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Burkina-BCEAO
La BCEAO organise une journée de diffusion des résultats de la balance des paiements

Ouagadougou, 21 juil. (AIB) – L’agence Burkina de la centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest a organisé le 20 juillet 2009 à Ouagadougou, en collaboration avec le ministère de l’Economie et des Finances, une journée de diffusion des résultats de la balance des paiements. L’objectif de la BECEAO à travers cette journée était de sensibiliser les milieux d’affaires à fournir des données fiables à même  d’inverser les déficits structurels. La balance des paiements au Burkina, ont indiqué les responsables de la BCEAO s’est améliorée en 2007, et a même enregistré un solde excédentaire de l’ordre de 188 milliards de FCFA durant la même période, contre 49 milliards en 2006.

Selon le directeur national de la BCEAO, M. Bolo Sanou « cela est lié au rachat de l’ONATEL par Maroc télécom à hauteur de 51%, expliquant le surplus élevé en 2007 ». Il a précisé que le solde courant est contraint par un déficit structurel justifié par le fait que le pays importe plus qu’il n’exporte. M. Sanou a ajouté que 2008 risques d’être plus difficile en raison de 3 crises (alimentaire, énergétique et financière) qui ont impacté négativement la balance des paiements. Le contexte de morosité de l’économie mondiale a affecté les échanges commerciaux en raison des faiblesse structurelles de l’économie et il n’en demeure pas moins que le recours) l’importation massive des produits alimentaires et la forte dépendance aux hydrocarbures soient à l’origine de sorties considérables de devises au Burkina, a souligné M. Bolo Sanou.

Le ministre burkinabè de l’Economie et des finances, Lucien Marie Noël Bembamba a souligné que le déficit du Burkina est exagéré pour la bonne raison que le pays n’arrive pas à appréhender toutes les exportations. «  On lie le niveau d’endettement », a-t-il précisé à la capacité à y faire face, ajoutant que les comptes extérieurs du Burkina sont marqués par une hausse de l’excédent des transferts courants, en rapport avec l’augmentation des entrées nettes de ressources au titre des transferts publics (dons budgétaires notamment) et des progression des transfert privés.

AB/ MK


Burkina-Economie
L’Invité de la rédaction : le coordonnateur du programme  Millenium challenge account à Sidwaya

Ouagadougou, 16 juil (AIB)- Le coordonnateur du programme Millenium challenge account (MCA), M. Joseph Bissiri Sirima a déclaré ce jeudi 16 juillet 2009 à Ouagadougou que le Millenium challenge account (MCA) a été élaboré à la suite d’une  consultation populaire ayant permis de recueillir les besoins des bénéficiaires.

Initiative du gouvernement américain sous le président George Bush, le Millenium challenge account est une enveloppe financière de 481,9milliards de francs CFA devant assurer la réalisation d’infrastructures routières, scolaires et surtout, promouvoir l’éducation de la jeune fille. Le MCA s’inscrit en droite ligne de la politique américaine et l’allocation de ses ressources obéit à des règles strictes de gouvernance, de contrôle du Congrès américain qui dépêche en moyenne quatre fois des missions pour suivre son exécution sur le terrain.

A propos du nombre de kilomètres de routes à réaliser, beaucoup de polémiques existent au point que le coordonnateur du programme a dû apporter des précisions sur ces questions liées à la qualité et la quantité des infrastructures routières ; il s’agit pour les deux parties  de s’entendre sur le coût réel du kilomètre de route estimé, selon les études faites par les Burkinabé à 150 millions de francs CFA alors que la partie américaine estime ce coût à 280 millions de francs CFA, en intégrant la prise en charge environnementale.

L’engagement du gouvernement américain reste le même pour les 18 pays éligibles à ce fonds pour l’atteinte des objectifs du millénaire et dès le 31 juillet  2009, les deux parties procèderont à la signature des documents pour la mise en œuvre. Justifiant le choix  du programme MCA pour les secteurs sociaux, infrastructures routières, scolaires, entre autres, M. Joseph Bissiri Sirima a dit que cette approche relève d’une préoccupation bien connue, à savoir la lutte contre la pauvreté à travers la croissance.

Outre les points saillants de la rédaction de Sidwaya sur le programme du Millénium challenge, notamment les conditions de sa mise en œuvre, le coordonnateur du programme s’est appesanti sur les 16 critères d’éligibilité dont le plus déterminant est la lutte contre la corruption et pour la bonne gouvernance financière. L’un des critères qui se rapporte à l’appel d’offres et à l’organisation des marchés publics souligne l’attachement des bailleurs à la transparence des marchés.

Durant deux heures d’horloge, le coordonnateur du programme MCA a  passé en revue des dispositifs législatifs et juridiques dans le but de créer un environnement favorable aux affaires et booster la croissance afin de mieux lutter contre la pauvreté  par des critères et un égal accès aux ressources, en pensant d’abord aux femmes souvent  discriminées sur ce plan  ainsi que sur d’autres, comme les questions foncières.

ABT/SVY       


Burkina-Economie
Vers l’élaboration d’une politique nationale de l’élevage

Ouagadougou, 10 juil (AIB) - Une réunion des directeurs centraux et régionaux ayant en charge le développement de l’élevage au Burkina faso s’ouvre ce vendredi 10 juillet 2009 dans la salle de conférence du ministère des Ressource animales à Ouagadougou, en vue d’examiner et d’adopter  la politique nationale de l’élevage en élaboration,  apprend-on, de source proche des autorités du département.

« Au Burkina Faso, l’élevage constitue la seconde activité après l’agriculture. Les résultats  de la 2ème enquête nationale des effectifs du cheptel  (ENEC-II) de 2003 indiquent un accroissement du nombre  d’éleveurs  et des effectifs  des différentes espèces  animales » a expliqué le directeur général des services d’élevage, le Dr. Marcel Nagalo.

Le Dr. Nagalo a souligné en effet que le bétail sur pied constitue le second produit d’exportation  après  le coton  et les exportations  moyennes représentent  régulièrement  15 à 16 milliards  de francs CFA par an, soit 30% des recettes d’exportation .

« Bien que n’intervenant que pour un ¼ dans le chiffre d’affaires des filières, l’exportation représente une composante essentielle  du paysage  sectoriel  dont l’importance  se mesure non seulement  par sa contribution  à la balance commerciale du pays,  mais aussi  par les pratiques  et logiques commerciales  qu’elle tend  à insuffler  et qui  se répercutent  sur tous les maillons  des filières, y compris  au niveau  des producteurs », a-t-il poursuivi.

Aussi, le gouvernement burkinabé attache-t-il du prix aux conclusions des travaux de cette réunion pour marquer le début de concrétisation d’une véritable politique de l’élevage en faveur de l’ensemble des acteurs de la filière.

ABT/SVY 


Burkina-Micro-finance
4è conférence panafricaine sur la micro-finance

Ouagadougou, 8 juil (AIB) – La 4è conférence panafricaine sur la micro-finance se tient du 7 au 10 juillet 2009 sous le thème : « Comment faciliter l’accès aux services financiers pour les entreprises africaines à faibles revenus ».

Les responsables des institutions financières africaines réfléchiront, 4 jours durant sur l’amélioration des conditions d’accès des petites et moyennes entreprises aux services financiers.

Selon le président du comité d’organisation de la conférence, Léonce Koné, « cette rencontre, en elle-même est symptomatique de l’importance croissante que prend la micro-finance en Afrique. 

Elle réussit en effet le pari de regrouper au plus haut niveau des professionnels appartenant à différents secteurs d’activités animés et de la volonté de concerter pour favoriser une approche inclusive du développement de la micro-finance en Afrique ».

L’ancien gouverneur de la BECEAO et ancien Premier ministre de la Côte d’Ivoire Charles Konan Bani a souligné pour sa part que « la problématique de l’accès des petites et moyennes entreprises aux services financiers est ancienne et d’actualité, vu la tournante financière actuelle ».

Pour lui, l’extrême faiblesse du taux de pénétration du système bancaire dans l’espace UEMOA, à peine 10%, empêche les petites et moyennes entreprises d’avoir des financements et de se développer.

Le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et de la coopération régionale, Alain Bédouma Yoda a indiqué quant à lui que la micro-finance est un instrument privilégié de la lutte contre la pauvreté et un vecteur d’une bancarisation active et maîtrisée des économies africaines.

AB/MK


Burkina-Economie
4e conférence panafricaine sur la micro finance : la part contributive de l’ancien Premier ministre ivoirien, ancien gouverneur de la BCEAO

Ouagadougou, 7 juil. (AIB) – A l’ouverture des travaux de la 4ème conférence panafricaine sur la micro finance ce mardi 7 juillet 2009 à Ouagadougou, le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération régionale, M. Alain B. Yoda dit attendre de l’ancien Premier ministre de Côte d’Ivoire, ancien gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest, (BCEAO), M. Charles Konan Banny une contribution à enrichir la substance des délibérations.

Au préalable, le président du comité national d’organisation, M. Léonce Koné a souligné qu’avant son mandat comme gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest, M. Banny a été l’auteur des initiatives qui ont conduit, entre 1993 et 1996, à l’adoption des textes juridiques spécifiques qui régissent l’activité de micro finance pour les huit pays membres de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA.

« Les performances qui ont été réalisées, dans ce domaine par la BCEAO ont conduit à ce que le gouverneur Banny soit désigné comme membre du groupe des conseillers chargés d’assister le secrétaire général des Nations unies, dans le cadre de la célébration, en 2005, de l’année internationale du micro crédit », a-t-il rappelé.

Outre la contribution de M. Banny attendue, des représentants des banques centrales, de banques commerciales et de développement, d’institutions de micro finance, d’agences gouvernementales chargées de la promotion et de la supervision de la micro finance, d’institution internationale d’aide et de développement, ainsi que du monde de la recherche et de l’université enrichiront les débats.

Au nombre de ceux – ci, des experts de l’UEMOA, de la BAD et du ministère de l’Economie et des Finances du Burkina Faso.
ABT/ SVY


Burkina-Economie
L’Invité de la rédaction : le coordonnateur du programme  Millenium challenge account à Sidwaya

Ouagadougou, 16 juil (AIB)- Le coordonnateur du programme Millenium challenge account (MCA), M. Joseph Bissiri Sirima a déclaré ce jeudi 16 juillet 2009 à Ouagadougou que le Millenium challenge account (MCA) a été élaboré à la suite d’une  consultation populaire ayant permis de recueillir les besoins des bénéficiaires.

Initiative du gouvernement américain sous le président George Bush, le Millenium challenge account est une enveloppe financière de 481,9milliards de francs CFA devant assurer la réalisation d’infrastructures routières, scolaires et surtout, promouvoir l’éducation de la jeune fille. Le MCA s’inscrit en droite ligne de la politique américaine et l’allocation de ses ressources obéit à des règles strictes de gouvernance, de contrôle du Congrès américain qui dépêche en moyenne quatre fois des missions pour suivre son exécution sur le terrain.

A propos du nombre de kilomètres de routes à réaliser, beaucoup de polémiques existent au point que le coordonnateur du programme a dû apporter des précisions sur ces questions liées à la qualité et la quantité des infrastructures routières ; il s’agit pour les deux parties  de s’entendre sur le coût réel du kilomètre de route estimé, selon les études faites par les Burkinabé à 150 millions de francs CFA alors que la partie américaine estime ce coût à 280 millions de francs CFA, en intégrant la prise en charge environnementale.

L’engagement du gouvernement américain reste le même pour les 18 pays éligibles à ce fonds pour l’atteinte des objectifs du millénaire et dès le 31 juillet  2009, les deux parties procèderont à la signature des documents pour la mise en œuvre. Justifiant le choix  du programme MCA pour les secteurs sociaux, infrastructures routières, scolaires, entre autres, M. Joseph Bissiri Sirima a dit que cette approche relève d’une préoccupation bien connue, à savoir la lutte contre la pauvreté à travers la croissance.

Outre les points saillants de la rédaction de Sidwaya sur le programme du Millénium challenge, notamment les conditions de sa mise en œuvre, le coordonnateur du programme s’est appesanti sur les 16 critères d’éligibilité dont le plus déterminant est la lutte contre la corruption et pour la bonne gouvernance financière. L’un des critères qui se rapporte à l’appel d’offres et à l’organisation des marchés publics souligne l’attachement des bailleurs à la transparence des marchés.

Durant deux heures d’horloge, le coordonnateur du programme MCA a  passé en revue des dispositifs législatifs et juridiques dans le but de créer un environnement favorable aux affaires et booster la croissance afin de mieux lutter contre la pauvreté  par des critères et un égal accès aux ressources, en pensant d’abord aux femmes souvent  discriminées sur ce plan  ainsi que sur d’autres, comme les questions foncières.

ABT/SVY       


Burkina-Economie
Le CEDRES organise une semaine du débat économique à Ouagadougou

Ouagadougou, 23 juin (AIB) – L’université Ouaga II, en collaboration avec le Centre d’études, de documentation et de recherches économiques et sociales (CEDRES) organise du 22 au 27 juin 2009 à Ouagadougou, la semaine du débat économique (SEDECO). Les organisateurs de cette semaine veulent créer un événement national pour le grand public en matière de réflexion sur les grandes questions économiques et de développement d’abord et favoriser ensuite un débat économique de qualité associant autour de questions actuelles, tous les acteurs du monde économique. Enfin, la SEDECO entend impliquer l’ensemble des acteurs économiques dans le déroulement de la semaine. 

Les acteurs économiques sont, entre autres, les économistes professionnels, les chercheurs, les praticiens, les enseignants, les médias, les entrepreneurs, les élèves et les étudiants les membres d’associations etc. ont fait remarquer les responsables de la SEDECO et du CEDRES.

En les associant à cette semaine, il s’agira pour eux de démocratiser l’analyse économique au profit du grand public. Les initiateurs de la SEDECO veulent ainsi assurer une diffusion de la connaissance économique en continu. Le CEDRES, quant à lui, envisage pérenniser à terme la semaine du débat économique pour mener des réflexions sur les questions fondamentales du développement économique du Burkina.

Selon le Premier ministre, Tertius Zongo, qui a présidé la cérémonie d’ouverture de la semaine, « l’avènement, l’ampleur et la manifestation de la crise financière et économique méritent de susciter des réflexions ». L’époque actuelle étant marquée par la mondialisation, la crise ne concerne pas seulement les pays du Nord dans la mesure où d’une manière ou d’une autre, l’Afrique devra en ressentir les effets, a-t-il ajouté.

Il faudrait alors préconiser la bonne gouvernance, la consolidation de l’intégration régionale pour éviter ou atténuer les répercussions néfastes de la crise. Le directeur du CEDES, Taladidia Thiombiano s’est réjoui quant à lui de la reprise des activités du centre après 20 ans d’inactivité. Le CEDRES, rappelons le, a été créé en 1977 et la SADECO entre dans le cadre de ses activités.

AB/MK


Burkina-Economie
4ème Conférence panafricaine sur les micros finances à Ouagadougou 

Ouagadougou, 17 juin (AIB) – Le président de l’Association professionnelle des institutions de micro finance (APIM), M. Saïdou Ouédraogo a rappelé le mardi 16 juin 2009 les objectifs de la 4e conférence panafricaine prévue à Ouagadougou du 7 au 10 juillet prochain.

Cette 4ème conférence panafricaine sur la micro finance, placée sous le thème « Comment faciliter l’accès aux services financiers pour les entreprises africaines à faibles revenus » réunira des praticiens de la micro finance, des chercheurs, des consultants,  des universitaires, des autorités gouvernementales et des partenaires techniques et financiers dans un cadre élargi d’échanges et de partage d’expériences pouvant conduire à la mise en œuvre d’une micro finance inclusive. « Il s’agit surtout de provoquer le déclic pour une croissance et une création de richesses en Afrique », a précisé le président de l’APIM.

Pour Saïdou Ouédraogo, les thèmes et les discussions de cette 4ème conférence permettront d’aborder les tendances, les expériences et les défis de la micro finance en Afrique.
En effet, les 10 dernières années, les petits et micros crédits ont considérablement amélioré la qualité de vie de millions de personnes pauvres. « A l’heure actuelle, malheureusement, les institutions de micro financement sont soumises à une pression croissante du fait de l’épuisement ou du loyer de l’argent », a déploré M. Saïdou Ouédraogo.

En vue de remédier un tant soit peu au coût trop élevé du loyer de l’argent sur le marché financier, la Banque mondiale, en partenariat avec la Banque allemande KFW ont lancé un nouveau mécanisme de soutien au secteur de la micro finance pour aider les IMF confrontées à un manque de ressources financières de près de 500 millions de dollars. « 40 pays dans le monde sont éligibles à ce nouveau dispositif financier dont le Burkina Faso », s’est réjoui M.Ouédraogo.

ABT/ SVY


Burkina-UE-Economie
Plus de 03 milliards de l’Union européenne pour lutter contre la faim
au Burkina

Ouagadougou, 5 juin (AIB) – Le département du programme alimentaire du bureau burkinabé de la Commission de l’Union européenne a animé une session d’information le jeudi 4 juin 2009 à l’intention des acteurs non étatiques (ANE) dans le cadre de la réponse rapide de l’Union à la crise alimentaire dans 35 pays ACP.

Le Burkina Faso est éligible au fonds mis en place pour atténuer les effets de la crise alimentaire sur les populations. Ainsi, le Burkina Faso, doté d’un plan global pour la mise en œuvre de la facilité alimentaire adopté par l’Union européenne va recevoir cinq millions d’euros (environ 03 milliards 275 millions de F CFA) immédiatement disponible pour atténuer les conséquences négatives de l’évolution des prix des denrées alimentaires.

A travers ce plan global, il s’agit surtout pour l’Union européenne d’aider les pays concernés à faire face aux conséquences socio-économiques potentielles liées à la dépendance à l’égard des importations de denrées alimentaires, à la vulnérabilité sociale et à la stabilité politique, ainsi qu’aux effets macro économiques sur l’évolution des prix des denrées alimentaires.

En effet, les priorités assignées à ce fonds s’inscrivent entre l’urgence et la programmation, au regard du contexte de vie chère, notamment les mesures destinées à améliorer l’accès aux intrants et aux services agricoles, y compris les engrais et les semences. Toutefois, une attention particulière sera accordée aux infrastructures locales et à leur disponibilité.

ABT/ SVY


Burkina-Catholicisme-Développement
La communauté catholique de Ouagadougou a mobilisé 645 millions de francs au profit du développement

Ouagadougou, 23 avr. (AIB) - La Communauté catholique de la capitale, regroupée au sein de la Coopérative diocésaine d'épargne et de crédit (CODEC-Ouaga) a pu mobiliser 645 millions de francs CFA pour les mettre au profit des populations à travers l'octroi de micro-crédits, selon les responsables de la coopérative rencontrés jeudi à Ouagadougou.

De l'avis du président du conseil d'administration de CODEC-Ouaga, Filippe Compaoré, grâce à ces fonds mobilisés, des crédits de 115 millions de francs CFA ont été accordés aux populations.

Des coopératives identiques existent dans quatre autres diocèses et devraient voir le jour dans les autres diocèses, a-t-il précisé. Les CODEC ont pour objectif de promouvoir le développement économique de la communauté par la collecte de l'épargne et le financement des activités de leurs membres.

Elles participent également de l'auto-prise en charge de l'Eglise catholique, l'une des plus pauvres du monde.

Celle de Ouagadougou compte déjà 1150 membres. Sa mission est de « promouvoir le développement économique et l'auto-prise en charge de la communauté catholique et de tous les membres (fidèles), selon l'esprit de l'Evangile ».

Elle offre également des comptes courants, des comptes sur livret et accorde en outre des crédits à court, moyen et long terme, aussi bien aux particuliers qu'aux PME et PMI.

Rencontré au cours d'une conférence de presse sur le pèlerinage catholique de 2009 en Israël, M. Compaoré conseille aux fidèles de cotiser au niveau des CODEC, ce qui leur permettra de bénéficier de crédits pour se rendre en Terre Sainte, en plus des autres avantages dont ils vont bénéficier.

La CODEC-Ouaga est ouverte à tous et ne tient pas compte de l'appartenance à l'Eglise catholique ou non.

AMK/


Burkina-Economie-Infrastructures
50 policiers vont désormais assurer la sécurité de Rood Woko

Ouagadougou, 16 avr. (AIB) - 50 policiers seront mis à la disposition de l'administration du marché central de Ouagadougou, Rood woko pour assurer la sécurité de cette infrastructure, a appris l'AIB jeudi 16 avril, à l'ouverture du marché.

Le maire de la commune de Ouagadougou s'est réjoui du recrutement de 50 policiers pour la sécurité de Rood woko. Pour lui, « le recrutement d'un contingent de 50 policiers municipaux, formés à l'école nationale de la police, qui sont basés ici même à Rood woko » est un signe rassurant. Le maire a également ajouté que la souscription d'une police d'assurance à la Société nationale d'assurance et de réassurance SONAR et la constitution d'équipes d'installation des commerçants à Rood woko vont dans le bon sens.

Cette mise en place des équipes permettra d'organiser et de superviser la réinstallation des commerçants. Il a par ailleurs évoqué l'existence de deux équipes de vigiles, d'un pompier professionnel attaché au site, deux bâches d'eau contre incendie d'une capacité 120 m3 , des allées libertés pour une circulation fluide et des espaces extérieurs aménagés et dégagés.

« Il ne fait l'ombre d'aucun doute que nous serons incompris au début par certains, mais si le prix à payer pour que Rood woko traverse le temps et reste un exemple est la rigueur dans son administration, eh bien ! Nous ne reculerons devant rien pour qu'il en soit ainsi », a déclaré le maire, Simon Compaoré, avant d'exhorter les usagers à en prendre possession et à en faire un bon usage.

AS/MO/SVY


Burkina-Economie
Le marché « Rood woko » renaît de ses cendres, 6 ans après

Ouagadougou, 16 avr. (AIB) - Incendié le 27 mai 2003, le marché central de Ouagadougou a rouvert ses portes en présence du Premier ministre, chef du gouvernement, Tertius Zongo le jeudi 16 avril 2009, après 18 mois de travaux de réaménagement.

Rood WokoLe budget total de réaménagement de cette infrastructure marchande s'élève à 3 487 034 206 FCFA, financé à 80% par l'Agence française de développement (AFD) sous forme de subvention (42%, soit 1 469 343 680FCFA) et en prêt (38% soit 1 311 914 000 FCFA) attribués à la mairie de Ouagadougou.

L'Etat pour sa part intervient à hauteur de 500 000 000 FCFA représentant les 14% et les 6% restant (205 776 526FCFA) proviennent de la commune de Ouagadougou.

Après relookage, l'infrastructure marchande comporte 1 628 boutiques, 1 192 échoppes, 180 étals de légumes et 72 étals de boutiques, le tout sous le contrôle des agents de sécurité, confiants, comme le souligne le responsable de sécurité incendie des équipements marchants de la commune de Ouagadougou, le sous-lieutenant Boubacar Ouédraogo : « le matériel mis à notre disposition est de qualité et les hommes permanemment disponibles : 7 agents de sécurité et moi-même (ndlr : les pompiers).

Tous les commerçants seront formés à la connaissance du matériel, de tel sorte que quand il y a un incendie, que quelqu'un puisse actionner le déclencheur manuel pour avertir les agents ».

La coupure du ruban a été effectuée par le Premier ministre et le directeur général de l'AFD, Jean Michel Severino, avant la visite du marché par les autorités présentes, Tertius Zongo en tête, les partenaires financiers et une foule d'invités.

AS/MO/SVY


Burkina-Economie
Réouverture le 16 avril prochain du grand marché de Ouagadougou

Ouagadougou, 7 avr. (AIB) - A quelques jours de la réouverture du marché central de Ouagadougou, des commerçants s'expriment sur leur réinstallation dans le marché rénové.

Il s'agit de l'association « Wend Konta » des jeunes commerçants du marché Nabi Yaar de Ouagadougou au secteur 29. Selon les explications du président Seydou Nana, c'est suite au sinistre survenu au grand marché que ces commerçants se sont retrouvés à Nabi Yaar, un marché aménagé par la commune de Ouagadougou.

Réunis au sein de l'association, le président affirme que le retour au grand marché n'intéresse pas beaucoup de personnes et pour cause : la perte d'une certaine clientèle, la cherté des boutiques, des places en plein air sont autant de motifs qui n'encouragent pas ces jeunes commerçants à se bousculer pour une place dans le nouveau marché.

Vider aussi le marché de proximité n'est pas une bonne chose, fait remarquer le président des jeunes commerçants de Nabi Yaar. Il est dit que des policiers municipaux seront déployés en grand nombre dans le marché central, avance Seydou Nana, qui estime que la vue du policier peut effrayer certains clients.

C'est en 2003 qu'un incendie a ravagé une bonne partie du marché Rood Woko, entraînant sa fermeture temporaire.

MRS/SVY


Burkina-Economie-Infrastructures
Un marché de gré à gré de 5 milliards entre l'Etat et EBOMAF pour le bitumage des voies de la ZAD

Ouagadougou, 05 fév. (AIB) - Le gouvernement a autorisé la passation d'un marché de revêtement bitumineux des voies dans la zone du projet ZACA à l'entreprise EBOMAF, d'une valeur de 5,35 milliards de francs CFA, au cours de son conseil des ministres du mercredi 4 février.

« Le financement est assuré par le budget de l'Etat, gestion 2009 », indique le compte rendu du Conseil.

L'Entreprise Bonkoungou Mahamadou et fils (EBOMAF) dispose d'un délai de réalisation de 5 mois.

Spécialisée dans les travaux de terrassements, de canalisations, les travaux de construction bâtiment, EBOMAF a déjà réalisé des travaux similaires dans la même zone.

AMK/


Burkina-Economie-Nahouri
Tertius Zongo donne le coup d'envoi des travaux de renforcement de la nationale N°5

Pô, 31 mars (AIB) - Le samedi 28 mars 2009, a eu lieu la cérémonie de lancement des travaux de renforcement du tronçon Ouagadougou-Pô-Frontière Ghana, d'une distance de 156 Km et d'un d'un coût de plus de 40.milliards de F CFA, sous le haut patronage de son excellence le Premier ministre burkinabé, M. Tertus Zongo.

Cette route, bitumée depuis 1998, a vu son état se dégrader au fil des années, occasionnant beaucoup d'accidents et l'allongement des délais de routes. Le trafic de cet axe est très important et contribue beaucoup dans l'économie du pays.

Le gouvernement, dans sa stratégie adoptée en 2000, a fait du secteur des transports un véritable levier de développement économique et de réduction de la pauvreté. Ce projet de renforcement du tronçon vise deux objectifs : permettre l'écoulement du trafic inter Etat en vue de développer l'économie sous régionale, en facilitant le commerce inter régional avec le Mali et le Ghana et faire face à l'augmentation du volume du trafic.

La région du Centre Sud, à laquelle appartient la province du Nahouri, dispose d'immenses potentialités qui ne demandent qu'à être mises en valeur. Le coût des travaux est reparti entre la Banque africaine de développement avec environ 22 milliards de francs CFA, soit 67% du coût total, la Banque ouest africaine de développement avec 5 milliards, soit 15% et la contribution du gouvernement du Burkina , 6 milliards, soit environ 18%.

Le Premier ministre burkinabé a assuré que pour avoir un ouvrage de qualité, il faut que les entrepreneurs fasse un travail professionnel et s'est engagé à faire respecter la réglementation par les usagers car les camions qui transportent 30 à 50 tonnes contribuent à la dégradation accélérée des routes.

AN/SVY


Burkina-Economie-13è session de l'UEMOA
Le président bissau guinéen et le Premier ministre nigérien à Ouagadougou

Ouagadougou 16 mars (AIB) - le président par intérim de la Guinée Bissau Raimundo Pereira et le Premier ministre nigérien, Seyni Oumarou sont arrivés le lundi 16 mars 2009 à Ouagadougou dans le but de participer à la 13è session de la conférence des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union économique et monétaire ouest africaine qui s'ouvre demain dans la capitale burkinabé.

Premier à fouler le sol burkinabé, le président par intérim de la Guinée Bissau , Raimundo Pereira est venu en tant membre de l'union. «  En tant que membre de l'UEMOA, la Guinée Bissau est là pour apporter sa contribution pour tous les efforts que l'Union fait pour bâtir au mieux notre union économique », a déclaré le président bissau guinéen.

Cette 13è session va également servir de tribune pour les autorités bissau guinéennes pour discuter les problèmes que vit cette ancienne colonie portugaise.

« Je vais profiter pour sensibiliser les chefs d'Etat qui seront là sur les problèmes que la Guinée Bissau traverse en ce moment », a indiqué Raimundo Pereira, qui a souligné que l'objectif majeur de son pays en ce moment est l'organisation des élections dans les délais. Pour cela, l'appui de la communauté africaine est « nécessaire », a-t-il précisé.

La Guinée Bissau a connu « un règlement de comptes au sommet de l'Etat » qui a causé la mort du président Nino Vieira et du chef d'Etat major de l'armée.

L'actuel président, qui assure l'intérim était alors le président du Parlement.

Après le président bissau guinéen, c'est le Premier ministre nigérien, Seyni Oumarou qui a été accueilli par les autorités burkinabé.

Le président bissau guinéen et le Premier ministre nigérien suivent le président ivoirien Laurent Gbagbo qui séjourne déjà au Burkina depuis le 15 mars. L'arrivée d'autres chefs et de gouvernements est annoncée pour demain.

MY/SVY


Burkina-Economie-Bonne gouvernance
Le gouvernement récupère plus de 300 millions FCFA d'économie sur le carburant, en 5 mois de gestion « rationnelle »

Ouagadougou, 19 fév. (AIB) - Le Gouvernement de Tertius Zongo est tout heureux de constater qu'il lui reste encore des « bons » de carburant d'une valeur de plus de 300 millions de francs CFA sur la consommation prévue pour la période allant du mois d'août à la fin 2008, en appliquant de mesures de contrôles dans l'Administration.

Au début du contrôle, le gouvernement avait affecté 60% des dotations en carburant sous forme de cartes magnétiques et le reste sous forme de tickets. Ce qui a eu pour conséquence une réduction de la consommation du carburant dans l'Administration.

Satisfait de ces résultats et « au regard de l'impact de l'utilisation des cartes magnétiques » le conseil des ministres, tenu mercredi 18 février, a « instruit » le ministre de l'Economie et des Finances pour reconduire les mêmes mesures.

Cette fois, le gouvernement escompte 724,28 millions de francs CFA en usant du même dispositif pour 2009, applicable aussi bien dans les services de l'Administration que dans les projets et les établissements publics de l'Etat et « en renforçant le système de suivi ».

Par ailleurs, le gouvernement s'est attaché les services des sociétés PETROFA, Total Burkina, SOFRATA, ECODIS, pour s'approvisionner en carburants et en lubrifiants, d'un montant de 4 659 499 146 francs CFA.

La consommation moyenne annuelle des ces produits est de l'ordre de 4 milliards de francs CFA.

AMK/


Burkina-Economie-Finances-Gouvernance
Vers un audit des marchés publics chaque année

Ouagadougou, 05 fév. (AIB) - Le Gouvernement de Tertius Zongo, le Premier ministre burkinabè a donné des instructions pour l'instauration d'un audit annuel des marchés publics, après avoir pris connaissance des résultats d'un audit faisant ressortir des irrégularités dans leur passation.

L'audit mené sur l'exercice 2007 et touchant 13 départements ministériels et 2 institutions, a révélé l'absence de plans de passation des marchés, le non respect de la réglementation en la matière.

Il suggère au gouvernement de renforcer les capacités des acteurs aussi bien au niveau de l'adjudication que du suivi de l'exécution des marchés.

« L'audit a recommandé une meilleure organisation de la passation des marchés publics », a relevé le ministre Filippe Savadogo, dans son compte rendu du conseil des ministres qui a abordé le sujet.

« Le conseil a donné des instructions d'une part pour la mise en ouvre des recommandations au vu des insuffisances constatées», a-t-il encore dit.

33 marchés ont été audités. Ils représentent une valeur de 12,55 milliards de francs CFA, soit 11% du volume global des marchés publics passés en 2007.

AMK/


Burkina-économie-finance-crise-BM
Crise financière : la Banque mondiale va investir 800 milliards de dollars en Afrique

Ouagadougou, 04 fév. (AIB) - La vice-présidente de la Banque mondiale pour l'Afrique, Obiageli Katryn Ezekwesili a déclaré que 700 à 800 milliards de dollars seront investis pour le développement des infrastructures régionales en Afrique.

Mme Ezekwesili a indiqué que l'énergie et les routes seront concernées par ces investissements. Elle s'exprimait à partir d'une conférence-vidéo mardi à Addis Abeba en Ethiopie où elle participait au 12 ème sommet des chefs d'Etat de l'Union africaine (UA) qui prend fin mercredi.

Mme Ezekwesili a indiqué que la crise financière qui touche les marchés boursiers et les marchés de crédits s'est aggravée en se muant en crise économique avec des licenciements d'employés dans plusieurs entreprises. «Au début, il y a eu une mauvaise analyse de la crise», a-t-elle estimé ajoutant que «l'Afrique ne vit pas la crise pour le moment» mais qu'il convient d'élaborer des stratégies financières et économiques pour parer à toute éventualité.

Mme Ezekwesili a indiqué qu'il y a nécessité pour les citoyens et les médias africains d'exercer un contrôle sur l'exécutif pour éviter les mauvaises gestions qui pourraient conduire à des situations financières, ou économiques «désagréables». «C'est à cette condition qu'on aura des hommes compétents à la place qu'il faut», a-t-elle indiqué.

Selon la vice-présidente de la Banque mondiale pour l'Afrique, l'essentiel n'est pas de toujours tendre la main à l'Afrique mais plutôt qu'elle prenne consciente de la nécessité d'ouvrir davantage son économie au monde. Elle a souligné que la stabilité politique favorise l'investissement étranger.

Pour ce qui est de l'intervention de l'Etat dans le secteur privé, Mme Ezekwesili a déclaré que la privatisation ne doit pas impliquer un désengagement total de l'Etat qui doit veiller à ce que les entreprises privées soient efficaces. Elle a dit que la monopolisation ne favorise pas la création d'emplois et que l'Etat doit veiller à l'émergence d'un secteur privé «ouvert et compétitif» pour l'aider dans l'absorption des demandeurs d'emplois.

Créée en 1944, la Banque mondiale a pour mission principale de réduire la pauvreté et d'améliorer le niveau de vie des populations à travers le monde. Elle compte 185 pays membres.

OO/RH


Burkina-Economie-énergie-mine
La SEMAFO investit dans l'humanitaire à Mana

Ouagadougou, 04 fév. (AIB) - La société d'extraction minière de l'Afrique de l'Ouest (SEMAFO) a annoncé mardi à Ouagadougou, qu'elle va investir dans des ouvres sociales au profit des communautés rurales du site aurifère de Mana, localité située à environ 200 km au Sud de la capitale.

Selon le président-directeur général de la société, Benoît la Salle , la société a aussi une mission humanitaire qui consiste à soutenir les populations riveraines des sites d'extraction. Elle est une société à but lucratif certes, mais elle investie dans le social à travers plusieurs actions sur le terrain.

«Pour maximiser le profit des populations, la SEMAFO à créer l'année dernière une fondation avec un montant de 250 millions FCFA pour cette année 2009», a déclaré M. la Salle. Jeudi , la Fondation SEMAFO va remettre des dons aux populations environnantes de Mana.

M. la Salle a expliqué que la situation d'extrême pauvreté dans les communautés rurales, voisines des sites miniers de la société à laquelle il a été confronté l'a convaincu que la SEMAFO devait s'investir plus pour les communautés en Afrique de l'Ouest. Pour la directrice générale de la Fondation SEMAFO , Chantal Guérin, «les besoins des populations en matières d'éducation, de santé, d'eau potable sont importants».

Elle a indiqué qu'une quête a été lancée au Canada qui a permis de récolter 8.685 livres d'éducation, 2.680 crayons, des sacs et des kits pour les populations. Mme Guérin a déclaré avoir rencontré les populations pour recenser leurs besoins. «Nous avons veillé à ce que soit pris en compte l'aspect du développement humain durable. Nous voulons éviter des situations désagréables comme celles que nous avons connu par le passé», a déclaré le directeur national de la SEMAFO , Justin Elie Ouédraogo.

Société canadienne d'extraction minière basée en Afrique de l'Ouest, la SEMAFO est installée en Guinée, au Niger et au Burkina Faso. Elle a un permis de recherche sur deux autres sites à Fobiri et Kona. La première coulée d'or sur le site de Mana, le plus important site au Burkina avec 55% d'extractions a été réalisée en mars 2008.

OO/RH


Burkina- Economie- Comptabilité publique
Le ministre des finances plaide pour une bonne gestion de l'argent public

Ouagadougou, 31 janv. (AIB)- Le ministre burkinabè de l'économie et des finances, Lucien Noël Marie Bembamba a invité samedi 31 janvier 2009 à Ouagadougou les acteurs intervenant dans la gestion des deniers publics à plus de rigueur dans leur gestion de la comptabilité publique.

Au cours d'une rencontre qui a réuni l'ensemble des comptables publics, le ministre de l'économie et des finances a indiqué que son département a entamé une série de concertations avec le personnel de son département dans le but d'assurer une saine gestion des deniers publics.

«  Les citoyens ont besoin de connaître la gestion des deniers publics  », a indiqué le ministre avant de lancer un appel aux comptables pour une meilleure gestion de la comptabilité publique.

Pour M. Bembamba, cet objectif poursuivi implique de faire un recyclage périodique du personnel pour répondre à la mutation sans cesse des choses, une définition de critères claires et pertinents pour l'exercice de cette fonction, l'institution d' indicateurs d'évaluation des performances afin de tendre vers la tolérance zéro dans la tenue de la comptabilité publique.

Le ministre de l'économie et des finances a, par ailleurs expliqué la dynamique de structuration de la comptabilité publique.

La Direction générale du trésor et de la comptabilité publique(DGTCP), l'une des plus importantes directions générales du ministère de l'économie et des finances, est la structure à laquelle tous les comptables publics sont rattachés sur le plan de l'exercice de leurs fonctions comptables. Elle compte 112 postes comptables directs à l'intérieur du territoire national.

Selon Lucien Noël Marie Bembamba, l'organisation actuelle des comptables publics est faite autour de trois catégories à savoir, les comptables publics en deniers et en valeurs, les comptables matières et les comptables d'ordre. Ces catégories sont à leur tour organisées en fonction de leur statut de comptables publics et de la tutelle, mais aussi en fonction de leurs compétences.

Le réseau des comptables publics comprend le réseau des comptables directs du trésor qui se compose de structures comptables centrales et des structures comptables déconcentrées  ; le réseau des comptables spéciaux du trésor qui réunit les receveurs des administrations financières, les régisseurs d'avances et de recettes ; le réseau des Receveurs des administrations financières composé de cinquante trois receveurs des impôts et de huit receveurs des douanes ; le réseau des régisseurs d'avances et de recettes  au nombre de 494 régisseurs ; le réseau des agents comptables des établissements publics de l'Etat qui compte 62 agents.

Bien qu'il soit constitué de comptables relevant de trois directions différentes (la comptabilité, les impôts et la douane) le réseau des comptables publics reste néanmoins unitaire et fortement hiérarchisé.

OO/MS


Burkina-Economie-Comptabilité
Les comptables à l'école de gestion des deniers publics

Ouagadougou, 31 janv. (AIB)- Le ministre burkinabè de l'économie et des finances, Marie Noël Lucien Bembamba a rencontré samedi à Ouagadougou les comptables publics pour parler des orientations en matière de gestion des deniers publics.

Cette rencontre initiée par le département en charge des finances vise, selon le ministre, à apporter les encouragements aux différents acteurs intervenant dans l'exécution des deniers publics. Elle a aussi pour objectif, de mettre en place une sorte de feuille de route afin qu'ils puissent jouer pleinement leur rôle à travers une gestion saine de la comptabilité.

«  La fonction du comptable public est un sacerdoce car elle demande à la fois une grande disponibilité, un réel engagement et la volonté de son homme  », a déclaré le ministre de l'économie et des finances.

Selon Marie Noël Lucien Bembamba, la volonté des autorités à assainir la gestion des deniers publics, le besoin des citoyens de connaître l'utilisation des deniers publics et la conséquence des niveaux de relation du Burkina Faso avec les partenaires financiers nécessitent des orientations.

C'est entre autres, le respect de la réglementation dans la gestion des deniers publics. « Dans la gestion des deniers publics, le respect des règles est sacré, il n'y a pas de l'à peu près  », a insisté M. Bembamba à l'endroit des centaines d'acteurs de la gestion de la comptabilité publique venus de l'ensemble du territoire national.

Le contexte exige également une rigueur dans les paiements des dépenses et dettes publiques ainsi que la réduction des délais de paiement.

« Le fonctionnaire le plus intègre c'est le comptable public  », a expliqué le ministre, regrettant que l'image du comptable soit quelque peu ternie par le fait de « brebis galeuses  ». D'où la nécessité de renforcer la discipline en la matière à travers le respect strict des textes répressifs.

Par ailleurs, le ministre a noté la nécessité de renforcer des cadres de concertation tant au plan national, au niveau géographique qu'au plan sectoriel. Ce qui pourra permettre d'échanger les expériences entre les différents participants, de faire le bilan et de se donner de nouvelles respectives.

Cette rencontre, première du genre, fait partie d'une série de concertations initiées par le ministre de l'économie et des finances et les acteurs de son département intervenant dans l'exécution des deniers publics. Elle continuera avec d'autres acteurs du département dans les jours à venir dans le but de donner une nouvelle dynamique à ces différents acteurs de la comptabilité publique.

Les comptables publics relèvent de la Direction générale du trésor et de la comptabilité publique(DGTCP) du ministère de l'économie et des finances à laquelle ils sont rattachés par un réseau de comptables publics représentatifs sur l'ensemble du territoire national. 

OO/MS


Burkina-Justice-Finances
La cour des comptes à la recherche d'une gouvernance financière performante

Ouagadougou, 28 janv. (AIB) - Le premier président de la Cour des comptes Boureima Nebié entouré de ses collaborateurs a animé une conférence de presse sur les rapports publics 2006 et 2007 de son institution.

Cette conférence de presse a permis à la Cour des comptes d'expliquer la philosophie de son action et les moyens mis à sa disposition pour atteindre ses objectifs à savoir la bonne gouvernance financière.

La Cour des comptes en 2006 a été amenée au titre de la chambre chargée du contrôle des opérations de l'Etat (CCOE) à formuler des recommandations au ministère des Finances et du Budget visant l'informatisation du circuit de la dépense. Au titre des opérations des collectivités territoriales, il s'est agi pour la Cour d'assurer un meilleur suivi des mouvements des biens mobiliers et immobiliers de la commune.

En ce qui concerne les entreprises publiques, la Cour des comptes a rappelé la nécessité pour les entreprises et sociétés d'Etat, d'instaurer une gestion ordonnée des carnets de bon de commande et un meilleur suivi des restes à recouvrer tout en relevant le respect de l'incompatibilité entre membre de la commission d'attribution des marchés et celui de la commission technique d'évaluation des offres.

Le rapport 2007 a fait les mêmes observations que celles relevées dans le rapport 2006 en plus des irrégularités constatées dans les achats publics.

Au regard des insuffisances notifiées dans les procédures d'appels d'offres et de marchés publics, un responsable des marchés est désigné désormais pour le suivi et l'exécution des marchés au niveau des collectivités, de même qu'il s'est avéré nécessaire de restructurer l'administration financière des collectivités pour une prise en compte adéquate de l'exécution des opérations après avoir constaté le faible niveau d'étude et de formation des agents communaux.

Si les rapports 2006 et 2007 se sont appesantis sur la gestion des communes rurales et urbaines ainsi que celle des sociétés publiques depuis 2001, les raisons selon M. Boureïma Nébié sont essentiellement liées à l'urgence et à l'actualité, la presse aidant à travers ses critiques et analyses.

Dans l'avenir, la Cour des comptes va s'atteler à réduire le délai de publication des rapports dès que le manque de moyens humains et financiers sera comblé. «Dans ces conditions, les chiffres et les visages derrière les chiffres seront connus dans les rapports publics», a précisé le premier président de la Cour des comptes M. Boureima Nébié. Pour le moment, la Cour observe une prudence relative à ce sujet quoiqu'elle veillera à ce que les indélicats soient poursuivis et sanctionnés proportionnellement à leur forfaiture, a indiqué M. Nébié.

ABT/RH


Burkina-Economie-justice-assassinat
«Rien d'extraordinaire» dans la libération de Salif Ouédraogo Kossouka (procureur)

Ouagadougou, 21 janv. (AIB) - Le procureur général près de la Cour d'appel de Ouagadougou, Abdoulaye Barry a déclaré mardi 20 janvier 2009 à Ouagadougou qu'il n'y avait « rien d'extraordinaire» dans la libération de Salif Ouédraogo Kossouka.

« Il n'y a rien d'extraordinaire à ce que ( Salif Ouédraogo ) Kossouka soit mis en liberté provisoire», a déclaré M. Barry lors d'une conférence de presse à Ouagadougou, ajoutant que plusieurs personnes ont déjà bénéficié de la même mesure de liberté provisoire et que le cas de Salif Kossouka n'est pas une exception parmi les autres dossiers soumis à la justice.

Salif Kossouka Ouédraogo, homme d'affaires de 36 ans, avait été placé sous mandat de dépôt le 05 janvier 2009 avant de bénéficier d'une liberté provisoire le vendredi 16 janvier 2009. Il est poursuivi dans une affaire de «tentative d'assassinat» et de «complicité de tentative d'assassinat» sur la personne du représentant de la BAT (British american tobacco) au Burkina, une société à laquelle il était lié par un contrat d'affaires dans le cadre de la représentation du cigarettier au Burkina.

Cinq autres personnes mises en cause dans la même affaire et détenues depuis le 20 octobre 2008 à la MACO ont également bénéficié de la même liberté provisoire le 16 janvier. L'une d'entre elles et Salif Kossouka Ouédraogo sont accusés de «tentative d'assassinat» et de «complicité de tentative d'assassinat» tandis que les quatre sont poursuivies pour «tentative d'assassinat».

M. Barry a indiqué que tout inculpé peut bénéficier de la liberté provisoire pour peu que certaines conditions liées, d'une part aux éléments de preuve et d'autre part au domicile du prévenu, soient remplies. «La liberté étant la règle et la détention, l'exception en droit», a-t-il indiqué.

M. Barry a par ailleurs affirmé que le juge d'instruction qui est le seul habilité à émettre une ordonnance de mise en liberté provisoire apprécie l'opportunité d'une telle décision au vu des éléments de l'enquête en sa disposition. D'où «la liberté du juge d'instruction de procéder à la mainlevée du mandat de dépôt quand il l'estime opportune».

Cependant, M. Barry a précisé que cette décision de mise en liberté provisoire de Salif Kossouka Ouédraogo ne signifie pas que le dossier est clos. Les enquêtes se poursuivent et il peut être rappelé à tout moment par le juge d'instruction pour les besoins de l'enquête.

Par ailleurs, le procureur général a déclaré que cette mise en liberté provisoire de Kossouka n'est due à aucune pression, tout comme son séjour à la Maison d'arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO) ne cherchait pas à masquer une situation donnée. M. Barry a dit que «le juge d'instruction est libre et la mise en liberté provisoire peut intervenir à tout moment».

OO/RH


Burkina-Finances
Ecobank devient le N°1 des banques au Burkina Faso

Ouagadougou, 20 jan. (AIB) - Ecobank-Burkina, filiale de Ecobank transnational incorporated (ETI) est passée de la 4è place au premier rang des banques du Burkina Faso, après le rachat de la Banque nationale agricole et commerciale du Burkina (BACB), a appris l'AIB mardi à Ouagadougou.

La directrice pour la zone UEMOA d'Ecobank, Evelyne Tall accompagnée des directeurs généraux de Ecobank-Burkina et de BACB, est venue « remercier » les autorités Burkinabè qui ont permis à ETI d'acquérir la majorité du capital de la BACB mais surtout de permettra à Ecobank-Burkina de devenir le N°1 des banques au Burkina.

Mme Tall a rappelé la nécessité de tenir compte de son nouveau rang dans les documents officiels. « Officiellement Ecobank-Burkina occupe aujourd'hui la 4è place ; nous occuperons la première place », a-t-elle dit devant le Premier ministre Tertius Zongo.

En début d'août 2008, le groupe Ecobank avait racheté la Banque agricole et commerciale du Burkina à hauteur de 90% du capital, soit 8,55 milliards de F CFA. Quelques semaines plus tard, le Groupe avait lancé une opération d'offre publique d'achat d'actions, lui permettant de mobiliser 2,5 milliards de dollars US, (1100 milliards de francs CFA ).

Son capital est alors passé de 168,34 millions de dollars US à 1 174,08 millions de dollars US.

La BACB est orientée dans la micro finance, notamment le financement des activités des cotonculteurs et autres agriculteurs. La directrice pour la zone UEMOA d'Ecobank, s'est réjouie d'avoir hérité de cette clientèle.

« Nous avons essayé depuis trois ans de démocratiser la banque, d'augmenter la bancarisation de la population et le monde rural est une cible qui nous intéresse », a soutenu Mme Tall.

Avant cette fusion le paysage bancaire burkinabè était dominé par la Banque internationale pour le commerce, l'industrie et l'artisanat (BICIA-B) et la Banque internationale du Burkina (BIB).

AMK/


Burkina-économie-infrastructure
L'ouverture du grand marché de Ouagadougou attendue en avril

Ouagadougou, 8 janv. (AIB) - Le marché central de Ouagadougou, en reconstruction depuis août 2007 sera rouvert en avril prochain, a annoncé le maire de la capitale, Simon Compaoré.

M. Compaoré a fait cette annonce lors d'une cérémonie de présentation de voux de la commune de Ouagadougou à la presse installée dans sa juridiction.

«Le conseil municipal a travaillé pour mettre Rood-Woko (nom local du marché central) à la disposition des commerçants, dans le premier trimestre de l'année nouvelle», a-t-il indiqué.

Un incendie avait ravagé le plus grand marché du Burkina le 23 mai 2003. Sa réhabilitation, débutée le 27 août 2007, avait impliqué l'Etat burkinabé, la commune de Ouagadougou, l'Agence française de développement (AFD), la Chambre de commerce et les autorités coutumières et religieuses, a déclaré M. Compaoré. Quelques 2.431.998.855 FCFA ont été investis pour la réhabilitation de l'infrastructure.

Le maire a indiqué que la commune a investi par ailleurs 492 millions de FCFA dans des travaux «complémentaires» d'entretien des marchés secondaires de la capitale, avec l'appui de l'AFD.

AS-MY/RH/SVY


Burkina-Economie-coopération
Le rayonnement diplomatique du Burkina au service de l'économie et des finances

Ouagadougou 30 déc. (AIB) - L'engagement diplomatique du Burkina Faso sur le plan international a des retombées positives pour l'économie et les finances du pays, a estimé mardi à Ouagadougou, le ministre burkinabè de l'Economie et des Finances Lucien Marie Noël Bembamba.

«Les références qu'a le Burkina Faso dans la recherche de la paix facilitent les négociations avec les partenaires financiers», a indiqué M. Bembamba lors d'une conférence de presse. Selon lui, le président burkinabè Blaise Compaoré en s'engageant dans la défense de la paix a augmenté les chances de réussite dans les négociations avec les bailleurs de fonds.

Il a ainsi rappelé l'implication de M. Compaoré dans la résolution des crises au Togo et en Côte d'Ivoire. «Ce dynamisme de notre diplomatie a un impact positif quant au plan financier avec les différents pays partenaires» , a-t-il poursuivi. Il a ajouté que le Burkina bénéficie «quelquefois» de financements supplémentaires de la part de certains de ses partenaires financiers qui défendent également des idéaux de paix

Il a également cité l'arrivée d'investisseurs privés étrangers comme étant des fruits de «l'intense activité diplomatique du Burkina». «C'est en tout cas une diplomatie de développement qui nous aide», a conclu M. Bembamba, nommé ministre de l'Economie et des Finances en septembre dernier.

MY-OO/RH


Burkina-économie
L'Etat burkinabè met en vente 20% de ses actions de l'ONATEL

Ouagadougou, 22 déc. (AIB) - Le ministre burkinabé du Commerce, de la Promotion de l'entreprise et de l'artisanat, Mamadou Sanou a procédé le lundi 22 décembre 2008 au lancement de l'offre publique de vente (OPV) de 20% des actions de l'Office national des télécommunications.

Cette opération, qui intéresse les parts détenus par l'Etat burkinabé dans le capital de l'ONATEL, concerne 680 000 actions. Pour le ministre Mamadou Sanou, cette opération s'inscrit dans le cadre global de la privatisation de l'ONATEL, consacrant ainsi le désengagement progressif de l'Etat de cette société.

Cette offre publique de vente d'une partie des actions de l'Etat est destinée aux personnes physiques et morales de l'espace UEMOA (Union économique et monétaire ouest africaine) mais surtout du Burkina. « A travers cette opération, l'Etat du Burkina Faso vise à permettre dans un premier temps à l'ONATEL de poursuivre un développement cohérent qui tient compte des évolutions du secteur et dans un second temps, l'émergence d'un actionnariat populaire », a indiqué le ministre Mamadou Sanou.

Les souscripteurs des pays membres de l'UEMOA pourront acheter l'action à 45 000 FCFA et les Burkinabé à 42 000 FCFA. Le gouvernement du Burkina, dans le but de favoriser l'actionnariat populaire, offre aux personnes physiques de nationalités burkinabé résidant ou à l'extérieur, une décote de 7%. « Ainsi, le gouvernement souhaite impliquer les investisseurs et épargnants burkinabé dans les privatisations des sociétés et leur permettre de participer activement en tant que actionnaires à la vie économique de la nation », a souligné le ministre du Commerce, de la Promotion de l'entreprise et de l'artisanat.

« On peut même souscrire pour ses enfants », a précisé le directeur général de société burkinabé d'intermédiation financière, chef de file de l'opération, Alexis Lourgo.

Le directeur général de l'ONATEL, Mohamed Morchid, dans la présentation de sa société, a indiqué que l'ONATEL jouit d'une bonne santé financière avec « une rentabilité économique satisfaisante de 11% en 2007 ». M. Morchid a souligné que l'ONATEL a une bonne couverture territoriale avec 62 agences et le marché est en pleine expansion.

La privatisation de L'ONATEL a été autorisée par la loi 58-98/AN du 16 décembre 1998. Le 16 mars 2005, le gouvernement a cédé 51% de l'ONATEL à Maroc Telecom et 6% revenait aux travailleurs.

Avec cette opération, l'Etat ne garde plus que 23%. « L'ONATEL, à l'issue de cette opération, sera la première société burkinabé à se faire coter à la Bourse régionales des valeurs mobilières de l'UEMOA », a déclaré le ministre Mamadou Sanou. L'offre publique de vente va se poursuivre jusqu'au 31 janvier 2009.

MY/OO/SVY


Burkina-Economie
La 17e AG des sociétés d’Etat se termine sur une note d’insatisfaction

Ouagadougou, 30 juin (AIB) – La 17e Assemblée générale des sociétés d’Etat a pris fin le 26 juin 2009 à Ouagadougou, après deux jours de travaux sur une note d’insatisfaction, a indiqué le Premier ministre, Tertius Zongo.

Quelle aient un bon résultat ou pas la majorité des entreprises ont un problème commun, a souligné M. Tertius Zongo. Il s’agit, entre autres, de la maîtrise des charges de fonctionnement, qui d’année en année, prend des allures alarmantes, a-t-il précisé. Pour cela, une recommandation a été prise pour la mise en place d’un audit périodique pour l’ensemble des sociétés d’Etat.

Le Premier ministre a mis en garde les responsables ses sociétés d’Etat, surtout ceux des sociétés défaillantes, les appelant à redresser la barre. Dans le cas contraire, a-t-il déclaré, « la porte leur sera grandement ouverte ».

Dans les jours à venir, -a-t-il soutenu, la concrétisation de cette menace sera la mise en place par un système d’appréciation des directeurs généraux des sociétés d’Etat. Ainsi, a-t-il aussi indiqué, l’impunité ne serait donc plus la chose la plus partagée au sein des entreprises publiques. 

AB/MK

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