obtenir des indications claires tenant compte du genre, des analyses pertinentes et des interprétations faciles dans la gouvernance des systèmes éducatifs. Cet atelier de quatre jours regroupe des participants venus du Mali , du Sénégal, du Burkina, du Bénin, du Niger , du Togo etc. Ils vont se pencher sur les questions d’introduction des statistiques, les méthodes de collecte de données, le concept d’indicateurs et son application puis son élaboration ainsi que la présentation de la fiche de collecte de données de l’observatoire du CIEFFA. L’objectif général poursuivi à travers cette formation est de renforcer les capacités des points focaux CIEFFA en vue d’assurer un développement et une maintenance des SIGE nationaux sur l’éducation des filles et des femmes et de leurs capacités à produire des données satistiques fiables.
Le ministre Joseph Paré, chargé de l’enseignement secondaire et supérieur a salué l’initiative et a rappelé que la réflexion qui sera menée au cours de ce séminaire vient en aval de la mise en œuvre de nos politiques en vue d’accroître l’indice de disparité entre les sexes au niveau du système éducatif. « IL y a une nécessité de disposer de données statistiques solides, fiables, fondées sur des résultats exacts de recensement de manière à pouvoir mesurer avec précision les progrès réalisés »a-t-il conclu.
Pour la coordonnatrice nationale de l’UA/CIEFFA ,Mme Aminata Elisabeth Ouedraogo Bancé, les participants dotés de connaissances seront plus solidaires pour le combat en faveur de la promotion de l’éducation /formation des filles et des femmes. La rencontre permettra de canaliser les énergies et d’orienter les actions en matière d’éducation des files et des femmes. La coordonnatrice a souhaité que ces genres de formations se multiplient pour promouvoir l’éducation féminine au Burkina.
NO/IB
Burkina-Education-Histoire
L'AHBF rend hommage à l'historien Joseph Ki-Zerbo
Ouagadougou 27 nov. (AIB) -L'Association des historiens du Burkina Faso (AHBF) a clos le colloque international en hommage à Joseph Ki-Zerbo le mercredi 26 novembre à l'Université de Ouagadougou. Le moins que l'on pouvait dire est que le Professeur Joseph Ki-Zerbo est toujours vivant à travers ses ouvres.
L'AHBF est plus que jamais décidée, depuis sa création en mai 2005 à Bobo-Dioulasso, à mettre en valeur le riche patrimoine historique qu'a laissé l'historien et homme politique Joseph Ki-Zerbo ; c'est pourquoi un hommage lui a été rendu pendant ces trois jours de réflexion.
Des professeurs et hommes d'histoire venus du Mali, du Bénin, du Togo, de la France , du Niger, de la Côte d'Ivoire, du Canada, du Cameroun, de la RDC et du Burkina Faso ont participé à ce colloque.
Selon Salou N'Diaye, directeur de la faculté des sciences humaines à l'Université Check Anta Diop de Dakar au Sénégal, cette reconnaissance à Joseph Ki-Zerbo témoigne de son engagement dans la défense de toute l'Afrique.
Le président de l'Université de Ouagadougou, Jean Coulidiaty a appelé tous les participants à faire de cette rencontre un chantier d'échange permanent. Il a également encouragé la jeunesse à se lancer dans la recherche d'une bonne formation historique et à s'armer de courage et de détermination pour conquérir la dignité de l'Homme noir et de son continent.
Au sortir de la rencontre, les participants ont, entre autres, recommandé la nomination de l'Université de Ouagadougou, l'Université Joseph Ki-Zerbo, la prise en compte à tous les niveaux de l'enseignement secondaire de l'histoire du Burkina Faso.
Les historiens du Burkina Faso, eux, se sont engagés désormais à s'impliquer dans toutes les cérémonies commémoratives de l'histoire du pays.
BL/TN/SVY
Burkina-Education
Colloque international d'hommage à Joseph Ki-Zerbo
Ouagadougou 24 nov. (AIB) - Un colloque international d'hommage à l'historien et homme politique, le professeur Joseph Ki-Zerbo s'est ouvert ce 24 novembre à l'Université de Ouagadougou. Organisé par l'Association des historiens de Burkina Faso (AHBF), cette rencontre traite également des 60 ans de la reconstitution de la colonie de Haute-Volta.
Il s'agit pour les participants de réfléchir sur l'histoire de l'Afrique, la reconstitution de la Haute-Volta survenue en 1947, la conquête menée par Joseph Ki-Zerbo dans la constitution de cette histoire.
La rencontre abordera largement la vie de Joseph Ki-Zerbo, historien et homme politique. Entre autres sujets, la dimension spirituelle du développement dans la pensée de Ki-Zerbo, la femme dans la pensée de Ki-Zerbo, les pays du Centre Nord dans le processus de dislocation et de reconstitution de la Haute-Volta , langues nationales et éducation, des témoignages sur le professeur Ki-Zerbo.
Cette rencontre scientifique, qui se tient du 24 au 26 novembre 2008, marque le 61 e anniversaire de la reconstitution de la Haute-Volta en 1947, partagée entre ses voisins des années plus tôt. Elle était initialement prévue pour se tenir en 2007 pour marquer les 60 ans de l'évènement, a précisé le président du comité d'organisation, le professeur Moussa Willy Bantenga.
Le président de l'Université de Ouagadougou, le professeur Jean Couldiaty a souhaité que les historiens revoient le contenu des manuels d'histoire, «décolonialisent l'enseignement de l'histoire» afin de l'adapter aux besoins actuels de l'éducation.
Selon le ministre des Enseignements secondaire, supérieurs et de la Recherche scientifique, Joseph Paré, il y a effectivement une nécessité de réécrire l'histoire de l'Afrique et faire d'elle une histoire qui fait avancer
Il a souhaité que le présent colloque contribue à faire de l'histoire «un outil de fédération, un instrument de cohésion sociale et un support de la prospérité et de la concorde», en résumé, une source de développement dans les pays africains.
En marge de ce colloque, une exposition photos et de livres en hommage à l'homme qui a résumé sa bataille à sa construction de l'histoire et à l'éveil de conscience chez les jeunes.
BL/SVY
Burkina-Education
Alumniportal Deutschland, pour une amitié durable entre le Burkina Faso et l'Allemagne
Ouagadougou 21 nov. (AIB) - Du 5 au 7 décembre prochain se tiendra à Ouagadougou le forum international pour le lancement de Alumniportal Deutschland (APD) au Burkina Faso, un site Internet promu par le service allemand d'échanges interuniversitaires (DAAD).
Ce forum organisé en collaboration avec InWEnt, l'institut Goethe et autres institutions, organisations et compagnies allemandes a pour thème «Chancen einer langen Freundschaft» (Une longue et sure amitié). L'objectif premier est de promouvoir le portail APD qui s'adresse à ceux ayant effectué un stage, une formation ou des études an Allemagne (les Alumni ou anciens).
Avant la création de ce portail par le ministère allemand de la Coopération économique et du développement, il n'y avait d'interconnexion, de relations, de contacts entre les anciens stagiaires ou étudiants en Allemagne des pays en voie de développement entre eux d'une part et d'autre part avec les institutions qui avaient financé leur formation, a soutenu la lectrice du DAAD, Mme Kathrin Buchmann.
Le portail, à travers le forum international de Ouagadougou répond à cette nécessité de créer un cadre de rencontre, de rétablissement des contacts interrompus entre les «Anciens», un cadre d'accueil pour les nouveaux et les éventuels qui iront se former en Allemagne. C'est également une chance pour l'Allemagne de garder le contact avec les Alumni, a insisté Mme Buchmann, puisqu'environ 230 000 personnes y vont chaque année pour des formations.
Après l'Afrique du Sud et l'Egypte, le Burkina est l'unique pays francophone à accueillir le forum de l'APD. Selon la lectrice du DAAD, son service a fait ce choix en tenant compte des partenaires impliqués dans l'organisation dont l'institut Goethe. Au cour de l'Afrique de l'Ouest, le Burkina Faso qui compte aussi beaucoup d'Alumni est plus accessible par ses voisins (qui sont invités).
APD offre à ceux qui y seront enregistrés la possibilité de garder ou rétablir les liens entre eux et avec les institutions de formation et d'octroi de bourses, d'en avoir accès, de se faire employer par une institution allemande. Il se positionne comme un marché faisant l'état des lieux des compétences entre l'Allemagne les pays en voie de développement, a affirmé Mme Buchmann.
BL
Burkina-Education
Alumniportal Deutschland, pour une amitié durable entre le Burkina Faso et l'Allemagne
Ouagadougou 21 nov. (AIB) - Du 5 au 7 décembre prochain se tiendra à Ouagadougou le forum international pour le lancement de Alumniportal Deutschland (APD) au Burkina Faso, un site Internet promu par le service allemand d'échanges interuniversitaires (DAAD).
Ce forum organisé en collaboration avec InWEnt, l'institut Goethe et autres institutions, organisations et compagnies allemandes a pour thème «Chancen einer langen Freundschaft» (Une longue et sure amitié). L'objectif premier est de promouvoir le portail APD qui s'adresse à ceux ayant effectué un stage, une formation ou des études an Allemagne (les Alumni ou anciens).
Avant la création de ce portail par le ministère allemand de la Coopération économique et du développement, il n'y avait d'interconnexion, de relations, de contacts entre les anciens stagiaires ou étudiants en Allemagne des pays en voie de développement entre eux d'une part et d'autre part avec les institutions qui avaient financé leur formation, a soutenu la lectrice du DAAD, Mme Kathrin Buchmann.
Le portail, à travers le forum international de Ouagadougou répond à cette nécessité de créer un cadre de rencontre, de rétablissement des contacts interrompus entre les «Anciens», un cadre d'accueil pour les nouveaux et les éventuels qui iront se former en Allemagne. C'est également une chance pour l'Allemagne de garder le contact avec les Alumni, a insisté Mme Buchmann, puisqu'environ 230 000 personnes y vont chaque année pour des formations.
Après l'Afrique du Sud et l'Egypte, le Burkina est l'unique pays francophone à accueillir le forum de l'APD. Selon la lectrice du DAAD, son service a fait ce choix en tenant compte des partenaires impliqués dans l'organisation dont l'institut Goethe. Au cour de l'Afrique de l'Ouest, le Burkina Faso qui compte aussi beaucoup d'Alumni est plus accessible par ses voisins (qui sont invités).
APD offre à ceux qui y seront enregistrés la possibilité de garder ou rétablir les liens entre eux et avec les institutions de formation et d'octroi de bourses, d'en avoir accès, de se faire employer par une institution allemande. Il se positionne comme un marché faisant l'état des lieux des compétences entre l'Allemagne les pays en voie de développement, a affirmé Mme Buchmann.
BL
Burkina-Education-Syndicalisme
Burkina-Education
514 bourses américaines à la disposition des étudiants burkinabé
Ouagadougou, 18 nov. (AIB) - Le bureau de l'éducation et des affaires culturelles du Centre culturel américain a animé le 17 novembre dernier un point de presse au cours de laquelle il a fait part de l'octroi de bourses aux étudiants burkinabé désirant poursuivre leurs études aux Etats-Unis.
Organisés autour de la semaine internationale de l'éducation, les échanges avec les hommes de médias ont tourné autour des questions de bourses d'études, des conditions d'accès à ces bourses et leurs objectifs.
Pour Wossie Mazengia, ces bourses permettront aux étudiants d'avoir des échanges dans le domaine de la science, de la technologie, de la culture, de l'éducation et de la rechercher universitaire. C'est pourquoi elle invite tous les étudiants à utiliser les ressources du centre culturel pour avoir accès à ces bourses.
Les conditions d'accès à ces bourses sont clairement définies. Il faut, entre autres, avoir un projet bien mûri, être sérieux, avoir un niveau acceptable, être prêt à travailler dans les conditions demandées par l'éducation américaine, être prêt à revenir servir dans son pays.
Wossie Mazengia s'est réjouie du nombre croisant des étudiants burkinabé chaque année aux Etats-Unis, qui est passé de 339 en 2006, 423 en 2007 à 514 en 2008. Plus de 100 pays à travers le monde entier consacrent la semaine du 17 au 24 novembre à l'éducation.
TN/AS/SVY
Houet-Education
Tertius Zongo, premier docteur honoris causa de l'Université de Bobo Dioulasso
Bobo-Dioulasso, 14 oct. (AIB) - L'Université polytechnique de Bobo-Dioulasso (UPB) a organisé, samedi 11 octobre 2008 sur le campus de Nasso, sa cérémonie de rentrée académique 2008-2009. Parrainée par le maire de la commune de Bobo-Dioulasso, Salia Sanou, cette rentrée a permis à l'UPB de décerner sa plus haute distinction de Doctorat honoris causa au Premier ministre, Tertius Zongo.
La cérémonie de rentrée académique solennelle de l'UPB a été marquée par l'attribution du tout premier doctorat honoris causa de cette université au Premier ministre, Tertius Zongo que l'assistance a félicité par une « standing ovation » en attendant la cérémonie officielle de remise de cette distinction .
Ce fut également l'occasion pour l'UPB de présenter ses performances de l'année, académique 2007- 2008. A ce sujet, son président, le Pr Hamidou Boly a noté avec une certaine fierté, le taux de succès de 82,2% réalisé par les étudiants des différents instituts. La rentrée 2008-2009 à l'UPB a également permis de présenter les promotions sortantes, de remettre des prix aux lauréats desdites promotions. Les 7 enseignants promus par le Conseil africain et malgache pour l'enseignement supérieur (CAMES) ont été présentés et félicités à la grande satisfaction du parrain Salia Sanou, maire de la commune de Bobo-Dioulasso.
Au cours de cette rentrée, l'UPB a pris des engagements et a présenté ses objectifs pour l'année académique 2008-2009. Selon le Pr Antoine Somé qui les a livrés, l'UPB a décidé de placer cette année académique qui vient de débuter sous le thème de la conquête du savoir. Ainsi, elle entend accroître ses effectifs de 50 à 60% et opérer une transaction maîtrisée vers le système LMD (NDLR : Licence- Master-Doctorat). Pour cela, les besoins de l'UPB se déclinent en dotation en budget de fonctionnement conséquent, en construction de salles de cours pour les travaux pratiques et dirigés et de laboratoires, en moyens de transport et en formation des personnels enseignants et de soutien.
Présent à la cérémonie, le ministre des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique, le Pr. Joseph Paré a insisté sur la nécessité pour les universités du Burkina de s'ouvrir à l'extérieur pour avoir des ressources autres que celles allouées par le budget de l'Etat. C'est autour de cette « vision des universités » qu'il a développé son argumentaire.
Quant au Premier ministre, il a axé son intervention sur l' « importance du savoir » en faisant ressortir le lien étroit qui existe entre le savoir et le progrès socioéconomique. Chiffres à l'appui, Tertius Zongo a montré que le niveau d'instruction des populations joue inéluctablement sur le produit intérieur brut (PIB).
Répondant aux doléances de l'UPB, le Premier ministre a promis des véhicules pour l'administration et les étudiants afin de faciliter leur mobilité. « En 2009, a-t-il poursuivi, nous allons ouvrer à la détaxation des ordinateurs pour les professeurs d'université ». Dans la foulée, il a annoncé que les meilleurs étudiants se verront remettre chacun un ordinateur à partir de 2009.
En marge de la rentrée à l'UPB, le Premier ministre a inauguré les laboratoires de formation et de recherches et les salles des travaux pratiques de l'UPB au Centre de calcul dans la ville de Sya. Il a par ailleurs visité le chantier de l'Institut des sciences de la santé (INSSA) à l'ouest de Bobo-Dioulasso, qui accuse un retard de deux ans et les ateliers de l'Institut universitaire de technologie (IUT) sur le campus de Nasso, à une quinzaine de kilomètres à l'ouest de Bobo-Dioulasso.
UK/SVY
Burkina-Education
Reconnaissance à 29 enseignants du secondaire et à 69 du primaire
Ouagadougou 5 oct. (AIB) - L'Etat burkinabé a témoigné sa reconnaissance le dimanche 5 octobre 2008 à Ouagadougou à des enseignants du secondaire et du primaire les plus méritants, lors de la célébration de la Journée mondiale de l'enseignant.
Ce sont en tout 69 enseignants du primaire et 29 du secondaire qui ont été faits chevaliers ou officiers de l'Ordre des palmes académiques à Ouagadougou, pour les services rendus à la nation en matière d'éducation et d'enseignement ou de soutien à ce domaine.
Par ces distinctions, l'Etat du Burkina Faso, à travers la Grande chancellerie, exprime sa reconnaissance aux Hommes de l'éducation, qui leur ardeur au travail, leur dévouement et leur compétence, ont aidé le système éducatif burkinabé à réaliser ses objectifs.
Dans ce même contexte, les distinctions se poursuivront dans les régions le 11 décembre, fête de l'indépendance du pays, ce, pour encourager l'excellence dans ce métier et appeler à la persévérance, a dit le ministre des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique, Joseph Paré.
Les récipiendaires, au-delà de la joie et de la fierté, ont trouvé en cette décoration une invite à plus d'efforts et de rendement dans leur domaine. Check Amadou Ouédraogo, lui, dit dédier sa médaille au corps professoral avec lequel il a toujours travaillé à faire briller l'établissement qu'il dirige, le Lycée technique de Ouagadougou (LTO).
Mme Sanata Sawadogo/Congo, décorée après 28 ans de service, exprime simplement sa reconnaissance aux autorités qui l'ont élevée au rang de chevalier de l'Ordre des palmes académiques.
Revenant sur la semaine nationale de l'enseignant organisée pour ponctuer la Journée mondiale de l'enseignant, Joseph Paré a félicité cette initiative du ministre de l'Enseignement de base et de l'Alphabétisation, Marie Odile Bonkoungou.
Selon lui, cette semaine a permis aux enseignants d'échanger leurs expériences, et aux citoyens de valoriser le métier d'enseignant.
La Journée mondiale de l'enseignant a été lancée le 5 octobre 1994 par l'UNESCO pour commémorer la signature, 28 ans plus tôt en 1966, de la recommandation conjointe UNESCO/OIT concernant les conditions de travail du personnel enseignant.
AIB - 06 octobre 2008
BL/SVY
Burkina-Education
Chercheurs et enseignants se penchent sur les défis du savoir
Ouagadougou, 3 oct. (AIB) - Des enseignants et des chercheurs se sont réunis autour d'une conférence sur le thème « rôle de l'enseignant dans la construction de la société du savoir », organisée jeudi 2 octobre à Ouagadougou dans le cadre de la semaine de l'enseignant.
« Les défis actuels en matière de savoir ; le métier d'enseignant ; la question de la formation des enseignants » sont, entre autres, les sous thèmes développés par le conférencier du jour, le Dr Félix Compaoré, chargé de recherche au Centre nationale de recherche scientifique et technologique (CNRST) de Ouagadougou.
« Nous sommes dans un monde où les valeurs s'effondrent, où la fonction des enseignants dans la société se dévalorise, où la morale professionnelle s'effrite ; s'est-il plaint. « Pourtant, poursuit M. Compaoré, l'enseignement se présente comme l'une des institutions sur qui repose encore la confiance de la société ».
Selon lui, « le métier d'enseignant n'est pas un métier comme les autres, car étant un métier sur qui devrait reposer une relation de confiance entre parents et enseignant et entre enseignant et enseigné, entre enseignant et employeur ». Un métier pas comme les autres, poursuit-il, « car on ne confie pas l'avenir de son enfant à n'importe qui et n'importe comment, car ceux qui appartiennent à ce corps ont la lourde responsabilité de construire la société de demain ».
Après un rappel historique de la fonction enseignante et de son évolution, M. Compaoré a évoqué la situation de l'enseignant d'aujourd'hui au Burkina Faso.
De nos jours, explique-t-il, « une forte pression s'exerce sur l'éducation et la formation et par conséquent, sur les hommes et les femmes chargés de transmettre les connaissances et les savoirs ».
La pression subie par l'enseignant se résume en termes d'effectifs pléthoriques, d'infrastructures et de mobilier en nombre insuffisant, de salaires jugés faibles, de formations initiales considérées incomplètes ou courtes, a fait remarquer Félix Compaoré.
Citant le Pr. Albert Ouédraogo, le conférencier a indiqué que « l'enseignant, après avoir été le modèle, la référence et surtout le maître, au plein sens du terme, à savoir celui qui maîtrise un savoir qu'il dispense à des néophytes, est devenu au fil du temps un contre modèle de la réussite sociale.
L'évolution de la société semble oublier sur les bas côtés de la route les enseignants, condamnés désormais à faire l'autostop devant l'indifférence de certaines personnes (.) ». Situation peu reluisante pour celui à qui la société a confié son destin, à travers la formation de ses enfants, s'indigne le conférencier.
D'autres aspects portant sur le rôle dévolu à l'enseignant dans les sociétés du savoir et les conditions dans lesquelles l'enseignant peut jouer un rôle ont été abordés. « Dans les sociétés du savoir, toute la société doit se mobiliser pour accompagner l'enseignant dans sa pratique, dans l'exercice de son métier. L'enseignant doit aussi se surpasser. Aucun sacrifice n'est trop grand », a conclu Félix Compaoré.
MS/SVY
Burkina-Education
Rentrée scolaire sous le sceau de la cherté de la vie et de la morosité de l'après Ramadan
Ouagadougou, 1er oct. (AIB) - La rentrée scolaire s'est déroulée sur toute l'étendue du territoire ce mercredi 1 er octobre 2008 dans une ambiance caractérisée par le goût de l'après fête du ramadan et le contexte de vie chère.
Les écoles fermées depuis quelques mois présentent un visage neuf depuis le lever du soleil où les enseignants font le pied de grue devant les salles de classe.
Les autorités en charge de l'éducation ont fait remarquer que le lundi 29 septembre 2008, les ministres de l'éducation de base et celui des enseignements secondaire, supérieur et de la recherche scientifique ont fait un bilan de rentrée pour tirer les leçons des réformes entreprises.
Le directeur général des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique du Centre (Kadiogo), Patindé J.B. Thiombiano s'est félicité en outre pour les efforts consentis par le gouvernement. « Les frais scolaires ont été stabilisés dans les établissements (privés) signataires de la convention », a-t-il souligné
Pour le président de l'Association des parents d'élèves (APE), M. Hamidou Lèga, la stabilisation des frais scolaires n'empêche pas le renchérissement des coûts liés à la scolarisation des enfants. « Les parents d'élèves vivent des conditions difficiles d'existence, l'Etat doit ouvrer à une baisse sensible du coût de la vie, sinon il serait difficile par exemple de donner plus de chance aux enfants en âge scolaire d'abord, ensuite offrir plus de facilité au cours de leur cursus scolaire », a-t-il relevé.
M. Lèga a regretté que la situation professionnelle des enseignants du primaire laisse souvent à désirer, ce qui se déteint sur la qualité de l'enseignement. « L'Association des parents d'élèves a toujours encouragé les investissements dans le secteur de l'éducation, mais le budget alloué est toujours en deçà des résultats escomptés », a-t-il regretté.
Cette année encore, l'Etat a consenti des efforts en mettant les livres à la disposition des élèves avec une caution de 5 000 F CFA alors qu'il fallait 60 à 70 000 F CFA pour disposer de l'ensemble des ouvrages scolaires.
Au-delà de toutes ces difficultés, les différents partenaires de l'éducation espèrent une bonne année scolaire, avec des conditions d'études et de travail convenables.
ABT / SVY
Un conseil syndical du SNESS pour relever les défis de l'EPT
Ouagadougou, 29 sept. (AIB) - Le Syndicat national des enseignants du secondaire et du supérieur (SNESS) tient depuis ce lundi 29 septembre 2008 son conseil syndical à Ouagadougou.
Une soixantaine de participants en provenance des provinces vont examiner les rapports moral et financier présentés par le bureau exécutif national. Des échanges sur les grandes préoccupations économiques, sociales et politiques vont s'ensuivre et pourraient donner à des formulations de recommandations.
D'entrée de jeu, la secrétaire générale de la section Ouaga I, Mme Maminata Toé/Dao a rappelé que le présent conseil syndical ordinaire est une étape importante de la vie du syndicat. « Moment d'arrêt, de bilan, d'évaluation et d'appréciation à mi-parcours des activités, des recommandations, des résolutions et de la plate-forme issue du 20è congrès, la présente instance constitue à mon sens, un moment solennel d'échanges », a-t-elle déclaré.
A son tour, le secrétaire général du SNESS, Henri Prosper Paré a tenu à traduire, au nom du bureau national, toute sa reconnaissance pour la marque de sympathie et de solidarité exprimée par les camarades. Il les a invités à observer une minute de silence en la mémoire des camarades décédés au cours de ce mi-mandat, en particulier le camarade Ousmane Célestin Ouattara, précédemment secrétaire général adjoint à l'information et à la presse.
Situant le contexte dans lequel se déroule ce conseil syndical, M. Henri Prosper Paré a noté que le système éducatif traverse une période de mutations marquée surtout par la nouvelle réforme du système éducatif. Ceci pose à ses yeux de nouveaux défis aux acteurs de l'éducation qu'ils sont. « A l'étape actuelle de l'évolution de notre système éducatif, on peut se poser la question de savoir comment concilier les objectifs d'une éducation pour tous à ceux d'une éducation de qualité ? », s'est-il interrogé.
En guise de réponse à ces interrogations, un conseil syndical à la veille d'une rentrée scolaire explique tout : « la tenue du conseil syndical nous donne l'occasion de discuter de certaines questions relatives à la gestion de nos établissements et de la carrière des agents de la Fonction publique et de la gestion des effectifs scolaires », a-t-il conclu.
ABT/SVY
Burkina-Education
Le MEBA offre 60 mille ouvrages en langues nationales au CENALAC
Ouagadougou, 10 Sept. (AIB) - Le ministère de l'Enseignement de base et de l'Alphabétisation (MEBA) a octroyé mercredi dans la soirée à Ouagadougou, soixante mille ouvrages au centre national de lecture et d'animation culturelle (CENALAC), destinés à lutter contre l'analphabétisme au Burkina Faso.
Revaloriser les langues nationales et lutter contre l'analphabétisme qui frappe une grande partie de la population Burkinabè, tels sont les principaux objectifs visés par ce don de documents au CENALAC, selon le secrétaire général du MEBA, Noraogo Sawadogo.
M. Sawadogo a rappelé qu'il est prévu au total quatre vingt mille (80 000) ouvrages en vingt- quatre langues ; mais compte tenu des problèmes de traduction, seulement soixante mille(60 000) ont pu être édités en quatorze langues nationales.
Le secrétaire général du ministère de la Culture , du Tourisme et de la Communication (MCTC), Souleymane Ouédraogo, a reçu symboliquement quelques ouvrages des mains de son collègue de l'enseignement de base.
Il a exprimé sa joie de recevoir des ouvrages édités dans les langues d'alphabétisation du Burkina. « C'est indispensable pour le CENALAC qui s'adresse au grand public de nos villes et campagnes ; la carte de l'analphabétisme dans le monde coïncide avec celle de la pauvreté », a fait remarquer M. Ouédraogo.
« Le discours de politique générale du Premier ministre, Tertius Zongo en octobre 2007 » et « La lettre de présentation du budget de l'Etat, exercice 2008 », sont les deux documents traduits dans des langues comme le mooré, le dioula, le dagara, le fulfuldé, le bissa, le gulmacema, le dogoré,.
Le CENALAC est une structure du MCTC, comprenant quatre réseaux et trente-sept centres de lecture publique disséminés sur tout le territoire burkinabé.
MS/SVY
Burkina-Education-Syndicalisme
Formation des femmes du SNESS en syndicalisme et en droits humains
Ouagadougou, 8 Sept. (AIB) - Le Syndicat national des enseignants du secondaire et du supérieur (SNESS) organise du 8 au 12 septembre à Ouagadougou, un atelier de formation à l'intention de sa tranche féminine, sur le thème : « Formation syndicale et promotion des droits des femmes ».
Selon le secrétaire général du SNESS, Henri Prosper Paré, le séminaire vise à renforcer les acquis des participants sur la connaissance du monde syndical en général et du syndicat des enseignants du secondaire et du supérieur en particulier.
Il a également pour objectif de leur permettre de mieux connaître les droits des femmes et de participer de façon responsable, à la lutte pour l'émancipation de la femme en milieu scolaire.
« Si l'on fait un point sur la représentativité des femmes dans nos organisations syndicales, on est frappé par leur faible proportion par rapport aux hommes. La question syndicale semble être pour beaucoup de travailleuses une affaire des hommes », a déploré M. Paré.
Il a invité les femmes du SNESS à donner un sens plus large à leur engagement syndical, car, a-t-il précisé, leur statut privilégié de femmes intellectuelles leur commande de se préoccuper du sort de milliers d'autres femmes, qui ignorent tout des droits qui leurs sont reconnus par la communauté internationale.
La responsable du secteur Ouaga I du SNESS, Maminata Toé, a félicité le bureau national du syndicat pour ses soucis en matière de formation des militants. Elle a souhaité que les acquis de la formation servent à améliorer les conditions des femmes et l'éveil civique, pour une société plus juste.
Quatre-vingt participants au total, dont une soixantaine de femmes, prennent part à cette formation financée par la Fédération canadienne des enseignantes et enseignants (FCE).
MS/SVY
Burkina-Education
« SOS Jeunesse et défis » offre des fournitures scolaires à 150 enfants vulnérables de Nongr-Massom
Ouagadougou, 5 sept. (AIB) - L'association « SOS Jeunesse et défis » (SOS/JD) a fait don jeudi 4 septembre 2008 dans la soirée à Ouagadougou, de kits scolaires à 150 enfants en difficulté de l'arrondissement de Nongr-Massom.
Des dizaines d'enfants qui dansent au son de la musique ivoirienne, leurs parents assis sous des hangars et qui affichent de larges sourires, telle est l'ambiance qui a régné devant le siège de l'Association « SOS Jeunesse et défis », situé dans l'arrondissement de Nongr-Massom.
Et pour cause, cette jeune structure, qui ouvre dans le social depuis 2002, devait procéder à l'octroi de fournitures scolaires à 150 enfants.
Selon le coordonnateur de l'association, Célestin Compaoré, ce don a été rendu possible grâce au soutien de l'Initiative privée communautaire (IPC) de lutte contre le sida au Burkina Faso, de l'école Sainte Marie en France et d'autres amis français de SOS/JD.
D'un montant total de 974 766 F CFA, cet appui permettra non seulement de doter 150 enfants de kits scolaires (chaque kit comprenant un sac avec des cahiers, des bics, des crayons, des règles,.), mais aussi d'assurer le paiement des cotisations de parents d'élèves de 45 autres, a indiqué M. Compaoré.
« La rentrée des classes constitue une période d'angoisse pour nous parents d'élèves », a déclaré pour sa part la représentante des parents des bénéficiaires, Kadissa Traoré. Elle a salué le geste de « SOS Jeunesse et défis » et promis que le matériel reçu sera bien entretenu et utile aux enfants.
Edith Yanogo, qui a parlé au nom des 150 enfants, a également fait la promesse que les élèves vont bien travailler. Elle a cependant demandé à l'association de pérenniser son action, afin que d'autres enfants défavorisés puissent aller à l'école.
Enfin, la mairie de Nongr-Massom, qui a parrainé l'événement, a rendu hommage aux parents et élèves de l'école Sainte Marie de France et à l'IPC, qui ont financé l'acquisition des kits scolaires. Mme Joséphine Ouédraogo, qui représentait le maire, a souhaité que l'exemple de « SOS Jeunesse et défis » soit renouvelé et suivi par d'autres partenaires.
MS/SVY
Burkina-Education
L'ANEB décide de reprendre les cours avec des réserves
Ouagadougou, 03 septembre (AIB) - Après plus de deux mois de rupture, les cours ont repris à l'Université de Ouagadougou le 1er septembre dernier.L'Association nationale des étudiants burkinabé (ANEB), lors de son assemblée générale tenue le 3 septembre, a décidé de reprendre effectivement les cours malgré l'insuffisance des accords conclus avec le gouvernement au sujet de la plate forme revendicative.
Selon son président, Moumini Déra, la reprise des ouvres universitaires, la révision du calendrier du paiement de la bourse, du FONER et de l'aide s'avèrent indispensables à la poursuite des activités au campus.
Lors de l'assemblée générale du 30 août dernier, un certain nombre de conditions avaient été posées par l'Association à la reprise des cours. Et la rencontre d'hier mardi avec le ministre des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique, Joseph Paré, a beaucoup joué, selon Moumini Déra, dans la présente décision de l'ANEB.
« Les réponses apportées par le ministre nous a permis de penser qu'on pouvait rependre sereinement les cours à l'Université de Ouagadougou. Des dates proposées au départ ont été ramenées au 5 et 7 septembre pour le restaurant et les cités universitaires », a précisé le président de l'ANEB.
Quant à la police universitaire et le mur de clôture que l'ANEB qualifie de « situation nouvelle », il s'agit là encore d'une autre plate forme, a-t-il rassuré.
Des concessions ont été consenties de part et d'autre et les négociations se poursuivent, une rencontre est d'ailleurs prévue demain jeudi entre l'ANEB et son ministre de tutelle.
BL/SVY
Burkina/Education/université
Reprise des cours à l'Université de Ouagadougou
Ouagadougou 1er sept (AIB) - La reprise des cours à l'Université de Ouagadougou le 1er septembre telle que décidée par le gouvernement et les autorités universitaires est effective.
Les étudiants ont pris d'assaut ce lundi 1 er septembre la cour de l'Université de Ouagadougou. Présents dans les amphis théâtres pour prendre cours, devant les tableaux d'affichage pour noter les emplois du temps et programmes de devoirs, les étudiants témoignent leur volonté de reprendre les cours pour sauver l'année bien que leur plate forme revendicative n'a pas été satisfaisante à 100%.
«On n'a pas de choix puis qu'on tend vers les fins d'année, il faut qu'on reprenne nécessairement les cours», a dit Philippe Belemgnégré, étudiant en 4 e année d'histoire. Kyelem Marius, étudiant en 4 e année d'anglais prêt pour cette reprise s'est dit satisfait d'avoir soutenu les camarades, puisque toute lutte suppose des sacrifices.
Cette volonté de reprise des cours est partagée par tous les étudiants dans la mesure où en plus des Unité de formation et de recherche en sciences exactes et appliquées, et en Sciences de la vie et de la terre (UFR/SEA et SVT) d'où sont partis les mouvements qui ont abouti à la fermeture de l'université, les autres UFR ont aussi repris les cours.
Selon le directeur de l'UFR/SEA, le Pr. Karfa Traoré, les cours ont effectivement repris et les devoirs sont programmés.
Il a également signifié que les évaluations au niveau des travaux dirigés étaient faites avant la crise et la grande partie des cours avait été dispensée et certaines modules avaient été épuisés, ce qui explique qu'il y a de nombreuses salles vides aujourd'hui.
Pr. Traoré a soutenu que l'essentiel a été fait pour satisfaire la plate forme revendicative des étudiants et que les autorités travaillent à satisfaire les autres points.
Si les étudiants sont momentanément satisfaits et déterminés pour reprendre les cours, une résolution globale et durable de la crise est nécessaire, a insisté Clovis Fidèle Ouédraogo, membre de la commission animation de l'Association nationale des étudiants Burkinabè (ANEB) de l'UFR/SVT.
L'effectivité de cette reprise est conditionnée par l'assemblée générale que l'ANEB tiendra le mercredi prochain.
PKA/BL/SVY
Burkina-Education-Université-Gouvernement
Panoplies de mesures gouvernementales pour la reprise des cours à l'université
Ouagadougou, 27 août 2008 (AIB) - Le gouvernement burkinabè a annoncé mercredi une panoplie de mesures visant à faciliter la reprise des cours à l'Université de Ouagadougou fermée depuis fin juin suite à des grèves des étudiants pour exiger de meilleurs conditions d'études.
Parmi ces mesures figurent la construction d'un complexe de trois amphithéâtres de 2.500 places en 2009, la construction d'un bâtiment extensible à usage de laboratoires, la finition de deux amphithéâtres de 2.750 places disponibles le 1 er septembre.
Mais dans l'immédiat, le gouvernement a décidé de transformer les cités universitaires en 244 bureaux pour enseignants et 28 laboratoires de recherches.
L'Université de Ouagadougou, la plus grande du Burkina avec environ 40.000 étudiants et quelques 500 enseignants-chercheurs a été fermée le 28 juin suite à des grèves perlées organisées par les étudiants pour exiger de meilleures conditions d'études.
Sa réouverture a été fixée au 1er septembre par les autorités.
"Le conseil scientifique (de l'Université de Ouagadougou) a pris des mesures exceptionnelles autorisant l'inscription des 1.507 étudiants dont la demande de dérogation n'avait pas été agréée", a déclaré M. Luc Yé, secrétaire général du ministère des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique lors d'une conférence de presse.
La reprise de ces étudiants, qui ne bénéficiaient plus de droit de doublement était l'une des revendications de l'Association nationale des étudiants burkinabè (Aneb), le principal syndicat estudiantin. Estimant les conditions de dérogation trop rigides et l'Aneb avait demandé une relecture des textes. Le syndicat estudiantin soutient que les conditions d'études drastiques des étudiants ne permettent pas à tous d'avoir de bons résultats.
Les revendications portaient également sur la construction d'amphithéâtres, de salles de cours et de travaux pratiques avec des équipements modernes, l'octroi de bourses à quelques 750 doctorants ou, à défaut, la réduction des frais d'inscription ;
"Il est prévu l'acquisition en 2009, de seize photocopieurs pour permettre la duplication des fiches de travaux dirigés et de travaux pratiques (...) et de trente ordinateurs pour la gestion des emplois de temps, des flux d'étudiants, des notes et d'un serveur", a annoncé M. Yé.
M. Yé a également annoncé la reprise des prestations du Centre national des oeuvres universitaires (Cenou) qui concerne la restauration, l'hébergement ainsi que le paiement des allocations financières qui avaient été coupées aux étudiants.
Le gouvernement a également décidé de verser des frais de laboratoire ou de formation aux étudiants inscrits en troisième cycle ainsi que le paiement d'un mois d'arriérés de vacation dus aux enseignants depuis 2007. Il a été aussi décidé d'installer un service de sécurité "non militaire" et d'ériger un mur clôturant le campus.
Le président de l'Université, le Pr Jean Koulidiaty a annoncé que la fin de l'année académique 2007-2008 est fixée au 1 er décembre et au 5 janvier selon les facultés.
Le calendrier universitaire est désormais "immuable". "Les enseignements et les évaluations sont désormais organisées au niveau des établissements. Les enseignements programmées et non effectuées du fait des étudiants sont désormais considérés comme faites", a indiqué M. Koulidiaty citant un rapport du Conseil scientifique tenu
A l'annonce de ces mesures le président de l'Aneb, Moumouni Derra joint au téléphone a indiqué que les étudiants analyseront "l'ensemble de ces mesures" lors d'une assemblée générale convoquée samedi à la Bourse du travail de Ouagadougou.
AIB - 27 août 2008
RH/
Burkina-Formation
623 diplômés de l'ENAREF prêts à servir l'Afrique et le Burkina
Ouagadougou, 01 août 2008 (AIB) - L'Ecole nationale des régies financières (ENAREF) a organisé le lundi 28 juillet 2008, une cérémonie pour marquer la sortie de la promotion 2008, baptisée « Transparence ». Ces nouveaux récipiendaires sont prêts à servir l'administration financière. Au nombre des lauréats, figurent 552 Burkinabé et 71 étrangers. Ces diplômés sont issus des sections comme la fiscalité, les finances, la comptabilité et les statistiques.
Pour le délégué général des élèves, Jérémy Sawadogo, il a prévalu au sein des différentes nationalités de l'ENAREF un climat de fraternité et cela est à saluer. Il n'à pas aussi manquer de reconnaître le dynamisme des enseignants pour le travail abattu durant l'année académique. Le délégué des élèves a émis le vou de voir installer une reprographie au sein de l'école pour aider les élèves qui ont de difficultés financières pour faire des polycopies.
La promotion a choisi comme parrain, Michèle F Kahn, directeur général de Bank of Africa/Burkina (BOA-B). Pour justifier le choix du parrain, Jérémy Sawadogo a souligné que « nous voulons être à l'image de notre parrain dans la grande famille de la finance au Burkina. Ainsi, nous pourrons nous acquitter des affaires publiques et financières de manière propre d'où le nom de baptême, la transparence ».
Le parrain de la promotion a demandé à ses filleuls de mettre tout en ouvre pour relever le défi qui les attend dans leur vie professionnelle. Pour le directeur général de l' ENAREF, Youma Zerbo, les nouveaux diplômés de l'école doivent être à l'image de leur nom de baptême, « Transparence ». Il a recommandé aux récipiendaires de combattre la corruption qui règne dans le secteur privé et public.
Enfin, Youma Zerbo a remercié le ministère en charge des finances pour sa volonté de faire de l'ENAREF une des grandes écoles de formation financière de la sous région.
La cérémonie a pris fin par la remise des prix aux élèves méritants et de chèques à certains enseignants.
AIB - 01 juillet 2008
AN/SVY
Burkina-Education-Grandes écoles
Cérémonie officielle de fin de formation pour l'ensemble des élèves maîtres à Bobo-Dioulasso
Bobo Dioulasso, 30 juil. (AIB) - La sortie officielle des promotions de 2007-2008 de toutes les Ecoles nationales des enseignants du primaire (ENEP) du Burkina Faso a eu lieu lundi 28 juillet 2008 à l'ENEP de Bobo-Dioulasso. Cette cérémonie a été placée sous la présidence de Odile Bonkoungou, ministre de l'Enseignement de base et de l'Alphabétisation et le parrainage de Plan Burkina.
Vêtus d'uniformes avec pour nom de baptême « Sini Gnassigui », les élèves maîtresses et maîtres des ENEP de Loumbila, de Bobo-Dioulasso, de Gaoua, de Fada N'Gourma et de Ouahigouya s'étaient fortement mobilisés pour leur cérémonie de fin de formation professionnelle.
A la tribune officielle, on distinguait le ministre de l'Enseignement de base et de l'Alphabétisation, le gouverneur de la région des Hauts-Bassins, le haut commissaire du Houet, le maire de la commune de Bobo-Dioulasso et plusieurs autres personnalités.
Il convient de savoir que l'ENEP de Loumbila est à sa 23 e promotion suivie de celle de Bobo-Dioulasso 14 e promotion, Fada N'Gourma 11 e promotion, Gaoua et Ouahigouya, 10 e promotion. Avec plus de 3 145 stagiaires inscrits pour 2007-2008 au départ, seuls 3 144 ont réussi leur formation, soit un taux de succès de 99,97%.
Dans son mot de bienvenue, le maire de la commune, Salia Sanou a fait remarquer que les ENEP sont des espaces de rencontres et de formation des futurs enseignants, c'est-à-dire ceux-là qui mettront leurs compétences au service de la nation par l'éducation des enfants.
Abondant dans le même sens, le délégué des élèves, Rasmané Sawadogo a rendu hommage à tous ceux qui, dans les différents établissements et sur le terrain, ont contribué à leur formation tant théorique que pratique.
Il a en profité pour égrener quelques préoccupations des stagiaires, à savoir, entre autres, l'augmentation de la durée de formation, les rentrées tardives dans les ENEP, le mandatement du premier salaire qui traîne souvent et le test d'intégration imposé après l'obtention du diplôme aux futurs enseignants.
Intervenant à son tour, le directeur général de l'ENEP de Bobo-Dioulasso, Moumouni Konaté a affirmé que les enseignants constituent un facteur d'accroissement de l'accès à l'éducation et un facilitateur de l'amélioration de la qualité de l'éducation. Il a par ailleurs souligné que les ENEP ont fait un passage très honorable devant la toute récente assemblée générale des sociétés d'Etat consacrée aux établissements publics de l'Etat.
Ce qui leur a valu les félicitations du Premier ministre. Dernière à prendre la parole, Mme Odile Bonkoungou, ministre de l'Enseignement de base et de l'Alphabétisation a déclaré que la politique de développement du système éducatif burkinabè à l'horizon 2015 repose sur deux principes : augmenter la couverture d'éducation de base en vue de l'éducation universelle tout en améliorant la qualité.
Elle s'est donc réjouie de la sortie des promotions de 2007 des ENEP, ce qui donne l'assurance que tous les postes vacants seront comblés à la rentrée scolaire. Mme Odile Bonkoungou a demandé aux futurs enseignants de méditer sur l'interrogation suivante : « Quel jugement voudrais-je que les élèves portent sur le maître ou la maîtresse que j'ai été ? ».
La cérémonie a pris fin par la remise de diplômes et des prix offerts par le parrain. Ainsi, chaque major des ENEP a reçu la somme de 75 000 FCFA et un dictionnaire tandis que chaque meilleure fille ou femme a empoché la somme de 100 000 F CFA avec, en plus un dictionnaire.
Le parrain, le directeur exécutif de Plan Burkina, Rheal Drisdelle, a pour sa part fait état des moyens alloués au secteur de l'éducation. Ainsi, au cours de l'année budgétaire 2008, le budget de son ONG destiné au secteur de l'éducation a été de 2,5 milliards de FCFA, soit 46% de son budget annuel.
Plan Burkina octroie des bourses d'études aux filles et femmes inscrites dans les ENEP et cela, depuis deux ans. Ce projet, d'une durée de quatre ans permettra à 500 filles et femmes d'embrasser le métier d'enseignant. Cette ONG, basée au Burkina depuis 1976 se bat pour la reconnaissance des droits de l'enfant.
AIB - 30 juillet 2008
MB/SVY
Burkina -Education-Santé animale
Sortie de la 4è promotion de l'ENESA
Ouagadougou, le 21 juil. - (AIB). L'Ecole nationale d'élevage et de santé animale (ENESA) a mis à la disposition des acteurs de l'élevage, vendredi 28 juillet 2008 des agents et des techniciens qualifiés, à l'occasion de la sortie de la 4 ème promotion à ouagadougou.
Les 103 lauréats ont reçu de façon symbolique leur diplôme des mains des membres du gouvernement présents, des directeurs centraux ainsi que des mains de la marraine, Mme Antoinette Ouédraogo. La promotion a pris pour nom de baptême Maurice Amadou Diao, inspecteur général de service arraché cette année à l'affection de ses collègues. Les 103 lauréats ont été félicités et encouragés par le ministre de Ressources animales, El hadj Sékou Ba. Il a rassuré les nouveaux travailleurs de l'élevage et de la santé animale quant à leur avenir en ce qui concerne leur emploi.
Au préalable, le directeur général de l'ENESA, Serge Salembéré s'est réjoui des résultats de ses élèves, agents techniques d'élevage, techniciens supérieurs spécialisés pour avoir boucler leur formation à l' ENESA. Le délégué général des élèves, Hamidou Tasséré lui, a félicité à son tour ses camarades pour cette performance qu'il attribut d'une part à l'efficacité de l'encadrement et du suivi du corps professoral et d'autre part, aux investissements de l'étude dont l'ENESA a bénéficiée pour l'amélioration des conditions de vie et de travail.
La marraine, Mme Antoinette Ouédraogo a recommandé la probité et l'engagement de ses filleuls pour relever le défi.
Rappelant un conseil de son grand père, la marraine a affirmé que « l'école et la vie de fonctionnaire risquent de nous éloigner de l'environnement socio économique dans lequel nous évoluons, loin de nos terres, de nos boufs et moutons ». Elle a gardé un contact étroit avec cet environnement, en plus de ce qu'elle a appris à l'école moderne.
Aujourd'hui, les besoins de l'ENESA, selon les différents intervenants, se résument à l'achèvement du laboratoire, l'amélioration des infrastructures et l'accès à la fonction publique des élèves formés à titre privé.
AIB - 21 juillet 2008
ABT/SVY
Burkina-Education-Religion
Le CERFI inaugure son premier complexe scolaire de formation islamique à Banfora
Banfora, 14 juil. (AIB) - Le tout premier complexe scolaire réalisé au Burkina Faso par le Centre d'étude, de recherche et de formation islamique (CERFI) a été inauguré samedi 12 juillet 2008 à Banfora.
La cérémonie s'est déroulée en présence de nombreux invités dont plusieurs responsables du CERFI venus des différentes sections.
Le complexe scolaire de la fraternité Ousmane Dan Fodio (C.S.F.O) dont il est question a pour ambition de former des jeunes capables de s'insérer dans leur milieu socio économique et de participer au développement de la société en prêchant le bien et en interdisant le mal, comme le précise le Coran s3 v110, a déclaré le représentant du président national du CERFI, Ibrahim Bara.
Selon M. Bara, le C.S.F.O se donne comme mission la formation scolaire, religieuse et socio professionnelle (enseignement général, l'instruction religieuse, la lecture du coran, l'apprentissage de la langue arabe et les activités périscolaires). Le complexe se situe au secteur N° 13 de Banfora, quartier Tatana. La présente réalisation a été estimée à 20 millions de FCFA et compte trois classes, un bureau, un forage, un robinet, un branchement électrique et des latrines.
Ces fonds ont pu être mobilisés grâce aux militants de l'ensemble du pays, à travers diverses opérations. Pour la rentrée scolaire 2008-2009, le C.S.F.O ouvrira deux classes de 6 ème et une classe de 5 ème . Dans l'immédiat, le CERFI ambitionne la construction de 4 autres salles de classe, d'un foyer, d'une mosquée et la clôture du complexe.
Au cours de la cérémonie, plusieurs intervenants se sont succédés à la tribune. Pour le secrétaire général du CERFI, c'est un honneur pour sa section de bénéficier d'une telle réalisation, premier du genre. Ce geste, a dit le président de la coordination des Associations islamiques de l'Ouest, confirme d'avantage la volonté du CERFI de répondre aux besoins d'une population en matière de formation académique et d'instruction religieuse.
Faut-il le rappeler, ce complexe scolaire a été baptisé en la mémoire du célèbre Ousmane Dan Fodio, dont l'ouvre est aujourd'hui reconnue et conservée par l'UNESCO. Auteurs de nombreux ouvrages, Ousmane Dan Fodio réalisa la fraternité entre nomades peulhs et agriculteurs haoussa dans l'empire du Sokoto. Grand réformateur, il lança l'alphabétisation à grande échelle en transcrivant le pular et le haoussa en caractères arabe. Né en 1754 dans le nord du Nigeria, il fut rappelé à Dieu en 1817.
AIB - 14 juillet 2008
MY/SVY
Burkina-Education-Performance
Le Plateau central, la région la plus performante au BEPC session 2008
Ouagadougou, 7 juil. (AIB) - 35 052 élèves sont admis au Burkina Faso à l'examen du brevet d'études du premier cycle (BEPC), session 2008 ; la région du Plateau central est classée au premier rang avec un taux de succès de 48,37%, contre un taux national de 38,44%.
Près de la moitié des candidats présents à l'examen dans le Plateau central (Ziniaré), soit
1 488 élèves sur 3 076 au total est admise. La région de la Boucle du Mouhoun (2è) et celle du Sud Ouest (3è) ont aussi obtenu des résultats remarquables, respectivement 47,95% et 45,97% de taux de réussite.
7 régions sur les 13 sont au dessus de la moyenne nationale. En revanche, les Hauts Bassins, qui a enregistré 14 844 candidats présents au test, n'a atteint que 33,28% de réussite et se classe juste avant le dernier du groupe, l'Est (33,10%).
La région des Hauts Bassins détient aussi le record des absents à cet examen. On dénombre 451absents sur 15 295 inscrits. Elle dépasse le Centre (Ouagadougou) qui compte cependant le double de son effectif (30 604).
De façon générale, les régions qui abritent les villes importantes enregistrent un fort taux d'absentéisme : Koudougou (285 absents), Ouahigouya (167 absents), Kaya (121 absents). Au total, 2 250 candidats (2,4%) ont manqué à l'appel.
Le Centre Sud (Manga), mais aussi les Cascades (Banfora) et le Sud Ouest (Gaoua), ont connu un peu moins d'absents.
Le taux de réussite à cet examen était relativement très bas en 2007 (31,44%). A titre de comparaison, il atteignait 44,38% en Côte d'Ivoire la même année.
AIB - 07 juillet 2008
AMK/SVY
Burkina -Journalisme- ISTIC
63 hommes et femmes prêts à servir dans les médias publics et privés
Ouagadougou 5 juillet (AIB) - La sortie des promotions 2008 de l'Institut des sciences et techniques de l'information et de la communication (ISTIC) a eu lieu ce samedi 5 juillet sous le parrainage de M. Edouard Ouédraogo, directeur de publication du quotidien L'Observateur Paalga. Ils sont en tout 63 journalistes et techniciens de l'information et de la communication qui ont reçu leur parchemin, prêts à s'engager dans le domaine.
Avec deux années de formation pour certains et trois pour d'autres, les agents spécialisés, les assistants et les conseillers en sciences et techniques de l'information et de la communication se sont dit mieux outillés pour assumer leur tâche de communicateur et de technicien.
Le délégué des promotions 2008 de l'ISTIC, M. Zoumana Traoré a spécifié des problèmes qui vit l'institut, entres autres, la vétusté des locaux, l'insuffisance de matériels didactiques, tout en souhaitant que des efforts soient faits dans le sens de l'amélioration du cadre et des conditions de formation. Ce qui permettra à «l'institut d'accomplir au mieux sa mission de formation de professionnels de l'information et de la communication».
Quelques doléances ont été également formulées par le délégué à l'endroit des autorités, parmi lesquelles la création d'une télévision école, la réfection de la bibliothèque, la dotation de l'institut en matériel et moyens pour les productions radiophoniques, télévisuelles et presse écrite, l'acquisition d'un car pour les activités pédagogiques. Toutefois, ces promotions sortantes se sont engagés à «être des agents patriotes, bâtisseurs et consciencieux».
A ces nouveaux journalistes et techniciens, le Premier ministre, Tertius Zongo, dont la cérémonie a été placée sous son patronage, a invité à la responsabilité. «Nous allons tout faire pour vous accompagner pour que cette école ne soit pas simplement une école locale» , a ajouté le Premier ministre.
Quant au parrain, Edouard Ouédraogo, qui ne doute pas du professionnalisme des formés de l'ISTIC, il a attiré leur attention sur les écueils, dont la corruption, qui les attendent sur le terrain. Il a aussi promis d'être à leurs côtés et de les assister chaque fois que de besoin, tout en les exhortant au travail bien fait.
Le directeur de l'Institut, Noël Da, a lui aussi encouragé les sortants au travail où qu'ils seront appelés à servir. Il a insisté que l'Institut a besoin d'un soutien matériel et logistique.
L'Institut était connu sous l'appellation de Centre de formation professionnelle de l'information (CFPI). Avec le ministre en charge de la communication, Filippe Savadogo, le CFPI s'est érigé en Institut des sciences et techniques de l'information et de la communication (ISTIC) courant 2008. Et les élèves ont foi qu'il en fera un instrument à dimension internationale.
AIB - 7 juillet 2008
BL/SVY
Burkina-Education
Réforme du système éducatif : Acteurs et partenaires s'imprègnent des enjeux
Bobo Dioulasso, 02 juill. (AIB) - « Réforme du système éducatif burkinabé : défis et enjeux ». Tel a été le thème d'une conférence publique organisée samedi 28 juin dernier à Bobo-Dioulasso par l'Association nationale pour le bien-être des enseignants du primaire (ANEP) afin de permettre aux acteurs de tous les ordres d'enseignement de s'approprier des différents contours de cette mutation.
La conférence, conjointement animée par le directeur régional des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique, Guidiouma Oumar Sanou, Jean Paul Bazié, conseiller technique au ministère de l'Enseignement de base et de l'alphabétisation (MEBA) et le chef de projet ES/CEBNF, Adama Traoré, leur a surtout permis de poser des questions, d'émettre leurs avis et de faire des suggestions sur les enjeux et les objectifs de cette réforme. La reforme du système éducatif ainsi présentée vise à adapter les différents ordres de formation au contexte nouveau national. A en croire les conférenciers, l'éducation est le principal moyen de valorisation des ressources humaines en vue de relever les défis de développement à la fois « solitaire et solidaire, individuel et collectif ». Pour ce faire, une telle éducation doit être pertinente, cohérente et efficace.
A terme, la réforme permettra de développer la qualité des apprentissages, l'enseignement technique et professionnel et de réussir le pari de l'éducation pour tous d'ici 2015, fin de la deuxième phase de sa mise en ouvre. Cela se fera, à travers une augmentation des différents taux d'admission au CEP (90%) au BEPC et au CAP (80%) au BAC (80%) et permettra d'améliorer les ratios encadreurs/enseignants et professeurs/ étudiants.
La réforme représente donc un enjeu national dont les acteurs éducatifs, en premier lieu, doivent s'imprégner afin de pouvoir ensuite ouvrer à sa vulgarisation. Et l'ANEP se fait désormais le devoir d'y contribuer à travers une série de conférences dont celle de Bobo-Dioulasso constitue la deuxième du genre après Ouagadougou.
AIB - 02 juillet 2008
FO/SVY
Burkina-Education-Social
Opposition CROUB-ANEB
Avis juridique en défaveur de l'ANEB dans l'élection de délégués des résidents
Bobo Dioulasso, 30 juin (AIB) -L'avis juridique donné par un cabinet privé d'avocat sur la régularité des ces élections dont les résultats ont été suspendus par la commission de supervision et émaillés de violence à l'Université polytechnique de Bobo Dioulasso, est en défaveur de l'Association nationale des étudiants burkinabè (ANEB), apprend-on au cours d'une rencontre le 27 juin à Bobo.
Le directeur du Centre régional des ouvres universitaires de Bobo-Dioulasso (CROUB), Daouda Dramé a rencontré, les parties prenantes des élections des délégués des cités et résidences universitaires de Bobo-Dioulasso de mars 2008, au restaurant universitaire du campus de Nasso.
Au cours d'une précédente rencontre le 24 avril 2008 que le directeur général du Centre national des ouvres universitaires (CENOU), Robert Bibia Sangaré avait eue avec les protagonistes des élections des délégués des cités et résidences universitaires de Bobo-Dioulasso, suite à des violences survenues le 11 avril dernier, la latitude avait été donnée aux principaux concernés de requérir un avis juridique dans un cabinet de leur choix et dont les frais seraient supportés par le CENOU. La vaine attente de propositions de la part des étudiants et associations concernées par cette affaire avait donc conduit le CENOU à s'attacher les services du Cabinet africain d'études et de recherche pour le développement (CAERD) pour donner cet avis juridique. Il ressort de celui-ci que : « le constat qui s'impose est que les actes posés par l'ANEB (ndlr : Association nationale des étudiants du Burkina) dans le cadre de la campagne électorale ont transgressé, à divers titres, les dispositions des textes organisant les élections des délégués des cités et résidences universitaires [.] La principale sanction en l'espèce doit être dirigée contre les candidats soutenus par l'ANEB et consister en la déchéance pure et simple des droits électoraux de ces candidats en conflit avec les textes».
Le cabinet en question note cependant qu'il ne faut pas invalider tous les résultats « car elle (ndlr : l'invalidation) ferait subir aux candidats éligibles les conséquences des fautes commises par les candidats de l'ANEB». L'avis du cabinet conseille par ailleurs à la commission de supervision des élections de proclamer les résultats définitifs de ces élections, résultats pour lesquels, « Le procès-verbal de proclamation doit viser le procès-verbal portant déchéance des droits électoraux des candidats soutenus par l'ANEB ».
Pendant la rencontre, le directeur du CROUB a fait savoir aux uns et aux autres que les résultats définitifs de ces élections seront proclamés. « Ce sera fait avant la fin de l'année académique 2007/2008 », a-t-il précisé, en ajoutant que sa structure restait disponible pour toute discussion. Il leur a par ailleurs signifié que « le recours judiciaire reste possible pour ceux qui ne sont pas du même avis que le cabinet consulté ».
Les étudiants ont pour le moment pris acte de cet avis. Certains n'ont pas manqué de dire qu'ils ont été pris de cours tant et si bien qu'il ne leur était pas possible de donner leur appréciation de cet avis sur place. Ce à quoi M. Dramé a répondu que son service reste à l'écoute pour les appréciations de tous ceux qui voudraient en émettre.
AIB - 30 juin 2008
UK/SVY
Burkina-Education-Université
Les étudiants CDP condamnent la position « maximaliste » de l'ANEB
Ouagadougou, 30 juin (AIB) - Suite à la fermeture des universités de Ouagadougou et de OuagaII, les étudiants membres du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP-parti au pouvoir), dans une déclaration publiée ce lundi dans la presse, condamnent la stratégie de lutte de l'Association nationale des étudiants du Burkina (ANEB), traitant ce syndicat estudiantin de « fossoyeur du système éducatif burkinabè ».
« Nous nous devons de faire une analyse sans complaisance de la situation, afin de barrer la route à cette association qui, dans sa manouvre, prend en otage les intérêts des étudiants afin de parvenir à des fins inavouées et inavouables. Si certaines revendications sont fondées, le hic réside souvent dans la position maximaliste du problème et des attitudes de négation stérile des efforts que le gouvernement fait et les solutions qu'il continue d'envisager pour venir à bout des difficultés. Non aux manouvres politiciennes déguisées en lutte d'étudiants ! », dénoncent les étudiants membres du CDP.
Selon eux, les étudiants de « toutes les sensibilités doivent faire un sursaut d'orgueil et de bon sens pour sauver l'année universitaire ».
L'Université de Ouagadougou et celle de Ouaga II ont été fermées depuis le vendredi 27 juin dernier « jusqu'à nouvel ordre », par un arrêté du ministre des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique, Joseph Paré.
Cette décision ministérielle a entraîné du même coup la suspension des ouvres universitaires, ainsi que des différents appuis financiers (bourses, aides, FONER) au monde estudiantin.
Au cours d'un point de presse organisé dimanche 29 juin sur la situation de ces deux établissements supérieurs, le président de l'Université de Ouagadougou, le Pr. Jean Kouldiaty a rassuré que la décision de fermer les universités ne signifie pas leur « mort », car « elles rouvriraient si toutes les conditions (de réouverture) sont réunies ».
Pour le secrétaire général du ministère des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique, Luc Yé, les deux institutions ont été fermées parce qu'elles étaient au bord du précipice.
« Trop de meetings et de marches étaient programmés, alors que depuis le 17 mai 2008, les deux responsables des deux universités tentaient de sauver l'année académique », a-t-il précisé.
Trente-cinq étudiants avaient été jugés la semaine dernière pour « destruction de biens et violence sur des forces de l'ordre. Quatre d'entre eux ont été condamnés à six mois de prison avec sursis et 31 autres ont été relaxés.
AIB - 30 juin 2008
MS/SVY
Burkina - Education - TIC
Utilisation des TIC au service d'une éducation de qualité, objet d'un mémoire
Ouagadougou 28 juin (AIB) - Technologie de l'information et de la communication, éducation et post-développement en Afrique : entre mythe de la technique et espoirs de progrès au Burkina Faso ; c'est le titre de l'ouvrage de Zakaria Tiemtoré dont la dédicace a eu lieu le 27 juin 2008 à Ouagadougou, sous le parrainage du ministre de la Culture , du Tourisme et de la communication.
L'ouvrage est consécutif à une recherche développée en matière de technologies de l'information et de la communication (TIC) aux côtés de l'éducation en Afrique. Il pose la problématique de l'impact des TIC dans l'éducation ; les TIC sont-elles un moyen de développement pour les pays africains en matière d'éducation ?
Selon le journaliste Sita Tarbagdo, critique de l'ouvrage, l'auteur part de l'Afrique comme champ d'étude de départ pour revenir au cas du Burkina Faso dont il fait l'état des lieux. Avec une population à plus de 75% rurale, un taux de scolarisation de 45% au primaire, 11% au secondaire, 2% au supérieur (étude UNESCO 2005) et une pauvreté persistante, le Burkina Faso ne peut rester indifférente à l'avènement des TIC.
Reste à savoir l'impact que celles-ci auront sur la qualité de l'éducation ; y a-t-il un préjudice à leur introduction ? A quel niveau d'usage peuvent-elles améliorer la qualité ? A travers cet ouvrage, une description analytique de l'introduction des TIC dans l'éducation au Burkina permet de solutionner ces interrogations.
Technologie de l'information et de la communication, éducation et post-développement en Afrique : entre mythe de la technique et espoirs de progrès au Burkina Faso, paru aux éditions L'Harmattan a été écrit en 6 mois et est le fruit d'une recherche approfondie de 4 ans. L'auteur lui-même dit avoir été inspiré par le fait que « c'est à travers une éducation forte et de qualité que les peuples du monde assurent leur développement».
Le parrain, Filippe Savadogo, ému et fier de la naissance de cet ouvrage, a tout simplement encouragé toute la jeunesse burkinabè à suivre l'exemple de Zakaria Tiemtoré en matière de recherche et de performance.
L'écrivain burkinabè, Jacques Prosper Bazié, lui, salue « la naissance d'une ouvre de réflexion qui peut être utile à l'avancée de l'éducation» au Burkina et dans les pays africains en général. Il soutient que l'avènement des technologies de l'information et de communication ne doit pas rendre désuet les supports traditionnels en matière d'éducation, en particulier le support humain.
Zakaria Tiemtoré est né en 1977 et est docteur en sciences de l'éducation, diplômé en sociologie et formé en journalisme et communication.
AIB - 28 juin 2008
BL/SVY
Burkina-Education-Unversité-Manifestations
Une vingtaine de blessés et d'arrestations suite à des échauffourées entre étudiants et forces de sécurité à l'Université de Ouagadougou
Ouagadougou, 17 juin (AIB) - Des échauffourées opposaient mardi des forces de sécurité burkinabè à des étudiants de l'Université de Ouagadougou qui tentaient de braver une marche interdite pour réclamer de meilleures conditions d'études, a constaté sur place des journalistes de l'AIB.
Les manifestations qui ont commencé vers 09 heures (heures locales et GMT) se poursuivaient dans l'après-midi dans le quartier Zogona, voisin du campus, a constaté des journalistes de l'AIB.
Des dizaines de gendarmes ont été déployés pour empêcher quelques 300 étudiants des Unités de formation et de recherche en sciences de la vie et de la terre et en sciences exactes et appliquées (UFR/SVT et SEA) qui avaient programmé une marche et un sit-in à la présidence de l'université pour exiger la satisfaction de leur plate-forme revendicative.
Une vingtaine de personnes ont été interpellés par les gendarmes, selon le président de l'Université Jean Coulidiaty, citant des chiffres qui lui ont été communiqués par la gendarmerie.
Une vingtaine de blessés ont été signalées du côté des forces de l'ordre et des étudiants, a-t-on appris de sources médicales et sécuritaires.
«Je suis en train de compter d'abord mes blessés», a déclaré à l'AIB, un officier supérieur de la gendarmerie qui s'est rendu sur le campus. De nombreux dégâts matériels estimés à une dizaine de millions de FCFA par M. Couldiaty ont été causés dans l'enceinte de l'université, a-t-on par ailleurs constaté.
Selon le professeur Coulidiaty, les étudiants réclament notamment la construction d'amphithéâtres et de salles de cours suffisants et leur équipement en matériel moderne et en réactifs, l'allocation de bourses «à tous» les étudiants inscrits en troisième cycle des UFR/SVT et SEA, ou à défaut la réduction des frais d'inscription pour ceux-ci à 250.000 FCFA au lieu de 500.000FCFA actuellement.
Ils demandent également l'anonymat des copies. «Ils souhaitent enfin qu'on les satisfasse du point de vue des dérogations à l'inscription», a indiqué M. Coulidiaty.
«Les étudiants m'ont envoyé une lettre le lundi 16 juin à l'après-midi, pour me dire qu'ils allaient faire une marche suivie d'un sit-in à la présidence de l'université. Je leur ai expliqué dans des termes directs que la marche est formellement interdite, que le sit-in est fondamentalement interdit et que je prendrais les mesures pour faire en sorte que cette décision soit appliquée», a-t-il expliqué.
«Le problème est qu'ils sont venus ce (mardi) matin négocier avec les forces de l'ordre pour passer. Ceux-ci leur ont dit de changer de chemin et, au lieu de changer de chemin, brutalement, ils (les étudiants) se sont pris à eux avec des jets de pierre, des cocktails molotov».
L'université de Ouagadougou connaît depuis deux mois, des grèves perlées organisées dans plusieurs facultés par l'Association nationale des étudiants burkinabè (ANEB), la plus puissante association estudiantine.
Une longue grève en 2000 avait conduit à l'invalidation de l'année académique 1999-2000. L'université de Ouagadougou, la principale du pays compte environ 40.000 étudiants, 500 enseignants-chercheurs et quelques 350 administratifs.
RH/MY/MS
Burkina -Education
Le ministre burkinabé de L'Enseignement de base plaide pour la mise en ouvre de la déclaration de Paris
Ouagadougou, 17 juin (AIB) - Le ministre burkinabé de l'Enseignement de base et de l'Alphabétisation (MEBA), Mme marie Odile Bonkoungou a procédé dans l'après-midi du lundi 16 juin 2008 à la clôture des travaux de la 1 ère conférence thématique de la Commission danoise pour l'Afrique, a-t-on appris sur place à Ouagadougou.
Au terme d'une journée de discussions soutenues, six ateliers sous thématiques sur les défis éducationnels en Afrique, les centaines de participants sont parvenus aux conclusions recommandant des réformes dans la formation des enseignants, les curicula, le financement de l'éducation, l'adaptation des programmes d'éducation à la réalité de la vie active et la responsabilisation des communautés. Une recommandation spéciale a été faite aux gouvernements et aux partenaires techniques et financiers afin de prendre en compte la spécificité des pays en situation de post conflit : Le Libéria, la Sierra Leone , la Côte d'Ivoire ont été cités comme exemples de ce genre de situation.
Au préalable, Mme marie Odile Bonkoungou a indiqué que pour parvenir à une qualité de l'éducation conformément aux objectifs du millénaire, le besoin de financement est estimé à 11 milliards de dollars par an.
Sur cette question, Mme Bonkoungou a rappelé que la communauté internationale s'était engagée lors du forum de Dakar 2000, à mobiliser plus de ressources au profit des pays dans toutes ses composantes « A ce jour, force est de constater que malgré cet engagement, les moyens mis à la disposition des pays pauvres ne sont pas encore à la hauteur des promesses et montrent depuis 2005 des signes d'un essoufflement » , s'est -elle inquiétée.
Dans la même veine, elle a déploré qu'un autre « engagement, non moins important pris à Dakar en 2000 est de consacrer au moins 20% du budget national au secteur de l'éducation ». Le ministre burkinabé, en martelant que « cette décision doit être une réalité pour tous les pays, a soutenu que c'est une des voies pour l'Afrique de convaincre la communauté internationale que les dirigeants africains accordent véritablement une priorité au développement du secteur de l'éducation.
Au regard des faramineuses ressources financières et technologiques dont disposent certains pays nantis, il est moralement inacceptable, selon Mme Marie Odile Bonkoungou, que plus de 100 millions d'enfants et 750 millions d'adultes dans le monde, n'aient pas encore accès à l'éducation, qui constitue pourtant un droit élémentaire pour tout citoyen. « Pour relever l'ensemble des défis du secteur de l'éducation, les engagements contenus dans la déclaration de Paris sur l'harmonisation et l'efficacité de l'aide publique au développement devraient être mis en ouvre afin d'accorder un maximum de soutien aux priorités nationales, ce qui permettra aux pays bénéficiaires d'avoir plus de prévisibilité sur les ressources affectées au secteur de l'éducation », a-t-elle laissé entendre en substance.
AIB - 17 juin 2008
ABT/SVY
Burkina-Education-Examen
Les élèves du primaire à l'épreuve du premier parchemin
Ouagadougou, 10 juin (AIB) - Les examens du certificat d'études primaires ont débuté ce mardi 10 juin 2008 sur toute l'étendue du territoire national. La directrice générale des examens et concours, Mme Youl /Dah Christine Lucie a procédé à l'ouverture de la première enveloppe des épreuves à l'école de Guiloungou, en présence de la presse et de la société civile. Au total 84. 774 filles, 102. 626 garçons ont compéti à travers 1011centres et 4737 salles qui sont mises à contribution. En plus de cette contribution, on peut dénombrer 11.496 surveillants, 8778 correcteurs et 1781 secrétaires.
AIB - 10 juin 2008
ABT/ SVY
Burkina - Education
Les enseignants s'organisent pour lutter contre les mauvaises conditions de travail dans leur corps
Ouagadougou, 9 juin (AIB) - L'Association nationale pour le bien - être des enseignants du primaire du Burkina (ANEP) a entrepris lundi 6 juin 2008 une visite de prise de contact auprès des responsables de tutelle du ministère de l'Enseignement de base et de l'Alphabétisation (MEBA) dans le cadre de la mobilisation autour de son plan d'action.
Le président de l'ANEP, Jérôme Kaboré, faisant l'historique de son association, soutient que "le Burkina s'inscrit aujourd'hui dans la dynamique de l'éducation pour tous (EPJ) et de la revalorisation de son système éducatif de base à travers la réforme initiée à cet effet et des engagements pris dans le sens de l'amélioration de la condition du personnel enseignant". Face aux difficultés des enseignants, particulièrement ceux du primaire qui se trouvent dans des conditions précaires marquées par le manque de logements, de matériels didactiques conditions accentuées par l'insuffisance de formation initiale et continue des maîtres, de manuels et guides pédagogiques.
Ces facteurs, conjugués à la mauvaise politique de protection sociale des travailleurs risquent de compromettre l'option prise en matière d'éducation de base, notamment dans l'atteinte des objectifs de l'éducation pour tous en ce qui concerne le Burkina Faso. Jérôme Kaboré estime de ce fait que l'Union des enseignants du primaire s'impose comme une nécessité, sinon une urgence pour créer ou "faire arriver" les conditions favorables à la réussite de leurs missions.
Dans cette perspective, les institutrices, les instituteurs et les encadreurs pédagogiques du primaire se sont mobilisés et organisés pour la mise sur pied de l'Association nationale pour le bien-être des enseignants du primaire du Burkina Faso. L'ANEP appelle les enseignants du primaire à une synergie d'actions afin de contribuer à une éducation efficiente, produisant des effets favorables à un développement durable du Burkina.
A la différence des syndicats corporatistes, l'ANEP se veut un cadre de réflexion, de négociation et d'actions. Portée sur les fonds baptismaux il y a déjà un an, l'ANEP est légalement reconnue en janvier 2008 par le ministère de l'Administration territoriale et de la Décentralisation (MATD).
AIB - 09 juin 2008
ABT/ SVY
Burkina-éducation-examen
De nombreuses mesures sécuritaires pour un BEPC sans fraudes
Ouagadougou, 05 juin (AIB) - Le Brevet d'études du premier cycle (BEPC), édition 2008, a débuté jeudi sur tout le territoire burkinabè. Afin d'éviter que des cas de fraudes n'émaillent cet examen, comme l'année passée, les premiers responsables chargés de l'enseignement secondaire ont pris d'énormes dispositions sécuritaires.
Parmi les mesures annoncées pour éviter les fraudes au BEPC, on peut retenir, selon le directeur général de l'Office central des examens et concours du secondaire (OCECOS), M. Richard Guillaume Toni, l'élaboration d'un cahier de charges édictant les droits et les devoirs de toutes les personnes impliquées dans l'organisation du premier examen de l'enseignement secondaire.
Il y a aussi la sensibilisation des élèves et de leurs parents sur la fraude et la publication d'une affiche dans tous les jurys du pays, qui donne la vision de l'OCECOS sur le phénomène. Sur cette affiche, figurent ainsi les différentes caractéristiques des cas de fraude et les sanctions encourues par les candidats pris en flagrant délit de fraude.
Par ailleurs, de l'avis de M. Toni, les opérations de reprographie et de transport des sujets ont été placées sous la surveillance des forces de l'ordre.
Enfin, le ministre des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique Joseph Paré a adressé à tous les présidents de jurys, une lettre sur les dispositions à prendre pour éviter d'éventuels cas de fraude.
Qu'en est-il donc des rumeurs qui ont circulé en ville, la veille de l'examen, faisant état de fuite de sujets ?
Pour le directeur général de l'OCECOS, il n'en est rien. «Il n'y a pas de cas de fuite de sujet pour le moment», a indiqué Richard Guillaume Toni, soulignant que ces rumeurs permettent à certaines personnes de vendre de faux sujets d'examen.
Ambiance
Dans les centres d'examen que l'AIB a visités, les agents commis à la sécurité se font discrets. L'ambiance qui règne indique que la plupart des candidats sont optimistes pour la suite des épreuves.
«C'était abordable», font remarquer Ange Ouattara et Rasmané Semdé du jury 57 du lycée Marien N'Gouabi, à propos de la première épreuve, le français. Même son de cloche au lycée Philippe Zinda Kaboré où Roukiétou Koanda du jury n°1 qualifie de «passable», la première épreuve qu'elle venait de subir.
Au total, 93.466 candidats sont à la recherche du BEPC cette année ; parmi eux, 41.831 filles et 25.222 candidats libres. Sur les treize régions du pays, celle du Centre (Ouagadougou) vient en tête avec 30.621 candidats, tandis que la région du Sahel compte le plus faible nombre de candidats (1.517). On distingue également 276 jurys et 4.114 correcteurs dans tous le pays.
Les résultats du premier tour sont attendus entre le 13 et le 14 juin prochain ; quant aux résultats définitifs, ils sont prévus pour être publiés entre le 17 et le 18 juin.
AIB-05 juin 2008
MS-BL/RH
Burkina-Education-Littérature
72 heures pour susciter la création littéraire à l'Univsersité de Ouagadougou
Ouagadougou, 29 mai ( AIB) - Le club littéraire et artistique Nazi Boni de l'Université de Ouagadougou (CLANBUO) organise à compter du jeudi 29 mai à Ouagadougou les 72 heures du Littéraire.
Selon M. Ernest Zongo, conseiller du CLANBUO, les 72 heures constituent une tribune pour la promotion de la littérature et de réflexion sur les questions liées à cette discipline.
Pour cette année, le CLANBUO se propose de réfléchir sur « le rôle de la littérature dans la formation culturelle de la jeunesse ».
A travers ce thème, qui sera animé par le ministre des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique et le secrétaire général de la Francophonie , le CLANBUO entend travailler à promouvoir l'implication de la jeunesse dans la culture.
Ainsi, pour intéresser les jeunes à la culture, le CLANBUO envisage t-il de réfléchir sur le contenu des manuels scolaires afin d'y introduire des notions culturelles.
Selon M. Ernest Zongo, cette réflexion sera assortie de document qui sera déposé auprès du ministre de la Culture , du Tourisme et de la Communication et celui des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique.
Pour susciter la création littéraire et la promotion des lettres, le CLANBUO a initié pendant ces « 72 heures » un concours dans deux genres littéraires : la nouvelle et la poésie. Les lauréats de ce concours auront la chance de voir les ouvres publiées grâce au soutien des maisons d'éditions ( l'Harmattan et San Khofa et Gurli) qui accompagnent le CLANBUO pendant ces « 72 heures ».
En plus du concours littéraire, les 72 heures du littéraire seront rythmés par des expositions vente d'ouvres littéraires, un panel sur le thème, une kermesse et un bal.
L'administration de l'Université de Ouagadougou accompagne le CLANBUO avec notamment la mise à sa disposition de mémoires d'anciens étudiants. Une enveloppe financière a été accordée au CLANBUO pour l'Université de Ouagadougou pour l'organisation de cette manifestation..
AIB - 29 mai 2008
YM/SVY
Burkina-Education-Etudiants
L'appel à l'excellence aux étudiants en art et communication de l'Université de Ouagadougou.
Ouagadougou, 29 mai (AIB) - Les 72 heures du communicateur ont débuté ce 29 mai 2008 à Ouagadougou sous le thème : « L'intégration des peuples de l'espace UEMOA par la communication » et sous le parrainage de M. Désiré Comboïgo, directeur général de l'agence de communication Synergie.
A cette cérémonie d'ouverture, le représentant du commissaire de l'UEMOA, M. Brahima Tounkara et le parrain ont exhorté les étudiants du département de communication à la culture et la recherche de l'excellence. Cela passe par la prise de conscience des atouts majeurs (la qualité de la formation et l'efficacité des enseignements, selon le parrain de la présente édition, M. Comboïgo.
Revenant au thème de ces 72 heures du communicateur, le représentant du commissaire de l'UEMOA a dit qu'il constitue un appel et un défi, la communication étant la clé de la réussite d'une intégration véritable des peuples.
Le directeur de cabinet du président de l'Université de Ouagadougou, lui, a apprécié le dynamisme du Club des étudiants en art et communication pour l'organisation et la tenue effective de ces 72 heures. Il a appelé les étudiants communicateurs au respect de l'éthique et de la déontologie de la profession.
Une visite de la radio campus et ses équipements justifie la sollicitude du chef de département communication et journaliste, Dr Firmin Gouba, pour un soutien indéfectible des partenaires. M. Gouba a salué l'initiative des 72 heures du communicateur, instituées depuis 1991.
Le choix du thème se justifie par le fait que les communicateurs veulent mieux faire connaître l'UEMOA, selon la présidente du Club, Sheila Sandrine Sanouidi ; cette union qui s'efforce par les actions qu'elle mène à réussir l'intégration des pays membres.
AIB - 29 mai 2008
BL/SVY
Burkina-Education-TIC
Des ONG conçoivent les TIC comme outils au service de l'hygiène et de l'assainissement
Ouagadougou 25 avril (AIB) - L'ONG Sahel solidarité en partenariat avec Recif ONG a organisé une conférence sur l' «Utilisation des TIC pour le changement de comportement des populations dans le domaine de l'hygiène, de l'eau et de l'assainissement». le 25 avril 2008 à Ouagadougou.
Ces ONG entendent profiter de la Semaine nationale de l'Internet, pour se pencher sur les possibilités offertes par les Technologies de l'information et de la communication en vue de promouvoir la santé par l'hygiène, la qualité de l'eau et par l'environnement sain.
Depuis 2006 le projet utilisation des TIC pour le changement de comportement est opérationnel dans quelques communes des provinces du Passoré et du Yatenga selon Paulin Ouédraogo.
C'est à travers la projection d'un film (TIC à Bokin pour le changement de comportement), que Sahel solidarité montré comment les technologies de l'information et de la communication peuvent conduire l'adoption de nouveaux comportements par les populations.
Le film sur les meilleures pratiques à travers les TIC a pour fondement la communication.
Dans les zones rurales, l'approche des gens se résume à la formation à l'utilisation des TIC (appareils photo numériques, manipulation de l'ordinateur), et par là à les informer sur leurs propres pratiques anciennes et innovées.
Ainsi à travers des photos prises par les hygiénistes formés, les populations voient la réalité ; elles se retrouvent dans leur propre contexte. Ensuite avec d'autres images incarnant les bonnes pratiques mises en scène par elles mêmes ou par d'autres personnes, elles comprennent tout de suite facilement. Par exemple à l'aide d'une vidéo les enfants même les plus petits vont voir et savoir comment se laver les mains après les toilettes, et qu'il est important de le faire.
En donnant l'occasion aux d'accéder à l'ordinateur pour rechercher des informations, Sahel solidarité entend les faire découvrir beaucoup et adopter de nouveaux bons comportements au profit de leur développement.
Sahel solidarité fait la promotion du genre, mais intervient aussi dans le domaine de l'eau, l'assainissement et l'hygiène ; c'est dans ce cadre qu'avec des partenaires comme l'Institut international pour la communication et le développement (IICD) et Wateraid, l'ONG a abouti à la réalisation dudit film très éducateur selon M. Françoise Yoda de Recif ONG. Le film s'est articulé autour des enfants qui constituent selon M. Christian Barry de l'UNICEF la relève chargée de sensibiliser leurs camarades et leurs familles.
Sahel solidarité offre en outre des infrastructures nécessaires (eau, latrines) ou participe à grande échelle leur installation pour les populations, a souligné M. Abdoulaye Tapsoba. «Il ne sert par de dire à l'enfant de se laver les main après les selles ou avant de manger s'il n'est pas en mesure de trouver de l'eau pour le faire», a-t-il ajouté.
Depuis 2006 le projet utilisation des TIC pour le changement de comportement est opérationnel dans quelques communes des provinces du Passoré et du Yatenga selon Paulin Ouédraogo.
AIB - 25 avril 2008
BL
Burkina-Education -TIC
L'UIT souhaite la création d'un environnement propice à l'émergence des TIC en Afrique
Ouagadougou 24 avril (AIB) - L'Union internationale des télécommunications (UIT) a souté la création en Afrique, d'un environnement propice au développement des Nouvelles technologies de l'information et de la communication, jeudi à Ouagadougou, dans le cadre de la Semaine nationale de l'Internet.
Soulignant l'importance des TCI pour le développement de l'Afrique, Seydou Bassavé, administrateur de l'UIT, a soutenu que le continent africain doit créer un environnement favorable à l'investissement et l'exploitation rationnelle des infrastructures dans les le domaine de télécommunication.
«Il faut donc attirer les investisseurs et garantir un concurrence saine et transparente en vue de la création d'un programme d'infrastructures aussi vastes.», a-t-il au cours d'une conférence qu'il a animé sous le thème «Environnement favorable et développement des infrastructures pour le développement de l'Afrique»
Alors que le continent a déjà une infrastructure dorsale 68996 km de fibres optiques, un besoin minimal de plus de 20000 km de fibres optiques demeure encore pour « connecter l'Afrique ».
L'environnement des infrastructures des TIC en Afrique a été visité par le Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD). Initiative de développement intégré et globale pour contribuer à la renaissance du continent, le NEPAD avait entre autres objectifs de créer un environnement institutionnel favorable à l'essor des télécommunications en vue d'accélérer l'intégration régionale et continentale.
Malgré l'avènement de la téléphonie mobile et les efforts remarquables en matière d'infrastructures TIC, puisque la connectivité pour tous a toujours alimenté les débats, toutes les sous régions de l'Afrique ont besoin de conditions favorables à l'extension du réseau selon M. Seydoux Bassavé.
En ce concerne le Burkina Faso, des études sont entrain d'être menées avec l'appui des Etats-Unis d'Amérique pour toucher jusque les communes rurales en terme de télécommunications.
AIB - 24 avril 2008
BL/AMK
Burkina-Education-TIC
Le e-government pour une efficacité dans le travail et la qualité des services
Ouagadougou 24 avril (AIB) - La Semaine nationale de l'lnternet se poursuit avec une conférence organisée sous le thème de e-government ce jeudi 24 avril 2008 à l'hôtel Indépendance de Ouagadougou par Microsoft.
Le e-government ou le gouvernement électronique se base sur des infrastructures connectées et sécurisées pour bâtir ses fondations et publier des services à partir de connexions ou d'interconnexions.
L'objectif visé par le e-government est de permettre une plus grande fluidité du service de l'administration. Avec ce système, l'administration gagne aussi en efficacité, selon M. Simon Ouattara, directeur des services Microsoft pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre. Pour ce faire il est important une sécurisation du service en ligne en matière de fonctionnalité.
«La plupart des ministères possèdent un site web afin de faciliter et augmenter le service (le service en ligne). L'architecture du réseau de l'administration est très sécurisé ; s'il est interrompu par ici, il peut être repris par là », s'est réjoui le secrétaire général du ministère des postes et technologie de l'information et de la communication, M. Lamouussa Oualbéogo.
Le gouvernement burkinabè ayant mis en place un réseau de l'administration haut débit selon M. Simon Ouattara, toute personne peut accéder à des services et des informations en formulant une requête sur le portail du gouvernement. Avec le service en ligne du e-government, on pourrait faire établir un acte de naissance juste en annonçant la naissance par message sur le portail.
Des partenariats que Microsoft noue avec les gouvernements, découlent des sessions de formation de ressources humaines. Le contenu de ces formations est délivré à des partenaires locaux qui à leur tour sont chargés de transférer les connaissances aux agents de l'administration publique ou privée.
Dans le système du e-government, les centres communautaires qui sont préconisés vont aboutir à la création d'emplois à travers les microprojets et petites entreprises initiés par les gens qui y sont formés et certifiés.
Les techniciens poursuivent leurs recherches en attendant une législation sur la reconnaissance de l'information électronique d'une part et d'autre part celle des documents électroniquement délivrés.
AIB - 24 avril 2008
BL
Burkina Education
Ban Ki-Moon promet une dizaine d'ordinateurs à l'école Manegda
Ouagadougou, 23 avr (AIB) - Le secrétaire général Ban Ki-Moon en visite à l'école primaire publique de Manegda à Ouagadougou le mercredi 23 avril a promis une dizaine d'ordinateurs au profit des élèves pour être au parfum des TIC.
En se déplaçant dans le quartier périphérique de Ouagadougou (secteur 28) la délégation onusienne a été mise au courant des problèmes qui minent les écoles Manegda A et B depuis sa création.
« Sur plus de 2000 élèves que compte l'établissement, il y a un manque crustial de tables-bancs, de locaux, de matériel pédagogique » a souligné la directrice de l'école Manegda A Béremwidougou Marie Claire et a demandé le soutien des Nations Unies car ajoute-t-elle « l'Etat à lui seul ne peut pas porter la charge ». Mme Odile Bonkoungou ministre de l'Enseignement de base et de l'Alphabétisation qui a salué de passage, le courage des enseignants a reconnu « la baisse tendancielle du volume d'aide consacré à l'éducation ».
Le secrétaire général des Nations Unies a salué les efforts de tous, tout en exprimant sa propre expérience de vie scolaire précaire : « J'ai étudié sous des arbres dans mon pays parce que les écoles avaient été détruites par la guerre », dit-il. Ban Ki-Moon a encouragé les élèves à redoubler d'effort pour réussir. Il a salué la tente offerte par l'UNICEF qui sert de classe dans l'établissement et leur promesse de la clôturer. Ban Ki-Moon a aussi promis une fois qu'il sera à New York, une dizaine d'ordinateurs à l'école Manegda pour s'imprégner des technologies de l'information et de la communication (TIC).
Ban Ki-Moon a d'ailleurs remis symboliquement un ordinateur. Les élèves de l'école Manegda ont remis au couple Ban une collection de dessins fait par l'ensemble des écoliers de l'établissement en souvenir de leur école. M. Ban Ki-Moon et sa femme ont planté un arbre et ont jeté des colombes pour la paix dans le monde.
AIB- 23 avril 2008
AS/AMK
Burkina-Education-TIC
Plusieurs domaines sont prioritaires en matière de bonnes pratiques, affirme le ministre Joachim Tankoano
Ouagadougou 23 avril (AIB) - Le forum panafricain des meilleures pratiques sur les technologies de l'information et de la communication organisé par l'Union européenne, Microsoft et le Burkina Faso a refermé ses portes ce mercredi 23 avril 2008 à Ouagadougou.
Pour le ministre burkinabè des postes et technologies de l'information et de la communication, Joachim Tankoano plusieurs domaines sont prioritaires pour les prochaines éditions du forum. Il s'agit selon lui de l'éducation au commerce en passant par la santé, le monde rural.
Les conclusions et les présentations issues du forum seront publiées sur le site web qui est fonctionnel du forum
A l'issue de forum, quatre objectifs essentiels sont mis en relief selon M. Joachim Tankoano. Il s'agit d'identifier les meilleures pratiques sur tout le continent, de soutenir les initiatives en la matière, de conduire des plaidoyers au plus haut niveau et des partenariats innovants pour une grande diffusion des meilleures pratiques.
Les organisateurs sont satisfaits des résultats présentés par les différents pays participants à cette rencontre africaine des meilleures pratiques sur les TIC. En cela le forum a fait appel à d'autres partenaires pour appuyer les meilleures pratiques dans tous les domaines afin d'accélérer le développement socioéconomique de l'Afrique.
La commission Thème du forum recommande une formation accrue des citoyens aux technologies de l'information et de la communication pour qu'ils puissent se les approprier et de les rendre plus accessibles en terme de coût aux populations.
AIB - 23 avril 2008
BL
Burkina-Communication-TIC
Faire du Burkina Faso un pôle des meilleures pratiques
Ouagadougou 22 avr (AIB) - Au deuxième jour de la deuxième édition du forum panafricain des meilleures pratiques sur des TIC, nous avons rencontré le président de Microsoft Afrique et Moyen Orient. M. Cheick Modibo Diarra a répondu à certaines de nos préoccupations en ce concerne le forum des meilleures pratiques et Microsoft.
Le forum est organisé pour permettre aux différents pays d'échanger les expériences en matière de meilleures pratiques sur les technologies de l'information et de la communication afin d'accélérer le développement socioéconomique pour le bien être des populations.
Après la première édition qui s'est consacrée à l'Afrique centrale et de l'Ouest, la présente réunit toute l'Afrique. «Les choses ont bougé puisque les conclusions de la 1 re session se sont réalisées. Il y a eu la création de d'un portail, un site web globalisé pour mettre tous les acquis en ligne ; le serveur est basé à Ouagadougou au Burkina Faso», s'est réjoui le docteur Diarra.
Ce site sera lancé demain 23 avril 2008 et géré par Microsoft, l'Union européenne et le Burkina Faso avec l'appui d'experts chargés de procéder au filtrage des meilleures pratiques qui vont l'alimenter.
C'est la 2 e fois que le Burkina Faso abrite le forum panafricain des meilleures pratiques sur les TIC. Pour Cheick Diarra «il s'agit de faire du Burkina Faso un pôle des meilleures pratiques dans le domaine des TIC, d'institutionnaliser le forum à Ouagadougou. Et c'est une fierté qu'il siège au Burkina, le pays étant reconnu pour la discipline qui y règne».
Une fois cette institutionnalisation effective, le Burkina Faso va s'approprier le forum, le ministre burkinabè de postes et technologies de l'information et de la communication en assurera la présidence et Microsoft restera un partenaire, a dit le Docteur. «En ce moment, il sera ouvert à tout le monde et permettra de partager les meilleures pratiques dans tous les domaines, pas seulement les TIC», a-t-il précisé.
Les gens sont intéressés par le thème (e-government) qui a été reconduit, ce qui justifie la grande participation à ce forum selon Modibo Diarra. Avec les expériences de ces deux éditions, les participants pourront de retour mettre en place des systèmes de gestion des meilleures pratiques dans leur pays plus vite et moins chers.
Parlant du projet de formation à distance, Dr Diarra a cité l'exemple de l'université francophone mondiale fonctionnelle au Burkina Faso, en Tunisie, et en projet dans d'autres pays comme le Congo Brazzaville, le Niger et le Mali.
Cheick Modibo Diarra a en outre ajouté que la transaction avec Yahoo vise à améliorer et les offres en services de Microsoft. «Nous sommes en discussion. Nous voulons acheter Yahoo pour augmenter nos services à nos clients, ajouter de la valeur à nos projets. Yahoo ne fait pas la même chose que Microsoft, son achat va améliorer la gamme des services de Microsoft».
AIB - 22 avril 2008
BL/
Burkina-Education
Microsoft élargit son engagement envers les ONG par l'Académie ONG ICT4D
Ouagadougou 22 avril (AIB) - A l'occasion de la 2 e édition du Forum panafricain sur les Technologies de l'information et de la communication (TIC), Microsoft a rencontré la presse pour présenter le nouveau programme de formation et soutien dans le domaine TIC pour le développement (ICT4D).
L'Académie ONG ICT4D est un programme qui se concentre sur trois domaines pour permettre d'assurer une montée en puissance régionale et le développement durable des ONG. Il s'agit de l'extension des compétences dans le domaine des technologies de l'information et de la communication pour le développement, des services de support informatique et de la préparation aux nouvelles technologies (e-readiness).
Microsoft compte beaucoup sur le partenariat avec les ONG, la société civile et autres partenaires pour engager les TIC au service du développement socioéconomique de l'Afrique ; ce qui doit se faire par l'utilisation des TIC pour appuyer le développement économique, renforcer l'impact des travaux des ONG, selon Michel Rawding, vice président de Unlimited Potential Group de Microsoft.
«Les ONG ont un rôle capital à jouer dans la réalisation de l'objectif que s'est fixé Microsoft avec son projet Unlimited Potential qui est de mettre à la portée de cinq milliards d'individus qui n'en profitent pas encore les avantages d'une technologie adaptée, accessible et abordable. Plus nous partageons nos meilleures pratiques acquises depuis 16 ans dans le domaine commercial et technologique, plus nous serons à même de soutenir les efforts de développement de nos partenaires ONG» , a ajouté M. Rawding.
Avec l'Académie ONG ICT4D, les ONG auront un accès facilité entre autres aux fournisseurs d'assistance technique, aux packs de services techniques, aux ressources d'aide en ligne et hors ligne. Le site web NGO Connect qui sera lancé dans l'ensemble du continent en juin 2008 constitue un lieu de discussion, un espace de travail virtuel où elles pourront échanger des idées et des meilleures pratiques.
Outre le soutien aux ONG, l'Académie c'est également une méthodologie basée sur des projets, la formation des jeunes et un soutien aux cyber café qui le désirent en vue d'accroître les compétences diverses, de créer des emplois pour la prise en charge des jeunes.
Pour ce faire Microsoft travaille à rendre plus accessibles les ordinateurs et les logiciels. «Nous voulons que nos clients aient accès aux technologies avancées pour un rendement abondant», a insisté Rawding .
AIB -22 avril 2008
BL
Burkina-TIC
Plus de 30 Centres d'appui à la décentralisation numérique à la 4è Edition de la Semaine nationale de l'Internet
Ouagadougou, 18 avr. -(AIB)-Le Burkina Faso organise du 18 au 26 avril 2008 pour la 4è fois consécutive la Semaine nationale de l'Internet (SNI) et des autres technologies de l'information et de la communication placée sous le thème : « TIC et Environnement ».
Plus d'une trentaine de centres d'appui vont participer à la démocratisation de l'Internet dans les régions reculées. Le lancement de la campagne qui aura lieu à l'Hôtel Indépendance Azalaï va se dérouler sur toute l'étendue du territoire dans les cybercafés ainsi que dans les centres multimédia, dans les centres ADEN et les lycées et Université de Ouagadougou
La 4è SNI va réunir quelque 300 participants et opérateurs qui vont prendre part aux activités inscrites à l'agenda dont le clou est la célébration de la Fête de l'Internet placée sous le haut patronage du Premier ministre Tertius Zongo.
Dés le deuxième jour, le ministre des postes et des technologies de l'information et de la communication (MPTIC) Joachim Tankoano procèdera au lancement de la campagne d'initiation à l'utilisation d'Internet dans une trentaine de villes dont Bobo dioulasso, Ouahigouya, Koudougou, Fada, Tenkodogo, Banfora, Kaya, Diapaga, Dano , Sebba, Gorom-Gorom, Nomgana, Kombissiri, Séguénéga, Toma, Kongoussi, Po, Nouna, Tansila, Orodara, Tougan, Houndé, Gaoua, Dédougou, Dori, Ziniaré, Zorgho, Diébougou, Garango, Koupéla, Bittou et Ouagadougou. Les centres ADEN sont mis sur orbitée par le ministère français des affaires Etrangères et de la coopération en vue du désenclavemnt numérique des régions reculées sans accès à l'Internet au Burkina Faso.
AIB - 14 avril 2008
ABT/AMK/JPT
Burkina - Education L'AIFA/Burkina au secours des jeunes déscolarisés
Ouagadougou, 10 av. (AIB) - L'Association internationale francophone des aînés (AIFA) section du Burkina a procédé mercredi au lancement des activités pratiques du projet de lutte contre l'illettrisme dans la ville de Ouagadougou.
Ce projet selon le vice-président va concerner trois centres, un dans l'arrondissement de Bogodogo et deux dans celui de Nongr Massom avec un effectif de 30 auditeurs pour chaque centre.
Le projet vise à donner une seconde chance aux jeunes qui n'ont pas pu continuer leur cycle scolaire, c'est une remise à niveau des jeunes déscolarisés a indiqué M. Doulaye Konaté, membre fondateur de AIFA / Burkina.
Entre autres objectifs, le projet veut lutter contre l'exclusion et la pauvreté en favorisant l'acquisition d'outils qui permettent de comprendre et de participer à la vie d'un milieu urbain et peri-urbain de plus en plus lettré, ce projet vise également l'implication des membres de AIFA et de tous les aînés engagés dans l'animation de la vie sociale active a souligné le vice président Henry Bruno Bessin.
Le présent projet s'exécute en collaboration avec les mairies qui sont chargées d'organiser les jeunes désirant apprendre et de la mise à la disposition de l'AIFA des salles de classe.
Le projet d'une durée de 4 mois consiste à donner des cours du soir aux jeunes déscolarisés a indiqué M. Henry Bruno Bessin. « C'est une action modeste certes mais qui montre la pleine mesure de notre volonté de participer à l'effort d'éducation des citoyens qui demeure une des priorités de l'Etat burkinabè » a déclaré le vice président.
L'association internationale francophone des aînés section Burkina est née en 2006. Elle regroupe des femmes et des hommes de troisième âge. Une de conditions pour y être membre est d'avoir 55 ans.
L'actuelle présidente de l'association est Mme Alimata Salambéré. Le projet de lutte contre l'illettrisme initié par l'AIFA est soutenu par l'organisation internationale de la francophonie (OIF).
AIB avril 08
MY/JPT
Fin du colloque africain sur l'Indicamétrie
Ouagadougou, 09 mars-(AIB)-Le colloque international sur les Etats unis d'Afrique organisé dans le cadre du Mois du Pr. Cheick Anta Diop s'est achevé ce samedi 8 mars par le recommandation d'un Haut Conseil de la Solidarité Opératoire , a-t-on appris sur place.
Venus du Ghana, de la Côte d'Ivoire, du Sénégal, du Burkina Faso les participants au terme de 72 heures de débuts et de discussions nourris ont préconisé la création du haut Conseil de Solidarité Opératoire afin d'accompagner le développement de l'Afrique selon ses propres valeurs.
Le colloque a permis de célébrer un Chercheur africain en l'occurrence ivoirien le Pr. Moustapha Diabaté pour ses travaux de recherche sur l'Indicamétrie aujourd'hui, instrument au service de l'Afrique devant promouvoir son développement économique, social et politique.
« En effet, tous les participants s'accordent à dire que l'Indicamétrie donne la mesure pleine de la croissance parce qu'elle prend en compte tous les aspects de la vie économique intégrant les valeurs sociétales » a indiqué le ministre ivoirien de la solidarité nationale et des victimes de guerre Louis André Dacoury Tabley.
Selon lui, la solidarité tout comme la démocratie sont plus un habillage sur le corps qu'un idéal en nous-mêmes. Il faut a-t-il ajouté travailler à inculquer ces valeurs et les vivre que d'en faire l'apologie.
Le colloque a recommandé la création et la mise en circulation d'un passeport unique africain pour faciliter le déplacement et l'établissement des africains sur le continent conformément à la valeur de solidarité opératoire soutenue à travers l'Indicamétrie.
« Les valeurs de solidarité ne sont pas celles qui se basent sur les actes de solidarité purement émotive ou d'intérêt calculé mais surtout sur les fondements humains ». Les travaux du Pr. Moustapha Diabaté ont permis particulièrement de mettre en relief ces valeurs de solidarité opératoire jamais comptabilisées dans les statistiques de croissance.
Des distinctions ont été remises aux représentants des présidents Laurent Gbagbo de Côte d'Ivoire et Blaise Compaoré du Burkina Faso pour leur effort de solidarité opératoire, aux membres de gouvernement des deux pays (Mme Tamini, Tabley, Paré,et Filipe Savadogo) et des diplômes de participation ont été remis au séminaristes.
ABT/JPT
L'Indicamétrie, un instrument de développement au service de l'Afrique
Ouagadougou 6 mars (AIB) - Un colloque international Cheikh Anta Diop a débuté ses travaux jeudi dans la matinée à Ouagadougou sous le thème « Célébration de deux savants pour les Etats-Unis d'Afrique, Moustapha Diabaté et Cheikh Anta Diop ».
Selon son inventeur le professeur Moustapha Diabaté, l'indicamétrie est la science des sciences indicatives du développement ou de la globalité universelle. « Elle permet d'aller au fond des choses et construire nos pays en tenant compte de nos valeurs » a-t-il indiqué.
Cette science permet de nous connaître aussi profondément que possible, afin d'insuffler un développement au continent africain par des comportements à en croire les savants.
Par l'indicamétrie, il est possible de réaliser une passerelle entre la pensée théorique et la pratique « puisqu'en dehors de la créativité, il n'y a pas de salut pour les peuples africains » a ajouté M. Moustapha Diabaté.
Selon M. Diabaté, ses recherches s'inscrivent dans le souci « de prolonger les jalons de la génération de l'Afrique unie et réserver à ce continent un avenir radieux. Le combat de l'Afrique des peuples unis (commencé depuis 1963 avec Kwamé Nkrumah) se poursuit ». A cet effet, il a salué l'engagement de certains chefs d'Etat dans ce sens.
Le colloque de Ouagadougou est organisé par la Génération Cheikh Anta Diop du Burkina Faso sous le parrainage du ministre Joseph Paré des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique.
M. Osiris Issouf Sawadogo, président de la génération Cheikh Anta Diop et coordonnateur de ce colloque, a situé les participants sur l'esprit et la portée du colloque. Pour lui, le colloque est une activité à dimension universelle visant à inculquer à la génération jeune, l'esprit de la recherche et de l'union des efforts pour bâtir un développement endogène de l'Afrique.
Les participants au colloque viennent de la Côte-d 'Ivoire, du Bénin, du Sénégal, d'Italie et du Burkina. Ils échangeront jusqu'au 8 mars prochain sur divers sujets relatifs entre autres à la solidarité africaine, à l'union, au panafricanisme, à la renaissance de l'Afrique.
La célébration du savant ivoirien Moustapha Diabaté de son vivant est une première. Le ministre burkinabè Joseph Paré en donne une explication : « Il faut encourager la voie endogène de développement de l'Afrique, la réflexion sur la dynamique à mettre en place pour le développement de notre continent. La recherche du professeur Diabaté constitue déjà une part d'espoir car un peuple vivant est un peuple qui rêve ».
«Instrument de développement basé sur des indicateurs objectifs, l'indicamétrie permet de mesurer les données culturelles et psychologiques, de quantifier l'amour contenu dans un individu » a dit M. Yeanzi Gnondeau Gilbert, professeur d'indicamétrie à l'université de Bouaké (Côte d' Ivoire).
En tant que science nouvelle, elle est enseignée dans certaines universités africaines.
BL/JPT
La convention des forces républicaines réaffirme son engagement à contribuer à la lutte contre l'analphabétisme
Ouagadougou 29 fév. (AIB) - La convention des forces républicaines (CFR), groupe de la mouvance présidentielle à l'Assemblée nationale, a clos ses premières journées parlementaires ce vendredi dans la soirée à Ouagadougou. Ces journées qui ont été consacrées à des réflexions et échanges dans le domaine de l'éducation, ont eu pour objectif d'asseoir des méthodes plus adaptées à la promotion de l'alphabétisation et l'éducation non formelle.
Le rapport des ces deux jours de travaux indique un certain nombre de défis à relever afin que «l'éducation pour tous » devienne une réalité au Burkina Faso. Il s'agit entre autres de l'insuffisance de centres d'apprentissage ; le manque de débouchées dans l'étude des langues nationale et le manque de ressources financières suffisantes.
Une bonne gestion des fonds alloués à l'alphabétisation « qui touche 4,5 millions de personnes dans le pays soit les trois quarts de la population adulte » note-t-on du rapport est à encourager dans le cadre de la politique nationale en matière d'éducation.
Ces premières journées parlementaires du groupe CFR ont abouti à une déclaration dans laquelle les participants recommandent « la généralisation de l'alphabétisation pour l'atteinte des objectifs de l'éducation pour tous, et l'officialisation des langues nationales pour leur prise en compte dans les administrations ».
La CFR a également lancé un appel aux partenaires techniques et financiers, à la société civile et aux décideurs à investir d'avantage pour l'avènement d'une société plus dynamique.
« Nous pensons que le domaine de l'alphabétisation est si important qu'il est désormais nécessaire de veiller au mode de sélection des opérateurs ; de veiller à la supervision et au suivi évaluation afin de s'assurer un apprentissage de qualité », a précisé le président M. Amadou D. Dicko.
Il est urgent selon les participants à ces journées parlementaires de parer à l'analphabétisme, en sensibilisant d'avantage les bénéficiaires et en agissant à élargir l'assiette des opérateurs.
Le groupe CFR en est déterminé. Il promet d'appuyer les opérateurs émergents dans le domaine, interpeller le gouvernement dans ce sens tout en accompagnant les initiatives et en veillant à la valorisation des acquis
La CFR plaide pour une attention plus accrue sur l'alphabétisation et l'éducation non formelle
Ouagadougou 28 fév. (AIB) - Le groupe de la Convention des forces républicaines (CFR) a ouvert ses journées parlementaires jeudi à Ouagadougou sous le thème : « l'alphabétisation et l'éducation non formelle constituent de puissants leviers de développement ».
Les présentes journées sont un cadre de réflexion pour le groupe CFR sur la question de l'alphabétisation, l'éducation en général. « Nous devrions être à mesure de faire des propositions concrètes à même de contribuer à la sensibilisation sur la nécessité à financer l'alphabétisation et à participer à l'édification de la classe moyenne terreau du développement véritable » , a soutenu le président Amadou Diemdioda Dicko.
L'importance du secteur est assez bien connue. Et une population analphabète se développe difficilement compte tenu de ses limites dans certains domaines. Selon la CFR qui est constituée de 5 partis politiques (PAI, UPR, RPC, RDB, CFDB) « L'illettrisme est sources d'aliénation culturelle et vecteur de pauvreté ».
C'est pourquoi il est indispensables de promouvoir l'alphabétisation et l'éducation non formelle afin d'améliorer les indicateurs de développement et participer activement à l'émergence d'une société dynamique.
Des efforts incontestables ont été faits par les pouvoirs publics et les partenaires pour que le taux de scolarisation atteigne aujourd'hui 28,4%. L'Etat Burkinabè (par le PDDEB et le FONAENF) et ses partenaires dans le domaine travaillent à l'amener 40% d'ici à 2010.
La convention des forces républicaines trouve que « malgré tout le taux de scolarisation reste en deçà des attentes. Cette coalition de la mouvance présidentielle demande en outre aux députés à y mettre du leur dans le cadre de la formation du citoyen pour sa participation efficace et efficiente au jeu démocratique ».
Par ces journées qui durent 48 heures, la CFR entend se faire entendre et voir son plaidoyer aboutir.
Revenant sur les évènements enregistrés dans certaines villes du pays suite la hausse des prix des produits de première nécessité, la coalition se dit convaincu que la violence n'aidera pas à trouver des solutions au problème. Elle préconise plutôt le dialogue et la concertation.
Le Burkina se prépare à accueillir le programme « Life »
Ouagadougou, 14 fév. (AIB) - « Dialogue sur les politiques d'apprentissage tout au long de la vie : Renforcement des capacités de développement de politiques dans le cadre de Life en Afrique de l'Ouest et préparatifs du lancement de Life au Burkina Faso ». Tel est le thème d'un atelier qui s'est ouvert jeudi à Ouagadougou, et dont l'objectif principal est de renforcer les capacités nationales pour la conception de politiques en matière d'alphabétisation.
« Life », selon le directeur représentant l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) au Burkina Faso, le Pr. Juma Shabani, signifie « savoir pour pouvoir ».
C'est un cadre stratégique global lancé par le directeur général de l'UNESCO en 2006, dans le but de répondre aux besoins d'apprentissage de tous les jeunes et adultes, d'améliorer de 50% les niveaux d'alphabétisation des adultes et de réaliser l'égalité entre les sexes dans l'éducation.
La rencontre qui se tient du 14 au 15 février dans la capitale Burkinabè, regroupe des experts de l'UNESCO et les directeurs en charge de l'alphabétisation et de l'éducation non formelle de cinq pays (Burkina Faso, Guinée, Mali, Niger et Sénégal).
Pour M. Shabani, « Life » est aussi un programme spécial qui dépasse le cadre habituel de savoir « lire et écrire ». En effet, il permettra aux jeunes et aux adultes, de se doter de connaissances et de bien mener certaines activités de la vie courante tel que le commerce.
Le ministre délégué Burkinabè à l'alphabétisation et à l'éducation non formelle, Ousséni Tamboura, a rappelé que le Plan décennal de développement de l'éducation de base (PDDEB), qui vise à porter le taux d'alphabétisation à 40% en 2010, accorde une attention
particulière à la formation et à l'éducation non formelle en faveur des jeunes et adultes qui n'ont pas eu accès au système formel de l'éducation de base, ou qui y ont été exclus d'une manière précoce.
« Life » sera mise en ouvre dans trente cinq pays, dont dix-huit africains ayant un taux d'analphabétisme inférieur à 50% et/ou une population de plus de dix millions de personnes dépourvues de compétences en matière d'alphabétisme.
1er conseil scientifique sur les médias
Ouagadougou, 04 fév. - Le ministre des enseignements secondaire, supérieur et de la recherche scientifique Joseph Paré a procédé ce lundi 04 février 2008 à l'ouverture d'une réunion consacrée aux travaux du 1 er conseil scientifique sur les médias afin de présenter la perception des attentes respectives du point de vue des scientifiques et du point de vue de la société, a-t-on constaté sur place.
Participent aux travaux étalés sur trois jours, une quinzaine personnalités éminentes du monde scientifique et universitaire de pays francophones dont la France et la Belgique.
Dans son mot introductif, le ministre des enseignements secondaire, supérieur et de la recherche scientifique Joseph Paré a souligné que l'axe à privilégier au cours de cette réunion est de définir à partir d'une grille commune d'analyse, croisant les enjeux et les questions relatives aux relations sciences/société.
Le coordonnateur scientifique de l'Institut panafricain d'étude et de recherche sur les médias, l'information et la communication (IPERMIC), le Pr. Serge Théophile Balima s'interroge sur les conséquences de la technologie de l'information et de la communication au moment de grandes mutations sociales et technologiques. « La ruée vers la technologie de l'information et de la communication va-t-elle au devant des besoins sociaux et éducationnels des africains ou aboutira-t-elle à une synergie culturelle fondée sur la construction d'un projet commun de coopération au travers de nos différences ? » s'est-il inquiété.
Pour le Pr. Amadé Sawadogo, philosophe, il ne s'agit pas de l'enjeu sciences/société par exemple la question de l'énergie, de l'environnement, l'Internet à l'heure des mutations technologiques ou des changements climatiques. Il s'agit plutôt selon lui de montrer comment les questions de société atteignent la recherche, l'interrogent et réciproquement comment les connaissances, les théories et les méthodologies proposées par la recherche sont prises en compte dans la société, représentée dans notre cas par les éducateurs de l'éducation, de l'économie, de la culture, de l'opinion et des médias, ou du politique.
Les travaux vont déboucher sur les méthodes d'élaboration visant la construction d'une relation science/société en mettant en exergue les rôles des parties prenantes, les enjeux de négociation, de coopération qui s'y déroulent. Les discussions se déroulent à huis clos.
Le baccalauréat ramené en juin pour tous les pays de l'UEMOA
Ouagadougou, 22 janvier - Le baccalauréat 2008 se déroulera à partir du 20 juin au Burkina Faso, a indiqué le ministre des Enseignements secondaire, supérieur et de la recherche scientifique, le Pr. Joseph Paré.
Selon le ministre, le Brevet d'études du premier cycle (BEPC) a été fixé au 5 juin, tandis que le certificat d'études primaires (CEP) est prévu le 10 juin. Ce changement de date intervient en conformité avec les engagements pris par les Etats de l'Union économique et monétaire ouest africaine, d'organiser chaque année le baccalauréat dans la période la période le 18 et le 21 juin.
L'un des défis majeurs que le MESSRS va faire face cette année, est d'appliquer avec succès la réforme du système éducatif, selon le ministre Joseph Paré qui a intervenu à l'occasion de la cérémonie de présentation de voeux du nouvel, le 18 janvier dernier.
L'application du système LMD (licence, master, doctorat) au sein des universités du Burkina, fait également partie de cette réforme demandée par l'UEMOA. La directive relative de l'UEMOA engage les Etats membres à adopter le système LMD comme cadre de référence des diplômes dans les universités et établissements d'enseignement supérieur au sein de l'Union.
Les Etats doivent prendre les dispositions législatives, réglementaires et administratives à cet égard, pour la mise en oeuvre de cette directive au plus tard le 31 décembre 2009.
Amélioration des infrastructures et de la logistique au MESSRS en 2008
Ouagadougou, 22 janvier - Le ministre des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique, Joseph Paré a annoncé une nette amélioration des infrastructures et des moyens logistiques pour son ministère, pour l'année 2008.
Le ministre Joseph Paré a rassuré que les problèmes vécus au sein de son département, connaîtront pour la plupart un début de solution. La part du budget accordée au ministère, est ainsi passée de 42 milliards en 2007 à plus de 48,5 milliards de francs CFA, soit une augmentation de 15,16%, a-t-il dit.
A la présentation de voux au ministre Paré, le secrétaire général du ministère avait souligné au nom du personnel, l'insuffisance de moyens financiers alloués au ministère, ce qui se traduit par un manque d'infrastructures, la vétusté et l'exiguïté des locaux, le manque de ressources humaines et logistiques, le manque de matériel informatique et les difficultés d'accès aux technologies de l'information et de la communication.
En réponse, le ministre a fait savoir que l'amélioration des infrastructures est visible à travers la création de l'université Ouaga II qui, non seulement désengorgera l'université de Ouagadougou, mais permettra aussi d'augmenter les capacités d'accueil de l'enseignement supérieur.
Selon le ministre Paré, une enveloppe de plus 2 milliards a été obtenue pour la réalisation des infrastructures pédagogiques de cette université. Une autre enveloppe de 360 millions de francs est prévue au titre de l'année 2008 pour la réalisation des études architecturales de l'Institut burkinabè des arts et métiers (IBAM) à Ziniaré, de l'université de Fada N'Gourma et de celle de Ouahigouya.
Sur la questions des moyens logistiques, Joseph Paré a également annoncé l'arrivage de 40 véhicules et de 100 motos cette année au profit des directions centrales et déconcentrées.
D'autres projets dans le domaine des technologies de l'information et de la communication, sont en cours. Il s'agit notamment d'une commande de 400 ordinateurs de 26 autres ordinateurs avec accessoires qui seront attribués aux directions régionales, dans le cadre de la mise en place du système des données statistiques du ministère. Toujours dans le cadre des Il est également prévu cette année, la réalisation de l'intranet au sein du ministère. Cette interconnexion entre les réseaux locaux permettra aux agents de partager des données et d'échanger des informations.
Quant à la question des ressources humaines, il a indiqué que 469 enseignants avaient été récemment mis à la disposition des établissements secondaires et que l'effort serait poursuivi avec l'affectation dans les jours à venir de 250 nouveaux enseignants du secondaire. Par ailleurs, la direction des ressources humaines devrait procéder au recrutement de 60 assistants et de 5 chercheurs au profit des universités et du CNRST.
Le ministre a affirmé en outre que les frais de vacation supportés par l'Etat pour le fonctionnement des établissements d'enseignement secondaire, ils sont passés de 551,87 millions de francs CFA en 2007 à 843,2 millions en 2008, soit une augmentation de 52,78%.
Enfin, il a promis la régularisation de la situation des chauffeurs bénévoles des directions régionales. Cela devra constituer le dénouement d'une longue attente pour certains d'entre eux, et permettra aux directeurs régionaux et à leurs collaborateurs d'effectuer leurs déplacements dans la sérénité, selon lui.
Blaise Compaoré promet deux nouvelles ENEP et 3000 salles de classes en 2008
Ouagadougou, 02 janv. - Le président du Faso, Blaise Comparé, a annoncé le 31 décembre dernier, la construction de deux nouvelles écoles nationales des enseignants du primaire (ENEP), et celles de 3000 salles de classes au cours de l'année 2008, en vue de consolider le secteur de l'éducation.
Dans son message à la Nation , le chef de l'Etat a indiqué que son engagement à mieux assurer l'épanouissement des populations burkinabè dans le domaine de l'éducation se traduira en 2008 par la construction et l'équipement de 3 000 nouvelles salles de classe et de deux Ecoles Nationales des Enseignants du Primaire, ainsi que le recrutement et la formation de 3 000 nouveaux instituteurs.
Il a aussi promis le recrutement et la formation d'animateurs communautaires de développement, l'inscription de nouveaux apprenants en alphabétisation initiale, avec une priorité accordée aux femmes.
Par ailleurs, M. Compaoré a annoncé la construction de collèges et lycées d'enseignement général et professionnel et de nouveaux amphithéâtres pour accroître les capacités d'accueil au niveau des enseignements secondaire et supérieur.
Il a enfin rappelé que son gouvernement poursuivra sa politique de dotation gratuite de fournitures aux élèves du primaire, et renforcera les mesures d'hygiène dans les écoles.
Sur le plan politique, le président du Faso s'est réjoui de la solidité remarquable des institutions républicaines et la mise en place des Conseils régionaux et municipaux, ce qui confirme, selon lui, la consolidation de l'Etat de droit.
« Chaque Burkinabé, désormais citoyen d'une commune, urbaine ou rurale, fait son expérience de la démocratie à la base et peut participer à l'exercice ou au contrôle du pouvoir local », a-t-il expliqué.
Le chef de l'Etat est aussi revenu sur la célébration de la fête nationale le 11 décembre, qui a « donné à notre peuple l'occasion de renouveler sa fidélité aux idéaux et aux valeurs caractérisant l'identité burkinabè faite de courage et d'ardeur au travail ».
Enfin, dans le domaine économique, Blaise Compaoré a dit qu'il soutiendra l'extension des cultures de contre-saison, par la réalisation d'une douzaine de barrages et la réhabilitation d'une quarantaine d'autres.
« 2008 verra le renforcement des capacités opérationnelles du Programme Saaga et celles des stations de recherche pour la mise au point d'espèces à fort rendement, adaptées au cycle hivernal des zones agricoles », a-t-il également déclaré.
Violences à l'Université de Koudougou
Ouagadougou, 09 déc. (AIB) - L'Université de Koudougou ( 100 km à l'Ouest de Ouagadougou) a été, samedi en fin de matinée, le théâtre de violences où des affrontements entre forces de l'ordre et étudiants, dignes de films western, ont fait plusieurs dizaines de blessés de part et d'autre.
En grève depuis une semaine pour revendiquer de meilleures conditions de vie et d'études, les étudiants avaient engagé un dialogue avec les autorités universitaires qui a abouti à la reprise des cours samedi 8 décembre.
Selon les étudiants, la reprise des cours était conditionnée à un report des devoirs programmés le samedi 7 décembre alors que l'administration n'a pas accepté ce compromis, car les devoirs en question ont été programmés aux premières heures de la reprise des cours.
La goutte d'eau qui a fait déborder le vase, c'est qu'à leur arrivée sur le campus, les étudiants ont constaté la présence des forces de sécurité venus assurer la sécurité des étudiants qui accepteraient rentrer en classe pour composer.
Face à cette situation, les étudiants ont exigé le départ des hommes de tenue sur le campus et se sont opposés au refus de céder à cette exigence des étudiants et de toute évidence le bras de fer s'engagea.
En dépit d'une pluie de gaz lacrymogènes, les étudiants réussiront à confisquer du matériel militaires (pistolets, boucliers, casques, gilets pare balles) qu'ils brandissent comme un trophée de guerre.
Les étudiants qui parviennent à repousser les forces de l'ordre, malgré les gaz lacrymogènes, règnent en maître absolu sur le campus en dressant des barricades sur la route nationale 14 à l'aide de briques et surtout de pneus en flamme à différents points de la route.
La circulation sera perturbée sur cette voie toute la journée, car bloquant les véhicules privés ou publics en direction et en provenance de Réo et de Dédougou.
Les passagers qui ont tenté d'enfreindre à la « loi » des étudiants, seront littéralement arrosés de pierres qui leur servaient d'armes.
Après ce premier épisode, les forces de sécurité et de défense reviennent de plus belle avec cette fois-ci tous les corps habillés de la ville de Koudougou en renfort (Gendarmerie, Police nationale, Police municipale, Eaux et forêts, Sapeurs pompiers, Gardes de sécurité pénitentiaires) qui auparavant étaient mobilisés pour une répétition générale pour le défilé du 11 décembre.
Le combat reprend de plus belle avec beaucoup d'intérêt pour les deux parties avec au bout du compte, des dizaines d'étudiants et de forces de l'ordre blessés dans les rangs.
Dans la soirée, un cessez-le-feu a été observé et les responsables de la sécurité cherchaient à négocier avec les délégués des étudiants qui n'avaient pas encore donné leur accord pour une telle rencontre.
Les étudiants qui ont repris à nouveau le contrôle du campus en main, ont décrété la suspension des cours à l'Université de Koudougou jusqu'à nouvel ordre.
Le Premier ministre, Tertius Zongo qui devait patronner ce samedi 7 décembre à Zoula, localité située à une trentaine de kilomètres de Koudougou, l'anniversaire de l'école du village, a emprunté un détour pour rejoindre Zoula, alors que les étudiants dans leur mouvement attendaient de pied ferme le cortège du chef du gouvernement pour déverser leur colère.
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