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24 août 2010
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Burkina-UEMOA- Bassin du fleuve Niger
Lutte contre l’ensablement dans le Bassin du fleuve Niger : un autre front de bataille de l’UEMOA

Un reboisement à grande s’impose pour freiner l’ensablement et reverdir le Sahel

Amadou Assane Maïga, président du Comité villageois de Djomga, localité située à quelques  kms de Dori tente, tant bien que mal avec les habitants de son village de lutter contre l’ensablement par  mise en place de bandes d’arrêt à l’aide de boutures de « Euphorbia balsamifea »  (nom scientifique d’espèces végétales) et de palissades.

L’UEMOA appuie  ce programme à hauteur de 3,2 milliards environ en collaboration avec le Fonds africain de développement (FAD), et les pays bénéficiaires. Il s’agit de la fixation de 3.500 ha de dunes, la récupération de 5.250 ha de terres dénudées par la plantation d’espaces végétales.

Le bassin du fleuve Niger au Burkina couvre une superficie de 83.442 km2 environ soit 30%  du territoire national. La zone nord de cette partie du fleuve Niger est particulièrement touchée par la dégradation des conditions climatiques et le processus de désertification.

L’ensablement et  l’érosion hydrique associés au surpâturage  et à une mortalité importante des ligneux ont favorisé dune part la mise en mouvement d’anciennes dunes et d’autres parts, la formation de glacis dégradés (terres totalement dénudées de toute végétation) sur de vastes superficies. L’ensemble de ces facteurs à entraîné des pertes importantes en terres de culture et  en pâturage.

Le Chef de l’unité d’aménagement du Séno, Jean Louis Dabiré est confiant : « D’ici quatre ans cette technique va changer cet environnement ». En plus du travail du CVD de Djomga une plantation commando s’impose à l’instar des campagnes de reboisement organisées chaque année au Faso afin de reverdir le Sahel.
SM//IB

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