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Afrique Occidentale - Burkina- Agriculture
La Commission de lutte contre le criquet pèlerin affûte ses armes
Ouagadougou, 28 juin (AIB)-Du 28 au 30 juin 2010 se tient à Ouagadougou la 6ème réunion du comité Exécutif de la commission de lutte contre le criquet pèlerin dans la région Occidentale. L’Objectif est de dégager les actions de lutte préventive contre les criquets pèlerins.
La Commission de lutte contre le criquet pèlerin dans la région Occidentale (CLPRO ) compte à présent l’Algérie , la Libye , le Mali, la Mauritanie le Maroc , le Niger , le Sénégal , le Tchad et le Burkina Faso .
L’invasion acridienne qu’a vécue la sous région en 2003-2005 et les dommages subis par la production agro-sylvo-pastorale justifient la création de la commission de lutte contre le criquet pèlerin dans la région Occidentale
Selon les organisateurs cette réunion a pour objectif d’examiner les mesures à prendre afin de rendre structurelle l’implication des populations dans la remontée de l’information acridienne mais aussi mettre les conclusions de la mission d’évaluation du plan de formation régional 2007-2009 et la préparation du 2ème plan de formation 2011-2013 à la disposition des décideurs.
Le Ministre délégué en charge de l’agriculture Abdoulaye Combari qui a présidé la cérémonie a indiqué que la réunion va permettre aussi d’examiner la mise en œuvre des cahiers de charges environnementales dans la région occidentale et le document de projet de la phase 2 du programme de prévention et de réponse contre les ravageurs et maladies transfrontalières des animaux et de plantes.
La Commission de lutte contre le criquet pèlerin dans la région Occidentale a pour objectif de promouvoir sur le plan national régional et international toutes les actions, recherche et formation en vu de d’assurer la lutte préventive et faire face aux invasions du criquet pèlerin dans son territoire d’intervention.
SB/IB
Burkina-UEMOA-CEDEAO-Agriculture
Le CIRDES lance son programme "qualité viande et lait" en Afrique de l’Ouest
Ouagadougou, 30 juin (AIB) – Le centre international de recherche – développement sur l’élevage en zone sub humide (CIRDES) a procédé ce mardi 30 juin 2009 au lancement du programme qualité Afrique de l’Ouest pour l’élevage.
Pour la réalisation de ce programme qualité Afrique de l’Ouest dans le domaine de l’élevage, le CIRDES a bénéficié d’un appui de l’Union européenne de 327 millions de francs CFA (500 000 euros). « L’appui au CIRDES constitue un cas typique de contribution de l’Union européenne à la réduction de la pauvreté à travers un transfert de technologie à une structure de recherche en vue de parvenir à l’auto suffisance alimentaire de la région en viande et en lait », a déclaré le conseiller de la Commission européenne au Burkina Faso, M. Maurizio Cellini.
Rappelant que les différents appuis de la Commission européenne en faveur du développement de la qualité en Afrique de l’Ouest visent à contribuer à la compétitivité des entreprises de la zone et à l’exportation des principaux produits sur les marchés extérieurs, M. Cellini a précisé que la recherche de la qualité est devenue une expérience sur les marchés de l’Union européenne, où le consommateur devient de plus en plus exigeant vis-à-vis de la sécurité à la consommation et de la qualité.
Il a ajouté que le programme qualité de l’Afrique de l’Ouest est aussi une réponse aux inquiétudes des pays de l’Afrique de l’Ouest des deux organisations régionales de référence, l’UEMOA et la CEDEAO relatives aux obstacles que pourraient constituer les exigences européennes en matière de qualité dans la perspective de la signature de l’Accord de partenariat économique (APE).
Aussi paradoxal que cela puisse paraître, la sous région reste fortement importatrice des produits carnés et laitiers malgré ses grandes potentialités en matière de viande et de lait. « Pour le lait par exemple, les pertes de devises (en termes d’importations) engendrées dans les pays de la zone du CIRDES sont estimées à 40,5 milliards de francs CFA, c’est- à dire plus de 60 millions d’euros, pour les 7 pays membres du CIRDES, soit le 1/3 des importations de toute l’Afrique de l’Ouest », a déploré le conseiller de la commission européenne, Maurizio Cellini.
ABT/SVY
Burkina-Agriculture
Une loi portant régime foncier en milieu rural bientôt en vigueur
Ouagadougou, 18 juin (AIB) – Les députés burkinabé ont voté le mardi 16 juin 2009 à Ouagadougou un projet de loi portant régime foncier en milieu rural au regard des multiples enjeux et conflits fonciers dans les campagnes.
Selon le ministre en charge de l’Agriculture, Laurent Sédégo, « aussi bien l’accès à la terre en ville est régi par des lois précises, aussi bien en campagne l’accès doit être réglementé ».
La loi qui vient d’être adoptée contient des chartes foncières locales avec conventions dont l’objectif est de permettre une souplesse dans l’application, en tenant compte de la diversité des us et coutumes, des pratiques foncières locales.
Pour les spécialistes de la question, les autorités coutumières et le gouvernement, cette loi connaîtra une adhésion populaire quant à ses obligations durables de la terre dans l’intérêt des populations.
Selon les responsables du ministère en charge de l’agriculture, la terre doit être utile au développement et ils ont assuré les parlementaires quant au souci de l’Etat de permettre un accès équitable aux terres rurales pour l’ensemble des acteurs ruraux, sans discrimination (ethnique, sexe, religion, nationalité…).
Mais certains parlementaires voient dans la nouvelle loi, des risques de spéculation et de spoliation des paysans, l’insuffisance de ressources humaines, les frais engendrés par l’application de la loi qui suppose une large diffusion.
Le gouvernement, à travers cette loi, dont le projet avait été validé par un atelier national sur la question foncière en milieu rural, a entrepris l’allègement des coûts relatifs au foncier, notamment la baisse des coûts de l’obtention de la terre.
Il est aussi prévu, selon le ministre Sédégo, « la mise en place d’un service foncier rural dans chaque commune, ce qui va réduire, a-t-il indiqué, les coûts des transactions foncières ».
AB/MK
Burkina-Agriculture-Recherche
L'INERA organise une foire pour valoriser les semences améliorées
Ouagadougou, 18 mai (AIB) - L'Institut national pour l'environnement et la recherche agricole (INERA) a organisé une foire, dans le but de valoriser les semences améliorées, de plantes et des divers produits céréaliers, les 15 et 16 mai 2009 à Ouagadougou.
La foire a servi de cadre à une exposition vente de semences de variétés améliorées, tels le riz, le mil, le maïs, le haricot, les produits dérivés du manioc, la pomme de terre, les mangues, les oignons, le soja, l'arachide, les plantes fourragères etc.
Cinq centres régionaux de recherche environnementale agricole (CREA) du Burkina ont pris par à cette exposition de l'INERA de 48 heures. Il s'agit des régions de l'Ouest, du Centre, du Centre Nord, du Sahel et de l'Est et du Centre de recherche environnementale et agricole et de formation de Kamboinsé (CREAF).
Selon le docteur Jacob Sanou de l'INERA Bobo, les variétés améliorées de semences ont un potentiel de rendement plus élevé, si bien que les producteurs y gagnent beaucoup plus. Par cette foire, l'INERA veut informer, communiquer et sensibiliser l'ensemble des acteurs en amont et en aval, à la problématique de la production de semences au Burkina.
Elle a été l'occasion de réfléchir sur les moyens de renforcer les capacités des producteurs en leur fournissant des connaissances sur les semences et surtout de vendre des semences de base et certifiée, produite par l'INERA.
AB/SVY
Burkina-Politique-Agriculture
Le riz local mis en valeur à Ouagadougou
Ouagadougou, 9 mai (AIB)-Le ministère de l'agriculture, de l'hydraulique et des ressources halieutiques (MAHRH) a organisé les 8 et 9 mai à Ouagadougou des journées de promotion du riz local pour une consommation conséquente des populations.
La crise alimentaire a donné des idées au gouvernement burkinabè de doter aux producteurs, des moyens matériels et techniques pour une production massive des denrées locales. Ainsi « la production du riz local qui était de 123 000 tonnes pour la saison 2007-2008 est passée à 235 000 tonnes pour la campagne 2008-2009 » a laissé entendre le chef du service technologique alimentaire du MAHRH et membre du comité d'organisation de ces journées promotionnelles de la technologie alimentaire du riz, François Tiendrébéogo.
Cette production massive connaît d'énormes difficultés de conservation de transformation. Le ministère en charge de l'agriculture vise à travers ces journées de promotion, trouver à partir des tests de mise au point culinaire des recettes traditionnelles couramment utilisées, trouver les rapports adéquats entre les quantités d'eau et de riz préparées, élaborer différentes recettes à partir du riz local. Des tests de dégustation et la vulgarisation de ces recettes, ouverts à tous étaient aussi au menu de ces journées et où 1000 tickets ont été distribués à cet effet.
Les prix fixés sur place des associations et autres industriels, pour la vente de ce riz local donne 9500F pour le riz étuvé de 25kg et 9000F pour le riz blanc de la même masse et pour les producteurs « il faut d'abord résoudre le problème d'engrais avant que les prix ne soient revus à la baisse » a souligné Sow Gawoussou, un producteur. Il a ensuite ajouté que « nous sommes face à des problèmes de tracteurs. Le gouvernement détient ces machines à son niveau sous prétexte que ça ne fonctionne pas. Nous avons besoin de ça même s'il faut les faire réparer avec nos propres moyens ».
Pour le député à l'Assemblée Nationale et maire de la commune de Zabré, Désiré Sibdou Zagré, « nous encourageons nos producteurs locaux qui réduisent notre dépendance aux produits de l'extérieur. Nos importations massives déséquilibrent notre balance commerciale et nous encourageons le ministère de l'agriculture à pérenniser ces genres d'actions » affirme le député-maire.
La cérémonie d'ouverture de ces journées promotionnelles du riz local a été en présence du Premier ministre, chef du gouvernement burkinabè, Tertius Zongo.
AS/
Burkina-Coopération-Brésil
Le Brésil appuie le secteur du coton des pays C4 à hauteur de plus de 4,5 millions de dollars
Ouagadougou ,10 avr. (AIB) - L'ambassadeur du Brésil au Burkina Santiago Luis Fernandez Alcazar et la partie burkinabè ont signé un accord de 4 743 795 USD pour financer un projet transnational de développement du coton au profit du Bénin, du Burkina Faso, du Mali et du Tchad (pays C4), vendredi dans la soirée à Ouagadougou.
« Le Brésil possède une grande expérience dans le développement des technologies pour la culture du coton », a déclaré le diplomate brésilien, après la signature de l'accord.
Selon lui, le Brésil souhaite mettre son expérience à la disposition des pays du C4. M. Luis Fernandez a aussi souligné que son pays contribuera à faciliter l'accès aux pratiques de production durable du coton, et à lever de façon positive la stagnation de la productivité du coton dans les pays du C4.car poursuit-il l'activité' cotonnière est la locomotive de l'agriculture des pays C4.Il a également déclaré que plus de 10 millions de personnes dépendent directement de la production du coton
Quant au ministre burkinabè en charge de l'Enseignement technique et de la formation professionnelle Maxime Somé, il a souligné que le choix du Brésil pour sceller la coopération Sud-Sud sur le secteur du coton permet entre autre de fortifier la coopération dans le domaine agricole, par l'appui au développement du coton et aussi le transfert des technologies.
Le directeur général des relations bilatérales François Oubida a pour sa part révélé qu'il s'agit d'une enveloppe commune aux pays du C4 qui leur sera distribuée en fonction des besoins de chaque pays.
Ce projet de coopération a été préalablement élaboré par un groupe de spécialistes du Brésil et des pays du C4 au cours d'une rencontre tenue du 16 au 20 février 2009 à Bamako au Mali.
MO/AMK
Burkina-Agriculture-Bétail-Viande
Le Burkina Faso veut relancer ses exportations de viande
Ouagadougou, 30 janv. (AIB) - Le ministre des ressources animales, Sékou Bâ, a annoncé vendredi à Ouagadougou, que le gouvernement burkinabè a décidé de privilégier l'exportation de la viande vers les pays côtiers, soulignant que le bétail sur pied exporté n'était pas aussi rentable.
« Avec la crise mondiale et alimentaire, l'exportation de la viande est une opportunité pour booster le secteur de l'élevage. Elle est plus rentable économiquement que celle des animaux vivants. Elle procure une valeur ajoutée plus importante, dans la mesure où toute la chaîne de transformation est réalisée sur place », a déclaré le ministre des ressources animales.
Il s'exprimait à l'issue de l'ouverture d'un atelier national consacré à la relance de la filière de l'exportation de la viande au Burkina Faso, le 30 janvier 2009. Pour Sékou Bâ, la relance de cette filière permettra au Burkina, de créer de nombreux emplois et d'améliorer les recettes d'exportation.
« L'ambition du gouvernement est de faire du Burkina Faso, un grand pays exportateur de viande au niveau de notre région ouest africaine », a souligné M. Bâ. Il a précisé que cette volonté se fonde sur l'existence d'une demande régionale solvable en viande estimée à plus de 60 mille tonnes.
Pour atteindre cet objectif, le ministère des ressources animales a formulé auprès de l'Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI), une demande d'assistance, dans le but de parachever la mise aux normes internationales de l'abattoir frigorifique de Ouagadougou. Cela permettra selon Sékou Bâ, d'améliorer les performances d'exportation de la viande.
L'atelier sur la relance des exportations de viande regroupe une centaine de participants, dont des éleveurs, des bouchers, des techniciens d'élevage, des policiers municipaux, des partenaires techniques et financiers du ministère des ressources animales.
Au total, près de trois millions de Burkinabè consacrent leur temps à la filière viande. Les produits d'élevage de l'avis du ministre Bâ, occupent le 2e rang des recettes d'exportation du Burkina Faso.
MS/
Burkina-Agriculture
Blaise Compaoré promet de renforcer le soutien aux paysans
Ouagadougou, 31 déc. (AIB) - Le président du Faso Blaise Compaoré, a promis d'apporter un soutien renforcé aux paysans, mercredi soir, dans son message à la nation à l'occasion du nouvel an.
« Le soutien aux paysans et à leurs structures associatives sera renforcé afin de parvenir à une sécurité alimentaire durable et de faire de notre agriculture la locomotive de notre développement », a-t-il.
A ce propos, le président du Faso rassure que la relecture en cours, de la loi portant reforme agraire et foncière contribuera à « sécuriser » le domaine foncier et à « accroitre » les investissements dans le monde rural.
Il s'est félicité de l'excédent agricole obtenu cette année et a rendu un hommage aux agriculteurs « dont l'ardeur au travail a été un élément contributeur à ces résultats »
Le Burkina Faso a vécu une crise de la hausse des prix des produits alimentaires, ayant conduit à de violentes manifestations sur l'étendue du territoire.
Blaise Compaoré dit apprécie l'effort national déployé pendant ces périodes difficiles pour contenir la hausse des prix et assurer aux populations la disponibilité des produits de première nécessité.
Il pense même qu'à l'occasion, le peuple Burkinabè a fait preuve d'une « gouvernance vertueuse » et a optimisé ses capacités d'innovation face aux crises.
AMK/
Burkina-Agriculture
2009 déclarée année internationale des fibres naturelles par les Nations Unies
Ouagadougou, 21 nov. (AIB) - A l'issue de la 67 e réunion du Comité consultatif international du coton (CCIC) qui s'est tenue du 17 au 21 novembre à Ouagadougou, il est ressorti que 2009 a été déclarée année internationale des fibres naturelles (AIFN).
Selon la déclaration finale de la rencontre, l'Assemblée générale des Nations Unies a pris cette décision, parce que les industries productrices des fibres naturelles sont sources d'emploi pour des centaines de millions de personnes dans pratiquement tous les pays du monde.
Par ailleurs, ces fibres, a-t-on indiqué, sont renouvelables, durables, économiques et présentent d'excellentes caractéristiques de performance pour les consommateurs.
Parmi les autres grandes décisions prises pendant la 67 e assemblée du CCIC, on peut retenir l'institution, à partir de 2009, d'un prix annuel qui récompensera le chercheur qui se distinguera par ses travaux dans le domaine du coton.
Un jury composé de cinq juges anonymes de quatre pays a été constitué à cet effet. Les chercheurs candidats peuvent déposer leur candidature en ligne sur le site du CCIC ( secretariat@icac.org ).
Au total, 429 personnes venant de 35 pays d'Afrique, d'Europe, d'Amérique et d'Asie, et de 09 organisations internationales ont pris part à cette réunion placée sous le thème « Technologies pour le développement du coton ».
AIB - 21 novembre 2008
MS/
Burkina-Agriculture-coton
Négociations du Cycle de Doha : l'Afrique veut un traitement du coton en priorité
Ouagadougou, 17 nov. (AIB) - Le ministre burkinabè du Commerce, Mamadou Sanou, Coordonnateur du C4, regroupant les quatre principaux pays producteurs de coton d'Afrique francophone (Bénin, Burkina Faso, Mali et Tchad) a demandé lundi à Ouagadougou à ce que les prochaines négociations sur le Cycle de Doha à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) débutent "dorénavant avec le dossier coton", a constaté l'AIB.
"Puisque le coton est le seul élément clé des négociations agricoles qui n'a pas été discuté à Genève (Suisse) en juillet dernier, le C4 et les 36 pays africains producteurs de coton demandent que dorénavant, les négociations débutent avec le dossier coton", a déclaré M. Sanou.
Il s'exprimait devant quelques 300 délégués de 56 pays d'Afrique, d'Amérique, d'Europe et d'Asie réunis à la Salle de conférences de Ouaga 2000 pour une conférence internationale qui se tient jusqu'au 21 novembre sur le thème "technologies et développement du coton". Elle est organisée par le gouvernement burkinabè et inclut notamment les membres du Comité consultatif du coton (CCIC) crée en 1939 à Washington et regroupant les 44 principaux pays producteurs du coton dans le monde (Etats-Unis, Chine, Inde, Turquie, Egypte, etc.).
M. Sanou a également appelé à relancer "au plus vite" les négociations à l'OMC "en ayant toujours bien à l'esprit le mandat de la sixième conférence ministérielle de Hong Kong qui invitait à traiter le coton de manière ambitieuse, rapide et spécifique".
"Cela voudrait dire (.) que tout résultat pour le coton devra être objectivement supérieur à ce qui aura été obtenu dans l'agriculture", a-t-il prévenu.
"Une réduction des subventions accordées au coton doit être ambitieuse que la réduction acceptée pour l'agriculture en général. En outre, tout résultat qui n'aurait aucun effet sur les cours internationaux du coton serait également jugé inacceptable" par les pays africains, a ajouté M. Sanou.
Outre les applications de la biotechnologie au coton et des "nouvelles avancées technologiques dans les procédés utilisés en pré-égrenage et post-égrenage du coton", la rencontre fera également "le point sur les négociations sur le coton" au sein de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) ou la "compétitivité du coton africain". Les participants discuteront aussi des "conséquences de la montée des coûts des énergies sur la production et le négoce du coton" et de l'impact de la crise financière" sur la filière.
Pour le président de l'Association du coton africain (ACA qui regroupe les principales sociétés cotonnières d'Afrique) Célestin Tiendrébéogo, le coton africain traverse une crise sur le marché international caractérisé par une chute "drastique" des prix, la baisse des revenus aux paysans et un taux de change euro/dollar "défavorable aux pays africains francophones qui ont le franc CFA en partage".
M. Tiendrébéogo, également directeur général de la Société des fibres et textiles du Burkina (SOFITEX) la principale société cotonnière burkinabè, a déploré l'augmentation des prix des intrants agricoles, la baisse des rendements aux champs, le renchérissement du coût de la vie pour les agriculteurs ainsi qu'une pluviométrie "capricieuse" dans la plupart des pays producteurs d'Afrique où la production est encore tributaire de la pluie.
RH/MS
Burkina-Agriculture-coton
Baisse de la production mondiale du coton en 2008/09 (prévisions CCIC)
Ouagadougou, 17 nov. 2008 (AIB) - La production mondiale du coton devrait reculer à 24,7 millions de tonnes en 2008/09 (moins 6%), selon le Comité consultatif international du coton (CCIC) qui fait depuis 1939, l'examen de la situation du coton dans le monde.
Dans son bulletin de septembre-octobre qui donne les " perspectives cotonnières " , le CCIC note que cette baisse est due à un " fléchissement " de la superficie cotonnière mondiale provoquée par la concurrence accrue des autres cultures : maïs, blé, soja riz et canne à sucre.
Le rendement mondial est prévu en légère baisse à 782 kilogrammes par hectare, " mais il s'agirait toujours du deuxième meilleur niveau de rendement à ce jour " , selon l'organisme crée en 1939 à Washington et qui regroupe les 44 principaux pays producteurs de coton dans le monde (Etats-Unis, Chine, Inde, Pakistan, Brésil, Turquie, Egypte, Australie, Colombie, Grèce, Espagne, Pologne, etc.).
La baisse prévue de la production mondiale en 2008/09 résulte principalement d'une chute de 1,2 millions de tonnes à 3 millions de tonnes attendues aux Etats-Unis. La production devrait également reculer en Turquie, au Brésil, et en Egypte. Cependant, elle est prévue en hausse en Australie et au Pakistan.
Le bulletin du CCIC indique également que l'utilisation industrielle du coton sera en baisse de 1% cette année pour tomber à 26 millions de tonnes contre 26, 4 millions de tonnes en 2006/07, en raison du ralentissement économique global et des prix plus élevés du coton par rapport à ceux du polyester. Durant cette campagne, l'utilisation industrielle du coton devrait baisser notamment au Pakistan, en Turquie, aux Etats-Unis, au Brésil, à l'Union européenne, au Mexique, en Thaïlande, en Russie, en Chine (Taïwan) et en Corée du Sud, précise le périodique. Elle est prévue en hausse en Chine et stable en Inde. L'utilisation industrielle devrait être stable en 2009/10, relève-t-on.
Par ailleurs, le CCIC s'attend à une stabilité des importations en 2008/09 à 8,4 millions de tonnes. Les importations de la Chine sont prévues en hausse, relève le bulletin. Toutefois, elles devraient chuter pour la seconde fois consécutive dans le reste du monde. Malgré le recul de la production aux Etats-Unis, "l'accumulation importante" de leurs stocks pourrait maintenir les exportations américaines à environ 3 millions de tonnes, selon le CCIC. Les stocks mondiaux de coton devraient fléchir de 11%, c'est à dire à 10,9 millions de tonnes en 2008/09. Le recul le plus important (moins un million de tonnes) devrait se produire aux Etats-Unis.
Ces prévisions ont été rendues publiques en marge de la 67è assemblée plénière du CCIC qui rassemble jusqu'au 21 novembre à Ouagadougou quelques 300 délégués de 56 pays producteurs du coton dans le monde. La conférence qui se tient sur le thème : "technologies pour le développement du coton" doit notamment évoquer les "nouvelles avancées technologiques dans les procédés utilisés en pré-égrenage et post-égrenage du coton", la "compétitivité du coton africain". Elle doit également faire "le point sur les négociations sur le coton" au sein de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) ainsi que les "conséquences de la montée des coûts des énergies sur la production et le négoce du coton" et "l'impact de la crise financière" sur le ciron.
RH/MS
Burkina-Agriculture
Rencontre internationale à Ouagadougou sur les technologies dans la culture du coton
Ouagadougou, 17 nov. (AIB) -Le comité consultatif international du coton (CCIC), tient sa 67è réunion plénière ouverte le 17 novembre 2008 à Ouagadougou, et consacrée à la réflexion sur les technologies susceptibles de booster la production cotonnière.
56 pays prennent part à cette rencontre qui se tient au moment où le monde entier traverse une crise financière et où la filière coton connaît des difficultés liées à baisse des revenus, aux coûts des intrants, au taux d'échange euro-dollars (qui ne favorisent pas les producteurs africains) et à la morosité du marché international, selon le directeur général de la société des fibres et textiles du Burkina (SOFITEX) Célestin Tiendrébéogo sont une occasion pour le Burkina Faso d'explorer son expérience dans le domaine du coton et de s'enrichir des expériences des autres pays présents à ce 67è CCIC.
Face aux problèmes que vit la filière coton, il faut selon le ministre du commerce et de la promotion de l'entreprise et de l'artisanat Mamadou Sanou, « développer de nouvelles stratégies à partir des connaissances technologiques actuelles ou nouvelles pour mettre en place des systèmes de production durables ». Et cette rencontre devra permettre d'affirmer le rôle moteur des technologies dans l'accélération de la croissance des rendements, la réduction des coûts des intrants, la préservation de l'environnement et l'amélioration de la compétitivité de l'industrie cotonnière » a indiqué le ministre Sanou.
En matière d'introduction des technologies dans la culture du coton, le Burkina Faso expérimente depuis 2003 le coton transgénique. Et pour la campagne agricole 2008 - 2009, le coton Bt occupe est cultivé sur 10 000 hectares en vue de produire des semences pour sa multiplication a déclaré le ministre Sanou.
Et pour le président de l'Union nationale des producteurs de coton du Burkina (UNPCB), ce 67è CCIC de par son thème est une occasion de se rassurer sur le choix du coton Bt et de trouver des réponses qui satisfassent les détracteurs du coton transgénique. A l'issue de la rencontre, les participants devront trouver des solutions pour argumenter le rendement et agir sur la productivité souligne M. Célestin Tiendrébéogo.
Le conseil consultatif international sur le coton (CCIC) est en 1939. C'est la 4è fois que les membres du conseil se réunissent dans un pays africain. Le CCIC est actuellement dirigé par l'ambassadeur de l'Argentine aux Etats Unis, Mme Cécilia Marincioni .
La présente rencontre prend fin le 21 novembre prochain.
AIB - 17 novembre 2008
MY/EG/AMK
Burkina-Agriculture-Nutrition
Une journée promotionnelle des produits laitiers en prélude à la journée mondiale du lait
Ouagadougou, 30 juin (AIB) – La table filière lait a organisé le 29 juin 2009 à Ouagadougou, une journée promotionnelle du lait et des produits laitiers du Burkina en milieu scolaire, prélude à la journée mondiale du lait, célébrée le 30 juin de chaque année.
Le ministre des Ressources animales, Sékou Bâ a souligné à l’ouverture de la journée promotionnelle du lait et des produits laitiers, que « le lait est riche en calcium et phosphore, en vitamines et en enzymes, qui permet à un enfant de doubler son poids de naissance au bout de 60 jours, augmentant aussi le taux de réussite des enfants à l’école.
Selon le ministre Sékou Bâ, « l’opération lait à l’école a produit dans les régions où elle a été mise en œuvre, des résultats satisfaisants par le relèvement du taux de fréquentation à l’école ». En plus, a-t-il déclaré, la consommation du lait augmente le besoin au niveau national, ajoutant que c’est une situation qui va faire vivre la filière lait, puisque la demande fera accroître la production, avec des prix encore moins chers que ceux du lait importé.
Le président de la table filière lait, Al Ayatt Ouédraogo a affirmé que le Burkina perd chaque année, dix milliards de F CFA et il est donc nécessaire pour lui de « susciter la consommation de lait chez les plus jeunes en améliorant l’offre nationale ». La journée mondiale du lait est célébrée pour la troisième fois au Burkina et cette année, la table filière lait a offert du lait aux enfants malades de la pédiatrie du Centre hospitalier universitaire Yalgado Ouédraogo de Ouagadougou, en signe de sa compassion à l’égard de leur souffrance.
AB/ MK
Burkina-Agriculture
«Un excédent céréalier en 2009, si toutes les conditions sont réunies»
Ouagadougou, 26 juin (AIB) – Le Burkina pourrait réaliser un excédent céréalier si toutes les conditions étaient réunies, ont estimé des responsables du ministère en charge de l’Agriculture, au cours d’une conférence de presse qu’ils ont animé le 24 juin 2009 à Ouagadougou.
Selon le directeur général des productions végétales, Robert Ouédraogo, « la campagne agricole s’installe lentement, mais il n’y a pas de retard notable ». M. Ouédraogo a indiqué que les semis sont entrepris dans toutes les régions du pays avec un taux de réalisation de 40%, ajoutant que « la situation phytosanitaire est calme et la levée est bonne dans les régions des Hauts – Bassins, de la Boucle du Mouhoun, du Sud – Ouest du Centre – Ouest de l’Est et du Sahel ».
Le gouvernement Burkinabé compte augmenter la production céréalière cette année de 20%, soit 5. 220. 890 tonnes. Il pris cinq mesures pour cela : la subvention en engrais, de semences améliorées, d’équipements agricoles d’appui conseil et de gestion des risques.
En ce qui concerne l’engrais, l’Etat met à la disposition des producteurs 10. 750 tonnes de NPK, le prix de cession aux producteurs étant de 13. 500F CFA par sac de 50 kg pour le NPK et 12 500 F CFA pour l’urée. Pour ce qui concerne les équipements agricoles divers types de tracteurs sont disponibles pour booster la production nationale. Leur subvention étant de 50%.
Pour la distribution des semences améliorées, tout le territoire est ciblé, à savoir que dans les 351 communes 6 693 tonnes e semences améliorées ont été déjà ventilées.
Des ateliers de formation ont été organisés au niveau de l’appui conseil et dans la gestion des risques différents analyses font remarquer que le cumul pluviométrique, des mois de juillet, août et septembre sera déficitaire, d’où la prise de mesures pour y faire face.
AB/MK
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