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Burkina-Education
Le gouvernement appelle les enseignants grévistes à reprendre les cours

Ouagadougou, 30 juin (AIB) – Une délégation gouvernementale conduite par le ministre de la Fonction Publique et de la Réforme de l’Etat, Soungalo Ouattara a rencontré vendredi dernier les présidents d’universités et leurs présidents de conseil d’administration pour leur donner des instructions pour l’application des mesures prises par le gouvernement pour satisfaire certains points de la plate forme revendicative du Syndicat national des enseignants chercheurs (SYNADEC).

Les points consentis par le gouvernement dans la plate forme revendicative du SYNADEC vont de l’augmentation de l’âge de la retraite qui passe de 60 à 65 ans, l’allègement des procédures des gestions financières, la mise en place d’une mutuelle, la désignation à distinguer chaque année, la mise à la disposition des enseignants de plus de 200 bureaux, la prise en charge des frais de passeport de service pour les voyages d’études, l’augmentation du taux de la correction de la copie et l’élaboration d’un statut de l’enseignant chercheur.

Pour le ministre Soungalo Ouattara, la revalorisation des universités burkinabé est d’abord un souci primordial qui implique un processus irréversible. « Celui qui ne veut pas y aller, a-t-il souligné, nous allons le faire sans lui, ajoutant que les autorités ne peuvent monnayer l’avenir des jeunes ». Il a indiqué que le gouvernement a mesuré la nécessité d’aller de l’avant et il ne va pas se laisser enfermer dans des négociations qui ne vont jamais finir.

Pour le gouvernement, les mesures prises sont transitoires jusqu’à l’adoption du statut particulier de l’enseignant chercheur. Une commission paritaire gouvernement/Syndicats/communauté universitaire sera bientôt mise en place pour préparer  une loi que l ‘Assemblée nationale voterait en mars 2010.

AB/MK


Burkina-Education
Plus de 40 000 candidats en lice pour le baccalauréat 2009

Ouagadougou, 22 juin (AIB) – Au total 40 007 élèves candidats au baccalauréat session 2009 ont débuté le samedi 20 juin leurs épreuves sur toute l’étendue du territoire national.

Pour la conquête de ce diplôme qui ouvre les portes de l’université aux candidats, 171 jurys sont logés dans 79 centres répartis dans tout le pays. Un dispositif de contrôle strict des épreuves a été mis en place pour permettre aux candidats de travailler dans la qu’étude et de lutter contre la fraude.

Le ministre des enseignements, secondaires, supérieur et de la recherche scientifique, Joseph Paré qui a présidé à l’ouverture des épreuves à Ouagadougou à 7h30mn, a indiqué que « le dispositif mis en place va contrer d’avantage l’esprit des fraudeur ». Les premiers résultats sont attendus en fin de semaine et les derniers dans 20 jours.

AB/MK


Burkina-Education-Recherche-Crise
L’opposition soutient la grève des enseignants-chercheurs

Ouagadougou, 17 juin (AIB) -  Le Cadre de concertation des partis politiques de l’opposition (CPO) a apporté son soutien au Syndicat autonome des enseignants-chercheurs (Synadec), en déclarant que le gouvernement burkinabé veut «distraire la galerie en parlant beaucoup sans poser d’actes concrets», dans la résolution de la crise qui secoue l’Université de Ouagadougou depuis plus de deux mois.

Dans une déclaration publiée ce mercredi dans la presse, le CPO s’élève violemment contre le gouvernement, qu’il soupçonne de vouloir «briser, par des manœuvres dilatoires, la lutte légitime du Synadec».

«Au lieu de chercher à résoudre les problèmes concrets posés par les enseignants-chercheurs, le gouvernement de la quatrième République, comme à son habitude sur tous les autres sujets qui préoccupent les Burkinabé, se lance dans des tergiversations inutiles et ridicules. Dans le fond, c’est parce qu’il manque de véritable politique et même d’un minimum de lignes directrices dans le domaine de l’éducation et de la recherche qu’il se trouve désarmé pour discuter avec les acteurs du système éducatif», explique le président du CPO, Djéjouma Sanon.

Pour résoudre la crise qui paralyse l’Université de Ouagadougou, les partis politiques de l’opposition proposent la création d’un Fonds de développement des universités qui pourrait, selon eux, venir de l’affectation systématique d’un pourcentage des recettes de l’Etat.

Ils invitent par ailleurs les autorités à convoquer des assises nationales sur l’état des lieux et l’avenir de l’université et de la recherche au Burkina Faso et à revoir les salaires des enseignants-chercheurs qui sont parmi les plus bas dans les huit pays membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa).

«Comme les autorités le reconnaissent elles-mêmes, l’Université de Ouagadougou est l’une des plus performantes de la zone UEMOA (2e université), sûrement en raison de la qualité et de l’acharnement au travail de nos enseignants-chercheurs. En dépit de leur performance, il apparaît que ces derniers sont les moins bien traités au plan salarial dans l’espace UEMOA», constatent les partis d’opposition.

Dans un tableau qui accompagne leur déclaration, ils rappellent qu’un enseignant ayant le statut d’«assistant» au Burkina Faso touche un salaire brut de 115 000 F CFA, tandis que ses confrères en Côte d’Ivoire, au Niger et au Sénégal, gagnent respectivement 858 711 F CFA, 507 500 F CFA et 600 000 F CFA.

Le 11 juin dernier, alors qu’il célébrait les deux ans de son gouvernement, le Premier ministre Tertius Zongo, avait invité le Syndicat autonome des enseignants et des chercheurs à «faire preuve de réalisme et à cesser la grève».

«L’Etat a déjà fourni un gros effort dans la résolution de la crise universitaire, en réglant la dette sociale des enseignants-chercheurs, à hauteur d’un milliard 35 millions de francs CFA et en proposant une augmentation salariale de 30%», avait-il rappelé. Le Synadec a toutefois  jugé cette proposition d’augmentation de salaire insuffisante, en estimant que le gouvernement peut mieux faire dans le cadre de la revalorisation du statut de l’enseignant-chercheur au Burkina Faso.

MS/SVY


Burkina-Education-Syndicalisme
Le Premier ministre invite le Synadec à «faire preuve de réalisme»

Ouagadougou, 11 juin (AIB) – Le Premier ministre Tertius Zongo, a invité jeudi à Ouagadougou le Syndicat national des enseignants et des chercheurs (Synadec) à faire preuve de réalisme et à cesser la grève qu’ils observent depuis bientôt deux mois.

«Le gouvernement reste sensible à l’amélioration des intérêts matériels et moraux des travailleurs. De ce fait, il ne rompra jamais le dialogue avec les travailleurs, à travers leur organisation syndicale. Au regard des efforts déjà consentis et face aux nombreux défis de développement qui nous attendent, il invite le Synadec à faire preuve de réalisme», a déclaré Tertius Zongo.

Le chef du gouvernement a tenu ces propos au cours d’une conférence de presse organisée à l’occasion de la célébration des deux ans de son premier gouvernement.

Selon le Premier ministre, l’Etat burkinabè a déjà fourni un gros effort dans la résolution de la crise universitaire, en réglant la dette sociale des enseignants-chercheurs, à hauteur de 01 milliard, 35 millions de francs CFA.

«Nous sommes ouverts à la discussion, pas à la démagogie», a-t-il par ailleurs lancé, précisant qu’ils (les enseignants grévistes) veulent d’abord qu’on adopte leur grille, avant de retourner dans les amphis. Pour M. Zongo, le gouvernement a proposé au Synadec de relever les indemnités qui sont spécifiques aux enseignants-chercheurs, ce qui augmenterait du même coup de 30% leur salaire.

Sur l’issue de l’année académique dans les universités de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso, le Premier ministre a toutefois écarté l’idée d’une année blanche, expliquant que grâce au système modulaire mis en œuvre depuis quelques années, cette option n’est plus envisageable.

Il a rappelé que sur les 450 enseignants de l’université de Ouagadougou, une soixantaine font la grève, tandis qu’à l’université polytechnique de Bobo-Dioulasso, seuls 20 enseignants sur un total de 212 suivent le mouvement.

«A l’université de Koudougou par contre, aucun arrêt de cours n’a été signalé», a soutenu Tertius Zongo, qui a promis de tout faire pour que l’année académique puisse avoir un bon aboutissement.

MS/


Burkina-Education
Début des épreuves  du CEP au Burkina Faso


Ouagadougou, 09 juin (AIB) - Les épreuves du certificat d’études primaire (CEP) et de l’entrée en sixième ont débuté mardi matin sur l’ensemble du territoire burkinabè.

mesAu centre « C »  et « D » de Paspanga à Ouagadougou où composent 298 candidats, «tout se passe bien», selon la présidente du jury, Christine Sankara. Elle déplore cependant cinq absents, dont quatre candidats libres.

Par ailleurs, les candidats ont souligné la présence de mots difficiles et surtout de nombreux accords dans la dictée, première épreuve de l’examen. "L’épreuve de l’étude de texte évoque l’entretien des livres par les élèves et les candidats ont trouvé le sujet intéressant", a déclaré Mme Sankara. Selon elle, avec la gratuité des livres, les candidats vivent cela au quotidien, surtout avec les différentes sensibilisations qu’ils ont reçues.
La présidente du jury
du Centre de Paspanga


«A l’arrivée, nous n’avons pas constaté de difficultés, tout se déroule bien » a déclaré pour sa part la maitresse accompagnatrice de l’école Nongr-Masson Noélie Coulidiaty. Elle a estimé que les épreuves, dans l’ensemble, sont abordables cette année, et la majorité des candidats selon elle, doit réussir à cet examen.

En ce qui concerne les épreuves sportives, Mme Coulidiaty a déploré le changement au niveau de la course de vitesse, de la distance à parcourir, qui passe de 60 à 100 mètres. «Beaucoup d’établissements, a-t-elle précisé, ne disposent pas de terrains pouvant répondre à ce changement».

La fin des épreuves du CEP est prévue pour le jeudi 11 juin prochain, avec les épreuves sportives. Les résultats quant à eux, sont attendus entre le 20 et le 25 juin. Ceux du concours d’entrée en classe de 6e devraient être disponibles autour du 30 juillet 2009. Au total, 225 737 candidats sont à la recherche du premier diplôme scolaire.

MO/MS


Burkina-Education
Plus d’un milliard et demi de FCFA pour l’organisation du CEP 2009

Ouagadougou, 09 juin (AIB) – Selon le ministre de l’enseignement de base et de l’alphabétisation, Marie Odile Bonkoungou, l’organisation du certificat d’études primaires (CEP) et du concours d’entrée en 6e coûtera cette année à l’Etat burkinabè la somme de 1 694 602 960 francs CFA.

«Ça me donne la chair de poule car le budget croît chaque année», a déclaré Mme Bonkoungou, au cours d’une conférence de presse organisée lundi à Ouagadougou, pour donner des informations sur l’organisation du premier diplôme scolaire. Selon elle, la  première cause de cette augmentation se situe au niveau du nombre d’enfants qui passent les épreuves. Ils seront au total 225 737 à se présenter au CEP et au concours d’entrée en 6e entre le mardi 9 juin et le jeudi 11 juin.

Par rapport à l’année passée, cela représente une augmentation des effectifs de 17 %. Compte tenu des moyens déployés, Marie Odile Bonkoungou a souligné que les efforts consentis doivent produire des résultats.

En 2008, 59% des candidats avaient connu le succès lors des épreuves. Pour éviter pareilles mésaventures cette année, des mesures ont été prises pour rendre les sujets du CEP et du concours d’entrée en 6e plus abordables.

Au titre des innovations, les questions de la dictée sont remplacées par l’étude de texte, les questions au choix de l’épreuve des sciences sont supprimées, des questions de compréhension sont introduites pour l’épreuve de lecture et les coefficients des épreuves de dessin et de récitation (ou de chant) sont relevés.

Autre nouveauté, les communes sont mises à contribution. Elles prendront en charge les rubriques budgétaires suivantes : le transport, l’hébergement et la restauration des candidats ; le transport et la prise en charge des maîtres accompagnateurs ; le transport des membres des commissions de surveillance.

Ce nouvel aspect est loin d’être anodin, car Marie Odile Bonkoungou a expliqué que chaque acteur devrait jouer sa partition : « Parmi les rubriques qui coûtent le plus dans le budget pour organiser la session 2009 du CEP et du concours d’entrée en 6e, il y a la prise en charge des surveillants et des correcteurs ». Le gouvernement, a-t-elle précisé, va continuer d’assumer ses responsabilités financières, mais en maîtrisant et en contrôlant les coûts de l’organisation des épreuves.

Les résultats du CEP sont attendus entre le 20 et le 25 juin 2009. Ceux du concours d’entrée en classe de 6e devraient être disponibles autour du 30 juillet 2009.

MS/


Burkina-Education
Bient ôt une université de la francophonie à Ouagadougou

Ouagadougou, 13 mai (AIB) - 135 pays de la zone francophone vont discuter à Ouagadougou avec les autorités burkinabé des conditions et des modalités de la construction d'une université de la Francophonie au Burkina, a appris l'AIB mercredi.

C'est ce qui ressort de la visite d'une délégation de la Francophonie à Ouagadougou. Cette visite des responsables de la Francophonie se situe dans le cadre d'une aide publique au développement de l'organisation pour encourager les efforts socio-culturels des pays membres de la Francophonie.

AB/SVY


Burkina-Religion-ISESCO
L'ISESCO et l'UNESCO forment des maîtres coraniques à la mémorisation et à la psalmodie

Ouagadougou, 11 mai (AIB) -L'Organisation islamique pour l'éducation la science et la culture(ISESCO) en collaboration avec l'organisation des nations unies pour la science l'éducation et la culture (UNESCO) a organisé ce lundi 11 mai à Ouagadougou un stage de formation sur la mémorisation, la psalmodie et la lecture du saint coran au profit des maitres coraniques.

« Cette formation permettra à nos maîtres coraniques d'améliorer leur performance pédagogiques en matière d'enseignement coranique » a déclaré le sectaires General de la commission nationale pour l'UNESCO, Ahmed Baba Soulama. cette formation a pour objectif l'amélioration des techniques de mémorisation du coran a-t-il soutenu.

Le représentant du directeur général de l'ISESCO Abdalla Aziz Diadi en procédant à l'ouverture a souligné qu'il s'agit d'un cadre d'échange pour la construction de la personnalité musulmane équilibrée. Les objectifs de ce stage est d'encourager la communication entre la communauté musulmane et la modernisation de l'éducation islamique et les écoles coraniques au Burkina Faso

L e conseiller technique du ministère des enseignements secondaires supérieurs et de la recherche scientifique Loya Kako, a pour sa part déclaré que c'est une rencontre importante qui permettra d'élever le niveau du travail coranique à travers un suivi et évaluation , de clarifier le rôle des techniques modernes dans l'enseignement coranique, et d'unifier les efforts des maitres coraniques.il a également ajouté que cette collaboration entre l'UNESCO et l'ISESCO est une marque de solidarité islamique et a exhorté les participants à mettre les acquis au profit de la communauté musulmane.

Le secrétaire général de la commission nationale de l'UNESCO a salué l'initiative de l'ISESCO et l'Organisation caritative islamique mondiale du Qatar pour les efforts déployés pour la tenue de ce présent stage de formation qui est une première au Burkina Faso qui regroupe des participants venus des 4 coins du pays. Il a souhaité qu'à l'issue de ce stage les bénéficiaires soient mieux outillés pour améliorer le rendement de nos écoles coraniques.

Il sera organisé un stage de formation au profit des femmes du 23 au 26 mai prochain

MY/MO


Burkina-société-Education
L'UA/CIEFFA offre l'espoir aux jeunes filles déscolarisées

Ouagadougou 30 avr. (AIB ) - Le Centre international pour l'éducation des filles et des femmes en Afrique de l'union africaine (UA/CIEFFA) a clos son atelier sous régional en optant pour l'élaboration d'un programme d'accompagnement des jeunes filles déscolarisées, marginalisées et en difficultés particulières, jeudi 30 avril 2009 à Ouagadougou, après 72 heures de travaux.

«Tous les pays africains ne disposent toujours pas, apparemment, encore de stratégies efficaces pour relever le défi», a déclaré Aminata Béatrice Tapsoba, directrice générale des enseignements spécifiques en procédant à la clôture de l'atelier.

Elle explique que cet état de fait est dû non à un manque d'effort mais parce que les Etats sont confrontés à des difficultés multiples.

Mme .Tapsoba indique que seules les actions de concertation et de partenariats féconds permettront de réaliser des avancées significatives sur le terrain. Elle a également souligné que le présent atelier se veut une contribution à l'amélioration de la suite de l'éducationnel, la formation des jeunes filles et de jeunes femmes pour un développement global de la société.

Par ailleurs, Mme Tapsoba a exhorté les participants des différents pays à être des émissaires auprès des ministres de l'éducation dans leur pays respectif, pour la vulgarisation du programme d'accompagnement élaboré par l'UA/CIEFFA.

Cet atelier qui a débuté le 28 avril a regroupé environ une quarantaine de participants venus du Burkina Faso, de la Guinée Conakry, du Mali et du Niger.

AS/MO/OO


Burkina-Education-Université
Grève à l'U.O : Le jusqu'au-boutisme du SYNADEC

Ouagadougou, 14 avr. (AIB) - Les enseignants-chercheurs de l'Université de Ouagadougou sont décidés à aller jusqu'au bout de leur revendication, a-t-on constaté sur place, mardi 14 avril 2009.

Depuis le déclenchement de la grève lancée par le Syndicat national des enseignants-chercheurs (SYNADEC), les cours sont au ralenti à l'Université de Ouagadougou. Sur certains lieux, on peut lire sur des affiches des messages tels : «Grève du SYNADEC à partir du 8 avril 2009. Arrêt de toutes les activités pédagogiques (CT, TD, TP, encadrement de la Recherche ) etc. jusqu'à la signature avec le gouvernement d'un accord pour une revalorisation véritable du statut d'enseignant-chercheur. Sauvons les Universités du Burkina Faso».

Lancée pour la première fois en décembre dernier, une négociation entre gouvernement et le SYNADEC avait permis en janvier 2009, la reprise des cours, avec en sus, la mise en place d'une commission bipartite de réflexion sur la plateforme du syndicat.

Malgré cela, les différentes parties semblent être en désaccord sur certains points de la plateforme revendicative. D'où le nouveau mot d'ordre de grève lancé par le SYNADEC et ce, «jusqu'à satisfaction de leurs revendications».

OO/SVY


Burkina-Education-Université
La grève du Synadec inquiète les étudiants de l'UO

Ouagadougou, 14 avr. (AIB) - Les étudiants de l'Université de Ouagadougou (U.O) sont inquiets de la suite de l'année académique 2008/2009, depuis le déclenchement de la grève des enseignants-chercheurs, a-t-on constaté sur place, mardi 14 avril 2009.

« Nous sommes sérieusement affectés par la grève des enseignants-chercheurs  », a confié Adama Younga, étudiant en 4 e année de droit. Il indique que la situation est inquiétante d'autant plus que la rentrée académique a démarré tardivement du fait des troubles qu'a connu le «temple du savoir» l'année précédente, entraînant son prolongement. Cette situation ayant empiété sur la reprise de l'année en cours.

L'ambiance à l'UO se caractérise depuis le 8 avril 2009, date de déclenchement de la grève par le Syndicat national autonome des enseignants-chercheurs (Synadec), par une présence massive des étudiants dans les espaces de récréation des différentes unités de formation et de recherche (UFR). Seuls quelques enseignants continuent de dispenser les cours.

En rappel, le Syndicat autonome des enseignants-chercheurs (SYNADEC) a lancé un mot d'ordre de grève illimitée depuis le 8 avril dernier pour exiger « la revalorisation véritable du statut de l'enseignant-chercheur ».

OO/MY/SVY


Burkina-Enseignement
Premiers diplômés de l'Institut de formation Colbert

Ouagadougou, 11 avr. (AIB ) - L'Institut de formation Colbert (IFC) ouvert en 2007, vient d'assister à l'éclosion de ses premiers diplômés au cours d'une séance de soutenances où deux candidats ont été déclarés titulaires l'un du master I en audit et contrôle de gestion et l'autre du master II en management des projets.

Ouédraogo née Zongo Limanta a soutenu sur le thème « Contribution à l'amélioration du partenariat administration fiscale -contribuable » pour décrocher le master I. Ce thème de son avis, lui a été inspiré par les manifestations contre la vie chère.

Ces manifestations et les mesures prises par le gouvernement pour faire face, ont eu des répercussions directes au niveau des services des impôts. Ce mémoire se veut alors comme une contribution au renforcement du partenariat ente les services des impôts et les contribuables.

Ce partenariat, selon elle, est du genre « gagnant-gagnant » et il faut montrer aux contribuables que les différents textes fiscaux leur réservent certains avantages.

« L'objectif de ma formation (suivie à l'IFC), c'est d'être opérationnelle sur le terrain »,a déclaré Mme Ouédraogo, par ailleurs inspectrice des impôts. Elle a obtenu la note de 16/20.

Le président du jury, M. Abdoulaye Soma, a souligné la pertinence du thème en évoquant que Mme Ouédraogo a su faire une analyse critique des rapports entre les deux parties.

M. Soma a également noté que ce que les contribuables payent leur reviennent d'une manière ou d'une autre.

Pour l'obtention du Master II, l'étudiant Sylvain Roger Bonkoungou a présenté son mémoire sous le thème « Evaluation de projet par la méthode des effets « cas du Programme prioritaire équipements marchands de la commune de Ouagadougou ».

M. Bonkoungou a souligné que ce Programme a été bénéfique aussi bien à l'administration communale qu'aux commerçants.

« Dix années après la mise en exploitation de ces équipements prioritaires, une évaluation économique s'avère nécessaire », a déclaré l'impétrant après sa soutenance.

Pour sa part, le président du jury,M.Malumba Dikusé a déclaré qu'il s'agit d'un très bon exposé, car la question abordée est un sujet de préoccupation pour les autorités. Le jury lui a attribué la note de 17/20.

D'autres soutenances devront voir le jour et l'IFC entend organiser, à l'issue de toutes les soutenances, une cérémonie de sortie de sa première promotion.

MO/AMK/SVY


Burkina-Université-grève
Le SYNADEC reste intransigeant sur ses revendications

Ouagadougou, 9 avr. (AIB) - Le Syndicat national des enseignants chercheurs (SYNADEC) réclame toujours la valorisation du statut de ses membres et vient de lancer un mot d'ordre de grève illimitée à compter du 8 avril 2009, a constaté l'AIB sur place à l'Université de Ouagadougou.

« Cette grève du SYNADEC a pour but la valorisation du statut de l'enseignant chercheur » a déclaré Luc Marius Ibriga, maître-assistant de droit public à l'université de Ouagadougou. Pour lui, il s'agit d'un point sur lequel « le gouvernement, par son engagement, avait donné son accord suite à la grève qui a été menée en début d'année par le SYNADEC, à revaloriser le statut de l'enseignant -chercheur et l'épurement du passif. Nous ne pouvons donc pas rester passifs face à ce silence de la part du gouvernement ».

M. Ibriga précise que «c'est une grève des activités pédagogiques. Nous continuerons à faire nos activés de recherche mais nous ne donnerons pas cours et nous ne ferons pas d'évaluation », dit-t-il avant d'ajouter qu' « il s'agit d'une grève illimitée jusqu'à ce qu'il y ait un accord définitif ». Il a aussi souligné qu'il s'agit d'une déclenché par le SYNADEC donc elle n'est pas générale car le Syndicat national des travailleurs de l'enseignement et de la recherche (SYNTER) et le Syndicat national de l'enseignement secondaire et supérieur(SNSS) n'ont pas lancé leur mot d'ordre.

Selon la plate-forme revendicative du syndicat, « les enseignants chercheurs attendent que leur soit payé le reliquat de l'indemnité de logement des années 2005, 2006, 2007, les actes académiques depuis les états de 2006-2007, jusqu'aux états de la première session 2007-2008 ; les copies supplémentaires corrigées au delà de la 200 e copie.

Ils souhaitent une considération de la part des autorités qui refusent d'examiner leur plate forme revendicative déposée depuis le 17 juillet 2008 et qui porte sur des points cardinaux de leur préoccupation.

Les enseignants-chercheurs attendent encore que soit revalorisé leur statut et la prise en compte de leurs salaires qui sont les plus bas de la sous région alors qu'on attend d'eux les prestations de la plus haute qualité ».

AS/MO/SVY


Burkina-Education
Les CEBNF, une réponse locale à l'offre éducatif au Burkina Faso

Ouagadougou, 1er avr. (AIB) - Le chef de projet des centres d'éducation de base non formelle (CEBNF) Adama Traoré a déclaré mercredi à Ouagadougou, que le nombre de centre est en croissance de façon exponentielle ce qui explique l'intérêt du gouvernement burkinabè pour cette option dans l'atteinte des objectifs du millénaire dans le domaine de l'éducation pour tous (EPT).

Il a précisé que la mise en place des centres d'éducation de base non formelle à partir de 1995 avec l'appui technique et financier de l'Unicef et d'autres partenaires, s'inscrivait dans la politique de recherche de formules novatrices afin d'offrir à tous les jeunes de 9 à 15 ans le minimum éducatif conformément aux conclusions de la recommandation conférence mondiale sur l'éducation pour tous de Jomtien (Thaïlande) en 1990 et aux recommandations des Etats généraux de l'Education en 1994.

C'est une formule qui implique étroitement les communautés de base , les enseignants issus du milieu, les partenaires techniques et financiers et l'Etat, dans une sorte de contrat social et de partenariat dynamique et efficace.

« Les CEBNF sont des structures d' éducation non formelle qui intègrent de manière indissociable les apprentissages instrumentaux en langues nationales, les acquisitions de connaissances et compétences pour la vie et des formations pratiques pré-professionnelles en rapport avec les besoins spécifiques et les capacités du milieu à assurer lesdits apprentissages. Cette formation pré- professionnelle consiste à bâtir une guidance professionnelle et à asseoir une maîtrise des gestes techniques de base » a-t-il ajouté.

La finalité des CEBNF est de contribuer à terme à l'extension de l'offre d'éducation pour les jeunes de 9 à 15 ans dans la,perspective de l'éducation de base pour tous .

Ils visent également à contribuer à la formation et à la promotion des jeunes gens et des jeunes filles prêtes à réfléchir sur leur milieu, à comprendre et le transformer à leurs avantages En d'autres termes, c'est leur insertion socio-économique dans leur milieu de vie qui est recherché.

Parlant de particularité des CEBNF, le chef de projet Adama Traoré a souligné que ces établissements sont gérés de façon communautaire, les enseignants sont recrutés à l'échelon local et on observe la parité Homme/femme. Les premières années de l'éducation sont consacrées aux langues nationales avant de passer à l'enseignement en français » a-t-il conclu.

ABT/SVY


Burkina-Enseignement-Crise
Les enseignants-chercheurs repartent en grève le 8 avril prochain

Ouagadougou 1er avril, (AIB) - Le Syndicat national autonome des enseignants-chercheurs (SYNADEC) veut repartir en grève le 8 avril prochain, selon un préavis de grève adressé au président Blaise Compaoré.

Le préavis date du 23 mars dernier, indique que « la grève prendra effet pour compter du 8 avril à zéro heure et durera jusqu'à la signature d'un accord entre le SYNADEC et le gouvernement ».

Cette grève illimitée va occasionner « un arrêt total des activités pédagogiques » dans les universités et instituts supérieurs publics du pays, indique le préavis de grève. Ainsi, les cours connaîtront des perturbations à l'Université de Ouagadougou, de Ouaga II, de Bobo-Dioulasso, de Koudougou et à l'Institut des sciences.

Selon le syndicat, l'arrêt des activités résulte de « l'impasse dans laquelle se sont enlisées les négociations » avec le gouvernement concernant la revalorisation du statut de l'enseignant-chercheur et le paiement de la dette sociale. Cette situation, poursuit le syndicat, est « imputable à la partie gouvernementale qui a affiché un manque de volonté de faire évoluer de façon significative et conséquente le dossier ».

Tout en soulignant « l'absence totale de volonté réelle » dans la revalorisation du statut des enseignants-chercheurs, le SYNADEC souligne « sa disponibilité » à poursuivre de « vraies négociations » avec la partie gouvernementale.

La lutte pour la revalorisation du statut de l'enseignant-chercheur et le paiement de la dette sociale remonte au 21 décembre 2008 avec une première grève. Cette grève a connu une suspension et les négociations entre le gouvernement avaient permis une reprise des cours. Cette grève risque de mettre à rude épreuve l'année académique qui a eu du mal à s'installer.

MY/SVY


Burkina-Education-Université
Inscriptions à l'UFR/SJP : un véritable parcours de combattant

Ouagadougou, 23 mars (AIB)- Les inscriptions au niveau de l'Unité de formation et de recherche en Sciences juridique et politique (UFR/SJP) de l'Université de Ouagadougou relève d'un véritable parcours du combattant, a constaté l'AIB.

« Je ne comprends pas cette attitude de l'administration dans sa façon de procéder aux retraits des relevés et attestations et aux inscriptions  », s'est interrogée MS, étudiante en 3è année. Pour elle, il y a une inorganisation qu'il faut revoir pour accélérer les choses afin que les étudiants ne souffrent pas de la sorte.

« Pour le retrait de mes relevés de note, je suis obligée d'être à l'UFR à 7 heures, prendre le rang pour attendre 16 heures, l'heure de remise des relevés et attestations », déplore-t-elle.

« Il faut revoir le temps de remise des relevés et attestations  », propose MO, étudiant en 2è année, pour qui une heure trente minutes de temps de remise pour ''tout ce monde'' que compte l'UFR est une mauvaise foi de la part de l'administration.

« Des gens ne manquent pas à l'UFR pour faire le travail, alors pourquoi ouvrir les guichets à 16 heures pour les refermer à 17 heures 30 ? », s'indigne-t-il, ajoutant que cela n'est pas du genre à encourager le «boulot»(les études, ndlr).

Pour sa part, YS de la 1ère année voit en cette attitude de l'administration, une façon d'instaurer des conditions qui n'arrangeraient pas les étudiants de l'UFR.

« Le dernier délai des inscriptions étant prévu pour le 31 mars, elle (administration) pourrait demander après cette date, aux étudiants retardataires de payer une somme de 500 francs CFA, comme tel en est actuellement le cas à l'UFR/SVT », s'inquiète YS, relevant que la célérité dans la remise des relevés et attestations et les inscriptions ne dépendent pas des étudiants.

Depuis début mars, les inscriptions sont ouvertes à l'UFR/SJP pour les étudiants «retardataires». Conditionnées par la présentation des relevés de notes ou de l'attestation de succès, les inscriptions connaissent de véritables bousculades dues au nombre élevé d'étudiants ayant pris part à la session de rattrapage.

D'où une grande affluence, soutenue par des bousculades au niveau des différents rangs de retrait et d'inscriptions, constatée à l'administration de l'UFR. Cela est d'autant plus accentué que de nombreux étudiants veulent vite s'inscrire pour pouvoir déposer les dossiers de demande des allocations financières.

OO/SVY


Burkina-Enseignement supérieur
La communauté scientifique ouest africaine fait le point sur ses travaux

Ouagadougou, 11 mars (AIB) - La 5e édition des journées scientifiques de l'institut d'ingénierie de l'eau et de l'environnement (2iE) se tient du 9 au 14 mars à Ouagadougou.

Placées sous le thème «Modélisation et simulation : des outils de gestion des ressources naturelles et des infrastructures» ces journées permettront à la communauté scientifique ouest africaine de « faire le point sur ses travaux, de présenter et de partager des résultats de recherche ».

Selon un communiqué de presse parvenu à l'AIB, les 5e journées scientifiques permettront d'animer l'esprit de collaboration entre équipes du nord et du sud dans le domaine des sciences et de la technologie. Ceci est un gage du partenariat actif qui s'inscrit dan la vision du 2iE de nouer de véritables collaborations prenant en compte les forces de chacun et d'ouvrer pour les objectifs communs.

Pour les scientifiques, la particularité de ces journées est la présence de la diaspora africaine constituant le réseau Initiative africaine pour la renaissance de la science et de la technologie (ARIST) dont l'ambition est de développer un réseau de centres d'excellences.

« Pour avoir la voie, il faut le savoir » a déclaré le ministre en charge de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique Joseph Paré. Pour lui, les pays ne peuvent pas avancer sans le savoir, qui est un préalable indispensable. « A partir de la recherche, nous pouvons envisager la renaissance africaine  », a-t-il également ajouté.

Il a cité le président du Faso en indiquant que, construire le pays, c'est valoriser d'abord le capital humain qui va propulser le développement.

M. Paré a souligné la mise en place d' «une usine» de production d'enseignants, des formations permettant aux étudiants d'aller directement sur le terrain. Il a exhorté le privé à s'impliquer davantage dans la recherche.

MO/MS


Burkina-Education-Genre
Les élèves filles du Burkina plaident pour « zéro fille à la maison »

Ouagadougou, 20 fév. (AIB)- La représentante des élèves filles du Burkina, Mireille Carine Lompo, a plaidé, à l'occasion des 48 heures d'information, de sensibilisation et de plaidoyer pour la promotion de la scolarisation des filles et l'alphabétisation des femmes le vendredi 20 février Ouagadougou, pour «zéro fille à la maison».

« Chers parents, vous avez la volonté, le courage et les moyens de faire de mon rêve une réalité ; d'exécuter le mot d'ordre de notre ministre de tutelle : zéro fille à la maison », a déclaré Mireille Carine Lompo, neuf ans et élève en classe de CE2.

La représentante des élèves filles a relevé que leur joie est liée à ce que font le gouvernement et ses partenaires : la construction des écoles, la persuasion des parents à les inscrire et à les maintenir dans les écoles, la gratuité des manuels scolaires et les différentes subventions.

Cependant, elle a dit la peur des élèves filles face à plusieurs phénomènes persistants. Comme illustrations, elle relève « la vie obscure » qui les attend quand les parents refusent de les inscrire, le refus de les écouter face aux pratiques traditionnelles qui pèsent sur elles.

Mireille Carine Lompo fonde cependant son espoir sur plusieurs réalités. « Nos parents nous aiment plus que la coutume et la tradition. Les personnes qui violent sont dénoncées et sanctionnées. Nos sours des villages vont toutes à l'école », s'est-elle réjouie.

Edith Moné/ Sandwidi, représentante des associations des mères éducatrices(AME) a expliqué leur ferme volonté à poursuivre le combat pour le triomphe d'une école où filles et garçons auront tous accès de la même façon. « Nous voulons que tous les enfants aillent à l'école ; nous voulons qu'on laisse les filles terminer leurs études », a soutenu la représentante de l'AME.

Selon Mme Moné, l'année 2008 a connu le financement d'environ soixante AME pour mettre en ouvre des activités génératrices de revenus. Ce qui a renforcé leurs capacités de lutte contre la pauvreté qui est un obstacle à l'épanouissement de la femme, mère de la famille.

Pour sa part, le ministre de l'enseignement de base et de l'alphabétisation, Marie Odile Bonkoungou qui a présidé à l'ouverture de ces 48 heures de travaux a souhaité que le cri de cour lancé par la fille (Mireille Carine Lompo) et la mère (Edith Moné/ Sandwidi) trouve écho favorable en chaque participant.

MY/OO


Burkina-Education-scolarisation des filles
Le MEBA consacre 48 heures pour faire le plaidoyer en faveur de l'éducation de la fille l'alphabétisation de la femme

Ouagadougou, 20 fév. (AIB) - Le ministre de l'Enseignement de base et l'alphabétisation (MEBA), Marie Odile Bonkoungou, a présidé dans la matinée du vendredi 20 février 2009 à Ouagadougou, à l'ouverture des 48 heures d'information, de sensibilisation et de plaidoyer pour la promotion de la scolarisation des filles et de l'alphabétisation des femmes.

« On ne le fera jamais assez ! Nous nous préparons pour encore sensibiliser, faire un plaidoyer autour de la scolarisation des filles et de l'alphabétisation des femmes », a déclaré Marie Odile Bonkoungou estimant qu'il faut poursuivre les actions pour pérenniser les acquis, même lorsque la parité sera atteinte.

Selon Marie Odile Bonkoungou, de nombreuses stratégies ont été initiées par l'Etat et ses partenaires pour accélérer la scolarisation des filles en particulier. Il s'agit entre autres des campagnes de sensibilisation et de plaidoyer, du renforcement des capacités opérationnelles des structures communautaires, de la gratuité des manuels scolaires. Elle s'est félicitée des progrès enregistrés ces dernières années en matière d'accroissement de l'offre éducative et d'amélioration de la qualité de l'enseignement.

« Malgré ce fabuleux bond en avant, l'accès à l'éducation de base dans notre pays reste marqué par de grandes disparités géographiques, socioéconomiques et de genre », a souligné le ministre, précisant que les premières victimes de ces disparités sont surtout les filles et les femmes.

La porte-parole des élèves filles, Mireille Carine Lompo, tout comme la représentante des associations des mères éducatrices (AME), Edith Moné / Sandwidi, ont traduit la joie de toutes les élèves filles pour les efforts du gouvernement et de ses partenaires pour leur maintien à l'école. Elles ont cependant relevé leurs inquiétudes face à la persistance d'un certain nombre de phénomènes tels les mutilations génitales, l'interruption des cursus scolaires, les mariages précoces, etc.

« Si les données révèlent des avancées, les chiffres montrent encore des écarts importants entre les deux genres, tant en milieu rural qu'urbain », a indiqué la porte-parole des partenaires techniques et financiers (PTF), Galina Sotirova, représentante de la Banque mondiale au Burkina Faso. Elle a également relevé la nécessité de persister dans le combat avant de réaffirmer la disponibilité des PTF à accompagner le Burkina Faso pour l'atteinte des objectifs poursuivis.

Les travaux qui vont durer les 20 au 21 février 2009 connaîtront plusieurs communications autour du thème :  « La scolarisation des filles et l'alphabétisation des femmes au Burkina/ actions, acquis, défis et perspectives».

MY/OO


Burkina-Education-Environnement
Un projet en éducation environnementale pour les scolaires de Ouagadougou

Ouagadougou, 5 fév. (AIB) - La fondation NATURAMA a procédé jeudi 5 février 2009 au parc urbain Bangr-wéogo de Ouagadougou au lancement d'un projet en éducation environnementale.

Ce projet qui va concerner une dizaine d'écoles de la capitale burkinabè vise à inculquer aux élèves l'esprit éco-citoyen pour la protection de l'environnement. «Nous voulons, dans nos activités amener les enfants, qui appartiennent à la future génération, à aimer la nature car c'est très important de conserver la nature», a déclaré la coordinatrice du projet, Mme Manon Wilfering.

Plusieurs activités sont au programme pour la mise en ouvre du projet. Il s'agit notamment des émissions radiophoniques, des séances d'observation des oiseaux pour les écoles primaires, des activités d'éducation environnementale destinées aux enfants, un festival d'oiseaux pour les enfants, la promotion du projet par la création d'un site web, la fourniture d'information sur la nature au sein du parc, la vente d'objet qui font la promotion de la nature et de sa conservation, la production d'un manuel de capitalisation de l'expérience et le reboisement dans les écoles. D'un coût global de 103 millions FCFA, le projet a été bénéficié du soutien financier de l'ambassade des Pays-Bas au Burkina Faso à hauteur de 17 millions FCFA.

Plusieurs autorités communales dont le maire central de Ouagadougou, Simon Compaoré, l'ambassadeur des Pays-Bas au Burkina Faso et les autorités du ministère de l'Environnement et du Cadre de vie ont assisté à cette cérémonie de lancement.

AS/RH


Burkina-Education-Université-Crise
Université de Ouaga I : reprise timide des cours en médecine

Ouagadougou, 02 fév. (AIB) - Les étudiants de l'Unité de formation et de recherche en sciences de la santé (UFR/SDS) de l'université de Ouagadougou ont officiellement repris les cours lundi 02 février 2009 après une année précédente difficilement achevée.

Ils étaient nombreux ce lundi matin, les étudiants de l'UFR/ SDS, à prendre d'assaut le chemin des salles de classe, malgré la non disponibilité des résultats de la seconde session.

«  Pour le moment nous sommes toujours dans l'attente de certains résultats de la deuxième session. La rentrée est effective mais aucune promotion n'a encore réellement débuté  », a dit Félix Kaboré, étudiant en 4è année de pharmacie. Il a relevé la présence de nombreux enseignants dans l'UFR. Ce qui augure, selon Félix Kaboré, une reprise sereine.

Même son de cloche chez Hamidou Bagoro, étudiant en 4è année de médecine pour qui la rentrée piétine du fait de certaines réalités.  « A propos de la rentrée on ne peut rien dire pour le moment. On attend même les résultats de la deuxième session jusque-là. Mais l'emploi du temps est déjà disponible » , a-t-il expliqué avant de souhaiter qu'il y ait un climat d'apaisement sur l'université afin que l'année puisse s'achever à merveille, en dépit de cette reprise timide.

Si pour les anciens étudiants la situation n'est pas inquiétante, tel n'est pas le cas pour les nouveaux bacheliers inscrits dans cette UFR et dont les premiers pas dans les amphis sont difficiles dès les premiers moments. En plus de la reprise tardive des cours, il y a la gestion de la vie quotidienne pour bon nombre d'entre eux qui n'ont pas les parents à côté.

« Nous n'avons pas eu de contact avec des enseignants. Nous étions là tôt ce matin mais rien. L'année commence difficilement car je viens de la région des cascades et je loue une maison dont je dois supporter le coût, pourtant il n'y a pas de cours pour le moment. C'est donc démoralisant  », s'est lamenté Christian Dembélé de la première année de médecine.

«  Nous sommes là depuis 7 heures mais il n'y a rien. J'ai un peu peur quand même du fait que les cours tardent à reprendre  », a dit Beky Z. Ouédraogo. Inscrite en première année, elle se réjouie néanmoins de cette reprise officielle. Elle souhaite également qu'il y ait moins de troubles sur le campus pour permettre de rattraper le retard.

L'Université de Ouagadougou a connu une fin d'année pénible due aux grèves des étudiants en juin dernier conduisant à un prolongement de l'académique 2007-2008. A cela s'ajoute la grève des enseignants-chercheurs depuis fin novembre 2008 bloquant ainsi, les délibérations de la deuxième session dans de nombreuses UFR.

OO/MS


Burkina-Education-Santé sexuelle et reproductive
Le Centre d'écoute pour jeunes reconnaissant aux pairs éducateurs

Ouagadougou, 06 fév. (AIB) - Le Centre d'écoute pour jeunes a abrité le 5 février 2009 une cérémonie de remise de prix aux pairs éducateurs et aux accompagnants du programme « Jeune pour Jeune ».

Il s'agit dans ce programme de faire appel à des jeunes pour donner des conseils en santé sexuelle et reproductive à leurs camarades jeunes dans la discrétion et dans la courtoisie. « Les pairs éducateurs doivent contribuer à l'éveil de conscience des pairs et assister les jeunes qui sont dans le besoin en matière de santé sexuelle et de la reproduction.

Ils doivent contribuer à lever le tabou sur la sexualité et servir de relais entre les jeunes et les structures de prestation de service de santé du Centre national des ouvres universitaires (CENOU) tout en contribuant à la promotion des relations entre les jeunes et leurs parents » a dit la présidente de l'Antenne Association burkinabè pour le bien-être familial (ABBEF) Mme Wendyam Kaboré.

Depuis 1992 le Centre d'écoute pour jeunes a mis en place des mécanismes et élaboré des outils pour l'encadrement des pairs éducateurs. « Les tâches des pairs éducateurs consistent à prodiguer des conseils à leurs camarades d'âge sur divers thèmes en rapport avec les problèmes de santé sexuelle et de la reproduction rencontrés par le groupe d'âge à travers les techniques d'animation appropriées et les entretiens-conseils.

Distribuer des contraceptifs non prescriptibles et des médicaments d'extinction de grossesse, référer leurs pairs dans les structures de santé en cas de besoins, participer aux activités de promotion de la santé sexuelle et de la reproduction, faire des visites à domicile, élaborer de micro plans d'action mensuels , gérer les stocks de produits, les supports de communication pour le changement de comportement et de collecte de données sont autant de tâches pour les pairs éducateurs » a souligné Mme Kaboré.

Au préalable la responsable du Centre d'écoute pour jeunes Mme Hadissa Konaté a salué les résultats et les efforts des pairs éducateurs par la remise des prix aux plus méritants, ceux qui ont bravé les austérités du cadre de travail pour abattre un travail digne d'éloges. « Nous vous remercions à travers cette modeste cérémonie pour votre engagement à nos côtés de façon toujours désintéressée.

Le bénévolat et le volontariat ont été les valeurs attachées à votre engagement. Les enseignants encadreurs et les personnes ressources dont les coutumiers méritent également notre reconnaissance » a fait remarquer Mme Hadissa Konaté.

Les enseignants de 13 écoles de la ville et les chefs coutumiers reconnus comme personnes ressources ont reçu des attestations de remerciement.

ABT/ROH


Burkina-éducation-syndicat-grève
Grève à l'Université de Ouagadougou : syndicat et gouvernement mettent en place un comité de réflexion

Ouagadougou, 30 janv. (AIB) - Le gouvernement burkinabè et le Syndicat national autonome des enseignants chercheurs (SYNADEC) à l'origine d'une grève illimitée depuis novembre dernier, sont convenus vendredi 30 janvier 2009 à Ouagadougou, de la mise en place d'un comité bipartite pour réfléchir sur la revalorisation du statut des enseignants-chercheurs.

« Nous sommes réunis sur instruction du Premier ministre (Tertius Zongo, ndlr) pour trouver des solutions aux différents problèmes soulevés» , a indiqué le ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l'Etat, Soungalo Ouattara, chef de la délégation gouvernementale. Il a indiqué qu'un comité d'études composé des représentants des deux parties va être mis en place pour réfléchir à partir du 16 février sur les revendications des enseignants-chercheurs notamment la revalorisation de leur statut.

Selon le président de l'Université de Ouagadougou, le Pr Innocent Couldiaty,  « toutes les dettes sociales ont été apurées. Tous les enseignants ont été payés, sauf peut-être ceux qui sont actuellement en mission » . Le paiement de cette dette qui se chiffre à environ 300 millions de FCFA est un des points de revendications des enseignants.

Le Pr Couldiaty a également indiqué que les relations entre l'administration et les syndicats sont bonnes. « Nous ne sommes pas des ennemis, ni des adversaires ; nous sommes plutôt des partenaires sociaux» , a-t-il déclaré.

Le secrétaire général du SYNADEC, Magloire Somé, a remercié le gouvernement d'avoir initié cette rencontre qui va jeter les bases d'une réflexion sur la  «revalorisation du statut» de leur corporation. Il a salué les  «efforts» du gouvernement qui ont permis l'épuration des dettes sociales.

« Le gouvernement a déjà fait un grand pas et c'est à nous aussi de faire un pas. Nous espérons que cet échange de documents va permettre un accord dans le sens de la revalorisation du statut de l'enseignant-chercheur» , a plaidé le syndicaliste. Il a indiqué que la revalorisation permettra d'améliorer le traitement salarial des enseignants-chercheurs, leurs conditions de travail ainsi que leurs conditions de vie.

M. Somé a par ailleurs indiqué qu'une assemblée générale des enseignants -chercheurs déterminera de la reprise des activités académiques. Il n'a pas donné la date de cette rencontre.

L'université de Ouagadougou, la plus grande du pays avec près de 40.000 étudiants et plus de 300 enseignants, est secouée depuis fin novembre par une crise déclenchée suite à un mot d'ordre de grève du SYNADEC pour exiger la satisfaction de sa plate-forme revendicative.

L'année académique 2007-2008 n'est pas encore achevée à cause de cette grève mais aussi à cause des perturbations occasionnées par les étudiants à l'été dernier.

OO/ROH


Burkina-Education
Tournée de prise de contact et de travail de l'AME dans les écoles B et C de Tanghin Barrage

Ouagadougou, 14 janv. (AIB) - La présidente de l'Association des mères éducatrices de l'inspection de la circonscription de Ouaga IX, Mme Mamounata Demsili / Ilboudo a fait un bilan partiel de sa tournée de prise de contact samedi dernier au sein des écoles de Tanghin Barrage dans les secteurs 23 et 24 de l'arrondissement de Nongr- Massom.

« Tournée de prise de contact mais surtout une occasion pour toucher du doigt les problèmes auxquels sont confrontés les élèves », a déclaré Mme Demsili. Au cours de sa tournée, elle a noté les difficultés des enseignants avec lesquels l'AME partage les mêmes responsabilités vis-à-vis des élèves.

En effet, Mme Mamounata Demsili, à travers des échanges directs avec les mères éducatrices de l'école B de Tanghin Barrage, a enregistré des préoccupations de ces dernières tout en les assurant de la détermination du bureau à rechercher immédiatement des solutions.

« Nous savons aujourd'hui que beaucoup d'élèves des écoles primaires sont incapables de suivre le rythme normal des cours et de bénéficier d'une scolarité complète malgré les efforts louables du gouvernement », a dit la présidente de l'AME. Les causes, a-t-elle poursuivi, sont les problèmes de santé, de logement, d'alimentation naturellement liés à la capacité financière des parents et de l'Etat.

Dans un tel contexte de crise généralisée et de rareté de ressources, la présidente de l'AME préconise la mise en place de partenariats pour donner des réponses innovantes et hardies à la dégradation continue des conditions de travail des élèves et des enseignants.

« Je ne peux me soucier uniquement de la situation des élèves sans prendre en compte la situation des enseignants dont l'AME se sent entièrement solidaire », a ajouté Mme Mamounata Demsili. Aussi, la présidente de l'AME a livré un bon pan de son plan d'action au cours de son mandat à la tête de l'AME : « Il s'agit pour nous de promouvoir l'animation et le développement du mouvement associatif, favoriser le partenariat stratégique entre les associations disséminées à travers le territoire et les associations de soutien à la création d'entreprises et de financements solidaires ; responsabiliser une politique de communication à destination des acteurs institutionnels et socio économiques, promouvoir une nouvelle approche de la solidarité fondée sur la proximité, le partenariat et l'accompagnement ».

Pour Mme Mamounata Demsili, c'est au prix de tels sacrifices et à ce seul prix que l'AME pourrait réaliser des forages équipés de châteaux d'eau, des cantines scolaires, des infirmeries, la clôture des écoles ainsi que des caisses scolaires dynamiques.

ABT/ SVY


Burkina-Education
Des cas de falsifications constatés dans le dépôt des dossiers du FONER 

Ouagadougou, 13 janv. (AIB) - Les étudiants de l'Université de Ouagadougou ont commencé à déposer leurs dossiers pour bénéficier des différentes allocations financières du Fonds national pour l'éducation et la recherche (FONER). Cependant, des cas de falsifications ont été constatées au niveau des notes de certains nouveaux bacheliers, a-t-on constaté ce mardi 13 janvier 2009 à la direction de l'institution.

Composés essentiellement de nouveaux bacheliers, les étudiants étaient nombreux à retirer les fiches qu'ils remplissaient avant dépôt. Plusieurs guichets sont ouverts pour permettre la fluidité dans les dépôts. Pour les quelques anciens trouvés sur place, le dépôt se passe sans difficulté. « Concernant le renouvellement d'aide que je suis en train de remplir les fiches, il n'y a pas de difficulté. Il suffit de retirer la fiche, de la remplir et de la déposer sans d'ailleurs s'aligner pendant longtemps », nous a confié Etienne Ilboudo, étudiant en deuxième année au département d'anglais.

Même son de cloche pour Mlle Clémence Bancé, pour qui « il n'y a pas de problème particulier ». Sur la dizaine de guichets ouverts, seulement deux sont réservés aux renouvellements de l'aide et prêts où l'affluence n'y est pas du tout. « On s'occupe des nouveaux prêts ainsi que des renouvellements et actuellement, il n'y a pas d'affluence, il n'y a que cinq dossiers de nouveaux prêts réceptionnés depuis l'ouverture » , nous a confié Mme Pauline Zampaligré / Tapsoba, réceptionniste à ce guichet.

Cependant, tel n'est pas le cas du côté des nouveaux étudiants qui pensent qu'étant à leur toute première expérience,  « ce n'est pas facile car il y a assez de documents à réunir et le remplissage des fiches à retirer sur place n'est pas aussi simple », a déclaré un nouveau bachelier. Les rangs à ce niveau sont longs (même s'il n'y a pas de bousculades) devant les différents guichets. La moyenne des dossiers déposés dans chaque guichet à ce niveau tourne autour de 150 par jour, selon les réceptionnistes commis à cette tâche.

Au cours des dépôts, des cas de falsifications de notes ont été décelés dans le guichet réservé aux nouveaux prêts et renouvellements de l'aide.  « Il y a des étudiants qui falsifient leurs notes pour pouvoir déposer, donc on observe la vigilance à travers les contrôles. On en a déjà rencontré, ces cas de fraudes » , a expliqué Mme Zampaligré.

Pour le moment, il n'y a pas de problème majeur, selon les informations reçues du FONER, qui a ajouté qu'il se pourrait qu'il y ait cette année quatre sessions au lieu de trois comme dans les années passées, si toutefois tous les étudiants n'arrivaient pas à déposer à la troisième session.

Selon leurs explications, cette session, qui s'est ouverte le 8 janvier et qui prendra fin le 23 janvier 2009 est la deuxième. La première étant les premiers dépôts des universités de Bobo-Dioulasso et de Koudougou, qui relèvent financièrement de la direction générale du FONER à Ouagadougou.

MY-OO/SVY


Burkina-Education-Université
Université de Ouagadougou : L'année académique durera 15 mois
pour certains étudiants

Ouagadougou, 7 janv. (AIB) - Les étudiants de l'Unité de formation et de recherches en sciences de santé (UFR/SDS) de l'Université de Ouagadougou vont passer en tout 15 mois sur les bancs au compte de l'année 2007/2008 ; ils viennent d'entamer une session de rattrapage le 5 janvier dernier, a appris l'AIB ce mercredi.

L'année académique 2007/2008 est une année exceptionnelle de par sa durée pour le monde de l'enseignement supérieur et surtout des étudiants de la plus grande université du Burkina Faso. L'année académique, qui s'étend habituellement d'octobre au mois de septembre de l'année suivante a connu un bouleversement du fait des perturbations qui ont conduit à la fermeture des amphithéâtres en fin juin 2008.

A la reprise le 1 er août, malgré la volonté de toutes les parties de sauver l'année, c'est une année atypique qui se présente aujourd'hui devant les différents acteurs de l'Université de Ouagadougou. Si les années antérieures, le mois de janvier correspondait au début du second trimestre, cette année, il correspond plutôt à la période des examens de la session de rattrapage dans certaines filières et celle de l'attente des résultats pour les autres.

A l'Unité de formation et de recherches en sciences de santé par exemple, la deuxième année a démarré la session de rattrapage le lundi 5 janvier tandis que la faculté de droit a fini la même session le 31 décembre 2008. Quant aux étudiants de la faculté des sciences économiques et de gestion, ils sont en attente de leurs résultats de la session qu'ils ont fini de composer en fin novembre.

C'est donc dire qu'à l'Université de Ouagadougou, les étudiants n'ont pas encore fini avec l'année académique précédente tandis que ceux de Bobo et de Koudougou sont suffisamment avancés sur l'année en cours.

Tous les étudiants ont les oreilles tendues vers l'administration universitaire dans l'espoir qu'une reprise sera effective d'ici à la fin du mois en cours. Sans quoi, l'on se demanderait à quoi vont ressembler les années académiques à venir ? En tout cas, l'impatience se lit sur le visage des étudiants, las d'attendre et d'être sous la menace d'une année mal partie.

OO/MY/SVY


Burkina-Education
Turbulences financières à l'Association des parents d'élèves de l'Ecole A de Tanghin Barrage

Ouagadougou, 22 déc. (AIB) - L'Association des parents d'élèves (APE) de l'école de Tanghin Barrage A s'est réunie le samedi 20 décembre 2008 en assemblée générale en vue de résoudre les problèmes matériels de l'école.

Le président de l'APE de l'école A de Tanghin Barrage, M. Mathieu Bruno Sawadogo a demandé aux parents d'élèves de mettre tout en ouvre pour améliorer les conditions de travail des enseignants et des élèves. « Nous savons que le phénomène de la vie chère est un facteur aggravant des difficultés des parents d'élèves », a-t-il dit. M. Mathieu Bruno Sawadogo a souligné la nécessité pour l'association des parents d'élèves (APE) de l'école A de Tanghin Barrage de faire face à leurs devoirs et leurs responsabilités, au regard des charges récurrents au fonctionnement de l'école.

En effet, l'actuel bureau de parents l'APE de l'école A de Tanghin Barrage est en place voilà quelques mois seulement. « Nous sommes à la tête de l'APE de l'école A voilà seulement le 11 octobre 2008 », a précisé M. Mathieu Bruno Sawadogo.

« Nous trouvons une caisse APE quasiment vide, avec des arriérés de salaire du gardien, des redevances d'eau non payées, des tables bancs et des sautoirs à réparer », relevé à son tour le trésorier général de l'APE de l'école A de Tanghin Barrage, M. Etienne Ouédraogo.

Face à l'ampleur des problèmes et vu la situation de la trésorerie des parents d'élèves, M. Etienne Ouédraogo a appelé les parents d'élèves à faire un effort en s'acquittant le plus rapidement des cotisation fixées de 2000 francs CFA afin de renforcer le plus rapidement la caisse pour répondre aux besoins de l'école. « Si nous avons pu éponger les arriérés d'un an de salaire du gardien estimés à 85. 500 francs à notre arrivée à la tête de l'APE en octobre 2008, il n'en demeure pas moins qu'à ce jour, nous lui devons encore 30 500 francs CFA tandis qu'à l'ONEA, nous devons payer 22. 420 francs CFA », s'est inquiété le trésorier, Etienne Ouédraogo.

Pour Etienne Ouédraogo, les difficultés financières sont réelles et il n'y a pas à se voiler la face car l'argent demeure le nerf de la guerre, même pour une association comme la leur. « Le succès de l'APE dans ses missions dépend de sa capacité à mobiliser les ressources nécessaires à l'accomplissement des tâches qui lui incombent », a-t-il ajouté.

A titre d'illustration, M. Ouédraogo a rappelé que les parents devraient redoubler d'effort d'abord pour être à jour des 2000 francs CFA ensuite, pour faire de la réalité l'engagement pris devant le maire de la commune de Nongr -Massom, M. Zakaria Sawadogo avant juste la rentrée scolaire. « Les parents d'élèves s'étaient engagés à consentir un effort exceptionnel de 1000 francs CFA sur les cotisations, ce qu'ils semblent ne pas comprendre aujourd'hui », s'étonne M. Ouédroago.

Le directeur de l'école, M. Etienne Kaboré a salué l'esprit de solidarité des parents d'élèves et surtout la bonne volonté agissante en leur sein. Il a déploré la qualité des paquets de craie que le ministère envoie aux écoles. Ces craies sont sources de beaucoup d'affection respiratoire et l'APE doit, sur ses fonds propres, assurer le changement des paquets défectueux.

ABT/ SVT


Burkina -Education
L'AMAIF octroie deux forages aux écoles de Tanghin

Ouagadougou, 10 décembre 2008 (AIB) - L'Association madrilène d'aide à l'enfance (AMIAF) a procédé le mercredi 10 décembre à Ouagadougou, à une remise de dons aux écoles primaires Tanghin barrage A, B et C.

Ces dons étaient constitués de deux forages, de fûts d'eaux, des seaux pour chaque classe et de fournitures scolaires, a-t-on constaté. L'AMAIF est une association espagnole qui ouvre pour le bien-être des enfants et est présente au Burkina depuis 2005, a affirmé le représentant national de l'association, M. Azar G. Christophe.

« L' association a, à son actif, plusieurs réalisations dans de nombreuses localités au Burkina. Elle compte à ce jour quatorze forages, quatre projets de scolarisation et d'alimentation et la construction d'une cuisine traditionnelle dans des écoles publiques », a indiqué le président de l'association, José Ricardo Pelàez. Ce sont au total plus de 10 000 personnes qui ont déjà bénéficié des projets de l' AMAIF, a-t-il ajouté.

La représentante des élèves a dit la satisfaction de ses camarades pour ce geste et s'est engagée pour une meilleure utilisation des forages. Les responsables de l'association ont prodigué des conseils aux bénéficiaires quant à la bonne gestion des infrastructures et ont conclu la cérémonie par la mise en place d'un comité de quatre personnes pour la gestion des ouvrages.
MY/OO/SVY


Burkina-Education-Recherche
FRSIT 2008 :
Evaluer l'impact de la recherche scientifique et technologique sur les sociétés africaines

Ouagadougou 1er déc. (AIB)- La 8è édition du Forum national de la recherche scientifique et des innovations technologiques (FRSIT) s'est ouverte le 29 novembre 2009 à Ouagadougou sous le signe de l'évaluation des impacts de la recherche sur les populations africaines en termes d'amélioration des conditions de vie.

Au-delà des expositions, des conférences et des ateliers, la 8è édition du FRSIT va chercher « à mettre en évidence les impacts réels des résultats de recherche, des innovations et des inventions sur nos sociétés africaines » a indiqué le ministre des l'Enseignement secondaire, supérieur et la Recherche scientifique, le professeur Joseph Paré.

Selon le professeur Joseph Paré, cette édition du FRSIT est un défi pour les chercheurs parce que « la créativité doit être au service du développement ». En matière de développement, tout pays qui ne crée pas de technologie restera un pays dépendant de ceux qui en créent a-t-il poursuivi.

La 8è édition du FRSIT connaît la participation des pays comme le Bénin, le Cameroun, le Canada, la Côte d'Ivoire, La France , le Gabon, le Mali, le Niger et le Togo a déclaré le président du comité national d'organisation Robert Foro.

La présence des pays du Nord et du Sud à ce FRSIT est la preuve que « le partenariat scientifique est une réalité et doit se renforcer pour une recherche efficace adaptée aux besoins des populations », a expliqué le ministre Paré. Le FRSIT, organisé par le ministère des Enseignement secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique et le ministère du Commerce et de la Promotion de l'entreprise et de l'artisanat, prendra fin le 6 décembre prochain. Les expositions se déroulent sur le site du SIAO.

MY/SVY


Burkina-Education-Histoire
L'AHBF rend hommage à l'historien Joseph Ki-Zerbo

Ouagadougou 27 nov. (AIB) -L'Association des historiens du Burkina Faso (AHBF) a clos le colloque international en hommage à Joseph Ki-Zerbo le mercredi 26 novembre à l'Université de Ouagadougou. Le moins que l'on pouvait dire est que le Professeur Joseph Ki-Zerbo est toujours vivant à travers ses ouvres.

L'AHBF est plus que jamais décidée, depuis sa création en mai 2005 à Bobo-Dioulasso, à mettre en valeur le riche patrimoine historique qu'a laissé l'historien et homme politique Joseph Ki-Zerbo ; c'est pourquoi un hommage lui a été rendu pendant ces trois jours de réflexion.

Des professeurs et hommes d'histoire venus du Mali, du Bénin, du Togo, de la France , du Niger, de la Côte d'Ivoire, du Canada, du Cameroun, de la RDC et du Burkina Faso ont participé à ce colloque.

Selon Salou N'Diaye, directeur de la faculté des sciences humaines à l'Université Check Anta Diop de Dakar au Sénégal, cette reconnaissance à Joseph Ki-Zerbo témoigne de son engagement dans la défense de toute l'Afrique.

Le président de l'Université de Ouagadougou, Jean Coulidiaty a appelé tous les participants à faire de cette rencontre un chantier d'échange permanent. Il a également encouragé la jeunesse à se lancer dans la recherche d'une bonne formation historique et à s'armer de courage et de détermination pour conquérir la dignité de l'Homme noir et de son continent.

Au sortir de la rencontre, les participants ont, entre autres, recommandé la nomination de l'Université de Ouagadougou, l'Université Joseph Ki-Zerbo, la prise en compte à tous les niveaux de l'enseignement secondaire de l'histoire du Burkina Faso.

Les historiens du Burkina Faso, eux, se sont engagés désormais à s'impliquer dans toutes les cérémonies commémoratives de l'histoire du pays.

BL/TN/SVY

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