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Burkina-UE-développement-partenariat
Le Burkina Faso veut  plus d’information sur la nouvelle architecture de l’Union européenne


Ouagadougou, 9 mars 2010 (AIB) - Le gouvernement du Burkina Faso souhaite avoir des  «éléments d’information» sur la «nouvelle architecture institutionnelle» de l’Union européenne après l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne, a-t-on appris mardi de source officielle à Ouagadougou.

 «Notre souhait est de recevoir des éléments d’information sur la nouvelle architecture institutionnelle de l’Union européenne et sur ses implications sur la politique étrangère, y compris dans les relations bilatérales avec le Burkina Faso», a déclaré le ministre burkinabè des Affaires étrangères et de la Coopération régionale Alain Bédouma Yoda.

Le ministre s’exprimait devant des ambassadeurs de pays européens et des fonctionnaires de la délégation de l’Union européenne (UE) réunis à Ouagadougou à l’occasion de la deuxième édition du «dialogue politique Burkina Faso-UE».

Le Traité de Lisbonne entré en vigueur en décembre 2009 a doté l’UE d’une Constitution commune avec la désignation d’un président de l’UE et d’un chef de la diplomatie aux pouvoirs très élargis. Même si l’UE a maintenu la Commission au développement et à l’aide internationale pierre angulaire de l’appui aux pays ACP (Afrique-Caraïbes-Pacifique), certains pays africains redoutent que les relations entre l’UE et l’Afrique ne prennent un coup surtout avec l’élargissement de l’UE au bloc des anciens pays de l’Est.
«Le but de ce type de rencontre est de favoriser les échanges d’informations, d’encourager la compréhension mutuelle et de faciliter une synergie dans les actions de mise en œuvre des dispositions pertinentes de l’Accord de Cotonou», a indiqué M. Yoda.
Le chef de la délégation de l’Union européenne au Burkina, Amos Tincani a indiqué que le but de ce «dialogue» est de mettre la dimension politique au «centre de nos relations».

«C’est un dialogue dans le respect réciproque», a-t-il déclaré.

Ce dialogue se tient après celui tenu en juin 2009 à Ouagadougou.

Au cours de ce deuxième dialogue, les diplomates de l’UE et le gouvernement burkinabè vont échanger sur le rapport du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP) pour le Burkina Faso, la préparation de l’élection présidentielle de 2010 et sur le débat «non encore officiellement ouvert» relatif aux reformes politiques au Burkina Faso.
MY-RH/

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