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Burkina-économie-sécurisation du crédit
Les institutions de micro finance à la recherche des voies et moyens pour recouvrer les créances impayées

Ouagadougou, 7 juillet 2010 (AIB)-le conseiller technique du ministre de l’Economie et des Finances, Jacques Zida a invité, lors d’un atelier mercredi à Ouagadougou, les acteurs de la micro finance à mener des réflexions pour  recouvrer les créances impayées et sécuriser le crédit dans le système financier décentralisé au Burkina Faso.

Selon M. Jacques Zida cette rencontre qui rentre dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’action de la stratégique nationale de la micro finance va permettre une amélioration des cadres légales et fiscale des systèmes financiers décentralisés.

Ainsi les participants à l’atelier vont faire l’état des lieux des créances impayées, dégager les rôles de chaque acteur en vue de trouver les voies et moyens pour recouvrer les créances impayées, a déclaré la coordonnatrice de l’unité du plan d’action de la stratégie nationale de micro finance, Mme Nathalie Sandwidi.

Les créances impayées dans le domaine de la micro finance connaît une croissance inquiétante au Burkina Faso, d’où la nécessité pour les acteurs de déterminer les actions efficaces pour les réduire. « Le taux de créances impayées est passé de  1,6% en 2006 à 4,5% en 2009 » a soutenu la coordonnatrice de l’unité du plan d’action de la stratégie nationale de micro finance, Mme Nathalie Sandwidi. Par conséquent la rencontre devra définir des recommandations pour un recouvrement optimum des impayées, a souligné le  conseiller technique du ministre de l’Economie et des Finances, Jacques Zida.
MY /…


Burkina –Economie-Développement 
Le Burkina Faso se porte bien selon la FMI

Ouagadougou ,14 avril (AIB)-Suite à la mission du fond monétaire international qui  a séjourné à Ouagadougou du 25 mars au 9 avril  au titre de la 6ème et dernière revue du programme 2007-2010 et des négociations d’un  nouveau programme triennal au Burkina, la représentante Résidente de l’institution  au Burkina a animé une conférence de presse mercredi 14 avril  2010 à Ouagadougou .

Une mission du département Afrique du Fonds monétaire international(FMI) a rencontré M. Lucien Marie Bembamba, ministre de l’économie et des finances et  d’autres  partenaires des  hauts cadres, les représentants des organisations non gouvernementales, les partenaires au développement, les  banques et les membres du parlement. Une  mission  selon la représentante  résidentes, Isabell Adenauer qui  aura permis de mettre en place les grandes lignes d’un nouveau programme économique et financier ; lequel pourrait être soutenu par le FMI au titre de la Facilité Elargie de Crédit (FEC).

 Ce nouveau programme  vise à consolider  la stabilité macroéconomique et à renforcer les reformes structurelles et les politiques sociales afin de soutenir la croissance et la réduction de la pauvreté. Les reformes structurelles viseront surtout  à renforcer  la gestion des finances publiques, à soutenir le développement du secteur financier , raffermir le secteur  cotonnier   et améliorera l’environnement des affaires   a  indiqué Mme Adenauer.

« La mise en œuvre du programme a été conforme aux attentes ; les objectifs quantitatifs et atteints et les mesures de réformes structurelles ont  été mise en œuvre comme prévu, sauf pour deux d’entre elles dont la finalisation est attendue dans les prochaines jours »  a  dit Mme Malangu Kabedi-Mbuyi, chef de mission du  FMI pour le Burkina Faso.

Pour 2010,  la croissance économique pourrait se situer à 4,4% grâce essentiellement au secteur agricole et minier  alors que l’inflation resterait en deçà de 3%.

En finance publique les recettes devraient continuer à s’améliorer pour se situer à 13,8%du PIB avec poursuite des mesures administratives. Le ralentissement de l’économie mondiale, la baisse de la demande du coton  qui s’en est suivi ainsi  que l’impact des inondations du mois de septembre ont affecté  l’activité économique et la demande intérieur au Burkina entrainant ainsi   le ralentissement  du PIB. Le déficit budgétaire global a légèrement augmenté pour atteindre 4,8%du PIB a  rapporté   la mission.
BS /IB


Burkina-économie
La nécessité des ports secs et des plates formes logistiques au centre d'un séminaire international

Ouagadougou 1er déc. (AIB) - Il s'est ouvert le 1 er décembre 2008 à Ouagadougou, sous l'égide de la Chambre de commerce et d'industrie du Burkina et de la Fondation « Ports de Las Palmas », un séminaire international sur « la stratégie de plate forme logistique et des ports secs dans les pays de l'hinterland ».

Pendant trois jours, les séminaristes venus de onze pays vont réfléchir afin de dégager les mécanismes régissant les plates logistiques et les ports secs et d'évaluer la nécessité de ces infrastructures pour les pays sans littoral.

Ce séminaire va permettre aux participants « de mener une réflexion approfondie sur la problématique des plates formes logistiques et des ports secs qui sont des infrastructures indispensables à une réelle expansion de l'activité économique des pays enclavés et à une consolidation de l'intégration économique régionale », a indiqué le ministre du Commerce, de la Promotion de l'entreprise et de l'artisanat, Mamadou Sanou.

Pour le directeur général de la Chambre de commerce et d'industrie du Burkina, M. Franck Tapsoba, en plus d'être un forum d'échange d'expérience et d'idées en matière de gestion d'infrastructures marchandes, le séminaire doit être un cadre de « raffermissement des relations existantes entre les parties prenantes ».

L'objectif de cette rencontre « est de trouver des réponses concrètes aux défis qui portent sur l'amélioration de la compétitivité et l'accès aux marchés internationaux », a expliqué M. Franck Tapsoba.

Pour cela, la nécessité de réaliser des ports secs dans les pays qui n'ont pas accès à la mer n'est pas plus à démontrer, a laissé entendre le ministre Mamadou Sanou. Selon ce dernier, il est nécessaire « d'imaginer des mesures appropriées permettant d'assurer avec régularité et au meilleur coût la desserte des pays ». Pour ce faire, il faut outiller les acteurs du secteur pour leur permettre de connaître les principes et les mécanismes des ports secs et faciliter la mobilisation des ressources.

L'atteinte des objectifs du séminaire dépend de l'appropriation des conclusions par les participants, a déclaré M. Franck Tapsoba.

M Y/SVY


Burkina-Culture-Artisanat-SIAO 2008
« Le SIAO n'est pas fait pour tous les artisans », selon Jean-Claude Bouda

Ouagadougou, 30 oct. (AIB) - Le commissaire général du Salon international de l'artisanat de Ouagadougou (SIAO), a déclaré jeudi à Ouagadougou, que ce salon n'a pas été créé pour toutes les catégories d'artisans, invitant les artisans à améliorer la qualité de leurs ouvres.

« Il ne suffit pas de fabriquer deux chapeaux et vouloir se présenter au SIAO », a expliqué Jean-Claude Bouda, qui s'exprimait au cours d'un « Nous disons aux artisans nationaux que nous ne sommes pas contre eux. Mais qu'ils comprennent qu'en allant au SIAO, on va à un salon international. On ne va pas au marché de Saponé, où on peut prendre ses bagages à dos d'âne et aller les vendre. On ne peut pas faire un prix pour les Burkinabè et un prix pour les autres. Il faut que nos artisans cessent de pleurnicher ». (Le SIAO n'est pas fait pour tous les artisans).

La 11 e édition du SIAO coïncide avec le 20 e anniversaire de la manifestation. Globalement on a remarqué que d'édition en édition, le SIAO s'est renforcé du point de vue de la participation, de sa notoriété et de son ouverture internationale. Pour cette édition, on s'est fixé quatre grands objectifs. Premièrement, renforcer la vocation panafricaine et internationale du SIAO.

Deuxièmement, il s'agit de promouvoir et d'accroître une offre artisanale de qualité ; troisièmement, nous voulons professionnaliser davantage les prestations que nous offrons aux acteurs de la manifestation, et enfin le dernier objectif qui constitue un défi interne pour nous, vise à rentabiliser la manifestation. Car il faut travailler à rendre l'événement beaucoup plus autonome des subventions que nous recevons de l'Etat et des aides que nous recevons des partenaires et des sponsors.

Au début, on nous faisait le reproche d'être une manifestation ouest-africaine et francophone. Aujourd'hui, ce n'est plus le cas. Les artisans africains s'approprient progressivement la manifestation. Avec 26 pays dont Madagascar, l'Ethiopie, la Tunisie , l'Afrique du Sud et les pays ouest-africains, on peut dire que toutes les zones géographiques et culturelles du continent noir sont représentées à cette édition.

Mais ce qui réconforte le plus Jean-Claude Bouda, c'est l'inversion de la représentation des participations au SIAO. Au début, raconte-t-il, c'était des participations institutionnelles au niveau des Etats. De plus en plus, les artisans viennent s'inscrirent individuellement pour exposer leurs produits. C'est cette tendance-là qui est l'avenir du SIAO.

C'est dans ce sens que le Brésil a été retenu comme pays invité d'honneur. Selon le patron du SIAO, ce choix se justifie par le fait que ce pays est non seulement la 10 e puissance économique du monde, regroupant aussi la plus grande diaspora noire dans le monde (près de millions de personnes) et jouissant d'une très grande vitalité culturelle. La délégation brésilienne qui est forte d'une trentaine de personnes, va participer au SIAO sous deux formes : à travers un stand où elle va exposer la richesse et la diversité de leur artisanat, et la prestation d'une troupe d'animation artistique.

De nombreux prix spéciaux, dont celui du président du Faso qui récompense le meilleur stand avec une somme de 05 millions de francs CFA et celui de l'Union Africaine (10 mille dollars américains, soit environ 05 millions de francs CFA) seront également distribués aux artisans à la fin du salon.

AIB - 03 novembre 2008
MS/SVY


Burkina - Economie
L'OMC au chevet du Burkina Faso pour simplifier et harmoniser les actes et les pratiques commerciales

Ouagadougou, 10 oct. (AIB) - L'Organisation mondiale du commerce (OMC) organise depuis le lundi 6 octobre 2008 un atelier de formation à l'intention des représentants du secteur privé, des transitaires, des importateurs, des exportateurs et l'ensemble des représentants des services techniques du ministère impliqués dans le processus de négociation sur le commerce mondial.

Le Burkina, selon Mme Birgit Viohl, a beaucoup évolué. « Les pays membres de l'OMC ont entamé depuis 2004 les négociations autour des articles 5, 8 et 10 en vue de la facilitation des actes commerciaux et des échanges », a rappelé Mme Birgit Viohl.

A ce jour, a poursuivi Mme Viohl, le Burkina Faso a une bonne position puisque le pays est en conformité sur 27 indicateurs de performance sur 48. « L'exercice de Ouagadougou vise la mise en ouvre des accords de l'OMC en ce qui concerne les 27 indicateurs de performance tandis qu'il s'avère nécessaire d'envisager les changements susceptibles d'améliorer les performances du pays dans le cadre légal, institutionnel ou opérationnel », a précisé Mme Birgit Viohl.

L'un des objectifs de la réunion de Ouagadougou est de stimuler l'application dans le contexte burkinabé et la méthodologie développée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la Banque mondiale (BM), le Centre des Nations unies pour le commerce et le développement (CNUCED), le Fonds monétaire international (FMI), l'Organisation mondiale de la douane (OMD) et l'Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE) dans l'analyse des besoins de facilitations des actes et des échanges commerciaux.

L'objectif spécifique du « brainstorming » de Ouagadougou se fonde sur le constat que dans la plupart des pays, le volume des échanges internationaux augmente. « Cette situation fait que les responsables des opérations aux frontières sont soumis à la fois à une charge de travail accrue et à des pressions croissantes dans le sens de la facilitation des échanges », a-t-elle soutenu.

Les travaux ont pris fin ce vendredi 10 octobre 2008 en fin de matinée.

AIB - 10 octobre 2008
ABT/SVY


Burkina-Economie
Le patronat burkinabè entend se doter d'organisations professionnelles fortes

Ouagadougou 17 sept. (AIB) - Le Conseil national du patronat burkinabé (CNP-B) en collaboration avec le gouvernement organise un séminaire de formation en planification stratégique, pour doter le patronat burkinabé d'organisations professionnelles membres fortes et crédibles, capables de proposer et de mettre en ouvre des réformes pour la promotion du secteur privé.

Outre cet objectif, la rencontre vise aussi renforcer les capacités des responsables en charge de la gestion quotidienne des associations et groupements professionnels, relais indispensables pour une meilleure communication et une bonne visibilité de leurs structures, précise le président du CNP-B, El hadj Birama Nacoulma.

A l'issue de ce séminaire, il a souhaité que cette formation soit porte des fruits sur le terrain.

Cette formation « sera un tableau de bord devant permettre aux responsables en charge de la gestion quotidienne des associations et groupements professionnels que sont les secrétaires généraux et les secrétaires permanents d'évaluer périodiquement l'efficacité de la mise en ouvre des recommandations et décisions des organes statutaires de leurs structures », a laissé en substance M. Nacoulma.

La formation a duré 48 heures et a regroupé une soixantaine de participants parmi lesquels les secrétaires généraux des associations et groupements professionnels membres du CNP-B.

AIB 17 septembre 2008
ABT/AMK/SVY


Burkina-Economie
Installation des membres du comité d'orientation et de suivi du MCA-BF

Ouagadougou, 17 sept. (AIB) - Le Premier ministre burkinabé, Tertius Zongo a procédé le mercredi 17 septembre 2008 à Ouagadougou, à l'installation des membres du comité d'orientation et de suivi du Millenium challenge Account- Burkina Faso.

Tertius Zongo a souligné que le compact du Burkina Faso, issu des concertations populaires s'inscrit parfaitement dans les options stratégiques du pays.

« C'est un impressionnant travail de rationalisation par les experts du Burkina Faso et des Etats-Unis d'Amérique qui a permis d'élaborer quatre axes portant sur le projet de développement agricole, la sécurisation foncière, le désenclavement territorial et la promotion de l'éducation des filles »,

a-t-il poursuivi.

Il a fait remarquer que les résultats attendus dans la mise en ouvre des accords du compact du Burkina exigent en outre la transparence, le combat contre la fraude et la corruption et surtout, la culture de l'efficacité. « C'est pourquoi, votre rôle, en tant que responsables de la bonne exécution du compact est crucial. Le Président du Faso, a-t-il rappelé, s'est engagé à créer les conditions nécessaires pour la mise en ouvre de ce compact dans le respect des règles de transparence et d'efficacité requis par les accords de financement ».

Tertius Zongo a rappelé par ailleurs que le comité d'orientation et de suivi doit superviser activement la gestion du MCA-BF, de protéger, de préserver, de gérer les actifs du programme, de superviser et orienter l'unité de coordination, de prendre en compte les recommandations et les conseils du conseil national d'orientation, de veiller au respect de tous les accords de subvention signés ou à signer avec MCC dans le cadre de la préparation et de la mise en ouvre du compact.

Au préalable, l'ambassadeur des Etats-Unis d'Amérique au Burkina Faso, Mme Janine Jackson a dit marquer un intérêt pour les projets soumis par le Burkina parce que ces projets vont réduire le fossé entre les riches et les pauvres au Burkina. « Il y'a deux ans de cela que vous avez lancé une consultation nationale sur le processus du compact. Le peuple a identifié les contraintes principales à la croissance économique, il a développé les solutions et il a élaboré un programme basé sur les résultats. Le compact est réellement celui du Burkina Faso », s'est-elle réjoui.

En rappel, le Burkina Faso et le gouvernement des Etats-Unis ont signé le 14 juillet 2008 un protocole d'accord de financement de 481 millions de dollars à travers le Milleniums challenge corporation (MCC).

ABT/SVY


Burkina-Economie-Hydrocarbures
Le prix du carburant ne baissera qu'avec un baril à 80 dollars, selon le gouvernement burkinabè

Ouagadougou, 17 sept. (AIB) - Le gouvernement burkinabé a indiqué mardi qu'il n'envisagerait une baisse du prix de l'essence à la pompe « que si le baril se situe en deçà de 80 dollars », avec un dollar lui-même en dessous de 441 francs CFA alors que plusieurs associations de consommateurs l'accusent de ne pas répercuter localement la baisse « actuelle » du prix du baril sur le marché mondial.

« En ce moment précis, le cours du baril est en baisse, alors que celui du dollar est en hausse. Une baisse des prix à la pompe ne peut être envisagée que si le baril se situe en deçà de 80 dollars avec un dollar ne dépassant pas le cours actuel de 441 francs CFA », a précisé le ministre en charge du Commerce, Mamadou Sanou, dans une déclaration datée du 11 septembre et rendue publique mardi.

M. Sanou répondait ainsi aux associations des consommateurs, notamment la Ligue des consommateurs du Burkina (LCB) qui, dans une déclaration, accuse le gouvernement de ne pas respecter « sa parole en faisant bénéficier aux consommateurs, la baisse actuelle » du baril de pétrole sur le marché mondial.

Dans sa note, le ministre Sanou indique que la Société nationale burkinabé des hydrocarbures (SONABHY, qui détient le monopôle de l'importation des hydrocarbures), a enregistré des manques à gagner de 118 francs CFA en juillet 2008, 120 francs en août et 58 francs en septembre dans la vente de l'essence « super 91 » et du gasoil.

 »Les prix pratiqués à la pompe aujourd'hui ne reflètent donc toujours pas la réalité du marché », écrit le ministre, ajoutant que la SONABHY enregistre « à ce jour » plus de 25 milliards de francs CFA de manque à gagner.

Depuis 2001, les prix des hydrocarbures au Burkina variaient mensuellement suivant le coût du baril du pétrole sur le marché international. Mais après plusieurs protestations, les syndicats avaient obtenu le blocage des prix à la pompe depuis juillet 2007. Le 12 juillet dernier, le gouvernement a relevé les prix des hydrocarbures. Le litre d'essence avait alors été augmenté de 7,46%, le pétrole 6,52%, et le gasoil 15,26%.
 »Dans tous les cas, une baisse des prix à la pompe ne devrait pouvoir intervenir normalement qu'après l'absorption des manques à gagner accumulés par la SONABHY.. . », prévient le ministre.

Le baril de « light sweet crude » pour livraison en octobre a clôturé mardi à 91,15 dollars à la bourse de New York, en baisse de 4,56 dollars par rapport à la clôture de vendredi.
RH/SVY


Burkina-Economie-Rapport « Doing business » 2008
Sur la longue route de l'émergence économique : les entreprises gagnantes au Burkina Faso

Ouagadougou, 11 sept (AIB) - A la faveur de la 6eme édition de la présentation du rapport « Doing business », le Burkina consolide sa position au sein des 10 pays reconnus meilleurs réformateurs au monde.

Au Burkina Faso, au-delà de l'impact des réformes entreprises dans le secteur de la construction, du travail, du transfert de propriétés et des impôts, l'entreprenariat est sur le point de faire de ce pays un pôle émergent dans les affaires avec le Centre de formalités des entreprises (CEFORE.

Le directeur général de la Maison de l'entreprise, Issaka Kargougou, en marge de la cérémonie de lancement du rapport 2008 de « Doing business », explique les efforts conjugués qui ont valu ce mérite au Burkina Faso.

« Tout le monde y a contribué, la Maison de l'entreprise à travers l'appui conseil », a-t-il dit.

Selon M. Issaka Kargougou, deux familles de produits dérivent de l'assistance de la Maison de l'entreprise aux promoteurs, associations, entrepreneurs ou groupements professionnels intervenant dans le secteur privé.

Il s'agit du service d'accueil guidance, information (SAGI) pour l'écoute des besoins des promoteurs, la validation des idées-projets, l'information sur les structures d'appui au secteur privé, les cours pratiques de création d'entreprises et de développement des affaires (CEDA) et l'animation de programmes d'information avec les médias.

Il y a ensuite le service accompagnement (SAC) qui assure l'accomplissement des formalités d'introduction au Fonds de soutien à coût partagé (FSCP), aux chèques conseils etc. Les diagnostics flashes, l'appui en ingénieur, financière, la facilitation de l'accès au crédit (fonds de garantie, prêt d'honneur, capital à risque, parrainage, benchmarking et développement de l'esprit d'entreprise ou l'appui à la structuration des organisations professionnelles.

M. Issaka Kargougou a estimé la contribution de la Maison de l'entreprise comme aide à l'orientation de l'entreprenariat au Burkina, avec la mise en place du centre de formalités des entreprises (CEFORE), le centre d'information et de documentation économique (CISE), le Fonds de soutien à coût partagés (FSCP), le centre d'information juridique des affaires (CIJA) et récemment, le centre de facilitation des actes de construire (CEFAC).

ABT/SVY


Burkina-Economie-Business
«Rapport Doing Business 2009» : un bon classement pour le Burkina

Ouagadougou 10 sept. (AIB) - La Banque mondiale a procédé, comme chaque année, au lancement du rapport 2009 ce mercredi 10 septembre 2008 au siège de l'institution à Ouagadougou. «Doing Business» est un rapport sur le climat des affaires dans le monde et qui classe les différents pays selon les facilités qu'ils offrent pour la pratique des affaires.

Le Burkina Faso s'en est tiré avec un bon rang. Selon ce rapport, le Burkina est un des leaders au monde en matière de réformes réglementaires visant à faciliter la pratique des affaires. Il est 6 e des 10 meilleurs réformateurs du monde et au regard du climat des affaires, progresse de 16 places (164 e sur 178 l'année dernière au 148 e cette année sur 181) au rang mondial.

Le classement de «Doing Business» se fait selon dix indicateurs qui sont la création d'entreprises, l'octroi de licence de construction, l'embauche de travailleurs, le transfert de propriété, l'obtention de prêts, la protection des investisseurs, le paiement des taxes et impôts, le commerce transfrontalier, l'exécution des contrats et la fermeture d'entreprise.

De façon globale, la moisson est satisfaisante. Le Burkina Faso a enregistré des impacts de réforme dans 4 domaines principalement. Les réformes dans la licence de construction, l'embauche des travailleurs, le transfert de propriété et du paiement des taxes et impôts ont eu des impacts ayant permis au pays une progression de 16 places.

Aussi, suivant le classement par institution régionale, les avancées sont remarquables. Le pays des Hommes intègres engrange une progression de +10 en Afrique subsaharienne, +6 au sein de la CEDEAO , +7 au sein de l'OHADA, +4 au sein de l'UEMOA et tient la tête dans les deux dernières en matière d'amélioration du climat des affaires au classement 2009.

Selon le représentant résident par intérim du groupe de la Banque mondiale, Celestin Bado, le Burkina aurait pu avoir un rang meilleur à celui qu'il a eu si les réformes entreprises dans certains domaines avaient été mis en ouvre et produit leurs impacts avant l'élaboration du rapport.

«Doing Business» 2009 a recensé 239 réformes adoptées entre juin 2007 et juin 2008 dans 113 pays. La région Europe et Asie centrale tient la tête, suivie de l'Afrique en matière d'adoption des réformes favorables aux affaires.

BL/SVY


Burkina-Economie
«Le plus important n'est pas le classement mais l'impact», dixit le ministre en charge du commerce

Ouagadougou 10 sept. (AIB) - Le classement du Burkina Faso par le rapport Doing Business 2009 a été bien accueilli par les membres du gouvernement et le secteur privé présents lors du lancement de ce rapport.

Certes, il y a eu de grands bonds en avant dans le sens de l'amélioration du climat des affaires au Burkina Faso, à mettre à l'actif des mesures prises par le gouvernement à cet effet, a dit le ministre du Commerce, de la Promotion de l'entreprise et de l'artisanat, Mamadou Sanou.

Selon lui, ce n'est pas le classement qui est le plus important mais plutôt l'impact qu'ont et que peuvent produire ces réformes dans le pays. Il a réaffirmé l'engagement du gouvernement à poursuivre ces réformes entamées et à assainir le climat des affaires afin de permettre davantage d'investissements d'entrepreneurs locaux comme étrangers.

Il ne faut donc pas baisser la garde quand on sait que ce n'est qu'avec l'indicateur embauche des travailleurs que le Burkina Faso se situe dans le 1 er tiers ; et qu'avec les autres, il traîne dans le 2 nd et même le 3 e tiers. Et en matière de commerce transfrontalier, le pays est au rouge, a précisé le directeur du programme Doing Business, Alain Traoré.

Le président du conseil d'administration de la Maison de l'entreprise, représentant le secteur privé, Alain Coéfé a salué les efforts du gouvernement dans le sens de l'amélioration du climat des affaires mais a surtout souhaité davantage de collaboration entre le gouvernement et le secteur privé.

Des facteurs comme la sécurité dans un pays, le niveau d'éducation des travailleurs, la santé financière de l'entreprise influencent la décision des investisseurs et joue sur l'impact des investissements, selon Alain Traoré.

Il a ajouté que le rapport Doing Business de la Banque mondiale permet de comparer le climat des affaires dans les différents pays afin de les inciter à procéder à des réformes et favoriser l'environnement des affaires, ce qui constitue un effort notable dans la lutte contre la pauvreté.

BL/SVY


Burkina-Economie-Douanes
Sortie de la promotion 2007-2008 de l'Ecole nationale des Douanes

Ouagadougou 8 août (AIB) - Baptisée «Promotion intégration des peuples», ils sont 174 élèves à avoir reçu leur parchemin ce vendredi 8 août 2008 à l'Ecole nationale des douanes de Ouagadougou.

Pour cette année scolaire qui s'achève, il y a eu 318 élèves repartis en 7 promotions dont 4 sont sorties de cette année ; parmi lesquelles 28 inspecteurs, 25 contrôleurs, 42 assistants, 75 préposés de nationalités diverses (burkinabè, tchadienne, centrafricaine, gabonaise, nigérienne et malienne).

Pour le directeur de l'Ecole nationale des douanes, le bilan de l'année est satisfaisant grâce au dynamisme des enseignants et au travail accompli par les élèves. Il leur a demandé de mettre en pratique les atouts reçus durant leur formation.

Prenant la parole, le délégué des élèves a affirmé que le choix porté sur le directeur général du Conseil burkinabè des chargeurs, Ali Traoré comme parrain est dû au fait qu'il est un modèle à suivre. Ali Traoré a pour sa part invité ses filleuls à plus de dévouement et d'abnégation dans leur carrière.

Le ministre de l'Economie et des Finances, Jean Baptiste Compaoré a salué la coopération qui existe entre la direction générale des douanes et des droits indirects de la République gabonaise et la direction générale des Douanes du Burkina Faso. Il a souhaité que cette coopération s'étende aux administrations sours du Niger, Tchad, Mali, de la Centrafrique et autres.

Jean Baptiste Compaoré a demandé aux élèves sortant d'être de meilleurs soldats pour la défense des intérêts des trésors publics de leur pays respectif.

«La formation que nous avons reçu nous permet de faire face à toute éventualité sur le terrain», a rassuré M. Tidiane Hamadou Nana, contrôleur des douanes (Burkina).

Créée le 25 novembre 1970 pour succéder au Centre de formation accélérée des fonctionnaires des douanes, l'Ecole nationale des douanes forme les fonctionnaires des catégories B, C et D ; elle est ouverte aux inspecteurs des douanes depuis 1984. En novembre 2006, l'école a abrité le centre régional de formation de l'Organisation mondiale des douanes pour les régions de l'Afrique de l'Ouest et du Centre.

AN/BL/SVY


Burkina-Economie-Genre
Vente de ciment reconditionné : Une activité des femmes du secteur informel

Bobo Dioulasso, 01 août (AIB) - Depuis plus dizaine d'années, des femmes de la ville de Bobo-Dioulasso reconditionnent du ciment qu'elles revendent en détail ou par sac. La nouvelle donne de la vie chère a littéralement « boosté » leurs activités. Sidwaya leur a rendu visite dans leur quartier général situé sur la rue Mamadou Konaté, côté est des entrepôts de la Société nationale de transit du Burkina (SNTB), au secteur 2 (Diarradougou).

« Je vends le ciment en détail pour subvenir à mes besoins ». Tels sont les propos de la vieille Fatimata Zampaligré, qui fait partie de la vingtaine de Bobolaises qui tirent profit du reconditionnement du ciment.

Depuis plus de 15 ans, elle mène son petit commerce, à savoir la vente du ciment en détail, pour nourrir la dizaine de bouches que compte sa famille. Après le décès de son mari, elle et sa coépouse avaient trouvé en cette activité, un moyen de subsistance. Plus tard, sa coépouse étant hélas décédée, Fatimata Zampaligré s'est retrouvée seule avec la charge familiale. « Par jour, je peux gagner 250 à 1 000 F CFA de bénéfice. C'est ce qui me permet de nourrir, soigner, habiller et scolariser nos enfants », dit-elle.

Veuve Zampaligré s'approvisionne chez Issouf Sawadogo, grossiste dans la vente du ciment dont la boutique est située dans la même rue. Il dit vendre de temps en temps à cette femme, des sacs de ciment dont l'emballage a cédé au cours du transport. « Ce petit magasin appartient à mon frère qui m'envoie les sacs pour la vente », confie-t-il. Selon lui, le sac de ciment du Burkina coûte 6 000 F CFA et celui provenant de la Côte d'Ivoire, 6 250 FCFA.

Quant au ciment vendu dans les boîtes de « doro » (grosse boîte de concentré de tomate) et les boîtes de lait de 750 kg , il provient des sacs éventrés lors de leur transport d'Abidjan-Bobo-Dioulasso et à l'occasion de leur déchargement.

Ces résidus sont balayés et reconditionnés pour être vendus à ceux qui n'ont pas les moyens de s'acheter un sac entier au prix normal. Devant notre inquiétude par rapport à la qualité de ce matériau de récupération, les vendeuses rassurent que les clients ne nous retournent pas les quantités achetées, ce qui fait dire à l'une d'elles qu' « il n'y a pas de problème avec ce ciment » .

Même à la question de savoir si elles ne courent pas de risques en inhalant la poussière émanant de la manipulation du ciment alors qu'elles ne sont pas protégées, Fatimata Zampaligré et ses voisines affirment que depuis plus de 15 ans, aucune d'entre elles n'a connu de problèmes respiratoires. Elles souhaitent en revanche être accompagnées par les ONG, l'Etat ou des partenaires dans la commercialisation de leur produit.

AIB - 01 août 2008
MB/SVY


Burkina - Economie - Promotion du secteur privé
Les acteurs de la sécurité privée et le gouvernement accordent les violons avant Bobo.

Ouagadougou, 26 juil (AIB) - La direction générale de la promotion du secteur a organisé le vendredi 25 juillet 2008 à Ouagadougou, une rencontre entre le gouvernement et les acteurs évoluant dans la sécurité privée

Selon le directeur général de la promotion du secteur privé Lancina Ki, cette rencontre vise à faire des échanges sur les préoccupations des acteurs du gardiennage et de convoyage de biens.

Pour M. Salif Dembélé du cabinet Dembs associated, la rencontre est un cadre de discussion entre le gouvernement et le secteur privé en vue de trouver des solutions aux problèmes y relatifs.

Les acteurs ont été invités à animer des débats francs et sans retenu. « Tout qui est tu à Ouagadougou, ne sera pas débattu à Bobo » a prévenu le secrétaire général du ministère de la sécurité Kiènou Tiéba.

Du fait de leur spécificité, les sociétés de gardiennage connaissent souvent des difficultés liée à la complexité de la démarche en vue de créer une société, aux frais élevés des dossiers, aux garanties excessives demandées par les services financiers et aux frais assurance qui sont élevés a indiqué M.Salif Dembélé.

A ces problèmes s'ajoute l'absence de code spécifique pour réglementer les sociétés de sécurité privée.

Pour améliorer le secteur de la sécurité privée, deux cabinets après des enquêtes proposent la relecture de l'. de création des entreprises de sécurité privée, la mise en place d'un code spécifique, la création d'une structure chargée des questions relatives à la sécurité privée au sein du ministère de la sécurité.

Les deux partis nourrissent l'espoir que des débats sortiront des actions concrètes pour une relance du secteur de la sécurité privée.

AIB 28 juillet 2008
MY/AN


Burkina-Economie -Elevage-Conflits-Pertes
Le Burkina risque de perdre plus 1,5 million de bêtes dans le conflit agriculteurs- éleveurs de Gogo

Ouagadougou, 18 juil. (AIB) - Des troupeaux de plus de 1,5 millions de têtes ont traversé la frontière burkinabè lors du conflit entre agriculteurs et éleveurs, survenu les 3 et 4 août 2007 à Manga-Est, dans le département de Gogo, province du Zoundwéogo, selon une étude rendue publique vendredi à Ouagadougou.

« Plus d'un millions de têtes de bétail sont parties au Ghana et plus de 500 mille au Togo, révèle l'étude menée par Dr. Poussi Sawadogo et M. Michel Sinaré, citant des sources concordantes. « Il s'agit là de pertes évidentes pour le Burkina Faso », écrivent-ils dans un rapport.

Un affrontement meurtrier entre un agriculteur autochtone et un pasteur des zones aménagées, avait dégénéré en un conflit entre autochtones et éleveurs allogènes, faisant 3 morts, 85 bêtes abattues, des biens matériels et mobiliers détruits. Certains éleveurs avaient alors rejoint les pays voisins avec leurs troupeaux..

Depuis lors, la situation s'est apaisée, même si certains engagements pris par les protagonistes, notamment l'abandon du port d'arme blanche, n'est pas effectif. Les experts demandent que des mesures soient prises pour encourager les « réfugiés » à revenir dans leurs zones habituelles.

Mais pour Mohamed Diagne du Mécanisme de prévention et de gestions des conflits (MPGC) de la CEDEAO , l'importance de la perte du bétail pourrait être relativisée, si l'on considère que certains éleveurs ont simplement suivi les itinéraires de transhumance habituels et devraient revenir. M. Diagne est chef du bureau d'observation et de suivi de la zone n°2 du MPGC, regroupant le Burkina, la Côte d'Ivoire, le Mali et le Niger.

AIB - 18 juillet 2008-07-18
AMK/SVY


Burkina-BAD -Financement
Le Groupe de la BAD consent un financement de 73,5 millions de dollars au Burkina

Ouagadougou, 14 juil. (AIB) - Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), à travers le Fonds africain de développement a accordé un appui de 73,5 millions de dollars US au Burkina Faso, dans le cadre de sa lutte contre la pauvreté, a appris l'AIB mardi de sources officielles.

L'accord comprend un prêt de 32,7 millions de dollars et un don de 40,8 millions de dollars. Il permettra de financer la 4ème phase d'un vaste programme d'appui à la stratégie de la réduction de la pauvreté (PASRP IV) au Burkina Faso.

La 4ème phase de ce vaste programme est axée sur les mesures de stabilisation du cadre macroéconomique et le soutien au secteur agricole à travers les privés.

Alors que la 3ème phase du PARSP était centrée sur l'accroissement de l'offre des secteurs sociaux (accès aux soins de santé, accroissement du taux d'éducation à 50%), la 4ème phase est orientée sur les mesures immédiates devant favoriser la stabilisation du cadre macroéconomique et la production agricole, l'un des piliers de l'économie burkinabé.

Le PASRP IV participera également à la lutte contre la corruption et à la réforme pour un système de passation des marchés plus transparent et plus efficace.

En termes chiffrés, le Programme vise un taux de croissance annuel d'au moins 6 %, l'augmentation des recettes fiscales à un niveau minimal de 13,5 % du PIB.

Depuis 2001, le PARSP est l'instrument gouvernemental en matière de réforme pour une plus forte croissance.

Pour sa part, le Groupe de la BAD a contribué à près d'un milliards de dollars (916,5 millions) aux efforts de développement du Burkina Faso depuis environ 40 ans.

AIB - 15 juillet 2008
AMK/SVY


Burkina - Financement 
Le Fonds GARI au chevet du secteur privé burkinabé.

Ouagadougou, 10 juillet (AIB) - Le fonds de garantie des investissements privés en Afrique de l'ouest (GARI) a organisé ce jeudi juillet 2008 un forum avec les opérateurs économiques, les institutions de financement dans le but de faire connaître ses activités dans les pays de l'espace CEDEAO.

Le directeur général du Fonds GARI, Atayi Ayiboné a déclaré que le fonds GARI veut assurer le rôle catalyseur de l'assistance financière aux opérateurs économiques. «  Les gouvernants et les Etats membres de la CEDEAO sont unanimes à reconnaître que le secteur privé est le véritable moteur de la croissance et partant, du développement », a-t-il indiqué.

M. Atayi Ayiboué a souligné que depuis le début des années 1990, nos Etats ont adopté des politiques visant à promouvoir le secteur privé et s'efforcent de créer un climat propice aux affaires.

Malheureusement, M. Atayi Ayiboué a déploré le fait qu'il existe encore de nombreux défis à relever de la part de ces Etats, défis au nombre desquels figure en bonne place le problème de financement des investissements privés.

« Depuis la disparition des banques de développement et institutions spécialisées nationales, le rôle de financement de l'investissement privé échoit aux institutions de financement internationales et aux banques commerciales.

Le forum va permettre aux opérateurs économiques et aux acteurs du secteur privé d'approprier la philosophie et l'approche du fonds GARI.

Constitué à l'initiative d'organisme de développement d'Institutions financières internationales et de 23 banques commerciales implantées dans l'espace CEDEAO, le Fonds GARI ambitionne d'être le premier instrument d'appui au secteur privé africain.

AIB - 10 juillet 2008
ABT/SVY


Burkina-Economie-Infrastructures
Plus de 300 parcelles pour les opérateurs économiques dans 18 mois.

Ouagadougou, 10 juil. (AIB) - Le ministre du Commerce, de l'Artisanat et de la Promotion de l'entreprise, Mamadou Sanou a procédé au lancement des travaux d'aménagements de la 2ème tranche de la zone d'activités diverses (ZAD) le jeudi 10 juillet 2008 à Ouagadougou.

Selon le directeur général de la Chambre de commerce et d'industrie, directeur général du projet, Franck Tapsoba, la réalisation de ce projet était « attendue par les opérateurs économiques car répondant à leurs préoccupations liées à la disposition d'accès pour y mener leurs activités.

Ce projet qui, à terme, mettra à la disposition des opérateurs économiques plus de 300 parcelles viabilisées suscite un engouement de la part de ces derniers, a indiqué M. Franck Tapsoba. « A ce jour, nous avons déjà enregistré plus de 700 demandes, a-t-il poursuivi.

D'un coût global de 9 300 000 000 F CFA, l'aménagement de la deuxième tranche de la ZAD est confiées à trois entreprises qui vont assurer les travaux de terrassement et de la voie, les travaux de parcellisation et les travaux de caniveau et de dalots, à expliqué le chef de mission de contrôle, Nama Baoui.

La superficie des parcelles varie entre 400 et 1000 m2 et leur coût est compris entre 38.000 et 62.000 F CFA le mètre carré , a notifié le directeur général de la Chambre de commerce et de l'industrie. « Ces parcelles sont destinées exclusivement aux activités économiques », a précisé M.Tapsoba.

Pour être attributaire d'une parcelle dans la ZAD , il faut justifier sa capacité financière et une commission d'attribution jugeront de la pertinence du dossier, a expliqué M.Tapsoba.

La durée des travaux est de 18 mois et le contrôle technique est assuré par le Laboratoire national du bâtiment et des travaux publics (LNBTP).

En rappel, la ZAD est un terrain vaste de 151 hectares attribué par l'Etat burkinabè à la Chambre de commerce et d'industrie du Burkina. En 1993, après la réalisation de la gare routière en 1980, la zone a été classée « Zone d'aménagement spécial ». Une première tranche de 40 hectares a été aménagée et a permis de dégager 135 parcelles.

La deuxième tranche concerne environ 46 hectares .

Les travaux de cette deuxième tranche sont financés par la Chambre de commerce et de l'industrie du Burkina.

AIB juillet 2008-07-10
MY/SVY


Burkina-Economie-Hydrocarbures
La Sonabhy se porte bien en dépit de la crise mondiale du pétrole

Ouagadougou, 28 juin (AIB) - La Société nationale burkinabè des hydrocarbures (SONABHY) a amélioré ses chiffres d'affaires des trois dernières années, en dépit de la flambée du cours des produits pétroliers.

Pour l'exercice écoulé, elle a réalisé un chiffre d'affaires de 218,36 milliards de francs CFA, soit une amélioration de 8%. Elle en avait fait mieux en 2006 où elle avait enregistré une hausse de 40%. Mais elle reste à la tête des sociétés d'Etat qui ont réalisé le plus gros chiffre d'affaires.

La SONABHY a réalisé à elle seule plus de la moitié du chiffre d'affaires global des sociétés d'Etat. L'ensemble des 14 sociétés d'Etat a atteint 432,25 milliards de francs pour l'exercice 2006-2007.

Le résultat net de l'exercice s'est constamment amélioré sur les trois années, passant de 5,40 milliards de francs en 2005 au double en 2006 puis au triple (16,13 milliards de francs CFA) en 2007.

Le secrétaire général du ministère du ministère du Commerce, Jean Claude Bicaba note « une constante amélioration » des chiffres d'affaires de la société sur la période 2005-2007.

Il relève néanmoins une régression de 9% de la valeur ajoutée, « due à l'accroissement du poste ''frais de transport'' »

La SONABHY détient le monopole de l'importation des hydrocarbures au Burkina. Elle pourrait pour l'année en cours, bénéficié d'une nouvelle hausse annoncée des prix de ses produits. Elle pourrait aussi être inquiétée par les syndicats qui sont convaincus que la hausse des prix du carburant sur le marché national n'est pas étrangère aux taxes prélevées par l'Etat.

AMK/SVY


Burkina-Economie-AG des sociétés d'Etat
Plus de 44 milliards de bénéfices réalisés par les sociétés d'Etat en 2007

Ouagadougou, 27 juin (AIB) - Le Premier ministre Tertius Zongo a déclaré vendredi à Ouagadougou, que l'ensemble des sociétés d'Etat Burkinabè ont produit au cours de l'année 2007, un bénéfice total de 44 515 051 464 milliards de F CFA, précisant que l'Etat n'a prélevé sur cette somme qu'une dizaine de milliards, le reste devant permettre aux entreprises d' « investir ailleurs pour se développer ».

Le chef du gouvernement a fait cette révélation au cours de la cérémonie de clôture de la 16 e Assemblée générale des sociétés d'Etat, qui s'est tenue du 26 au 27 juin à Ouagadougou.

Tertius Zongo a salué le civisme des entreprises Burkinabè, « qui ont fait l'effort d'honorer les dettes fiscales et sociales, malgré un environnement parfois difficile ».

« Le premier attribut de la bonne gouvernance des entreprises, c'est le respect des engagements vis-à-vis des tiers », a-t-il rappelé.

M. Zongo s'est aussi réjoui de l'implication des travailleurs dans la fixation des objectifs des sociétés et de la prise de conscience grandissante du rôle des présidents des conseils d'administration qui ont pour la plupart effectué leur séjour dans les entreprises.

Enfin, il a invité chaque société d'Etat à élaborer et à mettre en ouvre une stratégie de communication ou à la renforcer pour celle qui en dispose déjà, car a-t-il souligné, la communication d'entreprise fait partie de l'ère du temps.

« Elle contribue à mieux faire connaître les produits de l'entreprise aux usagers et à renforcer sa position sur le marché national et à favoriser une percée sur le marché régional », a ajouté le Premier ministre.

Au total, 14 sociétés dont 12 d'Etat, ont présenté leurs états financiers à cette Assemblée générale.

MS / AIB 27 juin 2008-06-27


Burkina-Economie-AG des sociétés d'Etat

La Sonabhy invitée à réviser la structure des prix des hydrocarbures

Ouagadougou, 27 juin (AIB) - L'Assemblée générale (AG) des sociétés d'Etat, qui s'est tenue les 26 et 27 juin 2008 à Ouagadougou, a invité vendredi la société nationale des hydrocarbures du Burkina (Sonabhy) à revoir la structure des prix des hydrocarbures et à veiller à une uniformité du mélange 2 temps sur le territoire national.

Selon le rapport de la 16 e Assemblée générale des sociétés d'Etat, les ministères des finances et du commerce d'une part, et ceux de l'environnement, des transports et du commerce d'autre part sont respectivement chargés de l'application de cette décision.

L'AG des sociétés d'Etat a félicité la Sonabhy pour « les résultats qu'elle a réalisés dans un contexte marqué par la flambée des prix des hydrocarbures ».

D'autres sociétés ont également reçu des félicitations. Il s'agit de l'Office nationale de l'eau et de l'assainissement (Onea) dont les performances économiques et financières ont été « très positivement appréciées ». L'Onea a cependant été invitée à mettre en place, un système moderne de payement.

La société nationale d'électricité du Burkina (Sonabel) figure parmi les sociétés dont les résultats ont été très appréciés. Tout en soulignant les difficultés de fourniture d'électricité auxquelles la société a été confrontées au cours de l'année 2007, l'AG a recommandé une plus grande visibilité de la contribution de la Sonabel au fonds de l'éclairage public dans ses comptes.

La loterie nationale du Burkina (Lonab) devra proposer des innovations pertinentes afin de faire face à la concurrence qui est entrain de se développer, tandis que la société nationale des postes (Sonapost) va procéder à un audit informatique avant de faire son retour à la chambre de compensation.

La société de patrimoine de l'abattoir frigorifique de Ouagadougou (Sopao) l'une des deux sociétés déficitaires, a été invitée à mener une réflexion approfondie sur les perspectives de continuation de son activité et la réorientation de son objectif vers l'exportation d'une viande de qualité et aux normes internationales.

L'AG des sociétés d'Etat a invité le bureau des mines et de la géologie du Burkina (Bumigeb, la 2 e société déficitaire), et la commission de privatisation de cette structure à une gestion plus diligente du processus de privatisation partielle en cours.

MS / AIB 27 juin 2008


Burkina-Economie-Sociétés d'Etat
Tertius Zongo salue les résultats produits par les sociétés d'Etat en 2007

Ouagadougou, 26 juin (AIB) - Le Premier ministre, Tertius Zongo s'est réjoui jeudi des résultats « forts satisfaisants » enregistrés en 2007 par la quasi-totalité des sociétés d'Etat burkinabè, précisant que cela est lié à la persévérance et à la détermination des directeurs et administrateurs de ces structures.

S'exprimant à l'ouverture de la 16 e assemblée générale (AG) des sociétés d'Etat qui se tient les 26 et 27 juin 2008 à Ouagadougou, le chef du gouvernement a félicité l'ensemble des administrateurs et du personnel des différentes sociétés, pour leur dévouement et leurs efforts soutenus, à l'origine de ces résultats.

Tertius Zongo a indiqué que sur une douzaine de sociétés d'Etat, seuls le Bureau des mines et de la géologie du Burkina (BUMIGEB) et la Société de patrimoine de l'abattoir frigorifique de Ouagadougou (SOPAO) sont ressortis déficitaires en 2007, pour des raisons évidentes.

En effet, le rapport du secrétariat de l'assemblée générale des sociétés d'Etat souligne que le BUMIGEB a vu ses activités commerciales et la contribution de l'Etat dans le cadre du contrat plan fortement réduites. Quant à la SOPAO , elle a démarré ses activités il n'y a pas longtemps, avec beaucoup de difficultés.

M. Zongo a déploré l'augmentation des charges de fonctionnement, en l'occurrence celles du personnel des sociétés, qui sont passées de 4% entre 2005 et 2006 à 12% environ en 2007.

« Le monde économique actuel est celui de la compétition et de la concurrence ; n'y survivront que les entreprises capables d'utiliser de façon optimale leurs ressources, disposées à améliorer la qualité des ressources humaines et la productivité du travail, ouvertes à l'innovation technologique et aux règles modernes de gestion », a-t-il déclaré.

Au total, quatorze sociétés à capitaux publics, dont douze sociétés d'Etat (contre 13 en 2006) présentent leurs états financiers 2007 cette année.

Selon le secrétaire général du ministère du Commerce, de la Promotion de l'entreprise et de l'artisanat, Jean-Claude Bicaba, la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et la Caisse autonome de retraite des fonctionnaires (CARFO) continueront à présenter leurs comptes à l'assemblée générale des sociétés d'Etat, bien qu'ayant été transformées en établissements publics de préventions sociales.

Du rapport de l'AG des sociétés d'Etat de l'année 2007, on retient aussi que le chiffre d'affaires global réalisé par les quatorze sociétés s'élève à 432,250 milliards de F CFA, contre 388 milliards en 2006, soit une augmentation de 11, 40%.

La contribution des sociétés d'Etat au budget national est estimée pour sa part à 12,788 milliards de F CFA au titre des impôts et taxes, alors qu'elle était de 14,094 milliards de F CFA en 2006, soit une baisse de 9,27%.

AIB - 26 juin 2008
MS/SVY


Burkina- Economie-Mine
La production aurifère va rapporter au Burkina Faso 150 milliards de FCFA par an dans les années à venir

Ouagadougou 19 juin 2008(AIB). Le ministre des mines, des carrières et de l'énergie, Kader Cissé a affirmé jeudi à Ouagadougou au cours d'un point de presse que l'industrie de l'or pourra rapporter au Burkina Faso 150 milliards de FCFA à partir 2015.

L'activité aurifère qui connaît un « boom » au Burkina avec l'inauguration des mines de Tapoa, de Kaloaka, de Youga, de Mana, a déjà permis à l'état d'encaisser 35 milliards de FCFA

En attendant l'ouverture d'autres mines le ministre à ajoute que les bénéfices pourraient s'augmenter n'on calcule les 10% dans les contrats avec les industries minières.

En plus de son impact économique l'activité participé à la résolution des problèmes sociaux avec la réalisation des infrastructures socio - économiques au profit des populations.

Les zones d'implication des industries bénéficient d'un fonds de développement a indiqué le ministre Cissé.

L'environnement pourrait également en bénéficier en profiter avec l'obligation fait à l'opérateur de constituer un fonds destinés à atténuer l'impact de la mine sur la nature. Enfin, l'exploitation des mines participe à lutter contre le chômage, car explique le ministre Cissé, la lutte contre le chômage est inscrite dans les termes du contrat d'exploitation.

AIB - 19 juin 2008
MY/AMK


Culture-Artisanat-SIAO
La 11 e édition à la recherche de la professionnalisation de l'artisanat africain

Ouagadougou 19 juin (AIB) - La direction générale a annoncé que la prochaine édition du Salon international de l'artisanat de Ouagadougou (SIAO) sera soutenue par un système d'accueil performant et mettra l'accent sur la professionnalisation de l'artisanat africain.

Elle a d'ores et déjà rencontré les acteurs pour préciser sa vision de l'organisation de cette 11 édition prévue du 31 octobre au 9 novembre 2008 dans la capitale.

Selon le directeur général du SIAO M. Jean Claude Bouda, il faut faire en sorte que cette manifestation internationale attire les acheteurs professionnels internationaux et les autres pays ; et pour ce faire «les artisans doivent offrir des produits de qualité et compétitifs susceptibles d'aller à la conquête du marché international».

En plus des espaces grand- public et l'espace art et métier, il y aura à l'occasion un espace professionnel où on pourra découvrir le génie des artisans dans leur grande diversité. Le salon de la créativité promet de des merveilles à cette édition de l'artisanat africain à laquelle le Brésil sera invité d'honneur.

Les 600 stands que comptera le SIAO 2008 seront spécialisés et chacun d'entre eux, pour les besoins de la circonstance, va exposer des produits d'un même secteur ou domaine de l'artisanat. Cela participe à la professionnalisation de la création des artisans.

L'instauration d'un système d'accueil performant, l'édition d'un guide technique pour la fluidité des affaires vont concourir à la réussite organisationnelle au moins de la manifestation.

En outre, l'organisation de «Miss SIAO» est supprimée à l'édition 2008 du Salon international de l'artisanat de Ouagadougou. «Depuis les 4 éditions passées, elle n'a pas apporté de valeur ajoutée à la manifestation et encore l'organisation coûte chère», a précisé M. Bouda.

Les inquiétudes des artisans se sont résumées à la sécurité sur le site, à l'ordre et la discipline chez les exposants (exposition hors stand, vente ambulante) et à la compétition dans le salon de la créativité (critères de sélection, transparence de la compétition). En réponse M. Bouda a rassuré que des mesures et initiatives sont envisagées pour pallier les insuffisances.

Il a invité les artisans à respecter les délais d'inscription et de payement pour l'occupation des stands fixés au 30 septembre prochain. Le nombre étant limité, le plus tôt serait le mieux, a ajouté M. Bouda.

AIB - 19 juin 2008
BL/AMK


Burkina-Eu-infrastructures
«Le Burkina Faso a battu le record de tous les pays qui ont été élus au MCA», selon Tertius Zongo

Ouagadougou, 10 juin (AIB) - Le Premier ministre burkinabè, Tertius Zongo a estimé mardi à Ouagadougou que le dossier présenté par le Burkina Faso au Millenium challenge account (MCA), était le mieux élaboré, parmi ceux des autres pays africains élus à ce fonds du gouvernement des Etats-Unis d'Amérique destiné au développement des pays du Sud.

M. Zongo a précisé que les négociations entre le MCA et le gouvernement burkinabè étaient «très» avancées et que «bientôt», les travaux de bitumage d'un certain nombre de voies pourraient débuter.

M. Zongo, qui s'exprimait à l'occasion du premier anniversaire de sa nomination comme Premier ministre, a cependant rappelé que le nombre de kilomètres de route à bitumer par le MCA va diminuer, à cause du coût des matériaux sur le marché international.

De plus, a-t-il poursuivi, les Américains veulent financer des voies construites sur leur propre standard. «Ainsi, au lieu de 150 millions de F CFA pour un kilomètre de route bitumée comme nous avons l'habitude de la faire, ils ont estimé qu'il en faut jusqu'à 280 millions de F CFA», a-t-il indiqué.

Le chef du gouvernement a aussi déclaré que le tronçon Koudougou-Dédougou (Centre-Ouest), dont le lancement des travaux de bitumage débute en décembre prochain, ne fait plus partie des routes à bitumer par le MCA.

«Cette route est beaucoup convoitée par les bailleurs de fonds. Nous avons préféré la soustraire du MCA pour la faire bitumer avec des fonds arabes», a-t-il indiqué.

Dans un document distribué à la presse faisant le bilan des actions menées par le Premier ministre depuis sa nomination, figurent également plusieurs infrastructures routières en cours de réalisation ou déjà achevées.

Il s'agit des routes Bobo-Dioulasso-Dédougou (Ouest), Kaya-Dori (Nord), Ouagadougou-Kongoussi (Centre-Nord), Yéguérésso-Diébougou et bretelle de Hamelé au Sud-Ouest du pays.

Il y a aussi la construction achevée d'un échangeur à Ouaga 2000, dans la banlieue sud de la capitale et le lancement des travaux de construction des échangeurs de l'est et de l'ouest de la ville.

AIB - 10 juin 2008
MS/RH/SVY


Burkina - Tourisme rural
L'écotourisme, palliatif du manque de valorisation du potentiel naturel des villages

Ouagadougou, 28 mai- (AIB)- Une étude sur le projet de développement d'écotourisme, conduite par le Dr. Hervé Kaboré a fait l'objet d'une restitution ce mardi 27 mai 2008 aux membres de la commission scientifique à Ouagadougou. L'étude a concerné les villages de Guirgo, Sourgou, Kougsin, Lâ, Rogo et Woro dans le département de Sourgou à l'ouest de la capitale .

«Il s'agit pour les initiateurs d'ouvrir un espace de partage interculturel afin de contribuer à la création d'emplois et de lutte contre le chômage des jeunes, la vulnérabilité et la pauvreté chronique de la majorité des ménages », a confié le Dr. Hervé Kaboré.

La philosophie du projet de développement d'écotourisme est de permettre l'atteinte des objectifs du millénaire dans le domaine de la protection de l'environnement et de la souveraineté. «A Sourgou, nous sommes engagés à aider les communautés à la base pour générer des revenus diversifiés », a ajouté le Dr. Hervé Kaboré. Convaincu de l'impact que le tourisme citoyen et solidaire en développement constitue pour le marché touristique national dans les régions du Burkina, il précise que cette nouvelle façon de voyager est en son sens plus humaniste et les amoureux de la nature sont prêts à appuyer ce genre d'initiatives, au nom des droits de la nature et de l'homme ».

La particularité du projet d'écotourisme dans le département de Sourgou est de mettre en place des champs biologiques, une pépinière de variétés locales, des essences végétales fruitières et des champs maraîchers afin de favoriser le développement des techniques d'exploitation piscicole.

A cet effet, le projet va favoriser la création d'éco-village, un concept de valorisation des ressources humaines et naturelles que constituent les populations locales et les terroirs. « Les habitants de chaque éco-village se donnent pour objectif le respect de l'être humain et de la nature en produisant une économie à échelle humaine, la pratique de la démocratie directe dans la prise en compte des questions sociales, l'expression de la solidarité dans les systèmes d'échanges communautaires et la promotion d'une liberté de conscience », a souligné le Dr. Kaboré .

Il a cependant demandé aux populations de veiller à la protection de l'environnement, finalité même du projet d'écotourisme. « Le respect de l'environnement est primordial dans un éco-village et Yacouta ne présente aucun signe de pollution ou de dégradation du milieu. Seul le problème de déforestation est important à remédier mais déjà, quelques projets antérieurs ont pris en charge la sensibilisation. Grâce à ces action, les femmes utilisent des foyers améliorés et la coupe du bois est maîtrisé ».

AIB - 29 mai 2008
ABT/SVY


Burkina -Economie - Promotion du secteur privé
Le Fonds pour le climat d'investissement veut faire du Burkina un endroit propice aux affaires

Ouagadougou, 24 av. (AIB) - Le fonds pour le climat d'investissement en Afrique (ICF) s'est présenté aux opérateurs économiques du Burkina à qui il promet de travailler à éliminer les obstacles à l'investissement domestique et étranger dans le pays, jeudi à Ouagadougou.

Les responsables du Fonds, réunis en atelier ce matin, en collaboration avec la Chambre du commerce du Burkina Faso, entendent préparer le continent à devenir une destination propice aux affaires.

« L'ICF a été mis en place pour aider l'Afrique à se doter d'un climat des affaires plus attractif afin d'exploiter son potentiel en tant qu'acteur et partenaire crédible sur le marché international » a indiqué Emilienne Macaulley, directrice de communication pour l'Afrique de l'ICF.

Pour Mme Macauley, le Burkina est sur la bonne voie pour apporter l'appui nécessaire à la mise en ouvre d'actions concrètes et tangibles susceptibles de promouvoir non seulement le climat des affaires mais aussi l'image du pays en tant que destination de premier choix pour les investisseurs étrangers.

Le Burkina Faso, selon le secrétaire général du ministère du commerce, de la promotion de l'entreprise et de l'Artisanat Jean Claude Bicaba, a fait bâtir un système économique qui consacre l'initiative privée comme moteur de la croissance économique en vue de soutenir sa stratégique de réduction de la pauvreté.

« Le Burkina travaillé à offrir aux investisseurs un cadre juridique sain et d'un cadre administratif efficace comportant le moins de procédures possibles pour réaliser leurs affaires », a déclaré M. Jean Claude Bicaba.

Cet effort du gouvernement du Burkina Faso est salué par les opérateurs économiques. Le représentant du président de la chambre de commerce, d'industrie du Burkina M. Charles Bélemviré a loué les actions entre prises par l'Etat qui a placé « l'amélioration des affaires parmi les priorités du développement économique et social ».

Mais pour plus d'efficacité dans la promotion du secteur privé, M. Belemviré appelle à la lutte contre la corruption, la fraude et la contrefaction.

AIB - 12 avril 2008 MY/AMK


La question de l'opérationnalité des institutions de microfinance au Burkina, engagée mercredi à Ouagadougou

Ouagadougou, 5 déc. (AIB) - Des experts et des professionnels et des bénéficiaires des appuis de la microfinance se sont réunis mercredi à Ouagadougou, pour mener des réflexions pour plus d'opérationnalité des institutions de la micro-finance et le sur système fiscal appliqué au Burkina Faso.

L'atelier constitue un cadre d'échanges pour déboucher sur des méthodes adéquates relatives à la gestion et au fonctionnement des institutions de micro-finance.

La présente rencontre est une initiative du ministère de l'Economie et des Finances en collaboration avec l'Association professionnelle des institutions de micro-finance du Burkina Faso (APIM/BF) et l'Association professionnelle des Banques et Etablissements financiers (APBEF).

Elle s'inscrit dans la logique de la mise en ouvre du plan d'action de la stratégie nationale de micro-fiance et vise donc à évaluer le système fiscal actuellement appliqué aux institutions de micro-finance (IMF) et proposer des mesures fiscales plus incitatives et adaptées aux besoins de refinancement et d'information du secteur.

Selon la présidente du comité d'organisation de cet atelier, Mme Nathalie Sandwidi, les participants doivent se pencher sur trois thématiques à savoir faire un état des lieux exhaustifs du système fiscal actuel appliqué aux institutions de micro-finance.

Il s'agit aussi d'identifier, par catégorie d'institutions, les contraintes ou les opportunités de ce système fiscal, faire des recommandations pour une défiscalisation des emprunts et du matériel informatique de ces institutions.

Cela devrait permettre d'aboutir à un environnement socio-économique légal réglementaire et fiscal favorable au développement des institutions de micro-finance qui sont de plus en plus nombreuses dans le pays depuis 1990.

Il y avait en 2006, selon les données de la direction de la micro finance, 424 systèmes financiers décentralisés sur le territoire national, 773.420 clients directs, un encours de 33,86 milliards de F CFA, une épargne de 41 milliards de F CFA.

« Bien que bénéficiant d'une exonération aux termes de la loi, les IMF rencontrent des difficultés liées à la fiscalité », a reconnu Mme Phoebé Ouédraogo, présidente de l'APIM/BF, précisant que la TVA sur les emprunts a une incidence négative sur le taux de refinancement.

Selon elle, les IMF, nouvelles formes des sociétés anonymes (SA), des sociétés à responsabilité limitée (SARL) sont confrontées à des problèmes de refinancement, d'exonération des activités d'épargne et de crédit et d'impôt sur le bénéfice industriel et commercial (BIC).

Soulignant que cet état de fait rend les IMF vulnérables, Mme Ouédraogo a lancé un appel pour leur professionnalisation et leur informatisation afin de les rendre pérennes répondant aux exigences du secteur et aux besoins de la populations cibles.

Le secrétaire général du ministère des Finances et du Budget, Noël Kaboré, également président du comité de pilotage du plan d'actions de la stratégie nationale de micro-finance a indiqué que le gouvernement s'est toujours montré disponible à la concertation avec les acteurs des différents secteurs d'activités et à la quête pour l'accès de tous à des services financiers de qualité.

Pour ce faire, M. Kaboré a demandé d'intégrer le secteur de la micro-finance au secteur financier national, en souhaitant que les relations Banques-IMF soient des relations de complémentarité et non de concurrence.

ECOBANK s'installe en Gambie

Ouagadougou, 04 déc. (AIB) - Le Groupe ECOBANK a ouvert sa 20ème filiale en Gambie (Afrique de l'Ouest), annonce mardi à Ouagadougou, un communiqué de l'institution financière.

« Aujourd'hui, Ecobank couvre toute l'Afrique de l'Ouest, excepté la Mauritanie  », s'est réjoui le Directeur régional de Ecobank, Albert Essien, précisant qu'avec cette nouvelle ouverture, le Groupe confirme sa position évidente de leader régional dans l'industrie bancaire en Afrique.

Outre la Gambie , le groupe est présent au Bénin, au Burkina Faso, au Cameroun, au Cap Vert, en Centrafrique, en Côte d'Ivoire, au Ghana, en Guinée Bissau, en Guinée Conakry, au Mali, au Niger, au Nigeria, au Libéria, au Rwanda, à Sao Tome et Principe, au Sénégal, en Sierra Léone, au Tchad et au Togo.

Le directeur général de Quantumnet Ltd, l'une des principales sociétés du pays, Mohammed Jah a déclaré que son pays a besoin d'une institution comme Ecobank et que le réseau Ecobank ainsi que les produits et services proposés offrent des avantages dont ils vont profiter.

Le Directeur Général du Groupe, Arnold Ekpe a déclaré, pour sa part, que cette ouverture renforce leur engagement à introduire Ecobank au sein des populations des pays ciblés par le Groupe.

Il a pris l'engagement de faire des efforts pour répondre aux défis de la globalisation en maintenant leur engagement envers leurs racines africaines et le développement du continent.


Ecobank

Une croissance de 4,96 milliards de dollars EU au troisième trimestre 2007

Ouagadougou, 04 déc. (AIB) - Le Groupe ECOBANK a progressé de 64% au 3 e trimestre de 2007 comparé à celui de septembre 2006 et s'établit à 4,96 milliards de dollars EU, annonce mardi à Ouagadougou, un communiqué de presse de l'institution.

Le résultat avant impôt du Groupe, d'un montant de 118,9 millions de dollars EU, s'est amélioré de 41% tandis que le résultat net, qui s'élève à 78,6 millions de dollars EU, affiche une évolution de 51% sur la période.

"Au nombre des déterminants majeurs de ces performances, a expliqué Laurence Do Rego, Directrice financière du Groupe, il faut noter l'accroissement du total des dépôts de 72% à 4,4 milliards de dollars EU, impulsée principalement par les effets favorables de la nouvelle stratégie de banque de détail".

Les résultats de ce troisième trimestre font suite aux importants développements que le Groupe Ecobank a récemment connus avec le rachat de la BDCI , une banque au Rwanda (désormais dénommée Ecobank Rwanda), au Nigeria où Ecobank a récemment obtenu les approbations pour l'acquisition de Africa International Bank, et est en négociation pour le rachat de la Sterling Bank.

De plus, le Groupe a obtenu des licences pour opérer des filiales, banques commerciales en Gambie et au Congo Brazzaville.

Ecobank poursuit cet élan en explorant actuellement les opportunités offertes par l'Afrique orientale et australe, conformément à sa stratégie panafricaine.

"Nous sommes satisfaits de ces résultats", a commenté Mme Do Rego, soulignant qu'il correspond aux prévisions financières générales du Groupe pour cet exercice.

Créée en 1985, Ecobank Transnational Incorporated (ETI) qui est la société mère, opère actuellement dans 20 pays africains et emploie plus de 6 500 personnes dans plus de 450 agences .

De plus, Ecobank est coté sur les places boursières du Nigeria, du Ghana et la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) d'Abidjan.


18e journée de l'industrialisation de l'Afrique

Ouagadougou, 20 nov. (AIB) - A l'instar des autres pays africaines, le Burkina Faso a célébré mardi la 18 e journée de l'industrialisation de l'Afrique placée sous le thème «Technologie et innovation au service de l'industrie : investir dans le capital humain, c'est invertir dans l'avenir ».

Le coordonnateur résident par intérim des Nations unies au Burkina, M. El Hadj Diouf a noté que l'industrie africaine est confrontée à beaucoup de difficultés dues au manque de capacités à transformer une bonne partie des matières premières en produits finis. En outre, les produits africains sont soumis à des obstacles tarifaires et non tarifaires a-t-il ajouté.

M. Diouf a souhaité l'amélioration de la coopération régionale, la création de solides constitutions politiques et de la société civile afin d'appuyer la promotion de la science et de la technologie en Afrique.

Il a enfin réaffirmé l'engagement des Nations unies à soutenir les efforts déjà engagés en matière de développement économique par le NEPAD, aux côtés de l'Union africaine.

Le président du groupement professionnel des industriels du Burkina, M. Boureima Nana a notifié des difficultés dont font face les industries au Burkina, entre autres, le manque de port, l'organisation embryonnaire de celles-ci.

M. Nana en appelle à une bonne concertation afin que leur voix porte au niveau du gouvernement, et il garde espoir, car les industries sont de plus en plus nombreuses et variées.

Pour l'administrateur général des Grands moulins du Faso (GMF), la journée de l'industrialisation de l'Afrique vise à promouvoir l'industrie, puisqu'aucun pays ne peut développer son économie sans elle.

Pour ce qui est du Burkina, il a ajouté que la qualité est en train de s'installer même s'il n'y a pas énormément d'industries.

Le ministère du Commerce, de la Promotion de l'entreprise et de l'Artisanat, pour sa part, s'est engagé à s'atteler à la recherche de meilleures solutions pour lever les principaux obstacles qui entravent la compétitivité du secteur industriel.

Il entend par là rester à l'écoute des industriels et les accompagnés dans leurs efforts.


L'opération billetage étendue à tous les agents de la Fonction publique et aux EPE

Ouagadougou, 15 nov. (AIB) - Le Conseil des ministres a décidé d'étendre l'opération billetage à tous les agents de la Fonction publique et aux Etablissements publics de l'Etat (EPE), a annoncé son compte rendu, jeudi à Ouagadougou.

En novembre 2006, le gouvernement avait initié une opération billetage dans les ministères chargés des Enseignements et de la Santé en vue d'actualiser la base de données du Système intégré de gestion administrative et salariale du personnel de l'Etat (SIGASPE).

Ces trois ministères en charge de l'enseignement représentent à eux seul 68 pour cent des effectifs des agents publics de l'Etat et totalisent environ 71 pour cent du volume global des salaires.

C'est au vu de la nature de certaines irrégularités constatées que le conseil des ministres a décidé non seulement de sanctionner les agents fautifs de même que les responsables administratifs dont la complicité est avérée, mais d'étendre l'opération à tous les agents.

Le Conseil prévient que des contrôles fréquents seront initiés de même que la poursuite des agents indélicats devant les tribunaux.


La loterie nationale fête ses 40 ans

Ouagadougou, 15 nov. (AIB) - Le directeur général de la Loterie nationale du Burkina (LONAB), M. Zambendé Théodore Sawadogo a animé le mercredi 14 novembre à Ouagadougou, une conférence de presse, dans le cadre du 40 ème anniversaire de la création de cette institution.

Appelée à expliquer la nature des différents jeux, la direction technique de la LONAB a indiqué que les jeux sont organisés dans le but d'intéresser la tranche la plus intéressante de la clientèle.

« Nous organisons les jeux qui attirent un nombre important de parieurs, » a-t-elle expliqué, précisant que « les gains sont pour les parieurs ».

Dans la réalité, a poursuivi le directeur général, la LONAB est une société d'Etat. « Elle ouvre à la promotion économique et sociale de la Nation Burkinabé et à tout ce qui concourt à sont bien-être », a-t-il déclaré.

« Tous les domaines d'activités sont autant de champs d'interventions de la LONAB à savoir la santé, l'éducation, la sécurité, et les medias » a précisé M. Sawadogo.

Grâce à la presse, la LONAB a contribué à la mise en route de chantiers d'école, de dispensaires ou à l'acquisition d'ambulance.

Depuis 1987 à nos jours la LONAB a consenti plus de 160 millions de francs d'investissements sociaux dans les domaines les plus divers.

A l'occasion de ce 40e anniversaire de nombreuses associations et structures vont bénéficier du coup de pouce de la LONAB , notamment l'orphelinat « Home Kisito » et les médias.

« Nom offrirons une unité de montage à la Télévision Nationale du Burkina avec laquelle nous sommes en partenariat. Les organes de presse à nos cotés pourront également bénéficier de nos actions de mécénat ».

Mais pourquoi avoir organisé avec faste le 40e anniversaire ?

Selon la direction de la LONAB , les anniversaires sont graduels et plus on gagne en âge et en maturité, la fête est vécue avec plus d'intensité.

C'est pourquoi le 25e anniversaire n'aura pas le même enthousiasme du personnel à l'heure de se souvenir des années passées ensemble.

Le 16 novembre 2007, rendez-vous est pris pour une conférence publique sur l'utilité de la loterie dans la société.

La LONAB a été créée le 16 mai 1967. De cette date à 2007, elle a créé de nombreux types de jeux dont les jeux passifs, semi actifs et actifs.


L'UCESA à l'école du partenariat Afrique-Europe

Ouagadougou, 14 nov. (AIB) - L'Assemblée générale ordinaire de l'Union des Conseils économiques et sociaux d'Afrique (UCESA) a débuté ses travaux ce mardi 13 novembre 2007 sous le haut patronage du président burkinabè, Blaise Compaoré a-t-on constaté sur place à Ouagadougou.

S'adressant aux délégations en provenance du Bénin, de la Côte d'Ivoire, du Gabon, de la Guinée , du Niger, du Tchad, du Mali et du Sénégal, ainsi qu'à la délégation de l'Union européenne, le président du Conseil économique et social (CES) du Burkina, Thomas Sanou a d'abord souhaité la bienvenue au « pays des hommes intègres ».

Puis il a relevé que le choix n'est pas fortuit : « En choisissant de se réunir cette fois au Burkina, c'est notre paix, notre démocratie et notre gouvernance politique et économique et sociale remarquables que ces délégations ont choisi d'honorer malgré les courants d'afro pessimisme qui soufflent dans tous les commentaires relatifs à la situation de notre continent ».

Il a poursuivi que ce choix traduit le pari audacieux sur l'avenir qu'elles fondent sur un continent vieux pour histoire géologique ais si jeune par la vivacité de sa population, ses potentialités, ses Etats, ses Institutions et notamment les Institutions du type Conseil Economique et Social (CES).

Le président du Conseil Economique et Social (CES) du Burkina Thomas Sanou a rappelé une fois de plus que les travaux de cette Assemblée générale 2007 de l'UCESA se déroulent autour du thème central intitulé : « les Accords de partenariat économique (APE) : enjeux, contraintes et opportunités. Quelle contribution des Conseils économiques et sociaux et Institutions similaires africaines ».

De son avis, le thème est d'une brûlante actualité à quelques jours seulement de l'échéance cruciale du 31 décembre 2007. Et cette actualité nous enseigne que pour l'instant rien n'est définitivement acquis tant des obstacles demeurent nombreux, tant de nombreuses questions

demeurent jusqu'ici sans réponse, tant la suspicion et la crainte que les objectifs visés ne soient pas, malheureusement et encore une fois, une ligne d'horizon pour nos pays » a-t-il conclu.


Le Burkina Faso distingué par la Banque mondiale

Ouagadougou, 09 nov. (AIB) - Le Ministre des Finances et du Budget, M. Jean Baptiste Compaoré au nom du gouvernement du Burkina Faso reçus à Ouagadougou les félicitations de l'International Finance corporation (IFC) et de la Banque Mondiale au cours d'un gala placé sous le Haut patronage du Président du Faso.

L'IFC et la Banque Mondiale ont à cette occasion décernée les distinctions du club Doing Business de Meilleurs réformateurs à cinq pays d'Afrique Sub Saharienne qui ont mis en ouvre au moins trois reformes, facilitant les affaires des Entrepreneurs et des sociétés, et contribuant ainsi au développement économique.

« Les récompenses décernées au Ghana, au Kenya, au Mozambique, au Burkina Faso et à l'Ile Maurice ont été acceptées pour de hauts fonctionnaires de ces pays présent à la cérémonie de ce soir organisée à cet effet » a déclaré M. Jean Baptiste Compaoré.

Il a souligné que les distinctions sont basées sur le Rapport Doing Business 2008. Le 5 ème Rapport annuel de ce type publie par la Banque Mondiale et IFC.

Le ministre Jean Baptiste Compaoré a fait remarquer qu'en 2006 -2007, vingt quatre africains ont mis en ouvre quarante-neuf reformes.

Ainsi, le Ghana a opéré des changements dans le mode fonctionnement des autorités partenaires ce qui a permis une plus grande fluidité et une plus grande transparence. Dans le même pays, les nouvelles règles de procédure ci vite et la soumission obligatoire à l'arbitrage et à la médiation ont permis de réduire le délai d'exécution des contrats.

Au Burkina Faso, l'une des plus intéressantes reformes a consisté à la mise en place d'un guichet uniquement chargé de l'enregistrement de sociétés a permis de réduire le délai de création d'Entreprise à 18 jours. La vétusté de certains textes mozambicains a surpris de nombreux économistes et c'est avec satisfaction que la Banque Mondiale a constaté le remplacement de la législation datant de 1888 par un nouveau code de commerce.


Bons points pour l'Economie burkinabé dans la promotion des investissements

Ouagadougou, 07 nov. (AIB) - Le ministre de la Culture , du Tourisme et de la communication (MCTC), Filippe Sawdogo a animé le mardi 06 novembre 2007 à Ouagadougou, une conférence de presse sur les bonnes performances enregistrées par le Burkina Faso auprès du groupe de la Banque Mondiale  : 171eme pays sur 178 pays, soit 6 points de plus.

Mieux, le Burkina Faso est classé 5eme au regard de l'importance des réformes sur le climat des affaires. « Le Burkina Faso a mis en place au Palais de Justice des Tribunaux de Commerce spécialisés et a diminué les coûts d'exécution du jugement en réduisant les droits d'Enregistrement de 4% à 2% du montant du jugement.

Le coût de l'enregistrement de propriété a été réduit à 12,2% de la valeur du bien. Par ailleurs, un guichet unique chargé de l'enregistrement de société a permis de réduire le délai de création d'entreprise à 18 jours », a indiqué le ministre des Finances et du Budget, M. Jean Baptiste Compaoré.

Ce classement économique a été fait par IFC du groupe de la Banque Mondiale en vue de faciliter la pratique des affaire dans 178 pays. « Le classement repose sur des indicateurs qui mesurent le temps et le coût nécessaires pour satisfaire aux exigences officielles en matière de création et de gestion d'entreprise, de commerce transfrontalier, de fiscalité et de fermeture d'entreprise », a souligné le coordonnateur du bureau IFC du groupe Banque Mondiale, Alain Traoré.

Pour sa part, le ministre du Commerce, de la Promotion de l'entreprise et de l'Artisanat, M. Mamadou Sanou a précisé que la réduction du temps et du coût d'enregistrement d'entreprise au Burkina Faso a certes permis de gagner des points au Burkina Faso, mais le véritable progrès est à noter également au niveau de la justice, des normes du travail, des rapports entre l'employeur et l'employé.

« Si vous voulez, il s'agit de discrimination dans le traitement de dossiers en cas de litiges où la justice condamne l'employeur sans d'autres formes de procès », a-t-il noté.

Appuyant les propos de son collègue, le ministre Jean Baptiste Compaoré a rassuré qu'en ce qui concerne l'arsenal juridique, il y a encore des efforts à fournir dans le sens de l'amélioration des textes juridiques.

« Il est arrivé que pour insuffisance de rentabilité, un employeur qui chasse un travailleur soit condamné. Ce genre chose peut être préjudiciable à l'investissement alors que l'assainissement du climat des affaires vise essentiellement la promotion des investissements », a ajouté le ministre Jean Baptiste Compaoré.

Appelé à préciser les critères et la méthodologie de l'étude menée par IFC, le coordonnateur du Bureau régional de l'IFC, le Sud africain, M. Desmond DODD a rassuré pour sa part l'importance des critères généralement basés sur des actions mesurables.

« Ces critères ne sont pas limités, mais évolutifs, ce qui fat que les meilleurs sont les pays qui se fixent des critères et travaillent à les atteindre.

Cependant, le classement ne prend en considération que des domaines comme la politique macro économique, la qualité des infrastructures, la volatilité des devises, la perception des investisseurs ou le taux de criminalité. Les infrastructures peuvent par contre entrer dans les critères», a conclu Demond DODD.

Le ministre burkinabé en charge de la Communication , Filippe Sawadogo a décidé en qualité de porte parole du gouvernement que désormais chaque petite victoire économique du Burkina Faso soit célébrée.


Ratification des accords de prêts pour le financement de la vallée de Samandéni

Ouagadougou, 24 oct. (AIB) - l'Assemblée nationale a ratifié le 23 octobre deux accords de prêt pour le financement de l'aménagement de la vallée agricole de Samandéni, à L'ouest du Burkina.

Le premier accord de prêt a été conclu le 16 janvier dernier à Ouagadougou entre le gouvernement du Burkina Faso et le Fonds koweitien pour le développement économique arabe (FKDEA), pour un montant de 6 milliards de FCFA, remboursable en 20 ans avec un taux d'intérêt annuel de 1,5%. Cet argent servira au financement partiel du barrage et de l'ingénieur conseil chargé du contrôle des travaux dont les délais d'exécution sont fixés à 5 ans.

Dans la même rubrique, la Banque islamique de développement (BID) a contribué pour environ 7 milliards de F CFA. Ce prêt servira à financer la supervision des travaux, le plan de gestion environnemental et l'appui de l'unité de gestion du programme. La durée de remboursement est fixée à 18 ans.

Le second accord de prêt conclu le 15 janvier dernier à Djeddah (Royaume d'Arabie Saoudite) porte sur le financement de la construction du barrage de Samandéni. Avec la contribution des autres bailleurs de fonds, tels que la Banque arabe pour le développement économique en Afrique, le Fonds d'Abou Dhabi, le fonds de l'EPEP, ce sont 65 milliards de FCFA qui ont été mobilisés pour financier la première phase du projet dont le coût global est estimé à plus de 180 milliards de F CFA.

La contrepartie du budget de l'Etat burkinabé s'élève à 10 milliards de FCFA. Le programme de développement intégré de la vallée de Samandéni (PDIS) vise principalement à la construction d'un barrage d'une capacité de 1, 050 milliard de m3 d'eau, la réalisation d'une centrale hydroélectrique avec une production de 16 gigawatt-heure (GWH), le recalibrage du lit du fleuve Mouhoun comme canal adducteur pour l'irrigation de 21.000 ha de terre dont 1500 ha à la première phase du programme, la pêche et le transport fluvial et la création d'un village agro-industriel pour la transformation et la conservation des produits agricoles et piscicoles.

Lancement de la saison touristique

Ouagadougou, 22 oct. (AIB) - L'Office national du tourisme (ONTB) a lancé, lundi à Ouagadougou, la saison touristique 2007-2008 en vue de faire du Pays des hommes intègres une destination touristique dans la sous région.

L'ouverture officielle de la saison touristique 2007-2008 sera marquée par une semaine de sensibilisation et de promotion des produits touristiques pour faire de Ouagadougou le premier pôle de tourisme au Burkina Faso.

Pour soutenir ce challenge de l'ONTB, les autorités politiques ont invité tous les acteurs à prendre une part active dans la promotion du tourisme burkinabé.

Pour cette première édition du lancement de la saison touristique, l'ONTB entend se repositionner dans la dynamique de l'entreprise innovante afin de faire du Burkina une destination à ne pas manquer.

Selon les statistiques du ministère en charge du tourisme, le Burkina accueille chaque année plus de 330.000 visiteurs pour des recettes de 30 milliards de F CFA générées par le tourisme.

Le directeur général de l'ONTB, Souleymane Ouédraogo a laissé entendre que sa structure entend, pour le repositionnement à partir du lancement de la saison touristique, créer sa petite communauté d'idées et d'objectifs.

M. Ouédraogo a prévenu que l'ONTB mènera ce travail en concertation avec les professionnels dans l'optique de réfléchir et de lancer de nouveaux produits et d'avoir une vision commune dans le processus de promotion de la destination Burkina Faso. Selon lui, un accent devra être mis sur la gastronomie burkinabé.

Créativité, opérationnalité, visibilité, prospective, seront les quatre orientations majeures qui guideront les actions de l'ONTB tout au long de l'année.

Le ministre en charge du Tourisme, Filippe Sawadogo a indiqué que le pari de faire du Burkina, une destination touristique est possible pour peu que chacun apporte sa pierre pour la construction d'un Faso touristique.

« Seuls les partenaires privés peuvent accompagner le tourisme au Burkina Faso », a dit M. Sawadogo, précisant que l'Etat a le savoir faire, mais il faut un accompagnement.

appelant que demain la politique touristique du Burkina va se poursuivre avec l'accompagnement de l'Etat, M. Sawadogo a souligné que les activités et les actions seront remises aux mains du privé.


Accords de coopération entre le Brésil et le Burkina Faso

Ouagadougou, 16 oct. (AIB) - Le président de la république fédérative du Brésil Luiz Inacio Lula Da Silva et le président Blaise Compaoré ont procédé, lundi à Ouagadougou, à la signature de deux protocoles de coopération dans les domaines de l'agriculture, notamment dans le développement de la culture de la canne à sucre, du coton, du soja, du biocarburant, ainsi que dans le domaine de l'élevage.

L'un des protocoles d'accord de coopération vise la promotion de la santé et le bien-être des populations burkinabé.

En procédant à la signature de ces protocoles d'accords entre les deux pays, la république fédérative du Brésil et le Burkina Faso viennent de manifester leur appartenance à la même communauté internationale Sud-Sud qu'ils défendent à travers le même degré d'engagement aux côtés de leur peuple respectif.

Au terme de la signature de la dizaine de protocoles d'Accords définissant la coopération entre les deux pays, les deux Chefs d'Etat ont réaffirmé leur attachement aux idéaux de paix et de solidarité entre les nations du monde pour plus d'équité et un développement durable.


Le Brésil et le Burkina innovent en matière de commerce

Ouagadougou, 15 oct (AIB) - La Chambre de commerce, d'industrie et d'agriculture du Burkina Faso (CCIA-BF) a organisé une journée d'information économique sur le Brésil à l'occasion de la visite officielle du Président de la république fédérative du Brésil Luiz Inacio Lula Da Silva à Ouagadougou.

Cette journée qui a regroupé en séance de travail les opérateurs économiques brésiliens et burkinabé, avait pour objectif de mettre en réseau ces opérateurs en vue de promouvoir des relations de partenariat ciblées et fiables entre les deux communautés d'affaires.

Après sa descente d'avion et un entretien en tête-à-tête d'un quart d'heure avec le président Compaoré au Salon d'honneur de l'aéroport, M. Lula Da Silva a procédé à l'inauguration du forum économique.

Pour le président de la Chambre de commerce, d'industrie et d'agriculture du Burkina Faso, Lanciné Diawara, le présent forum d'échanges, traduit la commune vision et la conviction de faire du secteur privé le moteur de la croissance socio-économique des deux Etats.

M. Diawara a rappelé que le point de départ du partenariat entre le secteur privé brésilien et burkinabé remonte à septembre 2003 où le président Compaoré a effectué sa première visite officielle au Brésil.

« Ces partenariats se développent dans divers domaines économiques et sociaux tels que l'agriculture, l'industrie, la santé, le transfert de technologies, la formation, la recherche et le cinéma », a-t-il fait remarquer.

M. Diawara s'est félicité de l'accroissement du volume des échanges économiques entre les deux pays en peu de temps malgré la distance.

« Les opérateurs économiques travaillent à dynamiser les relations d'affaires avec leurs partenaires brésiliens, en témoigne le niveau des échanges commerciaux qui a triplé depuis 2003, pour passer de 3 milliards à plus de 10 milliards de F CFA à l'heure actuelle » a-t-il indiqué.

Des communications ont porté sur l'expérience du Brésil en matière de biocarburant, le mécanisme de financement des biens et services. Les opportunités d'affaires ont été au centre des échanges entre les opérateurs économiques des deux pays.

Semaine commerciale taïwanaise à Ouagadougou

Ouagadougou, 11 Oct. (AIB) - L'Office taïwanais pour le développement du commerce extérieur (Taïwan External Trade Development Council) organise du 08 au 14 Octobre 2007 une semaine commerciale sur les opportunités d'affaires avec la république de Taïwan à Ouagadougou, a-t-on constaté sur place.

L'exposition sur les produits taïwanais destinés à l'exportation se déroule dans la salle Kadiogo de l'Hôtel Indépendance Azalaï où les principaux stands sont tenus par les Entreprises taïwanaises présentes en Europe, en Afrique surtout dans le domaine de l'ingénierie médicale, de la sécurité, de l'infrastructure et de l'architecture informatiques, de l'électronique, de l'équipement et de l'énergie solaire.

La vingtaine de groupe d'Entreprises mobilisées par TAITRA n'est en réalité qu'un échantillon de la gamme riche et variée du tissu industriel et commercial taïwanais. « L'Office taïwanais pour le développement du commerce extérieur connu sous son sigle TAITRA est le promoteur des investissements et du commerce extérieur. Fondé en 1970, TAITRA aide à l'expansion du commerce extérieur de Taïwan » a indiqué le représentant Commercial du Service de coopération auprès de l'ambassade.

Il a ajouté que sur place les visiteurs peuvent accéder aux stands dressés par des sociétés comme Plazmonic technology group Co- LTD, leader en Informatique, Beverly and Victor Co-LTD, Trident medical Corporation , Holdyear Entreprise Co-LTD, Triumstar International Co-LTD, Central general Corp , Opti International Corporation pour ne citer que celles-là.

En organisant une telle exposition d'envergure à Ouagadougou, la République de Taïwan réaffirme en outre sa volonté d'accompagner le Burkina Faso dans son processus démocratique et économique car la démocratie appelle à une redistribution de prérogatives politiques et économiques pour une pleine participation des citoyens.

A ce jour, le volume des échanges commerciaux entre Taïwan et l'Afrique dans le domaine d'ordinateurs portables dépasse de loin tout le reste du monde et occupe la 1 ère place dans les performances de gouvernement, la 5 ème place dans la compétitivité mondiale et en assainissement du climat des investissements, la 11 ème place dans la Compétitivité Internationale , la 18 ème place de l'Environnement des affaires pour 2005-2009 et la 20 ème place de la Société de l'Information dans le monde.


Signature d'un Accord de coopération entre le Club du Sahel et l'UEMOA

Ouagadougou, 09 Oct. (AIB)- Le Club du Sahel et l'Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) ont procédé mardi à Ouagadougou, à la signature d'un Accord de coopération, a-t-on constaté sur place.

Cet accord de coopération entre le Club du Sahel et l'UEMOA, selon le Président de la Commission de l'UEMOA Soumaïla Cissé, s'inscrit dans la mise en oeuvre de politiques sectorielles communes conformément au Traité de l'UEMOA qui stipule la réalisation d'un développement durable en matière de développement rural, d'environnement, d'aménagement du territoire, d'énergie, entre autres, au sein de l'UEMOA. « Cette préoccupation est en droite ligne des objectifs du Club du Sahel et de l'ensemble des Etats de l'Afrique de l'Ouest dont l'activité concerne tous les Etats de l'UEMOA, élargie même à toute la CEDEAO  » a-t-il déclaré.

Il a en outre indiqué que le Club du Sahel a en effet pour vocation de contribuer à faciliter les échanges entre les acteurs de la région et entre les pays de la région et ceux de l'OCDE sur des questions stratégiques pour le développement à moyen et long terme de l'Afrique de l'Ouest ».

C'est dans un esprit de complémentarité entre Institutions d'abord soucieuses de l'efficacité de leurs interventions sur le terrain car visant des objectifs communs et surtout la recherche de la rationalité par souci d'économie que cet Accord de coopération s'est avéré nécessaire.

Aussi, le Président de la Commission de l'UEMOA, Soumaïla Cissé a salué le combat que mène le Directeur du Club du Sahel M. Normand Lauzon dont l'un des mérites est de contribuer à la mobilisation et au renforcement des capacités africaines par la mise en réseaux des compétences. « Votre action personnelle, votre engagement et votre vision , servi par une équipe engagée et une expérience avérée , ont contribué à faire du Club du Sahel une Institution crédible et respectée » a-t-il estimé.

Convaincu que l'UEMOA et le Club du Sahel partagent le même idéal, M.Soumaïla Cissé s'est appesanti à expliquer que leur combat commun est de parvenir à « réduire l'écart entre les futurs souhaitables et les futurs redoutables pour la région ».


Un symposium sur le transport dans les pays sans littoral à Ouagadougou

Ouagadougou, 09 Oct. (AIB)-Le Conseil burkinabè des chargeurs (CBC) en partenariat avec le Port de Rouen en France organise du 09 au 11 Octobre 2007 à Ouagadougou, un symposium sur le thème « La chaîne des Transports au service des pays sans littoral », a-t-on constaté sur place.

« L'idée d'organiser un tel symposium est née en février 2005 à Douala au Cameroun, à l'occasion du 28 è Conseil annuel de l'Association de Gestion des Ports de l'Afrique de l'Ouest et du Centre (AGPAOC) où la délégation du CBC et celle du Port autonome de Rouen après quelques échanges en marge des travaux ont vite compris qu'elles pouvaient tisser un partenariat en vue des actions telles que l'organisation de ce symposium » a-t-il d'abord rappelé.

Depuis cette date, a-t-il poursuivi, les deux Institutions se sont retrouvées à plusieurs reprises à Ouagadougou et à Rouen afin de sceller ce partenariat qui s'est traduit entre autres par la conception de ce symposium et de son organisation au regard du contexte régional et à l'environnement mondial des services des transports et des activités connexes.

Le symposium qui réunit des participants en provenance de 54 pays d'Afrique et d'Europe, regroupe d'éminentes personnalités et Experts du monde des transports est-il le fruit d'un partenariat Nord-Sud à travers les relations qu'entretiennent le Port autonome de Rouen en France et le Conseil burkinabè des chargeurs du Burkina Faso, avec le soutien des autorités du Burkina Faso.

Ainsi prennent part aux travaux des professionnels de la logistique et des transports internationaux , des universitaires , des chercheurs , des responsables des ports européens et africains , des partenaires techniques et financiers des Chargeurs, des représentants des Chambres de commerce , des administrations des transports, des transitaires , des banquiers, des assureurs, des consignataires, des membres des communautés portuaires qui partageront leurs expériences et approfondiront la réflexion sur les voies et moyens d'assurer une meilleure contribution du transport et de la logistique à l'essor économique des pays Africains.

Le ministre des Transports Gilbert Ouédraogo a au nom du Premier ministre souhaité la bienvenue aux invités avant de souligner que « l'économie mondiale est marquée par une constante croissance des échanges internationaux. Près de 90% de ces échanges s'effectuent par voie maritime ». Il a appelé les opérateurs du transport maritime à faire face aux exigences d'un trafic sans cesse grandissant tout en faisant remarquer qu'à cet effet, les navires deviennent de plus en plus grands, le trafic conteneurisé se développe et les ports doivent offrir des infrastructure et des équipements capables d'accueillir e de traiter rapidement et efficacement de tels trafics. « 21 è siècle, une révolution logistique en Afrique ? C'est un sujet éminemment pertinent quoique l'Afrique n'absorbe qu'environ 2,5% des échanges internationaux ».

La cérémonie solennelle d'ouverture a été placée sous le haut patronage du Premier ministre, assisté par les membres du gouvernement, des institutions nationales et internationales ainsi que des membres du corps diplomatique.


Le Burkina à la 105e place des pays les plus corrompus

Ouagadougou, 05 oct. (AIB) - L'ambassadeur de France au Burkina Faso, François Goldblatt, a déploré vendredi à Ouagadougou, le mauvais classement du pays des hommes intègres (de la 79e place en 2006 à la 105e en 2007), dans le rapport 2007 de l'ONG Transparency International, l'imputant à la corruption qui prend de plus en plus de l'ampleur dans le pays.

« Cette dégradation du classement du Burkina Faso vient relancer le débat sur les mesures urgentes à entreprendre pour s'attaquer au problème de la corruption », a déclaré M. Goldblatt, qui s'exprimait lors de la revue à mi-parcours du Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (CSLP) et du Cadre général d'organisation des appuis budgétaires en soutien à la mise en ouvre du CSLP (CGAB-CSLP).

Selon l'ambassadeur français, l'absence de traitement de ce problème (la corruption) constitue un risque important pour les décaissements de l'appui budgétaire de certains partenaires techniques et financiers (PTF) qui privilégient une approche sélective des pays sur lesquels ils concentrent leur aide.

Pour le ministre burkinabè des finances, Jean-Baptiste Compaoré, l'objectif principal de la revue à mi-parcours du CGAB-CSLP est de faire le point de la mise en ouvre des actions et réformes engagées dans le cadre du Programme d'actions prioritaires de mise en ouvre du CSLP, et d'entamer la préparation du prochain programme pour la période 2008-2010.


5e session ordinaire de la BIDC à Ouagadougou

Ouagadougou, 05 oct. (AIB) - La 5e session ordinaire des gouverneurs de la Banque d'investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC) s'est tenue, jeudi à Ouagadougou, en vue de se pencher sur la réforme de l'institution.

Cette session sera l'occasion pour les gouverneurs d'examiner le fonctionnement de la banque et l'accord de prêt de 6,5 milliards de F CFA de la BIDC au Burkina dans le cadre du projet de construction du barrage de Samandéni.

Les gouverneurs examineront également les nouveaux statuts de la Banque , le redéploiement et le recrutement du personnel et les activités opérationnelles des 8 premiers mois de l'année 2007.

Le président de la BIDC , Christian Adovelande a expliqué que le défi qui reste au niveau de la Banque est toujours la mobilisation des ressources, le nerf de la guerre, pour répondre aux besoins des Etats.

« Nous avons déjà mobilisé 350 millions de dollars US et nous avons engagé pratiquement la moitié, mais compte tenu des besoins de nos Etats en matière de financement des projets, nous devons poursuivre nos efforts pour augmenter beaucoup plus les ressources », a-t-il soutenu.

En marge de cette 5 e réunion des gouverneurs, la BIDC et le Burkina ont procédé à la signature d'un accord de prêt d'un montant d'environ 6 milliards de F CFA relatif au financement partiel du projet de construction du barrage de Samandéni (Ouest du pays).

A travers cet appui financier, la BIDC s'engage à accompagner le Programme de développement intégré de la vallée de Samandéni en vue de lutter contre la pauvreté en milieu rural.

Le ministre burkinabé délégué à l'Agriculture, Issaka Maïga a souligné que le Burkina tient beaucoup au barrage de Samandéni parce que c'est le 3 e grand barrage qui sera réalisé au Burkina Faso et c'est aussi pour augmenter la production agricole avec l'aménagement de 20.000 hectares et la construction d'usines pour la transformation de la production.


Le Burkina Faso améliore ses performances économiques selon la Banque mondiale

Ouagadougou, 27 sept. (AIB) - La Banque Mondiale (BM) vient de rendre public le rapport sur la pratique des affaires en Afrique sub-saharienne, mercredi 26 septembre 2007, a-t-on constaté sur place à Ouagadougou.

« Pour la première fois, le Burkina se classe parmi les pays africains, ayant effectué le plus grand nombre de réformes » a déclaré le chargé de programme d'amélioration du climat des affaires au Burkina Faso M. Alain Traoré.

L'assainissement du climat des affaires conduit par la Société de finance internationale du groupe de la Banque Mondiale , met au crédit du gouvernement burkinabé, d'importantes réformes dans les domaines de la création d'Entreprise, du transfert de propriété immobilière et du règlement des différends commerciaux.

« Le classement global du Burkina Faso pour la facilité de faire des affaires a progressé de la 163eme place sur 175 à la 161eme sur 178 » a confié M. Alain Traoré. En dépit des réformes accomplies, ce classement faible illustre le travail qu'il reste à accomplir au Burkina. « Mais la dynamique est en marche » s'est réjoui M. Alain Traoré.

Il a souligné l'effort particulier fait par le Burkina dans la mise en place des sections commerciales au sein des tribunaux de grande instance. M. Alain Traoré a relevé par exemple que le Burkina a diminué les coûts d'exécution du jugement en réduisant les droits d'enregistrement de 4% à 2% du montant du jugement. Le coût de l'enregistrement de propriété a été réduit à 12,2% de la valeur du bien. Par ailleurs, M. Traoré a fait remarquer qu'un guichet unique chargé de l'enregistrement des sociétés, a permis de réduire le délai de création d'entreprise à 18 jours. « Avant le début des réformes, ce dernier délai était estimé à 135 jours : il a diminué de 117 jours soit de 87% » a-t-il précisé.

Rappelant que l'IFC, filiale du groupe de la Banque Mondiale en charge de la promotion du secteur privé, a mis en place depuis mars 2006 un programme dénommé «  doing business better in Burkina Faso » pour aider le pays à mettre des reformes, M. Alain Traoré a affirmé que le programme a travaillé avec le gouvernement sur les réformes adoptés l'année dernière. « Ces efforts ont conduit également à des améliorations dans d'autres secteurs de l'environnement des affaires, tels que la délivrance des titres fonciers. Il est maintenant possible d'obtenir la délivrance d'un titre foncier sans passer par l'étape préalable du titre de jouissance »  a-t-il indiqué.

Révision du schéma directeur de la statistique

Ouagadougou, 25 sept. (AIB) - Le secrétaire général du ministère de l'économie et des finances, Joël Kaboré a présidé ce mardi à Ouagadougou, les travaux de la première session ordinaire du conseil national de la statistique (CNS), portant sur la révision du schéma directeur de la statistique (SDS), 2004 - 2009.

Cette première session de l'année 2007 regroupe les membres du CNS ainsi que des invités producteurs et utilisateurs de données statistiques. Les participants plancheront sur la révision du SDS qui va porter entre autres sur le contexte du développement des activités statistiques ; les performances réalisées par le système statistique national (SSN) de 2004 à 2006, et le plan d'action et chiffrage du financement du SDS révisé sur la période 2007 - 2009.

Adopté en 2003, le SDS du Burkina Faso porte sur l'ensemble du SSN. Il permet d'évaluer de manière exhaustive son état en prenant en compte ses forces et ses faiblesses, le degré d'adaptation aux besoins nationaux et de conformités aux meilleures pratiques internationales en terme de standards techniques et de méthodologie de production et de diffusion des données.

Ce SDS va permettre également d'établir un programme de travail à moyen terme, destiné à produire des données pour la gestion macro-économique, la mise en ouvre du cadre stratégique de lutte contre la pauvreté, le suivi des avancées nationales pour l'atteinte des « objectifs de développement du millénium » et la promotion du développement du secteur privé et les besoins des institutions internationales.

L'objectif global de cette session du CNS est d'impliquer le maximum d'acteurs du SSN (producteurs et utilisateurs des données statistiques) dans l'appropriation du SDS révisé.

De façon spécifique, la première session du CNS vise à examiner et à adopter le schéma directeur révisé 2004 - 2009.


Dédicace d'un nouvel ouvrage burkinabè de comptabilité générale

Ouagadougou, 21 sept. (AIB) - Le Premier ministre, Tertius Zongo a procédé vendredi à Ouagadougou, à la dédicace d'un nouvel ouvrage de comptabilité générale, intitulé  « Service technique et système comptable » de l'expert comptable de Mathias Bazié.

Cette ouvre a-t-on indiqué, est destinée aux candidats aux diplômes de gestion. Elle est composée de quatre cent vingt cinq pages et divisée en trois parties. Deuxième du genre, cet ouvrage vient en appoint au 1 er tome que l'auteur avait publié. Il aborde dans le cadre de l'OHADA et du système comptable Ouest africain (SYSCOA) adopté par les pays membres de l'Union Economique monétaire Ouest Africain (UEMOA) et les travaux de fin d'exercice.

Selon l'auteur, la multitude d'ouvrages de comptabilité dans les librairies de la place ne constitue pas un frein pour venir à bout de ses ambitions. Le Premier ministre, tout en réitérant son soutien à l'égard de Mathias Bazié se réjouit du fait qu'il est l'un des premiers burkinabè à s'aventurer dans la production d'ouvre de comptabilité générale.

« Il y a 6 ans je l'avais rencontré avec son manuscrit, cherchant du soutien pour publier son document. Je lui ai donné quarante mille francs ( 40 000 F ) », a laissé entendre le premier ministre.

Pour le préfacier, Rabassia Ouédraogo, ce 2 e tome de l'ouvre de Mathias Bazié apporte une nouvelle démarche pédagogique dans le domaine de la comptabilité. Car cette méthode permet de disposer du temps et de produire d'autres modules.

L'auteur qui prévoit de produire d'autres tomes dans le futur, n'a pas oublié de lancer un remerciement à l'endroit de ceux qui l'ont soutenu.

Les candidats aux diplômes de gestion (CAP, BEP, BAC, PRO, BAC G2, BTS, DUT.) trouveront dans ce manuel de nombreux tests pour s'exercer en fonction de leur niveau.


Conférence commerciale burkinabè avec les Emirats Arabes Unis (EAU)

Ouagadougou, 21 sept. (AIB) - Dans le cadre de l'ouverture commerciale du Burkina Faso, les opérateurs économiques en relation avec les Emirats Arabes Unis, ont présenté le mercredi 19 septembre 2007 leur stratégie d'approche, a-t-on constaté sur place à Ouagadougou.

Le président directeur général du groupe CA. COM. Idrissa Zèba a indiqué à la presse que l'offensive commerciale burkinabè vers le pays des EAU s'inscrit dans la politique globale des échanges Sud - Sud où les hommes d'affaires pétris par la culture arabo- musulmans ont développé une approche basée sur l'image et l'expression de la langue arabe d'une part et d'autre part en référence aux vestiges du passé des comptoirs arabes implantes en Afrique de l'Ouest.

Rappelant que les liens séculaires avec les commerçants arabes remontent au 16eme siècle à travers l'établissement de grands réseaux marchands M. Idrissa Zèba souligne que le commerce du sel et de la cola précédé l'arrivée des syro - libanais concomitamment avec les français.

« La route de Damas était ouverte, gold Coast (actuel Ghana) Sierra Leone, Libéria (Monrovia) étaient des ports illustres ». C'est-à-dire que l'essentiel des échanges commerciaux s'effectuaient à partir de ces relais maritimes avant d'attendre les terres de l'intérieur du continent. On remarquera qu'à l'époque Abidjan, encore moins Lomé et Cotonou n'étaient en mesure de tenir la dragée haute à ces ports.

Puis vinrent les indépendances des années 60, la crise pétrolière des années 73 - 80, puis le « boom » du pétrole qui a laissé entrevoir d'abord un premier constat : celui de l'environnement macro - économique. Aujourd'hui avec la mondialisation les EAU doivent gérer un certain nombre de fragilités malgré l'importance du volume des échanges avec l'Afrique de l'Ouest. Ce regain d'intérêts avec les pays EAU est l'objet de l'offensive burkinabè soutenue par les derniers reformes économiques du ministère de la promotion, du commerce de l'entreprise et de l'Artisanat (MCPEA).


L'USAID octroie près de 9 milliards de F CFA aux pays sahéliens

Ouagadougou, 18 sept. (AIB) - L'Agence américaine pour le développement international (USAID/Afrique de l'Ouest) a accordé le 5 septembre dernier à Accra (Ghana), 17,78 millions de dollars, soit environ 8,7 milliards de F CFA aux pays sahéliens, dans le but de soutenir leurs programmes et initiatives dans les domaines de l'agriculture et de la gestion des ressources naturelles.

L'accord de subvention a été signé par le Dr Jatinder Cheema, directrice de mission à l'USAIDAfrique de l'Ouest et le secrétaire exécutif du Comité inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS), le Pr. Alhousseini Bretaudeau. Le fonds octroyé a-t-on indiqué, contribuera à appuyer les programmes et les initiatives régionales dans les domaines de l'agriculture et de la gestion des ressources naturelles pendant les douze prochains mois.

Par ailleurs, la subvention sera utilisée pour renforcer les institutions qui jouent un rôle de premier plan dans la mise en ouvre du programme de développement durable de l'agriculture africaine, telles que le CILSS, la communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et le Conseil Ouest et Centre africain pour la recherche et le développement agricoles (CORAF).

Au total, une vingtaine de pays africains bénéficieront de ces programmes, dont les activités seront exécutées par le CILSS et d'autres organisations régionales.

En 2006, l'USAID et le CILSS avaient signé deux accord d'un montant total de 19,47 millions de dollars.

Composé de neuf Etats sahéliens, le CILSS a été créé en 1973 pour coordonner les efforts d'aides humanitaires en période de sécheresse. Il a son siège à Ouagadougou, au Burkina Faso, et comprend deux institutions spécialisées : le Centre agro-hydro-météorologique (Agrhymet) à Niamey au Niger et l'Institut du Sahel (INSAH) à Bamako au Mali.


Des directeurs et administrateurs de l'ACBF des pays anglophones en conclave

Ouagadougou, 18 sept. (AIB) - Un atelier régional sur les modalités de mise en ouvre des procédures révisées de non objection de la Fondation pour le renforcement des capacités en Afrique (ACBF) s'est ouvert lundi à Ouagadougou à l'attention des projets et programmes.

Près de 200 participants en provenance des pays anglophones d'Afrique, essentiellement des directeurs et administrateurs financiers des projets et programmes appuyés par l'ACBF.

Il s'agit selon le ministre burkinabè délégué chargé du Budget M. Lucien Marie Noël Bembamba, de se familiariser avec les procédures révisées de non-objection de la Fondation dans l'optique de renforcer la gouvernance et les systèmes de gestion pour plus d'efficacité et d'efficience dans l'exécution des projets et programmes dont ils ont la charge.

« Le thème de l'atelier est d'autant plus crucial que les incompréhensions ou la non maîtrise des procédures constituent souvent des facteurs de blocage dans l'exécution de nos projets et programmes » a-t-il déclaré.

Le montant total des engagements de l'ACBF se chiffre à 26 575 000 dollars des Etats-Unis, soit plus de 13 milliards de F CFA.

« Toutes ces informations de l'ACBF ont fortement contribué au renforcement des capacités humaines et institutionnelles au Burkina Faso » s'est-il félicité.

M. Bembamba a, à titre illustratif, souligné que les différentes réalisations du Centre d'analyse des politiques économiques et sociales (CAPES) point focal de l'ACBF au Burkina ont permis d'abord la prise de conscience au niveau des acteurs du développement comme composante essentielle du processus de développement socio-économique du Burkina Faso.

Elle a permis ensuite, le façonnement d'une vision partagée de la problématique du renforcement des capacités au Burkina Faso et la prise en compte de la question des capacités en relation avec le cadre stratégique de lutte contre la pauvreté version révisée.

Cette réunion de Ouagadougou pour les directeurs et administrateurs anglophones est une première en vue de briser la barrière de langue en Afrique.

L'Ouganda, un pays anglophone s'apprête à accueillir la réunion des directeurs et administrateurs des pays francophones.

Il faut rappeler que le portefeuille des activités de l'ACBF au Burkina Faso porte, entre autres, sur les projets et programmes nationaux tels que l'appui à la présidence du Faso à travers la gouvernance économique, le CAPES I et II, le réseau de gestion des connaissances au Burkina Faso, le projet de renforcement de l'interface Etat-secteur privé/société civile (PARECAP), le projet de renforcement des capacités de l'Assemblée nationale (PRECAN-BF), le programme de troisième Cycle inter universitaire (PTCI) I et II, le nouveau programme de troisième Cycle inter universitaire (NPTCI).


Formation des acteurs de la petite irrigation

Ouagadougou, 18 sept. (AIB) - Il se tient du 17 au 20 septembre 2007 simultanément à Ouagadougou et Bobo-Dioulasso, une session de formation sur la petite irrigation en vue de renforcer les capacités des acteurs.

Cette formation dispensée par le Comité national des irrigations et du drainage du Burkina (CNID-B) s'inscrit dans le champ d'application du programme « amélioration des revenus et de la sécurité alimentaire des groupes vulnérables (ARSA) initié par le PNUD en 2005.

Au total, 60 agents issus des 13 directions régionales de l'agriculture, repartis entre deux villes suscitées, vont bénéficier d'un double apprentissage. Le premier volet est théorique et concerne les thèmes tels « les éléments de mise en place de réseaux d'irrigation, la gestion de l'eau à la parcelle et les respects environnementaux.

Les bénéficiaires dans la phase pratique doivent servir de relais pour vulgariser la formation à eux reçue, auprès des populations à la base.

Le président du CNID-B, M. François Wango a indiqué que l'issue de la session de formation doit rendre les producteurs et les agents d'encadrement plus opérationnels sur le terrain.

Le directeur du développement de l'irrigation (DDI), M. Alphonse Ouédraogo a pour sa part soutenu que la nécessité de la rencontre est de susciter une plus value chez les acteurs.

Toutes choses qui dotent les bénéficiaires d'outils conséquents afin d'accroître les performances des petits périmètres et des revenus des producteurs.


Une vingtaine de journalistes outillés sur l'élaboration, l'exécution, l'analyse et le contrôle du budget de l'Etat

Ouagadougou, 17 sept. (AIB) - La section burkinabè du Réseau africain de journalistes pour l'intégrité et la transparence (RAJIT) a organisé du 9 au 14 septembre 2007, à Ouagadougou un séminaire sur le processus d'élaboration, d'exécution, d'analyse et de contrôle du budget de l'Etat.

La formation a été assurée par deux experts du Centre d'information, de formation et d'études sur le budget (CIFOEB), Evariste Millogo et Samuel Tambi Kaboré.

Au total, une vingtaine de journalistes de la presse écrite et audiovisuelle, publique et privée, nationale et provinciale ont pris part à cette formation.  Au cours des cinq jours, les participants se sont familiarisés avec le maniement des chiffres et des termes économiques.

Ils ont notamment travaillé à mieux connaître des concepts comme la loi de finances, la loi rectificative, la loi de règlement ou encore le budget. Des termes comme recettes fiscales, recettes non fiscales, recettes en capital, dons ou emprunts en gros, tout ce qui est relatif au budget de l'Etat ont été (re) visités.

Outre cette nomenclature du budget, ils ont aussi su comment s'opèrent les procédures pour engager les dépenses publiques (l'exécution du budget) et comment analyser la structure d'un budget par rapport à la politique définie par un gouvernement.

S'exprimant à l'ouverture des travaux lundi 9 septembre dernier, la secrétaire générale du ministère du Tourisme, de la Culture et de la Communication , Mme Alimata Ouédraogo/Bagayoko a souhaité que la formation permette aux participants de mieux comprendre ce qu'est le budget afin d'aider les populations à mieux participer à son élaboration et à son exécution.

Quant au président du RAJIT/Burkina, M. Pierre Tiergou Dabiré, il a assuré que le but de son organisation est d'aider les journalistes à mieux décrypter des termes qui, à priori paraissent techniques, afin de les aider à fournir à leurs publics des articles plus professionnels et mieux fournis. Il a conclu que d'autres formations sont en vue pour le renforcement des capacités des journalistes burkinabè.


Coopération Burkina Faso/PNUD

Près de 02 milliards de F CFA pour viabiliser le secteur de la micro - finance

Ouagadougou, 14 sept. (AIB) - Le gouvernement burkinabé et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) ont procédé, vendredi à Ouagadougou, à la signature d'un document de projet sur le programme de renforcement du secteur de la micro - finance (PRESEM) d'un montant de 1,868 milliard de F CFA.

D'une durée de 3 ans, ce projet vise à contribuer à la réduction de la pauvreté et à l'atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD).

Intégralement financé par le PNUD et le fonds d'équipements des Nations Unies (FENU) avec la participation de la Banque mondiale (BM) et la Banque africaine de développement (BAD), ce projet sera exécuté à partir de la stratégie nationale de micro - finance (SNMF).

Il s'agit de l'amélioration du cadre socio-économique, institutionnel, légal et réglementaire, le renforcement des capacités des institutions de micro finance, le développement et la diversification des services financiers et non financiers.

Le ministre de l'Economie et des Finances, M. Jean Baptiste Compaoré et le représentant résident par intérim du PNUD, Mme Ruby Sandu - Rujon, rappelle-t-on, ont signé le document de projet.

Le ministre Compaoré a salué le soutien des partenaires techniques et financiers, particulièrement le PNUD pour son appui constant au gouvernement burkinabé, l'élaboration et la mise en ouvre de la SNMF.

« Toutes choses qui permettent de lutter contre la pauvreté et d'espérer toucher les OMD », a-t-il fait remarquer.

« Ce projet, a soutenu Mme Rujon, entend favoriser l'accès d'une majorité des ménages à faibles revenus et des micro entrepreneurs à des services de micro finances viables et pérennes ».

« Le PNUD espère que l'exécution conséquente de ce projet, contribuera à l'élargissement des opportunités d'emplois et des activités génératrices de revenus, notamment pour les jeunes et les femmes » a conclu Mme le représentant résident par intérim du PNUD.


Filière karité

Les acteurs veulent organiser le marché

Ouagadougou, 13 sept. (AIB) - Les acteurs de la filière karité se sont rencontrés le jeudi 13 septembre à Ouagadougou, afin d'asseoir une politique de promotion et sauvegarde de la filière.

L'organisation du marché du karité au Burkina Faso par la mise en place de collecteurs et d'acheteurs agréés par la filière, le renforcement des capacités financières par la mise en ouvre des prélèvements et l'installation d'une « Maison du Karité » en vue de la consolidation de la table filière karité sont entre autres les objectifs de la rencontre.

La filière karité fait partie des filières identifiées comme étant porteuses par le gouvernement du burkinabé au regard de sa position stratégique dans l'économie du pays et dans l'amélioration du niveau de vie des populations rurales.

Les statistiques font ressortir que la filière concerne plus de 500 000 ménages et procure près de 3 milliards de F CFA en recettes d'exportation. Avec une production estimée entre 60 000 et 80 000 tonnes d'amandes de karité par an, le Burkina Faso est placé deuxième producteur mondial de karité.

En procédant à l'ouverture officielle de la rencontre, le représentant du ministre délégué à l'Agriculture a exhorté les participants à « une concertation objective, sans parti pris. Il y va de l'avenir de la Table filière karité » a-t-il ajouté.


L'UEMOA à la recherche d'un pacte de convergence

Ouagadougou, 10 sept. (AIB) - Les pays membres de l'UEMOA se réunissent du 10 au 12 septembre 2007 à Ouagadougou, afin d'adopter des règlements devant aboutir à la mise en place d'un pacte de convergence. Cette convergence de stabilité, de croissance et de solidarité doit parvenir d'une part à la constitution de la masse critique qui regroupera au moins la moitié des pays membres de l'UEMOA réunissant 65% du PIB de l'Union.

Pour ce faire, les experts vont plancher sur six dossiers dont cinq relèvent de l'UEMOA et un de la BCEAO. Ce sont entre autres l'harmonisation du régime fiscal des provisions constituées par les banques au sein de l'UEMOA ; la révision de l'âge de retraite des agents de l'encadrement moyen et des services généraux des organes de l'UEMOA porté à 58 au lieu de 55, la création et les modalités de fonctionnement du comité consultatif régional des filières agricoles ; et les relations financières extérieures des Etats membres de l'UEMOA.

Pour le chargé de surveillance multilatérale au sein de l'UEMOA, M. Jean N'Daye, l'échéance a été ajournée deux fois de suite en 2002 et 2005, et récemment reportée en 2008 du fait que les pays ne respectaient pas les conditions du pacte de convergence .C'est en 2006, que l'idée a été émise de rechercher des pays assez performants capables d'avoir un effet d'entraînement pour l'ensemble de l'Union afin de parvenir à une phase de stabilité. « Ce groupe de pays est ce que nous appelons la masse critique c'est à dire qui a une capacité d'entraîner l'ensemble et qui à une convergence aussi significative pour l'UEMOA » a indiqué M. Jean Ndaye. L'issue de la réunion de Ouagadougou du comité des experts statutaire de l'UEMOA, doit déboucher à la composition de la masse critique au bénéficie d'une plus grande stabilité, de croissance et de cohésion en matière d'économie et d'intégration sous régionales.


Quatre pays africains préparent les négociations de l'OMC

Ouagadougou, 06 sept (AIB) - Quatre pays africains producteurs de coton (Bénin, Burkina, Mali et Tchad) ont tenu, jeudi à Ouagadougou une réunion de concertation en vue de préparer la rencontre de l'Organisation mondiale de commerce (OMC) prévue le 13 septembre prochain à Genève (Suisse).

Réunis au sein de l'initiative sectorielle en faveur du coton, les ministres en charge du commerce des quatre pays ont, pendant cette journée, accordé leur violon et arrêté une position commune de négociations en vue de parler le même langage lors de la prochaine négociation de l'OMC.

Ces ministres qui étaient assistés des représentants d'associations et d'unions des producteurs de coton, ont partagé des informations relatives à l'évolution des négociations et d'échanger sur les questions liées au dossier coton.

Il s'agit des propositions relatives au tableau de suppression des subventions et la mise en place d'un fonds de compensation des pertes subies par les producteurs africains du fait des subventions.

Dans les quatre pays (Bénin, Burkina, Mali, Tchad) ; la production du coton contribue pour environ 8 à 12 pour cent du produit intérieur brut (PIB), 40 pour cent des recettes d'exportation totales et 70 pour cent des recettes d'exportations agricoles.

Présidant la rencontre, le ministre burkinabé du Commerce, de la Promotion de l'entreprise et de l'Artisanat, Mamadou Sanou a dit qu'il s'agit pour les pays du C4 d'examiner les modalités pour le coton figurant dans le texte de négociation du 17 juillet 2007 du Président du comité de l'Agriculture.

« Ces modalités, à l'instar d'autres questions importantes, feront l'objet d'intenses négociations à la reprise des travaux à l'OMC en ce mois de septembre 2007 », a-t-il prévenu.

M. Sanou a aussi indiqué que cette réunion de concertation s'inscrit dans une tradition établie par les pays du C4 de se trouver chaque fois que la situation l'exige pour examiner et trouver ensemble des solutions à leurs préoccupations communes.

Les pays du C4, à travers leurs représentants, se sont mis au même niveau d'information par rapport à l'évolution des négociations en général, et ont échangé particulièrement sur les questions liées au dossier coton, notamment les questions concernant les modalités, le filet de sauvetage, la proposition du fonds de lissage.

Il est ressorti des discussions que les producteurs africains et spécifiquement ceux du C4, risquent de subir les effets de la dépression des prix mondiaux du coton due aux subventions si les aspects relatifs à l'aide au développement du secteur du coton ne sont pas pris au compte.

Le prix du coton au Burkina Faso a été fixé le 11 mai dernier en tenant compte des cours du marché mondial et de la parité euro - dollar à 145 F CFA le kilogramme de coton graine au producteur, contre 165 F CFA en 2006-2007, 175 F CFA en 2005-2006 et 210 F CFA en 2004-2005, avec une augmentation considérable du prix des intrants.

Ainsi, le groupe de pays du C4 a réaffirmé la pertinence de ces propositions tout en réaffirmant l'importance vitale du coton pour l'économie et les populations de leurs pays respectifs.

Ils ont par ailleurs souligné les risques de disparition des filières cotonnières africaines et particulièrement celles des pays du C4 à cause des subventions et des soutiens internes pratiquées dans les pays du Nord.

Il ressort des propositions que les pays du Nord devraient réduire leurs soutiens internes à 70 pour cent pour l'Union européenne et de 60 pour cent pour les Etats-Unis d'Amérique et le Japon.

Cela ramènerait le plafond de soutiens de l'UE à 20,1 milliards d'euros contre 67,16 milliards de F CFA actuellement, les USA et le Japon respectivement à 7,6 milliards de dollars et 1,6 milliard de yens.

Les participants ont rappelé que ces recommandations faites au cours des différentes instances de négociation, visent à apporter une solution juste au dossier coton.


L'Union européenne et les Pays Bas octroient plus de 24 milliards de F CFA au Burkina pour lutter contre la pauvreté

Ouagadougou, 24 août (AIB) - Le Burkina Faso, l'Union européenne et les Pays Bas ont procédé, vendredi dernier à Ouagadougou, à la signature de deux conventions de financement d'un montant total de 24,295 milliards de F CFA pour lutter contre la pauvreté.

D'un montant de 13,447 milliards de F CFA, la première convention signée avec l'Union européenne servira à la réalisation du programme d'appui budgétaire et la réduction de la pauvreté pour la période 2005-2008.

Le montant du soutien de l'Union européenne au Burkina passe ainsi de 166,5 à 187 millions d'euros, soit la contre valeur de 122,663 milliards de F CFA.

Ce programme s'inscrit dans le cadre de l'appui à la Commission européenne au financement du cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (CSLP) à travers le budget national.

Ce programme comprend trois volets principaux à savoir l'appui budgétaire pour le financement du CSLP, l'appui pour l'initiative « Education pour tous »  (EPT) et l'appui institutionnel.

D'un montant de 11, 151 milliards de F CFA, la deuxième convention signée avec l'ambassade du Royaume des Pays Bas au Burkina vise à renforcer le budget national, secteur de concentration de l'action gouvernementale pour le financement de cadre stratégique de lutte contre la pauvreté.

Ce montant vient en supplément de la somme de 60 millions d'euros de l'appui budgétaire pour la période 2005-2008.

Ce soutien porte à 77 millions d'euros, soit la contre valeur de 50,508 milliards de F CFA d'appui budgétaire non ciblé que le royaume des Pays Bas accorde au Burkina Faso pour la période 2005-2008 et l'année transitoire 2009.

Les prévisions de décaissement de cet avenant, indique-t-on, sont étalées sur les années 2007, 2008, 2009.


Lancement de la campagne de promotion de la 5ème foire de la CEDEAO

Ouagadougou, 18 Août (AIB) - Le ministre burkinabé du commerce, de la promotion de l'entreprise et de l'artisanat, M. Mamadou Sanou, a procédé samedi dernier, au lancement officiel de la campagne publicitaire de la 5 e foire commerciale de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest (CEDEAO) qui se tiendra du 7 au 15 Mars 2008 à Ouagadougou.

Selon le 1 er vice-président de la CEDEAO , M. Jean de Dieu Somda, cette foire a pour objectif principal de promouvoir les échanges commerciaux dans la sous-région ouest-africaine. Elle mettra en présence les opérateurs économiques, industriels, commerçants et artisans originaires de l'Afrique de l'Ouest.

« Consolidation du commerce intra communautaire à travers les technologies de l'information et de la communication » est le thème de cette manifestation qui se déroulera par ailleurs sur le site du Salon international de l'artisanat de Ouagadougou (SIAO).

De l'avis du directeur général de l'Office national du commerce extérieur (ONAC), M. Justin Bayili, chacun des quinze états membres de l'organisation disposera d'un stand pour y exposer ses produits et services. Participeront également à cette foire, les sociétés proposant des services et évoluant dans le secteur des nouvelles technologies de l'information et de la communication.

Outre l'exposition des produits et marchandises manufacturés en Afrique de l'Ouest, des ateliers et des séminaires sur les questions relatives à la dynamisation du commerce intra régional seront organisés pour les participants de cette manifestation.

Ces différentes rencontres permettront selon M. Bayili, des opportunités d'affaires et faciliteront la conclusion de nombreux contrats.

Le ministre du commerce burkinabé, M. Mamadou Sanou, a rappelé que la foire commerciale de la CEDEAO est née de la volonté commune des chefs d'Etats de la Communauté et du secrétariat exécutif (aujourd'hui appelé Commission de la CEDEAO ), de « maintenir et de développer la tradition d'échanges commerciaux qui existent entre les peuples de la sous-région ».

Les éditions précédentes de la foire de la CEDEAO ont eu lieu en 1995 à Dakar (Sénégal), en 1999 à Accra (Ghana), en 2003 à Lomé (Togo) et en 2005 à Lagos (Nigeria).

     
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