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Burkina-Culture-Diocèse de Fada N’Gourma
Le premier missionnaire d’Afrique ordonné
Fada N’Gourma, 4 juil. (AIB) - Le diocèse de Fada N’Gourma a ordonné son premier missionnaire d’Afrique et deux abbés le 4 juillet 2009 à l’église. Ces ordinations viennent renforcer la capacité de la famille diocésaine de Fada N’Gourma à diffuser le message du sauveur Jésus Christ à travers la région de l’Est et en Afrique.
C’est après les témoignages d’hommes d’Eglise sur les aptitudes morales et les capacités spirituelles des trois fidèles que Monseigneur Paul Yemboido Ouédraogo, évêque de Fada N’Gourma a ordonné prêtres Paul Namono, Jacob Lompo et Jacques Tindano.
Choisis par le Seigneur pour relayer son message auprès des leurs, les prêtres Jacques Tindano, Jacob Lompo et Paul Namono ont été jugés aptes à remplir cette mission divine. Ces ordinations, fruits de longues années d’études théologiques, ont été célébrées dans l’allégresse par les nouveaux prêtres, leurs familles et l’Eglise famille de Dieu du Burkina Faso.
Le Père Paul Namono est le premier ‘’Père blanc’’ (Missionnaire d’Afrique) émanant du diocèse de Fada N’Gourma, neuf années d’études (au Burkina Faso, au Burundi et en Côte d’Ivoire) lui ont permis d’aboutir à cette ordination. Originaire de la province de la Gnagna et appartenant à la paroisse de Bogandé, le Père Paul Namono est membre de la société des missionnaires d’Afrique depuis le 5 décembre 2008.
Il ira prêcher l’Evangile dans la région Afrique du Sud auprès de ses frères africains du Malawi, de l’Afrique du Sud et du Mozambique. L’ordination et l’envoi en mission du premier missionnaire de ce diocèse fait de l’Eglise de Fada N’Gourma une église au sens plein, selon le supérieur provincial du Père Paul Namono, Théo Caerts des missionnaires d’Afrique.
Les deux autres prêtres, les Abbés Jacques Tindano et Jacob Lompo, ordonnés ce même jour par Monseigneur Paul Yemboido Ouédraogo, vont renforcer la prêche au sein du diocèse. L’Abbé Jacques Tindano de la paroisse de Manni servira comme vicaire dans la paroisse de Piéla. L’Abbé Jacob Lompo de la paroisse de Fada N’Gourma est envoyé par l’Evêque Paul Yemboido Ouédraogo à Tambaga.
Les trois prêtres nouvellement ordonnés ont promis d’accomplir la mission qui leur est confiée en s’unissant davantage à Jésus Christ pour le salut du genre humain. Ils ont encore sollicité le soutien de leurs familles et connaissances, comme l’ont fait les autorités de l’Eglise afin de bien mener cette mission.
BL/SVY
Burkina-Culture-Tradition
Le Moro Naaba reçoit les forgerons de Saaba
Ouagadougou, 17 juin (AIB) - Le Moro Naaba Baongo, chef suprême des Mossi (ethnie majoritaire au Burkina) a reçu le mardi 16 juin 2009 à Saaba (localité située dans la banlieue de la capitale), des forgerons dans son palais à Ouagadougou.
L’occasion a été pour ces forgerons de se livrer à un rituel, rappelant leur combat contre un dragon. Ce rituel se fait tous les trois ans et les forgerons apportent du bois mort, en souvenir du foyer allumé par leurs ancêtres pour combattre un dragon légendaire.
Selon la légende des forgerons de Saaba, il y eu un temps où un dragon faisait son apparition dans le royaume mossi et tuait en trois apparitions un sujet du roi.
Au cours de la cérémonie, des débats, des faucilles, des lances, des couteaux et des flèches ont également fait partie des présents offerts au Moro Naaba.
AB/MK
Burkina-Culture-Médias
Le tout premier directeur de la radio Jeunesse installé dans ses fonctions
Ouagadougou, 08 mai (AIB) - Le chef de cabinet du ministre de la Culture, du Tourisme et de la Communication, Stanislas Méda a procédé le vendredi 8 mai 2009, à Ouagadougou à l'installation du premier directeur de la radio Jeunesse, la voix de la Francophonie au Burkina.
En procédant à l'installation de M. Sébastien Monné à la tête de la radio de la Francophonie au Burkina, le chef de cabinet du ministre de la Culture, du Tourisme et de la Communication a signifié au nouveau directeur quelques traits de sa lettre de mission.
Il a ainsi invité M. Monné à mettre en place une ligne éditoriale pour la radio, à faire de la radio Jeunesse une chaîne de sensibilisation et de formation de la jeunesse, à établir un partenariat entre la radio et les autres organes de presse, etc. La cérémonie d'installation a connu la participation du bureau régional Afrique de l'Ouest de l'Organisation internationale de la Francophonie qui a marqué « sa disponibilité » à soutenir « la voix de la Francophonie au Burkina ».
Tout en souhaitant « garder le cap » dans le sens des acquis engrangés par la radio, le nouveau directeur a indiqué vouloir « ouvrir des chantiers dans le sens du rayonnement de la radio Jeunesse dans l'univers médiatique burkinabé et francophone ». L'objectif fondamental de ces chantiers, selon M. Monné « est de faire de la radio une référence de professionnalisme en matière de promotion des idéaux de la Francophonie en Afrique et dans le monde, un outil de développement pour les populations » .
Pour ce faire, le nouveau directeur entend compter sur « une franche collaboration » de la part de ses agents.
La radio Jeunesse est née en novembre 2004 à la faveur du 10ème Sommet de la Francophonie tenu du 26 au 27 novembre 2004 à Ouagadougou. A coté de la langue française, la radio émet également dans les langues nationales. La radio, qui émet sur 95.30 en modulation de fréquence, a pour objectif, selon le secrétaire général de la commission nationale de la francophonie, Dramane Konaté, «d'appuyer l'Etat burkinabé dans la promotion des idéaux et valeurs de la francophonie ». L'installation du premier directeur vient « conforter les assises managériales de la radio», a-t-il soutenu.
Avant de prendre les rênes de la radio Jeunesse, M. Sébastien Monné était en service à la radio rurale.
MY/SVY
Burkina-Culture-Musique
Jazz à Ouaga 2009, des innovations renforcées
Ouagadougou, 18 avr. (AIB) - En prélude à la tenue de la 17e édition du festival « Jazz à Ouaga » du 24 avril au 2 mai prochain à Ouagadougou, les organisateurs ont annoncé ce samedi 18 avril 2009 à la presse les grandes lignes de cet évènement culturel.
Depuis sa création en 1992, « Jazz à Ouaga » a toujours été célébré sans interruption chaque année. Le festival a gagné en maturité, et l'édition 2009 est placée sous le signe du renforcement des innovations que les organisateurs ne cessent de lui apporter.
Des têtes d'affiches nouvelles dans le domaine du jazz comme Didier Lockwood de la France , Tcheka du Cap-Vert, Cheick Tidiane Seck du Mali vont apporter leur touche à la réussite de l'évènement.
En plus de la compétition « Jazz performance » qui accueille six groupes, la présente édition va intégrer les concepts « Jazz rap », « Jazz hop », une nouveauté qui vise à faire participer ces rythmes à l'évènement et créer une complicité entre ceux-ci et le jazz. A l'occasion, les artistes Bonsa, Toumboudé et Smockey du Burkina Faso démontreront également leurs talents.
Contrairement aux éditions précédentes, « Jazz à Ouaga 2009 » est aussi un « Ciné jazz », un documentaire qui sera projeté le dimanche 26 avril au centre culturel américain en vue de montrer les moments forts du festival, notamment l'édition de 2005.
Une caravane ponctuée de concerts est prévue sur Dori-Gorom-Gorom, Dano-Gaoua, Banfora (des zones touristiques bien connues), ce qui justifie le thème de cette année «La musique, facteur de développement touristique» .
«Nous savons que c'est un festival qui intéresse les touristes ; c'est pourquoi la caravane a été programmée en fonction des sites touristiques pour permettre en même temps à ceux qui vont participer de pouvoir faire du tourisme» , a précisé le secrétaire général de l'association Jazz à Ouaga, Abdoulaye Diallo.
La 17e édition de « Jazz à Ouaga », c'est une vingtaine de partenaires, un budget de 79 millions, 18 groupes, 140 artistes, 16 concerts dans 7 villes du Burkina, avec une ambition : exploiter la filière de la musique basée sur les riches traditions musicales et culturelles du pays.
La coordination du festival mène la réflexion sur la programmation à long terme des activités et en même temps sur des astuces personnelles afin de soutenir à l'avenir l'évènement sans forcément compter sur les sponsors.
BL /MS
Burkina-Culture-Francophonie
Koudougou célèbre la langue française
Ouagadougou, 21 mars (AIB) - La ville de Koudougou a abrité le 20 mars 2009, les festivités entrant dans le cadre de la journée nationale de la francophonie.
Placée sous le thème « Francophonie et dialogue des générations, valorisation des savoirs et savoir-faire des anciens et aînés francophones », cette journée célébrée à Koudougou participe de la volonté des autorités en charge de la francophonie de rapprocher cette institution des populations, a indiqué le secrétaire général du ministère de la Culture du Tourisme et la Communication , Souleymane Ouédraogo.
« La délocalisation répond au soucis d'accompagner le gouvernement dans sa politique de décentralisation » a souligné le secrétaire général de la Commission nationale de la francophonie Dramane Konaté.
Cette année, le secrétaire général de l'organisation internationale de la francophonie (OIF) Abdou Diouf a appelé les francophones à « oser et revendiquer la langue française ».
A Koudougou, la semaine nationale de la francophonie a été rythmée par des jeux radiophoniques, une conférence sur les ruines de Loropéni et d'autres activités ludiques.
MY/
Burkina-Culture-Francophonie
Un condensé d'activités marque la Journée internationale de la Francophonie à Koudougou
Koudougou, 20 mars (AIB) - La Journée internationale de la Francophonie (JIF) placée sous le thème "Oser revendiquer la langue française" a été marquée le 20 mars 2009 par plusieurs activités culturelles, aussi riches et variées à Koudougou, ville située à une centaine de kilomètres à l'ouest de Ouagadougou.
Outre la conférence sur les ruines de Lorépéni dans la matinée, dès 15 heures, le gouvernorat du Centre Ouest a été investi par des élèves, des enfants de 8 à 12 ans habillés par les soins d'opérateurs de la Francophonie. Il y a également la prestation d'artistes et autres acteurs de la Francophonie.
Selo n le directeur de la Commission nationale de la Francophonie , Dramane Konaté, " cette année, nous avons récidivé suite au succès l'année dernière de l'organisation de la semaine de la Francophonie à Bobo-Dioulasso ; nous venons d'éditer l'événement à Koudougou, concomitamment avec les Journées nationales du paysan".
Il a donné les raisons également du choix du thème retenu pour la semaine de la Francophonie , dont les activités ont précédé les manifestations de la Journée internationale de la Francophonie. Toutefois , a-t-il précisé, la semaine de la Francophonie s'est déroulée sous le thème "Francophonie et dialogue des générations: valorisation des savoirs et savoir-faire des anciens et aînés francophones au Burkina Faso" .
Aussi, Koudougou a vu défiler des figures légendaires de l'Agora francophone tant des affaires que du monde des lettres et de la science.
Ainsi, l'expérience des anciens en matière de développement local a été appréciée au cours de la conférence des aînés francophones d'Afrique. L'Agora francophone a été également l'occasion d'aborder divers sujets faisant ressortir les liens inter générations entre Francophones. Pour Dramane Konaté, l'Agora a été une rencontre à la fois éclectique et pointue qui a permis d'ouvrir le débat sur des thèmes d'actualité et des sujets événementiels, en faisant appel à l'expertise nationale et aux spécialistes de l'espace francophone", a-t-il relevé.
Le programme s est poursuivi avec le concert d'une troupe ghanéenne et une soirée parade des animateurs et paroliers au théâtre de Koudougou grâce à un partenariat culturel entre l'ambassade du Ghana et la Commission nationale de la Francophonie.
Au centre culturel français Georges Méliès, l'artiste chanteur Alif Naaba a animé un concert.
Il faut signaler que le 21 mars se déroulera la nuit de l'Excellence au mess des officiers à Ouagadougou, avec la récompense des lauréats des olympiades et la distinction de la personnalité francophone et des personnes ressources de la Francophonie.
AB T/SVY
Burkina-Culture-Tourisme
Les ruines de Loropéni pour redémarrer les grandes conférences du ministère en charge de la culture
Ouagadougou, 20 mars (AIB) - Les grandes conférences du Ministère de la Culture du Tourisme et de la Communication (MCTC) ont repris du service le vendredi 20 mars 2009 à Koudougou avec une conférence sur les ruines de Loropéni.
Cette conférence organisée sous l'égide de l'Institut des peuples noirs (IPN) avec pour thème « les ruines de Lorpéni, un patrimoine mondial » marque le retour des grandes conférences du MCTC.
L'organisation de ces conférences par l'IPN vise à doter cette institution « d'un puissant moyen de communication de masse » a indiqué le chargé de mission de l'IPN, M. Jean de Dieu Vokouma.
Cette décision de confier l'organisation des conférences à l'IPN « va lui permettre d'être une force contributive de questionnement autour des thèmes d'intérêt commun pour les noirs » a déclaré le chargé de mission de l'IPN, M. Jean de Dieu Vokouma.
L'IPN entend ainsi donner aux générations montantes la foi des « batisseurs »
Après Koudougou l'IPN va organiser cinq autres conférences sur le thème à travers le pays. La prochaine aura lieu à Gaoua.
MY
Burkina-Culture-Littérature
Construire un homme sur les rites traditionnels africains et Djomniyoh d'Edjou R. Kantiébo ou la reconnaissance culturelle de l'Afrique retrouvée
Bobo Dioulasso 28 mars (AIB) - Dans le cadre de l'exposition littéraire en marge de la Semaine nationale de la culture (SNC), le centre culturelle français Henri Matisse a reçu la dédicace des ouvres « Construire un homme sur les rites traditionnels africains » et « Djomniyoh » de l'auteur Burkinabè Dr Edjou R. Kantiébo.
Ces deux livres rendent un hommage à la richesse culturelle de l'Afrique. « Construire un homme sur les rites traditionnels africains » est une ouvre dont le contenu est « très technique », selon l'auteur. Elle est divisée en 4 parties, chacune traitant d'un aspect particulier du Yondo, un rite initiatique des Sara, un peuple du Tchad.
Des études anthropologiques et en musique ont poussé Edjou Kantiébo à l'étude de l'objet particulièrement le son, les xylophones. Attirée par un esprit scientifique, l'auteur va vers ce peuple de l'Afrique centrale à la découverte ou plutôt la confirmation de l'origine africaine de cet instrument de musique (le xylophone) autour de laquelle le doute a toujours été plané.Dans le livre Construire un homme sur les rites traditionnels africains, l'auteur narre la déconstruction, la construction et la reconstruction des enfants pendant le rite initiatique Sara qu'est le Yondo d'où le titre de l'ouvre. Elle a pu intégrer le Yondo grâce à la personne double que les Sara lui donnaient (dans le mythe de ce peuple il existe des personnes homme et femme à la fois) puisque généralement les rites initiatiques en Afrique relève de la compétence des hommes.
Djomniyoh, le deuxième livre en dédicace, est recueil de poème en proseécrit entre 1995 et 1996. Dans le premier poème intitulé «dédicace», l'auteur chante les louanges de sa mère qui lui avait donné le nom Djomniyoh qu'elle n'a découvert qu'à 18 ans.
Djomniyoh, Djomniyoh, ou la transcendance remet Edjou Kantiébo dans un contexte de négritude. La néantisation de l'Afrique par l'esclavage, la négation de sa civilisation et de sa culture par l'Occident est sentie par l'auteur comme un tourbillon. Un esprit dans ce tourbillon de la néantisation, elle découvre la valeur profonde et l'essence de la culture et la tradition du continent noir.
Edjou R. Kantiébo est licenciée en Lettres modernes et en Art du spectacle. Elle est également titulaire d'une maitrise dans ces deux domaines et d'un DEA et D'un doctorat en anthropologie. Dr Kantiébo exerce dans la peinture et dispose des 50 tableaux au Burkina Faso et d'une soixantaine en France, place de la Bastille. Au-delà de l'apport culturel à la connaissance traditionnelle, historique et rituelle de l'Afrique, ces deux ouvres viennent enrichir la bibliographie littéraire du Burkina Faso.
BL/JPT
31-03-08
Burkina-Culture-SNC
La Semaine nationale de la culture a refermé ses portes
Bobo Dioulasso 31 mars (AIB) - La Semaine nationale de culture Bobo 2008 a pris fin le samedi 29 mars à Bobo.
Une remise de prix aux plus méritants a précédé le discours officiel de clôture de cet évènement culturel. Pendant une semaine, la ville de Sya a vécu au rythme de la diversité culturelle du pays et le moment était venu de récompenser certains artistes pour leur originalité et le travail qu'ils ont accompli.
Dans toutes les disciplines, des prix ont été octroyés aux trois premiers en général. En sport traditionnel (lutte et tir à l'arc), en art culinaire, en art plastique (sculpture, batik, peinture et arts composites) et en art du spectacle, les artistes et les troupes ont beaucoup enchanté le public et les jurys.
L'art du spectacle qui comporte le plus grand nombre de catégories a connu une très forte participation. En catégorie danse et musique, la province du Houet, capitale de la culture burkinabè, a remporté le Grand prix national des arts et des lettres (GPNAL) en musique traditionnelle instrumentale, en création chour populaire,en ballet et en création chorégraphique (4 prix au total).
Le Kadiogo remporte le GPNAL en vedette de la chanson moderne et en danse traditionnelle. En vedette de la chanson traditionnelle c'est la Gnagna qui triomphe avec Marie Gayéri. L'Oubritenga est sorti vainqueur en orchestre, et le Bam se donne la première place en danse traditionnelle pool jeune.
En théâtre c'est encore le Houet qui prend la première place avec la pièce «Ganeya» de l'ensemble théâtral de Badenya de Bobo Dioulasso.
Des prix spéciaux ont également été octroyés par des organismes et institutions pour contribuer à promouvoir la culture au Burkina Faso.
Le Nayala s'est imposé à la lutte traditionnelle tandis que le Ioba a ravi la première place du tir à l'arc.
Le ministre de la culture, du tourisme et de la communication, Filippe Sawadogo a salué le succès de cette SNC. Il a rappelé la mise en place prochaine d'une «politique volontariste d'encadrement des troupes pour des spectacles capables de faire la promotion du Burkina et la création d'un conservatoire national des arts et métiers pour plus d'efficacité aux efforts de promotion culturelle».
Le ministre Sawadogo a également insisté sur la quête de l'excellence. Une nouvelle dynamique va ainsi naître et soutenir la volonté des uns et des autres pour l'ancrage des originalités des différents artistiques et culturelles du pays. Filippe Sawadogo a enfin invité les artistes à plus de créativité et de création. Cela contribuera en outre à consolider les dimensions économiques et sociales de la culture burkinabè. Rendez-vous est pris en 2010 pour la 15 e édition.
BL/
31-03-08
Burkina-Culture-SNC- Théâtre
Des pratiques traditionnelles néfastes décriées à la dernière nuit du GPNAL
Bobo Dioulasso 29 mars (AIB) - Au centre culturel français Henri Matisse se sont jouées ce vendredi 28 mars les dernières pièces pour le Grand prix national des arts et des lettres. Les deux ont instruit les spectateurs à une réflexion sur la coutume surtout ses mauvaises pratiques.
Du spectacle, il y' en a eu, et à revoir sur «C'est la tradition qui l'exige» de l'Union de la jeunesse fraternelle de Diébougou (UJFRAD) et «Ganeya» de l'ensemble théâtral Badenya de Bobo Dioulasso. Dans l'une comme dans l'autre, les acteurs ont rappelé au public certains aspects de la tradition jugés inopportuns.
«C'est la tradition qui l'exige» est une pièce très émotive de 50 mn créée en décembre 2007 avec des scènes pleines de chagrin et qui incarnent une nostalgie suscitée. Il s'agit d'un homme Dessècotè qui avait promis sa fille dès sa naissance en mariage au richard et chef du village de Doussèdougou, très rattaché à la coutume.
Le chef Nab, craignant que la fille promise Dalo ne lui échappe, fait du chantage à Dessècotè, frappé par la pauvreté. Il exige aussi que Dalo soit excisée afin de la protéger de la frivolité et du mauvais sort qui seraient liés à sa non excision. La femme de Dessècotè ne put convaincre son mari de ne pas faire exciser Dalo et de la laisser continuer l'école (elle n'avait que 14 ans).
Alors c'est la tradition qui l'exige. Et Dalo fut excisée le jour même du mariage. Mais elle succomba par suite d'une hémorragie. Une succession de scènes pathétiques qui aiguisent la réflexion et suscite une décision.
La seconde pièce «Ganeya» de Dénis Bazié a été adaptée et mise en scène par Souleymane Koumaré. Elle a remporté le 3 e prix lors la SNC 2006. C'est une tragédie qui retrace la disparition de l'authenticité africaine.
Un roi avait fait de sa fille une guerrière. La reine, mère de cette dernière s'inquiétait tant pour elle et souhaitait plutôt la voir mariée. Un amalgame! La princesse, elle, avait de son choix rencontré un chasseur. Pour une deuxième fois, le chasseur n'était pas de la classe de la princesse selon le roi qui décida de la marier à un commandant de l'armée royale. Elle désobéi et s'enfuit.
Le chasseur devenu un élément dérangeant la quiétude et la volonté de sa majesté (puisque la princesse l'aimait beaucoup au détriment de cette volonté), fut donc tué par une force occulte émanant du conseiller du roi. Une tragédie imparable ! La princesse a été pourchassée sous ordre de son père par l'armée royale.
Elle tomba de son cheval et mourut elle aussi pour rejoindre le chasseur. Des scènes enrichies qui donnent par moment des frissons aux spectateurs.Le public a vécu ces pièces comme une réalité. Elles dénotent certaines pratiques ancestrales qui survivent au temps et attirent l'attention de tous.
BL /AMK
29-03-08
Burkina-Culture -SNC
35 récipiendaires à l'occasion de la SNC
Bobo Dioulasso 28 mars (AIB) - Le Grand chancelier des ordres burkinabé, Mamadou Djerma a procédé, jeudi 27 mars 2008 , à la décoration de 35 personnes dans les ordres du mérite des Arts, des Lettres et de la Communication..
A travers le ministère de la culture, du tourisme et de la communication, ces récipiendaires ont reçu des médailles des Ordres du mérite des Arts, des Lettres et de la Communication avec agrafe littérature orale, cinéma, musique et danse, arts graphiques et plastiques, radio, télé et presse écrite.
Parmi les personnes décorées, le parrain de la présente SNC Mgr Anselme Titianma Sanou qui a été fait Commandeur. Des hommes de média ont aussi été distingués : Ibrahima Sakandé, directeur de Sidwaya, Issaka Lingani, directeur de publication de l'Opinion, Pierre Kazoni, correspondant de la BBC.
S'exprimant après sa décoration, le directeur de Sidwaya a laissé entendre qu'au-delà du geste, l'acte posé par l'Etat à son égard est une invite à plus d'abnégation et de détermination dans le travail.
Le monde de la musique n'a pas été en reste à cette occasion. Des promoteurs culturels comme Salfo Soré dit Jah Press, des artistes musiciens comme « l'empereur Bissongo » , Bazbil, Nana Bibata entre autres ont reçu également des distinctions.
C'est au nom de tous les récipiendaires que le nouveau Commandeur, Mgr Anselme Titianma Sanou a pris la parole pour exprimer les sentiments qui les animaient en ce moment : « Nous sommes reconnaissants vis-à-vis de ce pays qui, depuis des décennies, a donné une dynamique à l'expression culturelle de nos peintres, sculpteurs, architectes, écrivains, etc. ».
Pour lui, la culture, « ce n'est pas les cendres d'hier mais les braises d'aujourd'hui d'où sort la fumée et qui indiquent que quelque chose est vivant ».
BL/AMK
28-03-08
Burkina-Culture-SNC
Le ministre Filippe Savadogo explique sa nouvelle stratégie
Bobo Dioulasso 27 mars (AIB) - Le ministre de la culture, du tourisme et de la communication a rencontré la presse ce jeudi 27 mars à la chambre de commerce, d'industrie et d'artisanat de Bobo Dioulasso pour donner la nouvelle dynamique qui va désormais guider son département.
En marge de la SNC , une manifestation de grande envergure du ministère de la culture, du tourisme et de la communication, Filippe Savadogo a fait ressortir son vou que les différents départements et directions épousent la devise de «unicité de lieu, unicité de temps et unicité de compétences».
Cette orientation, selon lui, permettra au ministère de parvenir à ses objectifs et d'atteindre ses missions avec «la famille» comme le slogan le plus cher. Désormais la presse, la culture et le tourisme travailleront la main dans la main.
Conscient que le Burkina Faso possède une richesse culturelle et intellectuelle qu'il faille exploiter au profit du pays, le ministre invite les experts sur le plan culturel et artistique à théoriser, avec le soutien de ministère, leurs connaissances au bénéfice de la jeunesse burkinabè au lieu de les transporter ailleurs.
«L'appropriation de l'originalité doit nous revenir, et la professionnalisation doit se faire par nous même», a insisté Filippe Savadogo. Cette dynamique est soutenue par la création prochaine d'un palais de la culture de 3 ha à Bobo Dioulasso et l'augmentation du nombre de centres culturels, ce afin de relever le défis majeur de l'éducation culturelle des jeunes.
La création du Conservatoire national des arts et des métiers (CNAM) qui inclut certaines écoles de formation comme le Centre de formation professionnelle de l'information (CFPI) et l'Institut supérieur de l'image et du son (ISIS) constitue déjà un coup de starter
A l'occasion un bilan à mi parcours de la SNC a été fait par le président du comité national d'organisation, Souleymane Ouédraogo et jugé au-delà des attentes que ce soit au niveau de l'accueil, l'hébergement, la restauration, la qualité des prestations les recettes de la foire et des spectacles ou.
BL
27-03-08
Burkina-Culture-SNC
Quatrième journée du GPNAL -Art du spectacle : Une soirée riche en mélodies
Bobo Dioulasso 27 mars (AIB) - Les compétitions pour le Grand prix national des arts et des lettres sont entrées dans leur 4 e Journée le 26 mars dernier. Le public qui était au rendez-vous a été bien servi par les artistes compétiteurs de la soirée. Quinze troupes représentant dix provinces ont produit des prestations relevées.*
En catégorie orchestre, Zeni Star de Léo, une formation de 10 musiciens dont une femme, a ouvert la marche avec un rythme gourounsi bien cadencé. Zeni Star est un orchestre créé depuis 1962.
En vedette de la chanson moderne, B. Wentin du Houet et Maïmouna Guira du Kadiogo ont fait sensation. En danse traditionnelle, les spectateurs ont pu savourer le savoir faire des troupes Yafié de Bérégadougou (Comoé), Warba de Zizaon (Passoré) en pool adulte et Natogba de Tibga (Gourma) et Izopin de Zoula (Sanguié) en pool jeune.
Créée en 1999, la troupe African Star de Koko (Houet) a fait montre d'expérience dans la catégorie ballet. En musique traditionnelle instrumentale, les compagnies Boyaba du Gourma, Djigui Tougou du Houet et Djiguiya de Orodara (Kénédougou) ont produit des symphonies et des rythmes mélodieux atypiques.
Les troupes Naabyouré du Kadiogo et Toléa de Komtoèga (Boulgou) ont, à travers leurs prestations, donné l'expression certaine des cultures des terroirs au service de l'éducation culturelle des jeunes. La soirée a été bouclée par la compagnie Wolo Wolo du Houet en création chorégraphique.
La prestation de Wolo Wolo a été vécue par les spectateurs comme une vie entière qui pousse, se construit et mûrit. Créée en avril 2006, cette compagnie a laissé voir un spectacle dont les scènes revêtent une signification profonde et qui sont d'une richesse inestimable.
BL/
27-03-08
Burkina-Culture-SNC
GAR' ART, le concept du musée mobile signale sa présence à la SNC
Bobo Dioulasso 27 mars (AIB) - L'association des amis des arts (3A) est présente à la Semaine nationale de la culture à travers le concept GAR'ART. Elle entend faire du Burkina Faso une vitrine mobile de l'art plastique et du design en Afrique. GAR'ART est un musée mobile (un car) d'exposition pour les artistes et une occasion pour eux de faire connaître leurs ouvres afin de les promouvoir.
André Sanou (peintre) : «Mon ouvre est intitulée musique et perdition . Les instruments de musique que vous voyez ici, le balafon, le violon africain, le lounga sont en voie de disparition. Dans le passé on les utilisait dans les cabarets. Mais maintenant remplacé par des instruments modernes comme les magnétophones. Les artistes qui font des répétitions ici vont jouer en Europe. Ce tableau explique cela ».
Karim Ouattara (bronzier) : « Mon ouvre est sans titre, mais en réalité elle incarne la femme, symbole de la protection des enfants, symbole de fécondité. La noblesse de ce projet GAR'ART c'est justement que le public ne comprend rien de ce que nous faisons. Si ce que nous faisons était côté par les Burkinabè, les ouvres plus de valeur. Il nous revient à nous artistes d'aller vers les gens, lui explique l'expression et la signification profonde de nos ouvres pour qu'elles les connaissent afin de leur donner de l'appétit pour nos ouvres. Sinon la plupart des artistes vont en Europe ».
Les artistes de GAR'ART sont désignés à accompagner les actions des 3A afin qu'elles puissent accomplir sa mission au service de la promotion culturelle et artistique du Burkina Faso.
BL/JPT 27-03-08
Burkina-Culture-SNC
La maison Soleil Burkina se transporte à la foire
Bobo Dioulasso 26 mars (AIB) - A sa deuxième année d'existence, Soleil Burkina décidé de participer à la foire de la Semaine nationale de la culture (SNC) édition 2008 par une exposition démonstration de ses produits.
Soleil Burkina est un service de production d'énergie solaire et de fabrication d'outils consommant ou pouvant fonctionner avec cette catégorie d'énergie.
Les produits de Soleil Burkina sont variés et le technicien M. Yves Poda nous en donne une idée. «Notre maison fabrique des produits qui fonctionnent avec l'énergie solaire. Il y a des appareils électroménagers tels les fours, les cuisinières, les frigo, les glacières, les torches, les lanternes, les chauffe-eau, les séchoirs, les chargeurs de téléphones portables,les pompes immergées».
Cette année, Soleil Burkina prend art à la SNC à titre de prise de contact avec les festivaliers, les éventuels clients et le public en général. « Nous faisons de la démonstration sur nos produits. Il n'y a pas de vente pour le moment. Et il y a de l'affluence parce que les gens veulent découvrir», a ajouté M. Poda.
Pour permettre un fonctionnement continu et régulier du service, M. Poda a précisé que la maison dispose d'accumulateurs qui servent à stocker l'énergie pour un usage ultérieur.
BL/JPT 26-03-08
Burkina-Sport-SNC
Le Nayala se fait remarquer à la finale de la lutte traditionnelle à la SNC
Bobo Dioulasso 25 mars (AIB) - La finale de la lutte traditionnelle à la semaine nationale de la culture s'est déroulée mardi 25 mars 2008 au stade Wobi à Bobo Dioulasso, et a connu la victoire de Athanase Moussiané, dans la catégorie de plus de 85 kg .
Charles D. Bayané du Nayala dans la catégorie des 85 kg , a décroché la victoire dans sa catégorie. De même que Ignace Diallo et Basile Konané tous du Nayala, ont respectivement remporté la finale dans les catégories des 45 kg et 65 kg .
Presque dans toutes les catégories d'hommes comme de femmes, la province du Nayala s'en est tirée avec de bons résultats. Une grande innovation à la SNC dans cette discipline est sans conteste la participation des filles pour la première fois, toutes du Nayala également.
«La lutte est un sport que nous pratiquons dans le Nayala. Régulièrement il est organisé dans les différents villages de la province des fêtes de lutte et tout le monde y participe», a dit l'encadreur des lutteurs et désormais lutteuses aussi du Nayala, M. Pierre Toné.
La pratique régulière fait émerger la province du Nayala dans les compétitions. En rappel, la province a remporté la SNC passée dans la discipline de lutte traditionnelle, et récemment le cauri d'or et le championnat national de lutte.
La lutte véhicule toute une culture. Elle est un sport pratiqué un peu partout au Burkina Faso. Quinze des provinces que compte le pays ont participé à la
Semaine nationale de la culture 2008. En tout une centaine de lutteurs dont 13 filles ont animé l'arène au grand plaisir des spectateurs.
Athanase Moussiané, le taureau du Nayala, qui compéti désormais pour le compte de la province du Kadiogo, », se rendra à Lomé avec quatre autres compatriote, pour prendre part à la lutte organisée par la CEDEAO.
La compétition a donné les classements suivants :
Pool jeune -Garçons
45 kg - 1 er Diallo Ignace (Nayala), 2 e Drabo Souabou (Houet), 3 e Ky Timothé (Nayala) 50 kg - 1 er Paré Blaise (Kadiogo), 2 e Traoré Brahanou (Bale), 3 e Drabo Issa (Sourou) 55 kg - 1 er Paré serge (Nayala), 2e Mo Zéphirin (Nayala), 3 e Zoromé Harouna (Loroum)
Pool jeune -Filles
40 kg - 1 re Gobi Estelle (Nayala), 2 e Guissou Carlotte (Nayala), 3 e Toé Laure Suzane (Nayala) 45 kg - 1 re Bonané Béatrice (Nayala), 2 e Karambiri Emiline (Nayala), 3 e Paré Diane (Nayala) 50 kg - 1 re Ky Rolande (Nayala), 2 e Sidibé Doussou (Nayala), 3 e Paré Eveline (Nayala) 55 kg - 1 re Zié Yvette (Nayala), 2 e Toé Jacqueline (Nayala), 3 e Toé Carine (Nayala)
Pool des adultes (hommes)
65 kg - 1 er Konané Basile (Nayala), 2 e Nama Celestin (Nayala), 3 e Zia Baba Felix (Nayala). 75 kg - 1 er Sidibé Mathias (Nayala), 2 e Drabo François (Sourou), 3 e Toé Séraphin (Nayala) 85 kg - 1 re Bayané Dénis Charles (Nayala), 2 e Kouané Hermann (Nayala), 3 e Banao Abou (Mouhoun) Plus de 85 kg - 1 re Moussiané Athanase (Kadiogo), 2 e Toé Dénis (Sourou), 3 e Baguérou Balibié (Mouhoun)
BL/JPT
26-03-08
Spécial SNC Bobo 2008
Le village touristique Koro captive les festivaliers de la SNC
Bobo Dioulasso 25 mars (AIB) - Le village touristique de Koro a constitué un point de convergence ce lundi 24 mars pour certains festivaliers présents à Sya à l'occasion de la Semaine nationale de culture (SNC).
La Semaine nationale de la culture a été une occasion de découvrir les sites naturels majeurs, les sanctuaires et les villages typiques. Village insolite et authentique, haut perché, qui a séduit plus d'un visiteur, Koro enrichit le patrimoine culturel et artistique du Burkina Faso.
Il est difficile d'imaginer un village juché sur une montagne, mais il suffit de faire un tour à une quinzaine de kilomètres de Bobo, à Koro « le village le plus en vue » pour que le rêve devienne une réalité. Le petit village de Koro se situe à une dizaine de mètres d'altitude sur un amas de granite.
A Koro, l'agilité des femmes gravissant la colline chargée de grandes bassines d'eau, surprend toujours. A côté de l'apparente austérité de la vie sur cette colline, toute une organisation sociale règle l'existence là-bas.
A la vue de ce village, plusieurs questions taraudent le visiteur. On peut se demander comment les vieux sexagénaires, les femmes avec de lourds fagots parviennent à descendre et monter cette falaise. Le visiteur se gardera de demander où se trouvent les sépultures ou d'apprécier négativement ce village unique en soi.
On peut admirer les techniques développées par les villageois pour atténuer les pentes afin d'y dresser des maisons, la grande place du village entre les blocs de granites, et surtout le hangar faisant office d' « arbre à palabre ».
C'est sous ce hangar d'à peine un mètre de hauteur que les sages du village tranchent les litiges. Selon les villageois, le hangar a été bâti pour éviter que lors d'une discussion, quelqu'un, sous l'emprise de la colère ne puisse lever la main sur l'autre.
Ce détail a édifié plusieurs personnes sur la profondeur de la sagesse de ce peuple qui vit en pleine nature sur fond d'air pur, de verdure. Du haut de cette forteresse, une vue impressionnante sur le beau paysage environnant procure au visiteur, l'émotion des grands espaces.
Le département du tourisme compte d'ailleurs faire de ce site une destination touristique renommée. C'est dans cette optique que le ministre Fillipe Savadogo a officiellement ouvert, dans la matinée du 24 mars 2008 , un campement équipé de toilettes, une paillote pour se rafraîchir, ou écouter la musique du terroir.
BL/JPT
25-03-08
Mgr Anselme Sanou déplore l'imaginaire futile des jeunes
Bobo Dioulasso 25 mars (AIB) - Le parrain de la 14è édition de la Semaine nationale de la culture, Mgr Anselme T. Sanou s'est attristé lundi 24 mars à Bobo Dioulasso, sur le sort de la jeunesse, nourrie par un rêve futile.
En marge de la Semaine nationale de la culture, Mgr Anselme T. Sanou a animé une conférence publique le thème global de la manifestation «une éducation culturelle pour une jeunesse citoyenne», au cours de laquelle il a déploré qu'aujourd'hui « l'imaginaire des jeunes soit en perte de vitesse ».
Selon Mgr Sanou, la culture doit être évolutive et il est nécessaire de la rendre actuelle et de l'adapter aux réalités du moment afin qu'elle puisse servir la jeune génération. «Une culture qui vit est une culture qui renaît», a-t-il dit avant de préciser «Il s'agit de développer, de créer, de promouvoir, d'inventer ; il ne s'agit pas de sauvegarder», a-t-il précisé.
La SNC en tant que rencontre culturelle de tout le pays va sans doute selon le conférencier susciter une créativité au sein de la jeunesse pour son développement cultural, culturel et même cultuel. Dans l'ancienne tradition l'art était un espace de communion et d'échanges a insisté Mgr Sanou.
«Une éducation culturelle pour une jeunesse citoyenne» selon Mgr Sanou, sonne comme une interpellation à la créativité chez les jeunes, à pouvoir proposer quelque chose pour orner, garnir, meubler cette diversité artistique et culturelle du Burkina. Il ne s'agit pas de copier les cultures, les traditions mais plutôt de nous rendre à nous même, rendre l'Afrique à elle-même, a en outre précisé le conférencier.
La méthode que propose le parrain est une éducation à travers une dynamique culturelle, une ouverture à l'universel, c'est-à-dire «nourrir l'imaginaire par les grands idéaux que sont l'union, l'harmonie, la tolérance, l'hospitalité pour donner l'envie de vivre dans la paix et la vérité».
Il est utile désenclaver le patrimoine culturel. «Nos cultures doivent être des sources d'inspiration pour nous ; et il faut travailler à les transformer en inspirations pour pouvoir les transmettre aux générations futures les raisons de vivre et d'exister».
Revenant sur les évènements de février dernier, Mgr Sanou les attache à l'ignorance de la culture par les jeunes ; puisque «la tradition a un fond commun humanitaire ; et l'humain n'a pas de frontières ethnique, religieuse ou raciale». La rencontre a drainé de nombreux festivaliers au centre culturel français Henri Matisse.
BL/JPT
Le Marimbalafon sponsorise trois prix à la SNC 2008
Bobo Dioulasso 24 mars (AIB) - L'Association pour la promotion des xylophones, marimbas et balafons (MARIMBALAFON) est présente à Bobo Dioulasso dans le cadre de la Semaine nationale de la culture pour promouvoir ces instruments sonores d'Afrique et d'ailleurs.
Le MARIMBALAFON est une association française créée en 2004 et dirigée par le Guinéen M. Mamadou Koladé. Elle participe à l'exposition d'ouvres littéraires ce 24 mars au centre culturel français Henri Matisse avec des photographies des variétés de balafons d'Afrique et de sa diaspora.Pendant cette semaine culturelle le MARIMBALAFON récompense dans trois catégories, a précisé M. Koladé. Le premier prix MARIMBALAFON reviendra au groupe de balafon qui se distinguera par la maîtrise de l'instrument, le deuxième prix récompensera le groupe qui se distinguera par sa chorégraphie dansée sur le balafon. Le plus jeune meilleur joueur aura le prix MARIMBALAFON 3.
Selon le président de l'association M. Mamadou Koladé, MARMBALAFON a lancé «Xylophone masters», un label musical pour mieux faire connaître les balafonistes. Une dizaine de CD sont déjà produits dont deux burkinabè (Konomba Taoré et Djiguignouma).
L'association a pour objectifs majeurs la promotion d'artistes de balafons à travers l'enregistrement de leurs ouvres musicales, la facilitation de leur participation à des concerts et festivals internationaux.
Elle vise également la préservation de l'héritage culturel traditionnel des balafons, l'organisation d'un festival regroupant la plupart des différents types de balafons africains.
MARIMBALAFON ouvre enfin pour la création en Afrique d'un musée de panafricain et d'écoles de musique et la publication de livres dédiés.
MARIMBALAFON entend développer un site Internet ( www.marimbalafon.com ), qui constituera une référence complète et une meilleure source d'information sur l'univers des balafons.
Le balafon est un instrument de musique qu'on trouve un peu partout en Afrique. A l'exception du Niger, toute l'Afrique subsaharienne joue le balafon (environ 300 ethnies). Et M. Koladé a ajouté que le Burkina Faso a une grande tradition de balafon de type sacré et profane.
BL/JPT
24-03-08
SNC Bobo 2008, l'édition de la jeunesse
Bobo Dioulasso 22 mars (AIB) - La 14 e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC) a commencé ce samedi 22 mars. Bobo 2008 est un rendez-vous culturel dédié à la jeunesse burkinabè.
Toute la diversité culturelle et artistique du Burkina Faso est présente à Sya et marquée par un carnaval avant l'ouverture officielle de la manifestation. Il s'est agi d'un défilé très riche en culture et tradition du patrimoine burkinabè.
Environ 1500 artistes venus des 13 régions du Burkina et de sa diaspora et des artistes invités d'autres pays vont, pendant la semaine que va durer la SNC , montrer leur savoir-faire culturel et artistique au profit de l'éducation des jeunes.
En ce sens, le parrain Mgr Anselme T. Sanou, archevêque de Bobo Dioulasso, a invité les autorités et les décideurs à « la contextualisation des valeurs afin que la jeunesse puisse en bénéficier ». Selon lui il est également nécessaire d'instaurer un dialogue de culture pour stimuler la création artistique et culturelle chez les jeunes.
Conscient que la jeunesse a besoin d'une véritable éducation culturelle, gage de paix et prospérité, « le gouvernement a décidé d'introduire et de consolider dans les enseignements primaire, secondaire et supérieur des modules culturels afin de donner à la jeunesse de meilleures perspectives » .
Le ministre de culture, du tourisme et de la communication M. Filippe Savadogo soutient la création d'un conservatoire national pour pérenniser toute la richesse culturelle du Pays des hommes intègres.
Selon le président du comité national d'organisation, M. Souleymane Ouédraogo, la SNC permet de protéger la diversité et les valeurs culturelles et de susciter des vocations dans le domaine culturel et artistique.
Le maire de la ville de Bobo Dioulasso M. Salia Sanou, lui, souhaite voir naître une salle de spectacle de 5000 places à Sya « ville de paix et culture » ; ce qui permettra de promouvoir l'expression plurielle du patrimoine culturel du Burkina Faso.
La Semaine nationale de la culture Bobo 2008 verra l'institution de la journée culturelle de l'étudiant burkinabè.
BL/
22-03-08
Burkina-Culture-SNC
La SNC , « l'occasion rêvée » pour la soixantaine d'ethnies du Burkina, selon le ministre Philippe Sawadogo
Ouagadougou, 22 mars (AIB) - Le ministre de la Culture , du Tourisme et de la communication a estimé que la Semaine nationale de la culture, ouverte samedi soir à Bobo Dioulasso, est une chance pour la multitude de groupes ethniques vivant au Burkina, de montrer toute l'utilité de la culture au développement socio-économique du pays.
Intervenant à la cérémonie d'ouverture, le ministre Sawadogo affirmé que la SNC « reste l'occasion rêvée pour la mosaïque de nationalités que compte notre pays de montrer que la Culture peut impulser le développement économique et social du Burkina Faso et de l'Afrique ».
Pour lui, la formation des femmes et des hommes constitue alors « un enjeu majeur ». Le thème de la SNC «Une éducation culturelle pour une jeunesse citoyenne » à été choisi « afin de développer la problématique de la formation / information des plus jeunes aux métiers de la Culture », a-t-il dit. Il s'agit également selon le porte-parole du gouvernement, d'amener la jeunesse « très tôt », à s'approprier les valeurs culturelles du pays.
Le ministre de la Culture s'est par enfin réjoui de la notoriété grandissante de la SNC , aussi bien au Burkina que dans la sous-région.
AMK/ 22-03-08
Ouverture de la biennale culturelle par un grand carnaval
Ouagadougou, 22 mars (AIB) - Un gigantesque carnaval animé par les masques, les troupes artistiques et les artistes, a marqué l'ouverture officielle vendredi soir de la 14è édition de la Semaine nationale de la Culture (SNC) « Bobo 2008 », placée sous le thème « Education culturelle pour une jeunesse citoyenne ».
Des milliers d'artistes ont défilé pour annoncer la couleur de cette biennale. Pour le ministre de la Culture , du Tourisme et de la Communication , et porte-parole du gouvernement, Philippe Sawadogo, le Burkina Faso, tient à travers les différentes éditions de la SNC , « à promouvoir avec la même détermination ses richesses culturelles ».
Outre ce carnaval, la cérémonie a été marquée par la prestation artistique des têtes d'affiche de la musique nationale, moderne et traditionnelle.
Les compétitions prévues habituellement à cette fête débutent demain, avec la prestation notée de troupes traditionnelles et modernes, l'exposition des oeuvres en Arts plastiques, les étapes éliminatoires de lutte traditionnelle. les compagnies et troupes théâtrales entreront en compétition le 25 mars. Les archers attendront jusqu'au 27 mars.
L'art du spectacle, le plus émouvant de la SNC mettra en lice 92 ensembles artistiques sélectionnés dans dix disciplines que sont la danse traditionnelle (pool jeune et adulte), la musique traditionnelle instrumentale, une nouveauté de cette édition, les chours populaires, l'orchestre, la vedette de la chanson (moderne et traditionnelle), la création chorégraphique, le ballet (pool jeune) et le théâtre.
AMK/
22-03-08
Un avant-goût de la SNC au complexe scolaire de la Solidarité
Bobo Dioulasso, 21 mars (AIB) - Le complexe scolaire de la Solidarité a organisé une journée culturelle aux allures de la Semaine nationale de la culture, le mercredi 19 mars 2008 en son sein.
Un défilé des élèves en tenues traditionnelles, des expositions de mets locaux ont marqué cet événement digne des compétitions et arts culinaires de la biennale de la culture de Bobo. et présidée par le directeur fondateur du Complexe, Lancina Sanou.
Les élèves ont offert du spectacle de qualité. Toutes les disciplines enseignées y ont été associées notamment la musique, les arts plastiques, l'histoire, les lettres, les langues vivantes, et le sport. Les parents d'élèves qui se sont mobilisés pour la circonstance, ont assisté à la mise en valeur des talents de leurs enfants qu'ils ignoraient trop souvent. Parmi eux, il y avait de talentueux jongleurs, des voix prometteuses, des conteurs et des acteurs perspicaces.
Le défilé des classes en tenues traditionnelles aura permis aux élèves du CPI à la 3 e de découvrir et de partir à la rencontre, dès leur bas âge, de la diversité de l'art vestimentaire propre à chaque groupe ethnique du Burkina. On a découvert les habits traditionnels des chasseurs dozo, des bobo, peulh, bissa, mossi, bwaba, dagara, le tout bâti autour d'un fonds commun : le Faso dan fani.
Certains enfants initiés, sont même allés jusqu'à faire une démonstration publique de la vie austère des chasseurs Dozo « mangeurs de feu » , une vie qui défie certaines lois de la nature. D'autres comme la troupe « Kigba » encore, n'ont pas hésité à pousser la chansonnette, à conter des histoires drôles ou à exécuter des pas de danses traditionnelles.
L'exposition de mets traditionnels concoctés par les filles a été aussi l'une des attractions de la journée culturelle. En plats lourds, les goutteurs d'un jour ont pu apprécier du gonré de petit mil ou de haricot, les galettes de pois de terre, du riz à la sauce de sésame, du tô de haricot. En plat léger, le zamné, le déguê de petit mil, entre autres étaient au menu.
Le directeur fondateur de complexe scolaire de la Solidarité Lancina Sanou a manifesté sa joie face à un tel foisonnement de créativité des enfants. Il voit ainsi aboutir les objectifs recherchés à travers cette journée culturelle. « Nous le faisons régulièrement. Cela a pris trois mois de préparation avec les cours et a nécessité l'engagement des encadreurs des élèves et des parents d'élèves qui ont appuyé le côté traditionnel. Les mères ont joué leur rôle. Je suis satisfait de l'organisation », s'est-il réjoui. Cette manifestation des jeunes rappelle ainsi le thème de la 14 e édition de la Semaine nationale de la culture Bobo 2008: « Une éducation culturelle pour une jeunesse citoyenne ».
Mahamadi Tiégna
21-03-08
Des populations de Bobo Dioulasso enthousiastes pour la SNC.
Bobo Dioulasso, 21 mars (AIB) - A la veille de l'ouverture de la Semaine nationale de la culture (SNC) des Bobolais donnent leur appréciation sur cette biennale culturelle.
Allassane Barry, conseiller municipal : La Semaine nationale de la culture est une grande manifestation qu'il faut entretenir et améliorer. Elle est très essentielle pour la culture du Burkina Faso. La communauté peulh sera toujours présente à cette SNC comme elle l'a toujours été pendant les précédentes éditions.
Djibril Bâ, artiste : Je suis très content que la SNC se déroule à Bobo-Dioulasso. C'est un événement qui fait grandir l'image de la ville de Bobo-Dioulasso. J'ai toujours assisté aux différentes SNC. Mais je constate que les choses ont maintenant changé. Les stands sont devenus chers et les gens de Bobo n'y ont pas toujours accès à cause de leur coût. L'art ne fait pas vivre son homme. Ici on pratique l'art tout juste pour avoir à manger et on ne parvient pas à faire autre chose.
Bernard Gaspard, gérant d'un bar-restaurant : La SNC est une manifestation intéressante. Le bar restaurant les Bambous a prévu une prestation d'une dizaine de troupes pendant l'ouverture de la Semaine. Certaines de ces troupes ont d'ailleurs été sélectionnées pour la SNC. D 'autres spectacles sont prévus tout le long de la Semaine. Après le théâtre de l'Amitié, la population peut venir continuer la fête aux Bambous puisque nous nous produisons, jusqu'à deux heures du matin. Les Bambou en plus d'être un restaurant bar est aussi en quelque sorte un centre culturel. Il a contribué à faire émerger de nombreux artistes, c'est le laboratoire de la musique burkinabè où il a eu lieu plein de fusion entre musicien burkinabè et européens.
Aminata Sanogo, danseuse comédienne : La SNC a énormément contribué à faire connaître beaucoup d'artistes. Je souhaite que pour cette présente édition, le jury fasse correctement son travail en appréciant objectivement les prestations des artistes.
Raogo Clément Kafando, tailleur : Je suis tailleur de profession, mais je suis aussi comédien de cinéma et conteur. Le milieu de cinéma et surtout celui des artistes me fascine beaucoup. La SNC peut m'apporter beaucoup de choses. Je fais la couture et elle peut être une tribune pour me faire connaître et connaître aussi mes produits.
Bintou Sombié, comédienne conteuse : Je pense que la SNC est un grand rendez-vous des artistes du monde entier. Pour s'enrichir, il faut voir la culture de certains pays et d'autres régions. La SNC a pensé cette année aux tout petits. Cela est très important parce que c'est aux jeunes que revient la lourde responsabilité d'assurer la relève. Je souhaite qu'on pense aux conteurs pendant la SNC. Il faut penser à instaurer une compétition des conteurs comme cela se fait pour le théâtre et autres. Le conte éduque et apporte beaucoup de choses à la jeunesse.
Da Sié, élève : La SNC est une très grande manifestation qui rapproche nos différentes cultures. Elle est une occasion de connaître les différents peuples et permet à certains jeunes d'avoir ne serait-ce que temporairement de l'emploi. Les prix d'entrée sont chers et nous souhaitons qu'il y ait un tarif pour les élèves à part, un autre pour les travailleurs et un autre tarif pour les étrangers.
Moumouni Perkouma, élève : La SNC permet de mettre en valeur notre culture. C'est une grande manifestation. Nous aimerions y assister, mais les prix d'entrée aux spectacles sont élevés. Ce n'est pas facile pour un élève de débourser 100 F pour voir un spectacle. Si on pouvait revoir les prix à la baisse, ça nous arrangerait, nous les élèves.
Propos recueillis par Adaman Drabo
21-03-08
Burkina-Culture-Tourisme
L'inscription du site de Loropéni au patrimoine mondial de l'UNESCO en bonne voie
Ouagadougou 20 mars (AIB) - Le professeur Jean Baptiste Kientega a déclaré vendredi à Koudougou, que la défense du dossier pour l'inscription des ruines de Loropéni au patrimoine mondial de l'UNESCO était en bonne voie.
Le professeur s'exprimait à l'occasion d'une conférence organisée par le ministère de la Culture, du Tourisme et de la Communication, en collaboration avec l'Institut des peuples noirs (IPN) sous le thème « les ruines de Loropéni, un patrimoine pour l'humanité ».
Concernant l'inscription du site de Loropéni au patrimoine mondial de l'UNESCO, Le professeur Kientéga a déclaré que « une avancée a couronné les efforts des uns et des autres » dans la reconstitution du dossier.
Soumis en 2005 au comité de l'UNESCO, le dossier avait été rejeté pour insuffisance d'informations.
« Le comité nous a demandé de d'approfondir la connaissance du site, de recueillir des recherches existantes sur les ruines et sur d'autres vestiges de même acabit et de formuler un projet détaillé » a indiqué le professeur Kientéga qui a souligné que sur ce volet « un effort a été fait pour rassembler des experts nationaux et de la sous région qui ont apporté leur expertises aux travaux ».
« Nous avons essayé de répondre aux exigences du comité mondial de l'UNESCO » a indiqué le conférencier. Selon ce dernier le dossier a été déposé le 29 janvier dernier à paris en France et sera examiné en juin 2009 à Séville (Espagne).
L'inscription du site de Loropéni au patrimoine mondial de l'UNESCO renferme un enjeu historique, culturel, économique et politique. Selon le professeur Kientéga, le Burkina est le seul pays de la sous région qui n'a pas inscrit de site au patrimoine mondiale de l'UNESCO
Les ruines de Loropéni ont été découvertes « par hasard » en 1902 par l'armée française. Ces ruines sont dans la province du Poni dans la région du Sud-ouest. Ces ruines forment un quadrilatère « presque carré » de 105m sur 106 avec une hauteur de 6 mètres. Elles seraient l'ouvre du peuple « Loro » qui habitait la région entre le 11è e le 17è siècle.
L'édifice avait une fonction de défense et d'habitation et ses habitants seraient des agriculteurs qui exploitaient aussi l'or, a déclaré le professeur Kientéga qui a souligné que contrairement à ce qu'on pense, « le sudouest du Burkina était parcouru par de nombreuses voies caravanières » et « l'insécurité née de la richesse de la zone a occasionné la construction de ces grands édifices ».
MY
La mairie s'attelle à réparer les dégâts causés lors de manifestations des 20 et 21 février
La commune de Bobo-Dioulasso a commencé à réinstaller les feux et les panneaux de signalisation détruits lors des récentes manifestations des 20 et 21 février 2008 afin que la Biennale de la culture burkina soit belle.
Le maire de la commune, Salia Sanou avait pris l'engagement de remettre les feux avant la Semaine nationale de la culture. C'est chose faite. Seulement, tous les 23 feux tricolores qui ont endommagés ne pourront pas pour le moment être replacés.
Pour le moment, trois blocs de feux ont pu être replantés. Il s'agit des feux de signalisation implantés sur le Boulevard de la révolution, dont l'un à l'intersection de la route de Dédougou et du Boulevard, un autre vers le lycée mixte d'Accart-ville et le dernier, à côté de la station Shell de Bindougousso.
Ces feux ont été prêtés par la SONABEL à la commune de Bobo en attendant l'arrivée des stocks que la commune a commandés à plus de 62 millions de FCFA. La commune rassure que les autres feux tricolores pourront être installés avant la SNC. En attendant les policiers municipaux ont été placés dans les grands carrefours de la ville pour réguler la circulation.
Adaman Drabo
21-03-08
La BBDA forme les artistes sur la vulgarisation du droit d'auteur
En prélude à l'ouverture de la SNC , le Bureau burkinabé des droits d'auteur (BBDA) a organisé du 18 au 20 mars 2008 à Bobo-Dioulasso une session de formation sur la vulgarisation et la diffusion du droit d'auteur et des droits voisins, au profit des artistes, journalistes culturels, magistrats et usagers des ouvres de l'esprit.
Le séminaire de formation a regroupé environ 150 participants. Il avait pour thème « vulgarisation et diffusion du droit d'auteur et des droits voisins au profit des intervenants dans le processus de protection du droit de propriété littéraire et artistique » .
La formation a été dispensée par des agents du BBDA et des magistrats et a porté entre autres sur « les principes fondamentaux du droit d'auteur et des droits voisins » , « La présentation du plan triennal de lutte contre la piraterie » et le « rôle des magistrats dans la lutte contre la piraterie » .
Pour le directeur général du BBDA, Balamine Ouattara, « la session de formation s'inscrit dans le cadre de la poursuite des objectifs de rapprochement du BBDA de ses membres et partenaires dont la contribution est indispensable pour la diffusion du droit d'auteur et des droits voisins ».
La culture du droit d'auteur et des droits voisins étant encore faible au Burkina, le BBDA s'est engagé à disséminer ces notions auprès des créateurs, des partenaires, des consommateurs des ouvres de l'esprit et de la population « en vue de préserver notre culture » , a-t-il précisé.
Adaman DRABO
20-03-08
Tout est prêt pour l'ouverture de la SNC , selon le comité d'organisation
Le comité national d'organisation (CNO) de la 14è édition de la Semaine nationale de la culture (SNC) a s'est dit prêt afin que débute la biennale culturel, devant les hommes de médias le 19 mars 2008.
Au cours de ces échanges à bâtons rompus avec les hommes de médias, 72 heures avant le début de la biennale culturelle, le président du CNO, Souleymane Ouédraogo et les autres membres du présidium (SP/SNC, Dansa Bitchibaly et le directeur régional de la culture, du tourisme et de la communication de l'Ouest, Adama Coulibaly) se sont voulu rassurants quant à l'organisation pratique de la XIVe édition de la SNC.
« Tout est mis en ouvre pour que la fête soit belle » , a précisé M. Ouédraogo. Il en veut pour preuve les travaux de finition sur tous les sites et espaces devant accueillir les différentes activités de cette XIVe édition. Plus de 3 000 artistes et 400 000 festivaliers sont attendus à Bobo-Dioulasso au cours de la SNC. En un mot, « toutes les commissions sont à pied d'ouvre pour que tout soit prêt pour le 22 mars » , a soutenu le président du CNO. Une grande inquiétude persiste cependant.
Elle est relative à la retransmission télévisuelle de la SNC en raison d'une défaillance du faisceau entre Bobo-Dioulasso et Ouagadougou. A ce propos, une solution palliative est en train d'être recherchée, le temps que la pièce de rechange soit disponible à Bobo-Dioulasso.
A l'issue des échanges, le ministre de la Culture , du Tourisme et de la Communication a pris la parole pour rappeler que la SNC est une affaire de tout le monde en général et des Bobolais en particulier afin qu'elle réussisse. Aussi les a-t-il exhortés à se mobiliser pour que le thème de cette année : « Une éducation culturelle pour une jeunesse citoyenne » soit perceptible pendant la manifestation.
Cette rencontre s'est tenue à la direction régionale des Editions Sidwaya de l'Ouest qui abrite cette année le siège de la commission presse-publicité. Le ministre de la Culture , du Tourisme et de la Communication , Filippe Sawadogo y a pris part.
Urbain Kaboré
19-03-08
Houet
Mise sur pied du comité d'organisation de la SNC 2008
Bobo-Dioulasso, 27 fév. (AIB) - Le comité national d'organisation de la 14e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC) Bobo 2008 a été officiellement installé le lundi 25 février denier à Bobo-Dioulasso par le ministre de la Culture , du Tourisme et de la Communication Philippe Sawadogo. Une centaine de personnes composent ce comité chargé de conduire ce grand rendez-vous culturel au Burkina Faso.
En moins d'un mois de l'ouverture officielle de la 14 e édition de la SNC , les choses se précisent au niveau du Secrétariat permanent où un comité d'organisation a été officiellement installé lundi, en présence des autorités de la ville, du parrain Monseigneur Anselme Titianma Sanou, archevêque de Bobo et de la famille des arts et de la culture.
Un arrêté ministériel en date du 14 février 2008 dont le contenu a été livré par Bitchibaly Dansa, Secrétaire permanent de la SNC , donne l'ossature de ce comité et les membres qui le composent. La 14 e édition de la SNC sera conduite par une centaine de membres répartis dans 18 commissions dont plus de 80% sont de Bobo.
Ce comité, selon l'arrêté ministériel, pourrait être élargi à d'autres membres si la nécessité se faisait sentir. En attendant le 22 mars, date d'ouverture de la manifestation au rond-point de Dafra, cette équipe devrait avoir à cour, selon le ministre Philippe Sawadogo, d'ouvrer activement à la réussite de l'événement.
Le comité national dirigé par Souleymane Ouédraogo secrétaire général du ministère de la Culture , du Tourisme et de la Culture dispose d'atouts majeurs à ce niveau. Ce qui a fait dire au ministre que cette édition doit simplement trancher avec les précédentes. Alors que l'archevêque de Bobo-Dioulasso s'est dit véritablement honoré par le choix porté sur sa personne pour parrainer cette biennale, le ministre Sawadogo a expliqué pour sa part que cela tient à la carrure d'homme de culture qu'il incarne.
« Les conseils que vous nous donnez sont appréciés et le consensus se lit dans le regard de chacun », a-t-il affirmé. Bobo 2008, à en croire le ministre de la Culture , du Tourisme et de la Communication , se veut « une édition de défis et de rupture » . Cela au regard du capital d'expériences cumulées et du savoir faire culturel des acteurs. Toutes choses qui vont certainement susciter un grand engouement des populations et attirer des visiteurs de par le monde à Bobo-Dioulasso, pour découvrir la culture burkinabè dans toutes ses facettes, sa richesse et sa diversité.
Et le ministre Sawadogo d'évoquer un souvenir d'enfance fait de découvertes et de constats dans la cité de Sya qui lui font dire 50 ans après, que « Bobo reste le creuset des cafés-théâtres, de la formation chorégraphique mais aussi le creuset de la musique et du savoir faire » . L'équipe organisationnelle se doit donc de puiser dans ce capital et d'aller au charbon. A quelques jours de la manifestation, l'heure ne semble plus au répit.
La 14e édition de la SNC , prévue pour se dérouler du 22 au 29 mars 2008 se tient sous le thème « Une éducation culturelle pour une jeunesse citoyenne » . Un thème qui laisse présager une présence massive de la jeunesse qui certainement va s'approprier les valeurs culturelles de leur pays.
Frédéric Ouédraogo (AIB-Bobo)
17-03-08
Burkina-Afrique-Cinéma
« Il faut que les Africains se battent partout pour imposer le Fespaco »
Ouagadougou, 04 fév. (AIB) - Le président du conseil d'administration du Festival panafricain du cinéma de Ouagadougou (Fespaco), Rasmané Ouédraogo, interpelle les politiques africains sur la problématique du financement du plus grand rendez-vous du cinéma africain et souhaite que les Africains se mobilisent à tous les niveaux pour faire rayonner le Fespaco.
AIB - Comment résumez-vous la 21è édition du Fespaco ?
Rasmané Ouédrago (RO) - Nous avons deux volets dans cette édition : Il ya le fait que c'est le 40è anniversaire du Fespaco. Il y a aussi le fait que nous souhaitons. nous avons le désir profond, que de façon définitive les Africains se réapproprient leur festival. C'est la première institution panafricaine culturelle et il faut qu'elle joue pleinement son rôle. Il faut aussi que les peuples africains, les cinéastes africains, les institutions l'acceptent comme tel et s'y investissent, se mobilisent autour de cet événement pour lui donner l'importance qui sied. Parce que c'est la seule tribune, la véritable tribune, la plus grande tribune qui s'offre aux cinéastes africains pour aller au dialogue avec les autres cultures.
AIB - Vous parlez de réapproprier le Festival, ce n'est pas encore le cas ?
RO - Pour le moment, c'est le Burkina Faso seul qui porte le lourd fardeau. Il faut qu'on sache que le Fespaco n'est pas créé uniquement pour le cinéma burkinabè ni pour les cinéastes burkinabè. On dit bien « cinéma panafricain ». D'autant plus que tous les films africains viennent ici. Tous les cinéastes africains viennent ici pour se rencontrer, pour discuter de leurs préoccupations. Il faut que cela se traduise dans tous les autres dimensions et que, lorsqu'il s'agit de financer le Fespaco, l'ensemble des pays africains se mobilisent, l'ensemble des institutions de financement jouent le jeu.
AIB - Au-delà du financement, comment les Africains doivent-ils se réapproprier le Fespaco ?
RO - Il faut que les Africains se battent partout pour imposer le Fespaco. Il faut que l'Europe, les Amériques sachent que là, il y a une tribune, il y a un endroit donné où l'Afrique se montre cinématographiquement, où l'Afrique s'offre aux autres, donc l'Afrique va à la rencontre des autres. Le Fespaco c'est aussi le lieu pour ceux qui veulent vraiment connaître l'Afrique, connaître le cinéma africain. C'est là qu'il faut venir chercher, trouver et acheter éventuellement les ouvres pour les autres télévisions.
AIB - Vous êtes aussi un artiste, quelles sont les attentes des comédiens pour cette 21è édition du Fespaco ?
RO - L'attente des comédiens va avec l'attente des producteurs, ça va avec l'attente des distributeurs. C'est si le cinéma de façon générale se développe que chacun y trouvera son compte. On ne peut pas créer un couloir de bonheur pour les comédiens quand les producteurs eux-mêmes râlent pour trouver de l'argent afin de financer les films, quand leurs films ne s'achètent pas, quand les télévisions africaines se contentent de diffuser gratuitement ces films via CFI, via les télévisions françaises. Le problème se résoudra ensemble ou ne se résoudra pas du tout. Personne ne fera son beurre sur le dos de l'autre. Ça ne s'explique pas, ça ne se justifie pas et ça ne se fera même pas. Parce qu'il n'y a pas d'opportunités pour le faire.
AIB - Les télévisions africaines ont donc leur part de responsabilité ?
RO - J'interpelle tout le monde à commencer par les politiques. Parce qu'au niveau de chaque Etat il faut bien qu'il y ait des fonds pour soutenir la production cinématographique et télévisuelle. Il faut à l'intérieur du continent des statuts de l'artiste où sont définies ses conditions de travail et de rémunérations. Il faut qu'au niveau continental les Etats sachent que le Fespaco, c'est leur Fespaco et que si chacun mettait seulement 10 millions tous les deux ans, on organiserait ce festival sans avoir besoin de concours financiers hors Afrique.
AIB - Quels sont les partenaires hors Afrique du Fespaco?
RO - Maintenant nous arrachons difficilement auprès des rares partenaires qui nous comprennent, tel que l'OIF, le ministère français de la coopération, l'Union européenne. L'Union européenne est entrain de se retirer du financement pour l'organisation du Fespaco. Donc ça devient difficile et c'est tant mieux. Ça veut dire que personne ne viendra construire notre culture à notre place. Si nous ne prenons pas conscience et se mobiliser pour cela. Ce n'est pas étonnant qu'on dise que nos télévisions sont inondées par les télénovelas. Si on veut reconquérir notre espace culturel, il faut bien que nous y mettions les moyens, sinon, c'est comme si on se chatouille pour rire.
AIB - Combien de festivaliers attendez-vous ?
RO - Je ne peux pas vous dire, ça s'annonce, ça se décommande.
AIB - A quand l'arrivée du parrain ?
RO - On n'a pas de problème avec le parrain.
AIB - Avez-vous d'autres choses à ajouter ?
RO - Le cinéma n'est pas une affaire de spécialistes. C'est vrai que les spécialistes doivent en tirer le plus d'avantage. Mais il faut surtout voir le Fespaco comme un instrument de mobilisation, de prise de conscience, surtout à l'heure où nous sommes pris par le tourbillon de la mondialisation. Il faut bien que nous allions aux autres avec ce qui nous est propre, sinon, nous cesserons tout simplement d'exister et se transformer conséquemment en consommateurs passifs et inconscients, et peut-être ça nous conduira vers une disparition, peut-être pas physique, mais.voilà.
AMK/
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