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29 Juillet 2010
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Agriculture  

Burkina-Afrique-Agriculture-Financement
« On s’est perdu dans la recherche des milliards » (président de AGRA)

Ouagadougou, 23 juil. (AIB) – Le président de l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA), Dr Namanga Ngongi estime que ce sont les fonds qui manquent le moins pour le développement de l’agriculture africaine, jeudi soir au cours d’un point de presse.

 « Ce n’est pas le volume d’argent qui change un pays où qui apporte le développement » a-t-il dit avant d’ajouter, « on s’est perdu dans les affaires de recherche de milliards ». Le président de AGRA s’est expliqué alors que de nombreux acteurs s’inquiètent de la baisse de l’aide accordée à l’Afrique par les pays riches aujourd’hui confrontés à des difficultés économiques.

Pour lui, il convient de « mieux utiliser » l’argent disponible au niveau national ainsi que les fonds restants dans les institutions internationales.

L’important à ses yeux est de s’entendre sur les priorités de développement de l’agriculture et ensuite s’appliquer une discipline et enfin se donner la volonté politique d’appliquer ces priorités.

Le président de AGRA a en outre apprécié les politiques volontaristes appliquées par les pays d’Afrique de l’ouest pour assurer la sécurité alimentaire. Mais il fait remarquer que le riz africain pour lequel beaucoup d’efforts a été fait ces dernières années, reste peu compétitif. « La réalité est qu’il n’ a y pas de riz africain capable de faire la concurrence  au niveau mondial » a-t-il dit. Cette situation est imputable à ses yeux à la qualité du riz local.

AGRA dit travailler au sein de la Coalition pour le développement du riz en Afrique pour rendre le riz africain plus attrayant.  Nous soutenons la multiplication du riz nerica », nom générique d’une vingtaine de variétés améliorées de riz, a-t-il encore indiqué.

Au passage, il affirme que la culture des OGM ne doit pas être la préoccupation du moment pour les pays africains car selon lui, excepté « peut-être » l’Afrique du Sud et l’Egypte, ils n’ont pas la capacité de s’y investir. De toutes les façons a-t-il poursuivi, on peut passer d’un rendement d’une tonne à l’hectare à 4 ou 5tonnes/hectare en utilisant les techniques conventionnelles, notamment l’utilisation de la fumure organique et des intrants habituels.
AMK/IB

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