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24 août 2010
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Burkina –UEMOA-Infrastructures routières
Le corridor Ouaga-Dori-Téra-Niamey : Rapprocher les peuples et favoriser les échanges commerciaux.

Le directeur de l’Aménagement du territoire et des infrastructures terrestres à la Commission de l’UEMOA, Amadou Harouna « Il a fallu redimensionner le projet, mobiliser les fonds … »

Le projet d’aménagement de la route Dori (nord du Burkina)-Tera (Niger) pour  faciliter le transport sur le corridor Ouaga-Niamey via Dori est extrait du programme communautaire des infrastructures et du transport routier (PACITR), mis en œuvre par l’UEMOA.

Il s’agit pour le programme, de promouvoir les échanges commerciaux inter-Etats en particulier dans la région du Liptako-Gourma, minimiser les coûts généralisés de transport sur le corridor et contribuer à la réduction de la pauvreté dans la zone d’influence du projet.  

Ainsi au terme des travaux, les populations riveraines vont bénéficier de routes connexes bitumées qui vont relier les villages situés à 5 km environ de la route principale. Il est prévu des forages, la réhabilitation des infrastructures socio sanitaires telles, les écoles, les centres de santé, non loin de la grande route.

Le coût global est estimé à 25 milliards de FCFA et les travaux sont  bien avancés et même finis du côté du Niger et à réception provisoire prononcée. Le Burkina traîne les pieds car les travaux sont réalisés à hauteur de 37% environ.

Ce retard s’explique, selon le directeur de l’Aménagement du territoire et des infrastructures terrestres à la Commission de l’UEMOA, Amadou Harouna, par l’insuffisance au niveau de l’étude et de l’exécution des travaux, « l’entreprise retenue ayant éprouvé des difficultés techniques ».

La seconde difficulté se situe au niveau des offres qui étaient au dessus de l’enveloppe, les offres étant de près de 20 milliards pour un seul. « Il a fallu redimensionner le projet, mobiliser les fonds ainsi que  le choix des entreprises toute chose qui a  contribué à retarder le démarrage des travaux », souligne  M. Amadou Harouna.

Mais le chargé des travaux d’aménagement de la route Dori-Seytenga, Jean Wenceslas Kyelem rassure pour sa part que «  Les travaux prendront fin en janvier 2011 et les usagers de cette route inter-Etats, longue de 51,4 km, feront moins d’une heure au lieu de trois auparavant, pour relier les deux frontières ».

Cependant, de l’avis des techniciens, un pont nécessaire au vu du fleuve qui sépare les deux frontières obligeant les usagers à emprunter un bac pour rentrer au Niger.
SM/IB

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